<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>René Poujol </title>
	<atom:link href="http://www.renepoujol.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.renepoujol.fr</link>
	<description>Le blog d&#039;un journaliste, citoyen et &#34;catho en liberté&#34;</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 04:25:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à un nouveau baptisé qui s’interroge sur le maintien de son appartenance à l’Eglise</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/lettre-ouverte-a-un-nouveau-baptise-qui-sinterroge-sur-le-maintien-de-son-appartenance-a-leglise-catholique/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/lettre-ouverte-a-un-nouveau-baptise-qui-sinterroge-sur-le-maintien-de-son-appartenance-a-leglise-catholique/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 14:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lettre ouverte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1306</guid>
		<description><![CDATA[La violence des débats de ces derniers mois autour du mariage pour tous à profondément divisé les catholiques au point d’en conduire certains à s’interroger sur le maintien de leur appartenance à l’Eglise. Julien (1) est l’un d’entre eux.  &#160; LETTRE DE JULIEN &#160; Cher René, le propos de votre dernier article est pertinent et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>La violence des débats de ces derniers mois autour du mariage pour tous à profondément divisé les catholiques au point d’en conduire certains à s’interroger sur le maintien de leur appartenance à l’Eglise. Julien (1) est l’un d’entre eux. </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1306"></span></p>
<p><b>LETTRE DE JULIEN</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cher René, le propos de votre <a href="http://www.renepoujol.fr/lunion-civile-un-vrai-clivage/">dernier article</a> est pertinent et j&rsquo;y souscris bien volontiers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Néanmoins, ces mois de luttes, de haine et de violences verbales, voire physiques, ont eu raison de ma bonne foi et de ma patience. Aujourd&rsquo;hui, je réfléchis très sérieusement, alors que je &laquo;&nbsp;fête&nbsp;&raquo; mes trois ans de baptême, à la poursuite ou non de mon cheminement dans cette Eglise qui a été si laide et si odieuse pendant des mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet, j&rsquo;ai vécu comme une agression permanente ces propos intransigeants qui interpelaient avec arrogance et excommuniaient quiconque n&rsquo;entrait pas dans les rubriques du &laquo;&nbsp;catéchisme&nbsp;&raquo;. Il y a eu tant d’amalgames entre foi et politique ; tant de mélanges des genres ; tant de raccourcis et de procès d’intentions du côté des anti, qu’il était devenu impossible de discuter avec une frange non négligeable des opposants qui sombrait dans la théorie du complot.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quoiqu’il en soit, dans l’Eglise, ce combat exclusif des catholiques contre la reconnaissance juridique et sociale de l&rsquo;homosexualité à égalité des autres couples aura au moins permis une chose : faire taire ou partir à l&rsquo;usure et au mépris, tous ceux qui auront estimé qu&rsquo;une autre voie &#8211; voix ? &#8211; était cohérente avec la foi catholique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce que vous décrivez dans cet article se confond peu ou prou avec ce que beaucoup de catholiques favorables à ce projet n’ont cessé de dire : la position de la majorité des catholiques sur le mariage pour tous a pour fondement l&rsquo;homophobie inhérente au catéchisme qui, pour rappel, qualifie l&rsquo;homosexualité de &laquo;&nbsp;dépravation&nbsp;&raquo; et exhorte l&rsquo;Etat à en « contenir le phénomène » (cf la déclaration de Ratzinger de 2003 sur les unions homosexuelles). L&rsquo;étude de l&rsquo;UCL dans la Vie a d&rsquo;ailleurs pertinemment dénoncé l&rsquo;imposture pratique de la fumeuse distinction &laquo;&nbsp;actes/personnes&nbsp;&raquo; sur l&rsquo;homosexualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au terme de plusieurs mois de propagande interne, la communion a véritablement été déchirée et cette minorité dans l’Eglise (non négligeable !) favorable au projet de loi a été méprisée et insultée pendant des mois. Alors que l’Eglise n’a cessé de répéter ad nauseam qu’il n’y avait pas de « vrai débat » sur ce projet au parlement (entendre en réalité qu’on ne cédait pas à ses menaces !), elle a tout simplement ignoré les divergences en son sein ! A cette remarque certains objectent évangéliquement que les nervis modernistes ont toute latitude pour quitter l’Eglise. Il est vrai que les leçons d’Humanae Vitae et de ses prolongements n’ont jamais véritablement été tirées…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quoiqu’il en soit, au petit jeu des excommunications entre fidèles, l’Eglise y perd son âme et son unité sur l’autel de la politique. Ce piège est une récurrence dans son histoire et sa composante humaine s’est souvent comportée « comme si l&rsquo;histoire, qui est maîtresse de vie, n&rsquo;avait rien à [lui] apprendre » (Cf Jean XXIII, discours d’ouverture du Concile Vatican II).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maintenant que cette loi a été adoptée, validée et bientôt promulguée, il va y avoir du travail pour refaire quelque chose de ces débris de communautés. Les faits sont là : 12 000 personnes à Diaconia ; 350 000 lorsqu&rsquo;il s’est agi de l&rsquo;homosexualité (oui car il faut arrêter de tourner autour du pot, on ne parle pas de marier des canards et des ânes !). Les propos, y compris d&rsquo;évêques ou de prêtres -j&rsquo;ai pu expérimenter cela in situ&#8230;- auront permis de galvaniser une minorité de droite agressive ; mais qu&rsquo;en est il des autres qui n’ont pas fait de bruits ni menacé personne ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous avez dénoncé le &laquo;&nbsp;schisme silencieux&nbsp;&raquo; à juste titre : qu&rsquo;avez vous à dire à ceux là qui continuent de partir sur la pointe des pieds blessés par l&rsquo;Eglise ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quant à ces &laquo;&nbsp;cathos de gauche&nbsp;&raquo; qui ont voulu s&rsquo;engager dans ce combat, ils étaient tout à fait légitimes pour le faire. Néanmoins, ils ont servi d&rsquo;idiots utiles à la droite qui récupère maintenant cette initiative en se parant, en plus, d&rsquo;un pluralisme de façade pour dissimuler son discours réactionnaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces amalgames qui auront érigé la défense d’un certain mariage civil en article de foi, comparable à la Sainte trinité, auront eu raison de beaucoup de bonnes volontés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne vous accable pas cher René, mais je me permets de vous faire part en toute amitié de ma souffrance. Quand je vais à l&rsquo;église, plus rien n&rsquo;est comme avant et je crains que plus rien ne soit comme avant. Mon espérance est partie devant ceux qui prétendent en être des veilleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je suis prêt à approfondir tout cela avec vous, en priant pour que votre éclairage puisse m&rsquo;apporter un autre son que celui de la cloche que je subis quotidiennement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien à vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>_____</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>MA REPONSE</p>
<div></div>
<p><strong>Mon cher Julien,</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notre premier contact, sur les réseaux sociaux, date d’il y a un an. C’était en avril 2012. L’éloignement géographique aidant, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Mais j’attache de l’importance à la relation qui s’est nouée entre nous. Vous aviez pris alors l’initiative de m’écrire à la suite de la publication d’un <a href="http://www.renepoujol.fr/eglise-societe-vers-une-derive-a-lespagnole/">article</a> de mon blog : <i>Eglise-société, vers une dérive à l’espagnole ? </i>Vous m’y disiez votre assentiment, votre exaspération face à la montée du discours sur le «non-négociable», au sein de la communauté catholique, et votre détermination à voter pour François Hollande à la présidentielle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes restés de longs mois sur la même longueur d’ondes. Puis est venu le temps de l’incompréhension, lorsque j’ai fait connaître publiquement mon opposition à la loi Taubira puis ma décision de rejoindre, avec d’autres «chrétiens de gauche», la première manif pour tous d’envergure nationale. Nous avons échangé quelques propos acerbes avant de nous réfugier dans le silence. J’ai craint, un moment, une rupture définitive entre nous, comme je l’ai redoutée avec tel ou tel de mes amis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mes articles plus récents où j’appelais à la loyauté républicaine, à l’appaisement et à l’<a href="http://www.renepoujol.fr/lunion-civile-un-vrai-clivage/">ouverture du débat</a>, au sein de notre Eglise, non sur la loi elle-même mais sur la «question» homosexuelle, vous a semble-t-il convaincu qu’il nous était possible de renouer le dialogue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pardon de ce long préambule mais il m’a semblé nécessaire pour éclairer mon choix de répondre, avec votre accord, sous forme de «lettre ouverte» au message que vous m’avez adressé voici quelques jours et que je publie, en respectant votre anonymat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Cher Julien, </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je veux d’abord vous remercier de votre confiance. Votre lettre m’a touché parce qu’elle dit une souffrance qui, je le sais, même si je n’en ai pris conscience que tardivement, a été partagée par beaucoup, indépendamment de leur orientation sexuelle. Mais la surprise est venue, d’abord, d’une chose que vous ne m’aviez jamais confiée et qui «éclaire» votre questionnement de manière singulière : votre entrée récente, par le baptême, dans la communauté catholique. Je vous cite : <i>«Aujourd’hui, je réfléchis très sérieusement, alors que je «fête» mes trois ans de baptême, à la poursuite ou non de mon cheminement dans cette Eglise qui a été si laide et si odieuse pendant des mois.»</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous faites-là, bien évidemment, référence à la position de la hiérarchie catholique sur le projet de loi Taubira que vous avez ressentie comme détermination ou résignation à <i>«faire taire ou partir, à l’usure et au mépris, tous ceux qui (estimaient) qu’une autre autre voie &#8211; voix ? &#8211; était cohérente avec la foi catholique.» </i>Ce refus de tout débat dans l’Eglise, alors même que, selon les sondages, 40% des catholiques se disaient favorables à la loi, a été ressenti, par beaucoup, comme une violence insupportable. Avec le recul, je crois que ce fut une erreur, même si je persiste à penser que le débat aurait du porter moins sur la question du mariage elle-même que sur l’homosexualité. Car nous percevons bien que c’est là le préalable nécessaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le fait de savoir si l’on peut, sur cette question homosexuelle, imaginer une pluralité de positions <i>«cohérentes avec la foi catholique»</i> est effectivement central. Vous savez, comme moi, que la réponse du Magistère est : non ! L’homosexualité continue d’être définie par le catéchisme de l’Eglise catholique comme un comportemenr «désordonné». Si le texte invite à l’accueil des personnes, il condamne les actes. L’Eglise pense conforme à la «loi naturelle» d’affirmer que la sexualité humaine n’est légitime que dans le cadre du mariage monogame hétérosexuel et par l’ouverture de tout acte à la transmission de la vie. Une loi «inscrite dans la nature» et qui s’imposerait à tous, croyants et non-coyants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Or les chrétiens de ce pays vivent dans une société laïque qui réfute cette argumentation et pose comme légitime l’autonomie du sexuel, tant par rapport au mariage qu’à sa finalité d’engendrement. Et nombre de chrétiens partagent cette conviction, même s’ils insistent, au nom d’une certaine conception de la dignité humaine, sur le refus de banaliser la sexualité et la nécessité de préserver son lien avec la fidélité et le sentiment amoureux. L’Eglise est-elle aujourd’hui capable d’une lecture «élargie» des notions d’altérité et de fécondité, centrales dans la Bible ? Toute la question est là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Cher Julien,</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette Eglise dont l’attitude vous a fait mal au cours de ces derniers mois, a néanmoins produit à l’automne dernier, sous la signature du Conseil Famille et société de la Conférence des évêques de France, un <a href="http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/elargir-le-mariage-aux-personnes-de-meme-sexe-ouvrons-le-debat-note-du-conseil-famille-et-societe-14982.html  ">document</a> (2) reconnaissant, par exemple, qu’il peut <i>«exister d’autres relations d’amour»</i> qu’entre homme et femme qui <i>«ouvrent à un autre type de fécondité, la fécondité sociale». </i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le même esprit, je relève ce propos de sœur Véronique Margron lors des dernières Semaines sociales de France (3) : <i>«Sur l’homosexualité, je suis toujours très soucieuse de respecter la parole de Jean XXIII lors de l’ouverture du concile Vatican II. Il nous enjoignait à ne pas faire partie &#8211; à ne plus faire partie &#8211; des prophètes de malheur. Il est indispensable que notre Eglise, que chacun de nous ici, ne soit pas du côté des prophètes de malheur qui ne savent que soupçonner nos sociétés, qui pensent qu’elles vont forcément vers le pire. (&#8230;) Comment, sans renoncer en rien à ce qu’elle croit juste, l’Eglise peut-elle manifester que les personnes homosexuelles ont bien droit à une vie heureuse ?»</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette ouverture, je le sais, bien que ne répondant pas à toutes les questions, est déjà loin de faire l’unanimité. Et je devine les arguments qui nous seront opposés, toujours les mêmes : ce n’est pas là la lettre du Magistère et les propos d’une théologienne moraliste ne sauraient avoir valeur canonique. Certes, certes&#8230; Peut-être nous appartient-il néanmoins de soutenir celles et ceux qui essaient de faire bouger les lignes et de contribuer à ce que le débat soit ouvert, dans nos communautés, dussions-nous sur ce point interpeller solennellement nos évêques. Car si la Vérité n’a pas à être mise en débat, la fidélité même à l’Evangile nous invite continuellement à revisiter dans la foi, les attitudes et les paroles susceptibles d’êtres reçues comme Bonne Nouvelle par les hommes et les femmes de ce temps. La question n’est pas abstraite, il y va du sens de la vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Cher Julien,</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne vous laissez pas abattre par ceux qui vous inviteront «très chrétiennement» à quitter l’Eglise si vous n’êtes pas d’accord avec elle ; ne rejoignez pas les rangs de celles et ceux qui, une nouvelle fois, comme vous l’évoquez, pourraient être tentés de partir d’eux-mêmes, <i>«sur la pointe des pieds, blessés par l’Eglise»</i>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous avez mille fois raison d’écrire qu’au <i>«petit jeu des excommunications entre fidèles, l’Eglise perd son âme et son unité» </i>et que d’évidence <i>«il va y avoir du travail pour refaire quelque chose de ces débris de communautés.» </i>Mais le fait même que vous évoquiez cela me donne espoir que vous restiez avec nous tous pour entreprendre ce chantier. Car avec nous, vous êtes aussi l’Eglise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais admettez aussi que <i>«ce petit jeu des excommunications»</i> n’a pas été à sens unique et qu’au sein de cette Eglise, qui est la vôtre, d’autres hommes, d’autre femmes, ont pu pareillement se sentir blessés et méprisés de se trouver injustement qualifiés d’homophobes alors que leur combat, comme citoyens, était simplement de rappeler, selon l’expression du collectif <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/mariage-homosexuel-non-est-pas-trop-tard-collectif-hauts-fonctionnaires-interpelle-president-republique-718903.html#pvwqG47udpibp37Q.99  ">Cambacérès</a> que « <i>traiter également des situations différentes ne crée pas moins d&rsquo;injustice que traiter différemment des situations comparables.»<br />
</i></p>
<div><i> </i></div>
<p><strong>Cher Julien,</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’une des épreuves les plus cruelles qui traverse un jour ou l’autre notre vie de croyant est de réaliser, au hasard d’un événement, que nous nous sentons humainement plus proche de ceux qui ne partagent pas notre foi et parfois la combattent, que de nos propres frères en Christ. C’est l’épreuve que vous venez de vivre. Que vous vivez encore. Elle est déstabiliante et douloureuse. Dans ce type de circonstance, nul, me semble-t-il, ne peut faire l’économie du déchirement d’une double exigence de fidélité avec les uns et avec les autres. Car il n’est pas vrai que pour être à Dieu il soit nécessaire de n’être plus aux hommes ou au monde. Ni que pour être aux hommes il faille renoncer à Dieu. Peut-être est-ce cela, aussi, porter sa croix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les derniers mots de votre lettre m’ont bouleversé : <i>«Je ne vous accable pas cher René, mais je me permets de vous faire part en toute amitié de ma souffrance. Quand je vais à l’église, plus rien n’est comme avant et je crains que plus rien ne soit comme avant. Mon espérance est partie devant ceux qui prétendent en être les veilleurs.» </i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ignore quel cheminement intérieur vous a conduit, voici trois ans, à demander le baptête.  Mais si, comme je le suppose, la rencontre de Jésus vous a, comme nous tous, brûlé l’âme au plus profond&#8230; alors, laissez-moi vous dire, fraternellement, qu’on ne renonce pas à poursuivre la route parce qu’on a fait, en chemin, l’expérience d’une Eglise défigurée par les faiblesses des uns et des autres. Par nos propres faiblesses. D’une Eglise signe de contradiction. Restez parmi nous Julien, nous avons besoin de vous pour témoigner à ceux que les événements de ces derniers mois ont blessé, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent et en premier lieu à ceux qui se savent homosexuels, que tout être qui aime <i>«est né de Dieu et connaît Dieu.» </i>Et que nous sommes serviteurs de tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Le prénom a été changé.</li>
<li>Elargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat. Note du Conseil famille et société. 28 septembre 2012.</li>
<li>Hommes et femmes, la nouvelle donne. Bayard 2013, p. 141 et 142.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/lettre-ouverte-a-un-nouveau-baptise-qui-sinterroge-sur-le-maintien-de-son-appartenance-a-leglise-catholique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>35</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La liberté des enfants de Dieu</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/la-liberte-des-enfants-de-dieu/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/la-liberte-des-enfants-de-dieu/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 14:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1188</guid>
		<description><![CDATA[Le 16 mai devrait sortir en librairie «Lettres à Kateri», roman épistolaire d’un jeune théologien québecois. A vous donner envie de redevenir chrétien. &#160; Je peux bien me risquer ici à une confidence : tenir ce blog n’est pas de tout repos. C’est à dessein que, dès sa création, je m’y suis présenté comme «catholique [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 16 mai devrait sortir en librairie «Lettres à Kateri», roman épistolaire d’un jeune théologien québecois. A vous donner envie de redevenir chrétien.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1188"></span></p>
<p>Je peux bien me risquer ici à une confidence : tenir ce blog n’est pas de tout repos. C’est à dessein que, dès sa création, je m’y suis présenté comme «catholique en liberté», persuadé que le message chrétien pouvait être une «bonne nouvelle» pour nos contemporains, pour peu qu’on accepte de le dépoussiérer un peu, de se risquer ici ou là  à évoquer, simplement, «sa foi» personnelle, au risque assumé de ne pas confesser en permanence  «la foi de l’Eglise». J’ai vite perçu combien cette prétention était insupportable à certains qui y voyaient un danger pour la «vraie foi».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des mois et des articles, combien de lecteurs m’ont-ils «chrétiennement» invité à quitter l’Eglise, si je ne m’y sentais pas à l’aise au point de vouloir la réformer ? Combien m’ont expliqué, non sans mépris, que j’incarnais un catholicisme du passé, ringard et moribond, à l&rsquo;heure où les jeunes générations se montraient, Dieu merci, fidèles, ouvertes et maléables à l’Esprit ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pouquoi vous raconter cela ? Parce que je viens de terminer <em>«Lettres à Kateri»</em>, roman épistolaire d’un jeune théologien trentenaire, d’origine Québecoise. J’ai trouvé dans ses pages, sur les pas de Iéschoua, la trace frémissante d’un christianisme d’amour, d’espérance et de pardon. Où l’intelligence et le cœur convient à la liberté. En le refermant le désir m’est venu de remercier le Ciel pour l’envoi inespéré de ce jeune frère en catholicité qui, au travers d’une prose grave et légère, semblait me rendre mon honneur perdu !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«Xavier et Kateri se sont aimés» nous dit la quatrième de couverture. Puis la foi les a séparés. <em>«Je veux que tu le saches, tout le temps passé ensemble fut pour moi merveilleux. Oui. Nous n’étions peut-être pas le couple parfait mais nous n’en étions pas loin. Et pourtant, l’instinct mystique avait aussi tellement d’emprise au fond de moi : j’avais besoin de me retrouver seul &#8211; seul avec le Seul. Comme un moine. C’était plus fort que moi»</em>. Cette explication surgit dans la troisième des quinze lettres de Xavier à Kateri qui constituent l’ouvrage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis le monastère «expérimental» où il cherche à tâtons sur quel chemin de vie le conduit le «rabbi de Nazareth», Xavier écrit à celle qui fut son amour pour lui expliquer une foi qui la révolte et l’interroge. De lettre en lettre, avec infiniment de tendresse et d’humanité, il brosse du christianisme un portrait dont seuls, sans doute, sont capables, ceux dont Simone Weil écrivait : <em>«Celui qui met sa vie dans sa foi en Dieu peut perdre sa foi. Mais celui qui met sa vie en Dieu lui-même, celui-là ne la perdra jamais.»</em> (1)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les critiques et objections ne manqueront pas au livre de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HKIdE-97Qi4  ">Xavier Gravend-Tirole</a>, (2) qui sera jugé par certains «politiquement peu correct» même si l’on perçoit le sérieux du travail théologique. J’ai mes propres réserves. Son approche de la question du mal, par exemple, ne me convainc pas où, une fois encore, est convoquées comme seule explication l’éternelle «liberté de l’homme» voulue par Dieu. Et, de mon point de vue, quelques idées demanderaient à être mieux fondées, mieux explicitées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais on devine que l’ambition de l’auteur qui achève une thèse de doctorat sur le métissage interreligieux, n’est pas de vulgariser le catéchisme de l’Eglise catholique. Elle serait plutôt, sans tentation aucune de syncrétisme, de donner à comprendre et à aimer le christianisme et son fondateur, comme références possibles pour l’homme de ce troisième millénaire. En soulignant combien le cœur de la foi peut se concilier avec la liberté des enfants de Dieu. Et combien cette liberté, vécue en Eglise dans la vérité de l’échange et la fraternité, peut dessiner pour elle un chemin d’avenir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Simone Weil, La pesanteur et la grâce</li>
<li>Xavier Gravend-Tirole, Lettres à Kateri, ed. Le Jour, 230 p.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/la-liberte-des-enfants-de-dieu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’union civile : un vrai clivage.</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/lunion-civile-un-vrai-clivage/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/lunion-civile-un-vrai-clivage/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 13:13:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>
		<category><![CDATA[Société en débat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1197</guid>
		<description><![CDATA[Refuser toute perspective d’union civile équivaut, chez certains, à se complaire dans une forme d’opposition obsessionnelle à la loi Taubira pour mieux éviter d’aborder la question qui fâche : le regard de l’Eglise sur l’homosexualité. &#160; Franchement, je m’attendais à ce que le débat apparaisse bien plus tôt, parmi les initiateurs de la Manif pour [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Refuser toute perspective d’union civile équivaut, chez certains, à se complaire dans une forme d’opposition obsessionnelle à la loi Taubira pour mieux éviter d’aborder la question qui fâche : le regard de l’Eglise sur l’homosexualité.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1197"></span></p>
<p>Franchement, je m’attendais à ce que le débat apparaisse bien plus tôt, parmi les initiateurs de la Manif pour tous. Car enfin, cela fait déjà plusieurs mois que l’idée d’un «contrat d’union civile» pour les couples de même sexe a été mise en avant comme alternative possible au «mariage pour tous». L’Union nationale des associations familiales (UNAF) en a fait le fer de lance de son combat contre la loi Taubira, obtenant, au mois de novembre dernier, le soutien &#8211; pour certains, inattendu &#8211; des très catholiques <em>Semaines sociales de France.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la prise de position, non pas nouvelle, mais sans ambiguïté de Frigide Barjot, le 5 mai à Lyon, lorsqu’elle a appelé de ses vœux la tenue d’un referendum où il serait demandé aux Français de trancher entre «l’union civile et le mariage pour tous». La bronca qui a accueilli son propos, montre, à l’évidence, que cette position de «compromis» est loin de faire l’unanimité parmi les opposants au mariage gay. Notamment dans certains milieux catholiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une «erreur stratégique» &#8230; à double lecture. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès le lendemain, <a href="http://www.facebook.com/koztoujours/posts/10151381816247823  ">quelques blogueurs</a> faisaient chorus pour dénoncer dans cette initiative une «erreur stratégique». Avec des arguments qui valent qu’on s’y attarde, car ils trahissent un vrai clivage qui pourrait bien se traduire demain par de fortes dissentions à l’intérieur même de l’Eglise catholique et des communautés chrétiennes déjà fortement ébranlées par des mois de protestations en tout genre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour les uns, le combat est loin d’être perdu, même en cas de validation par le Conseil constitutionnel. Dès lors, le maintien de la pression populaire contre la loi Taubira peut conduire le chef de l’Etat à renoncer  à la promulguer. Pour d’autres, mieux vaudrait finalement l’imposition du «mariage pour tous» capable de galvaniser les Français en vue d’autres combats, plutôt qu’un recul sous forme de compromis qui, donnant l’illusion trompeuse de la victoire, aurait pour effet immédiat de démobiliser les troupes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contre le compromis&#8230; la radicalisation politique ! </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais à lire telle ou telle prise de position on se rend bien compte que pour certains, l’enjeu est d’une autre nature : à la fois idéologique et politique. Lorsque le blogueur <a href="http://fikmonskov.wordpress.com/2013/05/06/lunion-civile-semi-victoire-ou-defaite-aggravee-message-a-frigide-barjot/  ">Fikmonskov</a> écrit à propos des militants LGBT : <em>« Ce que certains veulent, c’est la disparition totale du mariage. En enlevant au mariage le peu qui lui reste de crédibilité, comme ils l’ont fait avec la loi sur le divorce, puis celle sur l’avortement, puis avec la banalisation de la contraception, ils espèrent simplement qu’il meure de lui-même&#8230;»</em> il y a là, d’évidence, une radicalisation du propos ; lorsqu’il poursuit : <em>«si le referendum est accepté et que l’union civile passe, nous ne pourrons plus lutter ensuite»</em>, on a envie de demander «contre quoi ?» sinon «contre qui ?» ; enfin lorqu’il écrit à Frigide Barjot : <em>«il est temps de vous reposer, de laisser des gestionnaires et des politiques prendre les commandes de cette gigantesque machine que vous avez créée mais que vous ne pouvez plus diriger, parce qu’elle vous dépasse.» </em>que dire, sinon que le loup sort du bois ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Manif pour tous et l’immense soutien populaire qu’elle a reçu à travers le pays, pourraient donc servir de levier à un projet politique de droite, qui sous le vernis d’une certaine «vision de l’homme», préparerait en fait une alternative musclée et/ou chrétienne-démocrate au pouvoir en place ? Il n’est pas sûr que se reconnaissent dans ce combat toutes celles et ceux qui, à un moment ou à un autre au cours des derniers mois, sont descendus dans la rue pour dire «leur opposition à la loi Taubira».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le refus de toute égalité des droits&#8230; </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais là n’est peut-être pas le plus grave. Evoquer la proposition d’union civile en termes d’erreur stratégique, c’est considérer que sur cette question, il n’y aurait pas d’autre grille de lecture pertinente qu’un simple rapport de forces politique. Or, nous sommes tout de même un certain nombre à penser, dans ce pays, que si la réponse législative de la loi Taubira est mauvaise, la question posée d’une égalité des droits pour les couples de même sexe n’était pas illégitime. Une égalité qui, sans porter atteinte à la symbolique du mariage comme union d’un homme et d’une femme, et sans compromettre le droit des enfants à une double filiation père et mère, pourrait garantir aux couples de même sexe des droits fiscaux et patrimoninaux équivalents à ceux des couples hétérosexuels, tout en aménageant par ailleurs les droits propres des enfants dont ils ont la charge.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors, mettre en avant ce «compromis» citoyen du contrat d’union civile, dont la <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/mariage-homosexuel-non-est-pas-trop-tard-collectif-hauts-fonctionnaires-interpelle-president-republique-718903.html#pvwqG47udpibp37Q.99   ">pertinence juridique</a> est largement reconnue, c’est tout simplement prendre acte de la légitimité d’une revendication formulée dans le cadre d’une République laïque. Et proposer une évolution législative concrétisant un objectif de justice et d’égalité. Sans sombrer dans la confusion du mariage pour tous. A l’inverse, refuser par principe toute idée de contrat d’union civile équivaut à considérer que la puissance publique n’a pas à reconnaître les couples de même sexe, ni leurs droits éventuels, indépendamment même de la question du mariage et de la parentalité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Imposer à toute la société la vision catholique de l’homosexualité&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est là prétendre imposer à la société civile la position du Magistère de l’Eglise catholique. Cela transparaît clairement dans les propos de quelques évêques, tel ce tweet de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux : <em>«Non à la loi Taubira, non à l’union civile. Tenez bon !».</em> Et cela, au moment même où d’autres voix, au sein même de l’Eglise catholique, dont certaines venues de Rome, semblaient reconnaître une certaine autonomie du pouvoir politique et la légitimité, pour les gouvernements, à favoriser ce type d’union entre personnes du même sexe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&#8230; tout en refusant que le débat soit ouvert au sein de l’Egise. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd’hui, disqualifier Frigide Barjot et certains de ses amis du collectif de la Manif pour tous, au motif de leur proposition de referendum sur l’union civile, équivaut à confisquer le débat au bénéfice d’une frange «ultra» du catholicisme français. Le combat contre la loi Taubira était légitime. Je l’ai encouragé, nourri et partagé. Mais on ne passe pas sa vie à être «contre». Il y a aujourd’hui, chez certains, une forme d’hypocrisie à se crisper sur la seule opposition à la loi, à prétendre poursuivre indéfiniment le combat, pour mieux masquer leur refus de reconnaître : l’existence, la pertinence et la nécessité d’un débat, au sein du catholicisme français, sur les questions liées à l’homosexualité. Alors même qu’il déchire en profondeur le corps ecclésial depuis des mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que la conférence des évêques de France ne s’y trompe pas : quelle qu’ait été l’ampleur de la mobilisation populaire et quoi qu’il advienne de la loi Taubira, les catholiques de ce pays ne sont pas prêts à se ranger comme un seul homme derrière les propagandistes d’un nouveau moralisme. Le «réveil des consciences» opéré par ce débat de société doit être lu et géré dans la diversité des initiatives suscitées : qu’il s’agisse du concept d’écologie humaniste, de la création d’esprit civique au sein même de la gauche, où de l’émergence du phénomène des «veilleurs»&#8230; Nul, parmi les catholiques, ne pourra faire l’économie de rencontrer, d’écouter «l’autre», à plus forte raison si cet autre est lui-même homosexuel, sauf à trahir l’Evangile. Le moins que l’on puisse dire est que l’on n’y est pas vraiment !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/lunion-civile-un-vrai-clivage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>22</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’urgence absolue : la paix civile</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/lurgence-absolue-la-paix-civile/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/lurgence-absolue-la-paix-civile/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 20:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>
		<category><![CDATA[Société en débat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1180</guid>
		<description><![CDATA[Comme attendu, le Parlement a donc voté ce mardi 23 avril 2013, la loi sur le «mariage pour tous» par 331 voix contre 225.  &#160; Ainsi en ont décidé : le parti socialiste, les groupes majoritaires des deux assemblées, le gouvernement et le Président de la République lui-même. Renoncer, face aux manifestations de rues, eut [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme attendu, le Parlement a donc voté ce mardi 23 avril 2013, la loi sur le «mariage pour tous» par 331 voix contre 225. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1180"></span></p>
<p>Ainsi en ont décidé : le parti socialiste, les groupes majoritaires des deux assemblées, le gouvernement et le Président de la République lui-même. Renoncer, face aux manifestations de rues, eut été, pour eux, perdre la face dans un contexte politique particulièrement difficile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il ne reste plus désormais aux opposants qu’un recours devant le Conseil constitutionnel. Une démarche bien aléatoire car on imagine mal que le Chef de l’Etat ne se soit pas assuré, auprès de cette institution, des risques d’inconstitutionnalité du texte. Le temps de connaître sa réponse et la loi sera promulguée, de toute évidence avant le mois de juin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ma crainte : un regain d’agressions homophobes</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais il se pourait que la suite ne soit pas l’apaisement annoncé. Je redoute, pour ma part, qu’une forme de triomphalisme suivie, d’ici quelques semaines, des premiers mariages pour tous hyper-médiatisés, ne provoquent en retour un surcroît de tensions, un regain d’agressions homophobes et, partant, de nouvelles polémiques sur les responsables des uns et des autres : instigateurs ou opposants à la loi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’il est abusif et pour une part irresponsable de parler de menace de «guerre civile», il n’en est pas moins évident qu’une forme de paix civile a bien été ébranlée. On peut douter que la loi Taubira soit «digérée» par la société française, aussi promptement que certains veulent bien le prophétiser. Les questions de filiation, les débats prévisibles sur la PMA et la GPA constituent un nouvel horizon parlementaire dont la perspective va tenir mobilisées les forces qui se sont fait jour au cours des derniers mois et qui ne semblent pas vouloir, spontanément, se résigner.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une égale violence dans le «mépris» ressenti par les uns et par les autres</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis un an &#8211; ce blog peut en témoigner &#8211; j’ai mis en garde, successivement : le <a href="http://www.renepoujol.fr/marions-les-marions-les-je-crois-quils-se-ressemblent/ ">candidat socialiste </a>à la présidentielle, la gauche en campagne, puis le nouveau pouvoir contre des risques de division dans le pays, sur cette question du mariage pour tous. <a href="http://chretiensdegauche.com/2012/09/11/pour-un-vrai-dialogue-sur-lessentiel-un-appel-de-croyants-de-gauche/">Avec d’autres</a>, j’ai appelé à une large consutation, nécessaire à la constitution d’un consensus citoyen. Depuis six mois j’assiste, impuissant, à l’exacerbation d’un dialogue de sourds où <a href="http://www.renepoujol.fr/est-il-encore-temps-dappeler-chacun-au-souci-du-bien-commun/ ">la passion l’emporte sur la raison</a>. Et je ressens une égale violence, dans le «mépris» perçu par les homosexuels que dans celui que dénoncent les opposants à la loi, de la part du pouvoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une solution de consensus était possible. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je reste, pour ma part, persuadé que la réponse «juste» et «sage» aux inégalités qui frappent les couples homosexuels, résidait dans le vote d’un statut d’union civile avec droit à l’adoption simple. Une solution «à l’allemande» sur laquelle on aurait sans peine recueilli l’assentiment d’une majorité de Français. Cela nous aurait épargné des mois d’invectives  et, déjà, cette «promesse» de revanche, où une nouvelle majorité pourrait, demain, défaire ce qu’a fait l’actuelle, si tel est le mandat que lui donne le peuple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai personnellement appelé à la manifestation nationale du 13 janvier, à laquelle j’ai pris part, en tête de cortège, avec d’autres militants de gauche. (1) J’entendais dénoncer un projet de loi qui apportait une mauvaise réponse à une question légitime. J’entendais également protester contre le refus opposé par le gouvernement à l’organisation d’Etats généraux, semblables à ceux qui, sur la «fin de vie», avaient permis le consensus de la loi Léonetti. J’ai, par la suite, refusé de m’engager plus avant sur des manifestations nouvelles dont je redoutais les risques de récupération politique et de débordements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd’hui, je veux redire mon estime à Frigide Barjot, Laurence Tcheng, Xavier Bongibault, Tugdual Derville et l’ensemble des porte parole «officiels» de la manif pour tous, injustement trainés dans la boue. L’homophobie est, dans notre pays, passible des tribunaux. Si, comme il a été écrit, leur combat était à ce point de nature homophobe, ils devraient, depuis des semaines, avoir été traduits en justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J’engage les uns et les autres&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour autant, je considère que l’urgence absolue est désormais à la paix civile, que je crois fragile. Et cela passe d’abord par l’acceptation loyale du fait démocratique que constitue le vote de la loi, quels que soient les recours juridiques possibles. Dès lors :</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>J’engage les responsables de la manif pour tous à renoncer au «nous ne lâcherons rien» et à la tentation d’une surenchère aux relents «poujadiste» dans la perspective des élections municipales de 2014.</li>
<li>j’engage les autorités religieuses de ce pays à faire prévaloir  l’apaisement, même si elles considèrent que le vote de cette loi constitue une profonde et grave erreur.</li>
<li>j’engage les médias à bien mesurer leur part de responsabilité dans la montée possible de l’homophobie en réponse à un triomphalisme gay dont ils se feraient les porte paroles complaisants ;</li>
<li>j’engage le gouvernement à trouver enfin les mots et les gestes capables de rompre  avec le mépris manifesté envers les opposants à la loi.</li>
<li>j’engage les chrétiens à porter sur les homosexuels, et notamment dans leurs communautés, le regard d’estime et d’amitié auquel nous invite l’Evangile.</li>
<li>j’engage les citoyens de ce pays à se tourner vers d’autres combats, sur des terrains où se joue aussi la dignité de la personne humaine.</li>
<li>j’engage les uns et les autres à relire et méditer les dernières pages du Goncourt 2012 : «Le sermon sur la chute de Rome» (2) :</li>
<li></li>
</ul>
<p><em>«Rome est tombée. Elle a été prise mais la terre et les cieux n’en sont pas ébranlés. Regardez autour de vous, vous qui m’êtes chers. Rome est tombée mais n’est-ce pas, en vérité, comme s’il ne s’était rien passé ? La course des astres n’est pas troublée, la nuit succède au jour qui succède à la nuit, à chaque instant, le présent surgit du néant, et retourne au néant, vous êtes là, devant moi, et le monde marche encore vers sa fin mais il ne l’a pas encore atteinte, et nous ne savons pas quand il l’atteindra car Dieu ne nous révèle pas tout. Mais ce qu’Il nous révèle suffit à combler nos cœurs et nous aide à nous fortifier dans l’épreuve, car notre foi en Son amour est telle qu’elle nous préserve des tourments que doivent endurer ceux qui n’ont pas connu cet amour.»</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Notamment mes amis de «A la table des chrétiens de gauche» mais également les Poissons roses et la Gauche pour le mariage républicain.</li>
<li>Jérôme Ferrari, Actes Sud, p. 200.</li>
</ol>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/lurgence-absolue-la-paix-civile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>34</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>God save the pope !</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/god-save-the-pope/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/god-save-the-pope/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 13:55:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ici Rome...]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1173</guid>
		<description><![CDATA[A quelques jours des Rameaux, le pape François va être intronisé au Vatican sous les acclamations de la foule.  Je n’ai jamais souhaité donner à ce blog une nature trop formelle. Il est bon que différents genres y trouvent légitimement leur place. Et qu’il puisse parfois prendre la tonalité de réflexions plus intimes. Me voici, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A quelques jours des Rameaux, le pape François va être intronisé au Vatican sous les acclamations de la foule. </strong></p>
<p><span id="more-1173"></span></p>
<p>Je n’ai jamais souhaité donner à ce blog une nature trop formelle. Il est bon que différents genres y trouvent légitimement leur place. Et qu’il puisse parfois prendre la tonalité de réflexions plus intimes. Me voici, en quelques jours, passé de l’enthousiasme à plus de gravité. Comment dire ? Cent conversations, je pourrais presque dire cent confidences&#8230; m’ont convaincu du fait que pour nombre d’hommes et de femmes «extérieurs» à l’Eglise ou qui, au fil des années, avaient pris leurs distances et n‘espéraient plus rien d’elle, l’irruption de cet homme «providentiel» correspond à&#8230; « ce qu’ils attendaient », sans le savoir ou l’espérer vraiment (1). Et que, disent-ils, leur propre réaction les étonne, les bouscule, les interroge !</p>
<p>Mais, dans le même temps, je sens déjà, ici ou là, à travers blogs et déclarations, venant du cœur même du peuple catholique, quelques réserves, quelques réticences voire même les  premières interrogations sur les intentions profondes de ce pape. Lorsqu’il déclare aux journalistes : <em>«Comme je voudrais une Église pauvre et pour les pauvres!» </em>il n’est pas dit qu’il soit parfaitement «reçu» par la totalité des «fidèles», et pas uniquement dans le triangle Versailles-Neuilly-Passy.</p>
<p><strong>«Qu’il commence par porter sa croix en or&#8230;»</strong></p>
<div>Il n’est pas sûr, davantage, que tel ou tel «bon catholique» ne soit pas tenté de partager, sans forcément l’exprimer, l’opinion de <a href="http://tradinews.blogspot.fr/ ">l’abbé Bouchacourt</a>, supérieur pour l’Amérique latine de la Fraternité sacerdotale saint Pie X, lorsqu’il déclarait, au soir de l’élection du pape François : <em>«Le cardinal Bergoglio veut être un pauvre parmi les pauvres. Il cultive une humilité militante, mais qui peut se montrer humiliante pour l’Eglise. Son apparition à la loggia de Saint-Pierre en simple soutane sans son rochet et sa mozette de pape en est la parfaite illustration.» </em>Dès les jours suivants, on pouvait lire, comme en écho, sur les réseaux sociaux : « <em>Je demande humblement au pape François de ne pas enlever le faste qui est autour de la papauté. Et qui en quelque sorte fait la beauté et la grandeur de la charge de successeur de Pierre. Qu&rsquo;il commence par porter sa croix en or et les chaussures rouges.»</em></div>
<p><strong>Demain, une autre manière de «faire» le pape ?</strong></p>
<div>Le fait qu’il se soit présenté au soir de son élection, comme «évêque de Rome» demandant à son peuple de «prier Dieu pour qu’il le bénisse», plutôt que comme Souverain Pontife bénissant la foule&#8230; soulève ici l’espoir mais inquiète là. Car cela suggère une «autre» ecclésiologie et peut-être, demain, une autre manière de &laquo;&nbsp;faire» le pape. Dès le lendemain, le théologien Laurent Villemin commentait dans <a href="http://journal-en-ligne.la-croix.com/ee/lacr/_main_/2013/03/16/010/">la Croix</a> : <em>«</em><em>Beaucoup de questions actuelles ne peuvent être résolues au niveau planétaire. Il serait tout à fait possible qu’une décision soit prise à un endroit et pas à un autre. De nombreuses Églises, par exemple, ont déjà travaillé sur l’accueil des divorcés remariés. Il s’agirait de voir comment leur expérience peut être accueillie et mise en œuvre en certains endroits. Il n’est pas question d’appauvrir la figure du pape mais de trouver, dans une société globalisée, comment continuer à accorder un rôle fort à son ministère d’unité tout en redonnant une véritable responsabilité aux Églises particulières. L’insistance du pape François, dans ses premières déclarations, sur sa responsabilité d’évêque de Rome amène à penser que cette question est bien présente dans sa réflexion.» </em>(2) Il n’est pas dit que ce type d’approche fasse l’unanimité.</div>
<p>Voici quatre jours, <a href="http://www.renepoujol.fr/pour-une-paternite-spirituelle-du-monde/">sur ce blog</a>, je citais quelques paragraphes d’un livre du cardinal Danneels, publié en 2000 (3). A propos de la fonction pontificale, il y plaidait pour <em>«</em><em>une sorte de paternité spirituelle du monde»</em> qu’il prolongeait de ce commentaire :  <em>«Je ne dis pas que c’est facile, parce que le premier pape qui va essayer de faire cela, sera excommunié ou presque, ou en tout cas exclu.» </em>(4)</p>
<p>On nous a tant servi l’idée de Tradition &#8211; trop souvent assimilée à l’immobilisme &#8211; comme gage de fidélité à l’Eglise ; tant invité à une relecture de Vatican II, au travers d’une «herméneutique de la continuité» opposée au «concile virtuel» promu par les médias ; tant asséné que l’Eglise avait besoin de sainteté avant que de réformes&#8230; que se trouve aujourd’hui par avance fragilisé, soupçonné, délégitimé&#8230; tout propos qui inviterait simplement à la grande liberté des enfants de Dieu. (5)</p>
<p><strong>Le pape François s’est mis en danger</strong></p>
<div>Lorsqu’un journaliste catholique twitte en écho au premier Angélus romain du nouveau pape : <em>«</em><em>Charité, miséricorde&#8230; La réforme de l&rsquo;Eglise catholique ne passera ni par les structures ni par les idées, mais par le retour à l&rsquo;Evangile.» </em>(6) on a envie de lui dire que c’est déjà tout un programme&#8230; Le dimanche qui précédait, à deux jours de l’ouverture du Conclave, la liturgie nous donnait à entendre la parabole du fils prodigue. Un texte qui, depuis toujours, dérange profondément les croyants. Car, à quoi bon servir fidèlement son père si, au final, le fils désobéissant s’avère être aussi près de son cœur ? Pour avoir annoncé cette Bonne Nouvelle-là, un certain Jésus de Nazareth fut mis en Croix.</div>
<p>« Il faut porter sa Croix » invite le pape&#8230; et, déjà, un fidèle lui répond en écho : «en or, très Saint Père, en or&#8230;» Peut-on imaginer plus profonde méprise ? Maisil y en a bien d’autres, possibles ! C’est ce qui me fait penser aujourd’hui qu’au travers de ses premiers mots, de ses premiers gestes, le pape François s’est mis en danger. Par amour de Dieu et de l’Eglise, par amour du frère&#8230; Et qu’il faut le prendre à la lettre lorqu’il nous invite à «prier Dieu pour qu’il le bénisse.» Oui : Dieu protège le pape !</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Selon un <a href="http://www.bva.fr/fr/sondages/questions_d_actu_bva-cqfd/laccueil_du_pape_francois.html ">sondage BVA</a> pour <em>Itélé</em>, 82% des Français approuvent le choix du conclave.</li>
<li><em>La Croix</em>, 16 mars 2013, p.10.</li>
<li><em>Franc Parler</em>, DDB éditions.</li>
<li>Dans son roman, Vatican 2035 (Plon), Christine Pedotti, sous la signature de Pietro de Paoli, imagine même que le pape réformateur (et Français) Sylvestre III finit par tomber sous la lame d’un ecclésiastique exalté qui voit en lui l’Antéchrist.</li>
<li>Déjà, la bénédiction &laquo;&nbsp;silencieuse&nbsp;&raquo; donnée aux jour alistes présents à Rome, par respect pour ceux qui ne sont pas croyants, est fortement critiquée sur les sites traditionalistes. Sur le <a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=711818">forum catholique</a>, un commentateur note que cette bénédiction est non-valide et déplore qu&rsquo;elle prive les journalistes catholiques présents &laquo;&nbsp;d&rsquo;un sacramentel et des grâces qui lui sont réservées.&nbsp;&raquo;</li>
<li>Jean-Pierre Denis, directeur de la réaction de <em>la Vie.</em></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/god-save-the-pope/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pour une «paternité spirituelle du monde»</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/pour-une-paternite-spirituelle-du-monde/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/pour-une-paternite-spirituelle-du-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 17:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ici Rome...]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1168</guid>
		<description><![CDATA[Pourquoi l’élection récente du pape François m’a-t-elle incité à aller rechercher dans ma bibliothèque, cet échange avec le cardinal Danneels que je livre à votre réflexion ? Peter Schmidt (1) : Quel sera l’avenir du centralisme ? (Dans l’Eglise, NDLR) Est-ce qu’il restera possible, voire souhaitable ? Regardons la situation en face. Sur environ un [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi l’élection récente du pape François m’a-t-elle incité à aller rechercher dans ma bibliothèque, cet échange avec le cardinal Danneels que je livre à votre réflexion ?</strong></p>
<p><span id="more-1168"></span></p>
<p><em><strong>Peter Schmidt (1)</strong></em> : Quel sera l’avenir du centralisme ? <em>(Dans l’Eglise, NDLR) </em>Est-ce qu’il restera possible, voire souhaitable ? Regardons la situation en face. Sur environ un milliard de catholiques, 600 millions sont des gens pauvres et illétrés du tiers monde. En général leur conception religieuse du monde comporte toujours une grande part de pensée magique ou mythologique. Chez nous, par contre, on pnse en termes de sécularisation et d’émancipation. Les chrétiens ne sont donc plus contemporains les uns des autres. N’estimez-vous pas qu’il y a là un décalage très difficile à gérer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Cardinal Danneels (2)</strong></em> : Assurément, mais si on décentralisait l’Eglise, si on répartissait les chrétiens entre 600 millions d’un côté et 400 millions de l’autre, ce serait bien pire. Précisément à cause de la différence au sein de l’Eglise, je pense que nous avons besoin de quelqu’un qui exerce non pas un magistère, mais une paternité. Car si nous n’aons plus de père qui tient les différentes opinions ensemble au sein de la famille, nous sommes perdus. Si on en fait un maïtre, je crois que le problème est insoluble. Le rôle du pape, c’est donc d’être un père.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Gabriel Ringlet (3)</strong></em> : Mais il est difficile d’être père aujourd’hui !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Cardinal Danneels</strong></em> : Précisément, mais être pape encore plus. Le rôle du pape a été réduit de plus en plus &#8211; et trop pour le moement &#8211; au rôle d’arbitre en matière de doctrine ou de morale, et au rôle de maître enseignant et de chef. Je crois qu’on a plutôt besoin d’un rôle indéfinissable et très difficile à exercer, une sorte de paternité spirituelle du monde. Il faut donc tempérer un petit peu les tentations de jouer à l’arbitre universel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Gabriel Ringlet</strong></em> : Dieu vous entende !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Cardinal Danneels</strong></em> : Je ne dis pas que c’est facile, parce que le premier pape qui va essayer de faire cela, sera excommunié ou presque, ou en tout cas exclu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Peter Schmidt</strong></em> : Ne croyez-vous pas que Jean XXIII était un pape de ce type ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Cardinal Danneels</strong></em> : Oui, mais il n’a dû tenir le coup que pendant&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Peter Schmidt</strong></em> : &#8230; trois ans et demi&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Théologien,il sert de modérateur aux six entretiens composant le livre <em>Franc parler </em>(DDB, 2000) d’où le texte ci-dessus est extrait p.269-270.</li>
<li>Au moment des entretiens il est archevêque de Malines et Bruxelles, Primat de l’Eglise de Belgique.</li>
<li>Prêtre, eneignant, spécialiste des questions de communication, il est l’interlocuteur du cardinal Danneels pour le chapitre du livre précisément consacré aux enjeux de la communication, d’où cet extrait est tiré.</li>
</ol>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/pour-une-paternite-spirituelle-du-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le pape qui venait de loin&#8230;</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/le-pape-qui-venait-de-loin/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/le-pape-qui-venait-de-loin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 09:23:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ici Rome...]]></category>
		<category><![CDATA[Journal intermittent]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1152</guid>
		<description><![CDATA[Comment ne pas être «bluffé» par la formidable liberté dont ont fait preuve, hier, les cardinaux, en déjouant tous les pronostics et en allant chercher le pape François, dans un modeste appartement proche de la cathédrale de Buenos-Aires ? J’étais hier soir, comme journaliste consultant, en direct sur l’antenne de RTL, lorsque le cardinal Tauran [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment ne pas être «bluffé» par la formidable liberté dont ont fait preuve, hier, les cardinaux, en déjouant tous les pronostics et en allant chercher le pape François, dans un modeste appartement proche de la cathédrale de Buenos-Aires ?</strong></p>
<p><span id="more-1152"></span></p>
<p>J’étais hier soir, comme journaliste consultant, en direct sur l’antenne de RTL, lorsque le cardinal Tauran nous a dévoilé l’identité du nouveau pape. Et, je l’avoue humblement, comme l’immense majorité de mes confrères, je me suis demandé, sur l’instant, de qui il s’agissait. Réalisant très vite que j’avais négligé le «portrait» publié dans la Croix du 8 mars, pour l’unique raison que Jorge Mario Bergoglio ne figurait sur aucune des listes de papabili qui, depuis deux semaines, circulaient dans les rédactions. Je laisse volontiers aux «perspicaces» (il y en a toujours, surtout après coup) de triompher sur l’air du «nous, on l’avait vu venir», et suis heureux d’avoir partagé avec d&rsquo;autres la &laquo;&nbsp;surprise&nbsp;&raquo;  de la soirée.</p>
<p>Une surprise très vite tranformée en heureuse, puis en «divine» surprise. Car enfin, renvoyer les &laquo;&nbsp;stars&nbsp;&raquo; entrantes du conclave à leurs archevêchés pour cause de responsabilité collective dans le fiasco des affaires récentes ; rompre avec une tradition multiséculaire de papes italiens ou, plus récemment, européens et oser le choix du nouvel élu, jésuite de surcroît, dans l’une des jeunes Eglises de l’hémisphère Sud, qui, malgré leurs fragilités, incarnent la vitalité et pour une large part l’avenir du catholicisme, voilà une belle audace !</p>
<p>Et lorsque le pape en question s’avère être un pasteur proche de son peuple, défenseur des pauvres, pourfendeur des dérives néo-libérales, vivant simplement dans un petit appartement de Buenos-Aires proche de sa cathédrale, et qu&rsquo;il choisit pour nom de règne celui du «poverello» d’Assise : François (1), l’audace prend soudain la dimension d’un geste prophétique. Un geste qui, à la veille des JMJ de Rio de Janeiro, renvoie à l’image d’un Dom Helder Camara, en son temps injustement privé de la dignité d&rsquo;être fait cardinal.</p>
<p>Alors, bien sûr, on peut s’interroger. On attendait un pape jeune, à même d’assumer une fonction jugée écrasante, dans un contexte particulièrement difficile. Et l’on se retrouve avec un homme de 76 ans, de santé fragile. Au-delà de la liesse bien compréhensible du premier jour, y aurait-il une erreur de casting ?</p>
<p>On le sait, les congrégations générales qui ont précédé le conclave proprement dit ont mis en lumière deux urgences : redevenir proches des hommes et des femmes de ce temps pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile, et engager une réforme profonde de la gouvernance de l’Eglise catholique.</p>
<p>Un même homme pouvait-il incarner les deux, avec un charisme égal ? Peut-être pas ! D’évidence, le pape François répond à la première exigence. C’est si vrai que, dès mercredi soir, j&rsquo;en ai eu personnellement la confidence, des hommes et des femmes extérieurs ou éloignés de l’Eglise se sont repris à espérer&#8230; Sans doute compte-t-il sur la personnalité de son futur secrétaire d’Etat pour «tenir» la Curie, quitte à impulser lui-même les réformes nécessaires.</p>
<p>Certains se demandent déjà si ce nouveau pape aura la carrure physique pour assumer la fonction qui, par ailleurs, dénoncent, comme ingérable, l’hyper-centralisation de l’Eglise romaine. Et si c’était là, précisément, un argument pour que le pape engage la réforme essentielle qui porte moins sur la gestion de l’administration vaticane que sur la redéfinition du rôle du successeur de Pierre : prioritairement chargé de la communion entre les Eglises ? Et s’il proposait demain, de conserver et renforcer la suprématie spirituelle qui lui revient du Christ lui-même, tout en décentralisant, au niveau des conférences épiscopales voire de patriarcats continentaux, une partie des prérogatives de la Curie ? Ne minimisons pas l&rsquo;insistance avec laquelle, mercredi, à la loggia de Saint-Pierre de Rome, il s&rsquo;est présenté avant tout comme &laquo;&nbsp;évêque de Rome&nbsp;&raquo; et non comme&#8230; &laquo;&nbsp;pontife&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce serait là, assurément, une manière de rendre humainement possible la gouvernance d’une Eglise présente sur les cinq continents, riche de 1,2 milliards de fidèles confiés à la responsabilité de quelque 5 000 évêques. Ce serait aussi une ouverture sans précédent dans le dialogue œcuménique vis à vis du monde Orthodoxe dont on sait qu’il achoppe,  pour une large part, sur la toute puissance du Pontife Romain.</p>
<p>Peut-être découvrira-t-on un jour que le pape venu de loin, qui depuis l’âge de 20 ans n’avait qu’un seul poumon, trouva dans cette fragilité même l’intuititon prophétique et le courage d’un rapprochement définitif, irréversible, avec l&rsquo;autre poumon de l’unique Eglise du Christ : le monde Orthodoxe.</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>(1) Prénom qui, par parenthèse, est aussi celui de François de Sales «saint» patron des journalistes et des professionnels de la communication.  Mais il est probable que dans l&rsquo;esprit du nouveau pape, &laquo;&nbsp;François&nbsp;&raquo; renvoie également à Saint François Xavier, missionnaire en Inde, co-fondateur de la Compagnie de Jésus avec Ignace de Loyola.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/le-pape-qui-venait-de-loin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Extra omnes !</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/extra-omnes/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/extra-omnes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 10:52:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je vous le dis comme je le pense]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>
		<category><![CDATA[Société en débat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1147</guid>
		<description><![CDATA[Il y a quelque chose de choquant, et au final de pathétique, dans ce refus, exprimé par certains dans l’Eglise, de voir les médias commenter librement la prochaine élection pontificale. Que la culture religieuse des principales rédactions de la presse et des médias Français soit quasi inexistante est hélas une évidence. D’un simple point de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a quelque chose de choquant, et au final de pathétique, dans ce refus, exprimé par certains dans l’Eglise, de voir les médias commenter librement la prochaine élection pontificale.</strong></p>
<p><span id="more-1147"></span></p>
<p>Que la culture religieuse des principales rédactions de la presse et des médias Français soit quasi inexistante est hélas une évidence. D’un simple point de vue professionnel, on comprend mal que des rédactions en chef puissent accepter de leurs collaborteurs une incurie qui, dans le champ du politique, de l’économie ou de l’international, serait jugée inexcusable. Mais c’est ainsi ! La «couverture» d’événements tels l&rsquo;élection du nouveau pape s’en ressent forcément. Mais est-ce là une raison suffisante pour mettre en accusation toute une profession, délégitimer son droit au commentaire, ironiser sur sa «prétendue prétention» à influer sur le conclave ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est pourtant ce que l’on peut lire ou entendre, ici et là, depuis quelques jours, quitte à rassurer les journalistes des médias chrétiens sur le fait que, bien entendu, ils ne seraient pas visés par cette opprobre (1). Je trouve ce procès injuste. Nombre de stations de radio et de chaînes de télévision ont pris l’habitude, lors de tels événements, de s’assurer, en tant que «consultants», le concours de journalistes souvent issus des médias chrétiens (2). La presse écrite, de son côté, sait tout autant faire appel aux «experts» dont elle a besoin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au travers de ces critiques, on peut avoir le sentiment, désagréable, que se règlent là de vieux contentieux. Comme ce soupçon d’antichristianisme généralisé des médias. La presse non confessionnelle évoque-t-elle la crise du catholicisme contemporain ? La voici aussitôt accusée d’européocentrisme et d’occultation volontaire du dynamisme des jeunes Eglises d’Afrique, d’Asie ou l’Amérique Latine. A la faveur de la succession de Benoît XVI, émet-elle l’hypothèse de l’élection d’un pape africain ou latino-américain, pour tenir compte de ces réalités&#8230; <a href="http://www.valeursactuelles.com/société/conclave-virtuel-conclave-réel20130228.html   ">la voilà suspectée </a>de prétendre imposer au conclave un pape non-occidental ! Comprenne qui pourra ! (3)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un commentateur évoque-t-il la nécesaire prise en compte, par les cardinaux électeurs, de la réalité du monde contemporain sécularisé, <a href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2013/03/01/la-presse-donne-des-ordres-au-conclave.html#more  ">le voici doctement invité </a>à revoir son analyse. L’urgence ne serait pas à l’adaptation de l’Eglise au monde mais à la nouvelle évangélisation&#8230; ce que nul ne conteste. Sauf que le <a href="http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/Les-deux-lignes-du-Synode-_NP_-2012-10-26-869192   ">Synode </a>qui à l’automne dernier s’est tenu à Rome, sur ce thème précisément, a vu nombre d’intervenants évoquer comme un frein objectif au «retour» de croyants à la pratique, la non prise en compte des métamorphoses des questions aujourd’hui posées à l’Eglise, notamment dans les domaines de la famille (des familles), de l’éthique sexuelle, du statut des divorcés remariés&#8230; Et ce n‘étaient pas là des propos de journalistes antichrétiens, mais d’évêques en situation de responsabilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est parfaitement légitime, concernant l’actualité religieuse, d’appeler les journalistes à une exigence de rigueur, ou de mettre en débat leurs analyses. Mais cela n’autorise personne à leur contester a priori le droit d’informer et de commenter en toute liberté. A partir de ce qu’ils perçoivent de l’Eglise, des attentes à son égard de la société ou des catholiques eux-mêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce refus d’entendre les médias, ce discrédit porté sur leur travail, cette injonction qui leur est faite de s’en tenir aux seules «paroles autorisés», trahit le sentiment, bien présent dans certains milieux catholiques, que l’Eglise n’aurait rien à recevoir du «monde» et surtout pas à l’heure de se choisir un nouveau chef. Ce qui est contraire non seulement au «concile virtuel» (et médiatique) de Vatican II, mais tout autant au «concile réel».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le débat suscité par la renonciation de Benoît XVI et la désignation de son successeur, on croirait entendre, à l’adresse des journalistes, le «Extra omnes» (tout le monde dehors) par lequel, dans quelque jours, Mgr Marini signifiera aux non-électeurs de quitter la chapelle Sixtine pour que puisse débuter le conclave. Comme si aujourd’hui, à l’heure où les cardinaux débattent en toute liberté de l’avenir de l’Eglise, en laissant monter jusqu’à eux la rumeur et l’espérance du monde, certains entendaient les protéger d’une parole médiatique qui prétendrait leur dicter leur choix. C’est tout à la fois absurde, choquant et pathétique !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Il convient ici de saluer le travail tout à fait remarquable et très professionnel, fourni par la presse et les médias chrétiens.</p>
<p>(2) Ce qui est mon cas, sur RTL.</p>
<p>(3) La présente note est rajoutée au lendemain de l&rsquo;élection du pape François. Non sans malice&#8230; A ces bonnes âmes accusant les journalistes de prétendre &laquo;&nbsp;dicter&nbsp;&raquo; leur conduite aux cardinaux en les &laquo;&nbsp;sommant&nbsp;&raquo; d&rsquo;élire un cardinal africain, asiatique ou latino américain, je ferai observer que, pour le moins, leur analyse n&rsquo;était pas si mauvaise puisque c&rsquo;est finalement le choix du conclave !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/extra-omnes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>33</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Eglise et le mariage gay : une défaite à la Pyrrhus ?</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/leglise-et-le-mariage-gay-une-defaite-a-la-pyrrhus-2/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/leglise-et-le-mariage-gay-une-defaite-a-la-pyrrhus-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 16:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>
		<category><![CDATA[Société en débat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1132</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Le mariage pour tous étant voté, le «bilan» du combat mené par l’Eglise va se trouver très vite sous les projecteurs des médias et dans les commentaires de ses propres fidèles.  La «devinette» du jour pourrait être la suivante : combien de temps devrons-nous attendre, à l’issue du vote de la loi Taubira par [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le mariage pour tous étant voté, le «bilan» du combat mené par l’Eglise va se trouver très vite sous les projecteurs des médias et dans les commentaires de ses propres fidèles. </strong></p>
<p><span id="more-1132"></span></p>
<p>La «devinette» du jour pourrait être la suivante : combien de temps devrons-nous attendre, à l’issue du vote de la loi Taubira par l’Assemblée, pour voir surgir le premier commentaire sur la «défaite» de l’Eglise catholique et ses conséquences ? La Conférence des évêques de France, qu’on le regrette, qu’on s’en réjouisse&#8230; ou qu’on s’en tienne au simple constat, avait pris fait et cause contre le projet de loi gouvernemental. Et l’Assemblée à tranché : c’est oui au mariage pour tous. Il reste, bien sûr, d’autres étapes à franchir : le Sénat puis un éventuel recours devant le Conseil constitutionnel. Mais pour l’heure, au regard du vote enregistré en première lecture, il y a bien défaite pour la hiérarchie catholique comme, plus généralement, pour toutes celles et ceux  &#8211; dont je suis &#8211; qui se sont mobilisés, jusqu’à descendre dans la rue, pour contester le bien fondé de cette «réforme de civilisation» et les conditions dans lequelles le pouvoir a confisqué le débat, au motif qu’il avait déjà été tranché lors de la présidentielle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour le gouvernement, l’honneur est sauf, mais la victoire limitée.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais on peut se demander si ce n’est pas une «défaite à la Pyrrhus» au regard du coût de la victoire pour le gouvernement et sa majorité. Car enfin, si mobilisation il n’y avait pas eu dans le pays (1), nous aurions à ce jour, outre le mariage pour tous et le droit à l’adoption : la suppression des mots père et mère dans l’ensemble du Code civil, et, selon toute vraisemblance, l’ouverture de la PMA aux couples de même sexe, que le parti socialiste n’avait pas renoncé à rajouter, par voie d’amendement, au texte gouvernemental.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Or, non seulement ces deux dispositions ont disparu, mais on peut imaginer que le Président de la République y regardera à deux fois avant de demander au Parlement de se prononcer sur la PMA pour les couples de même sexe (2), comme sans doute de trop bousculer les dispositions de la loi Léonetti sur la fin de vie. Le gouvernement peut se prévaloir de n’avoir pas cédé face à la rue, sur l’engagement du candidat socialiste à la présidentielle. L’honneur est sauf !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’idée d’écologie humaine fait une percée dans l’opinion.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais l’essentiel du bilan est ailleurs. La victoire idéologique à laquelle la gauche libertaire et la plupart des médias pensaient être parvenus, favorable, dans la foulée du mariage gay, à l’ouverture aux couples de même sexe de toutes les techniques de procréation assistée (PMA et GPA) est désormais ébranlée, remise en question. Et les rangs de la gauche ne sont pas épargnés comme le Nouvel Observateur a bien du le reconnaître (3).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’idée d’écologie humaine, comme refus de la manipulation et de la marchandisation du vivant, semble avoir fait sa percée dans l’opinion, même si certains ont contesté qu’elle fasse partie du débat, au seul stade du marage pour tous. Au-delà des dérobades, des faux-procès et des outrances langagières, un débat essentiel s’est engagé&#8230; sans doute pour longtemps. Et ce n’est pas le moindre paradoxe d’entendre certains regretter à haute voix que, contrairement aux pays voisins où le mariage gay a été reçu pour ce qu’il prétendait être : une loi de progrès, les Français aient perdu tant de temps à la disputatio et à la délibération démocratique. Comme si ce n’était pas là l’essence même d’une démarche citoyenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelles conséquences pour l’Eglise catholique ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Eglise catholique, nous dit-on, va payer chèrement son engagement et partant, renforcer  son divorce d’avec la société. Est-ce aussi simple ? Sur la loi Taubira, la Conférence des évêques aurait-elle renoncé à prendre position que son silence ne lui eut sans doute valu aucune gratitude particulière. Mieux : aurait elle apporté son soutien au projet gouvernemental que l’on aurait parlé de «reddition».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors, autant rester droit dans ses mules ! Et se réjouir, à l’occasion, de lire dans un <a href="http://www.marianne.net/L-homoparente-contre-l-egalite_a225873.html">magazine</a> qui ne passe pas pour calotin : <em>«L&rsquo;engagement des religieux dans ce conflit si moderne ne s&rsquo;explique pas d&rsquo;abord par biblisme ou par naturalisme, mais parce qu&rsquo;ils font partie, avec d&rsquo;autres, des derniers défenseurs des faibles et des sans-voix pénalisés par ce social-individualisme en vogue : ils ne sont pas, sur l&rsquo;homoparenté, en contradiction avec leur propos sur les Roms, les sans-logis, les vieux ou les malades, mais dans la même logique, qui fut longtemps celle de la gauche.» </em>(4) Un ange passe ! Hors du monde catholique lui-même, il se pourrait que la prise de position de l’Eglise, au fond prévisible, soit sur le moyen terme d’un impact négatif limité. (5)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les vrais dégâts pour l’Eglise : la division des catholiques.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Non, les vrais dégâts &#8211; car je pense que dégâts il y a eu &#8211; c’est parmi les fidèles qu’ils se sont produits. Le reproche le plus souvent adressé aux évêques est de n’avoir pas ouvert le débat au sein de l’Eglise alors même qu’ils y appelaient dans la société. Mais la requête est ambiguë. Un débat sur quoi ? Sur l’homosexualité ? Ce n’était pas l’objet du projet gouvernemental et ce n’est pas sur cette question que les évêques demandaient l’ouverture d’Etats généraux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un débat sur la loi Taubira, alors ? Mais pour quoi faire ? Prendre acte de la diversité des sensibilités parmi les catholiques &#8211; une évidence &#8211; et en conclure à l’impossibilité pour l’épiscopat d’adopter, sur le sujet, une position collégiale ? Mais outre que cette pratique «démocratique» n’a pas cours dans l’Eglise, les évêques pouvaient-ils réellement «faire silence» sur ce projet de loi ? C’eut été entériner sans broncher ce que beaucoup, même parmi les non-chrétiens, analysent comme une «rupture» lourde de conséquences dans notre conception du mariage et de la filiation. Et sans doute prendre le risque de laisser tel ou tel évêque exprimer librement des opinions qui eussent fait basculer l’image du catholicisme français dans une radicalité extrême. Et par contre-coup, inciter d’autres «frères dans l’épiscopat» à prendre à leur tour la parole pour faire entendre leur différence. Une belle cacophonie en vérité !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’expression d’un pluralisme de convictions, spontanée et légitime parmi les fidèles, était tout simplement impensable du côté de leurs pasteurs. Mais cette distorsion même s’est avérée lourde de conséquences. Nombre de catholiques, favorables au projet gouvernemental, n’ont pas compris l’engagement univoque de l’épiscopat qui sonnait, pour eux, comme un désaveu. Au-delà, <a href="http://www.lavie.fr/sso/blogs/post.php?id_post=2316&amp;id_blog=66">beaucoup ont mal vécu</a> les appels à manifester ou à signer des pétitions, relayés sans nuance dans certaines paroisses. Dès lors l&rsquo;attitude de la hiérarchie a, de fait, contribué à durcir les «échanges», déjà tendus, entre ceux qui prenaient fait et cause pour le projet Taubira et ceux qui estimaient devoir le dénoncer&#8230; au nom du même Evangile. Des fractures se sont produites, qui seront sans doute longues à réduire. Un paradoxe lorsqu’on connaît le souci obsessionnel des évêques de ne pas «diviser le peuple chrétien.» Sauf qu’en l’occurrence, la source de la divisions était&#8230; le projet de loi lui-même !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sur l’homosexualité, il y a urgence à ouvrir la réflexion et le débat. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si l’opportunité d’un débat, intra-ecclésial, sur la loi Taubira peut prêter à controverse, il n’en reste pas moins que, sur la question de l’homosexualité cette fois, l’Eglise catholique se trouve au pied du mur. Les homosexuels ne campent pas à la périphérie mais sont là, parmi nous. Seuls ou déjà en couple. Parfois en famille, avec des enfants, issus, le plus souvent, d’une première union hétérosexuelle qui a pu prendre forme sacramentelle. Peut-être demain civilement mariés. Quelle place leurs ferons-nous dans nos communautés ? Refuserons-nous d’appeler sur eux la bénédiction de Dieu, s’ils nous la demandent ? Leur interdirons-nous l’accès à toute responsabilité dans l’enseignement catholique, les mouvements et services d’Eglise ou les ministères ordonnés ? Tiendrons-nous leurs enfants à l’écart de la catéchèse et des sacrements ? Pour certains adultes, qui cheminent depuis peu dans la foi, allons-nous, comme cela se passe dans quelques diocèses de France, refuser de les accueillir comme catéchumènes, au motif qu’ils ne seraient pas disposés à vivre hors du péché ? Et cela, au nom de quelle Parole tirée des Evangiles ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Déjà, des évolutions se font jour&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur cette question, ces dernières semaines auront marqué, à n’en pas douter, un point de non retour dans l’opinion catholique en France. Aura-t-on jamais autant parlé d’homosexualité dans la presse et les médias chrétiens, les salles paroissiales et jusque dans l’intimité des conseils épiscopaux ? Bien des fidèles «de base» avouent porter désormais un autre regard sur les personnes homosexuelles. Et s’il faut rendre à César ce qui lui appartient, reconnaissons à François Hollande d’avoir au moins contribué à cette prise de conscience.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour qui sait décrypter le langage ecclésiastique,<a href="http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/elargir-le-mariage-aux-personnes-de-meme-sexe-ouvrons-le-debat-note-du-conseil-famille-et-societe-14982.html"> le texte</a> du Conseil Famille et société de la Conférence des évêques de France, qui a servi de support pédagogique à bien des rencontres, marque également une avancée notable, en reconnaissant, par exemple, qu’il peut <em>«exister d’autres relations d’amour»</em> qu’entre homme et femme, qui <em>«ouvrent à un autre type de fécondité, la fécondité sociale», </em>ou qu’il convient de <em>«prendre au sérieux les aspirations de ceux</em> (parmi les couples homosexuels) <em>qui veulent s’engager dans un lien stable». </em>Impensable il y a seulement quelques années !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des évolutions à ce point «sensibles» que ce texte a fait l’objet, de la part de la Cef, d’une publicité, disons&#8230; modeste. On devine qu’il est loin de faire l’unanimité parmi les évêques. Certains le jugeant trop audacieux &#8211; déviant ? &#8211; au regard du Magistère romain qui demeure la règle. En revanche, il rejoint et conforte la position plus «progressistes» de certaines associations catholiques, telles les Semaines sociales de France qui, tout en se prononçant contre le mariage pour tous ont fait connaître, positivement, leur soutien à la proposition de l’Unaf d’instituer un statut d’union civile&#8230; donc une forme de Pacs renforcé ! A d’autres, en revanche, ce texte semblera encore trop timoré, rejoignant certaines déclarations similaires sur le divorce, la contraception ou l’avortement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Propos non moins significatif, même si, comme souvent, on s&rsquo;est empressé, ici ou là,  d&rsquo;en relativiser l’audace et la portée : la récente déclaration à Rome, de <a href="http://www.lavie.fr/religion/lamatinale/mgr-paglia-favorable-a-des-unions-civiles-gays-06-02-2013-36052_400.php">Mgr Paglia</a>, Président du Conseil pontifical pour la famille, dénonçant toute forme de discrimation envers les homosexuels, dans certains pays du Moyen Orient et d’Afrique, mais surtout se disant favorable à des solutions civiles hors mariage pour les couples homosexuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce débat-là, éclairé par les sciences humaines, l’enseignement du Magistère et la recherche théologique, il appartient au peuple chrétien et à ses médias de s’en saisir, de le nourrir, de le faire vivre, et pouquoi pas dans tel ou tel diocèse, avec l&rsquo;assentiment de l’évêque du lieu, sans attendre que l’institution s’autorise à en prendre l’initiative. Même si on peut le regretter !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les raisons de mon choix&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’entends déjà quelques amis se récrier : tiens tu te réveilles donc ? Il était temps ! Que n’as-tu tenu ce langage au cours des derniers mois, au lieu de t’enfermer dans un discours de refus du mariage pour tous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ma réponse est simple même si elle n’a pas toujours été facile à vivre : il m’a semblé, comme citoyen, que la loi Taubira portait sur le mariage civil, pas sur l’homosexualité. Elle devait être appréciée, bonne ou mauvaise, à partir de ses critères propres, de la pertinence de la solution qu’elle prétendait apporter au problème posé. Et que cela était totalement indépendant de la manière dont l’Eglise gérait, bien ou mal, pour elle-même, la question de l’homosexualité. Ce qui m’a conduit, c’est vrai, à rejoindre l’épiscopat dans sa critique du projet de loi, sans renoncer à l’interpeller <a href="http://www.renepoujol.fr/sexualite-et-dieu-vit-que-cela-etait-bon/">à nouveau</a> aujourd’hui sur la question homosexuelle. (6)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pas d’amour sans justice et sans vérité. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A mes amis chrétiens que mes propos auraient pu blesser, durant cette période, je voudrais dire ceci : je puise dans la Bible, qui est notre héritage, la conviction qu’il ne peut y avoir d’amour véritable sans justice et sans vérité. Avec d’autres, j’ai mené, loyalement et sans haine, un combat qui me semblait être de justice vis à vis des enfants, et de vérité au regard de la nécessaire différenciation des sexes dans le mariage. Le message d’amour de l’Evangile ne me semble pas en deça de ces exigences.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Demain, lorsque le processus législatif sera arrivé à son terme, la loi sera la loi et je suis un démocrate. Pour autant, je crois que si un Parlement est légitime à trancher entre le permis et le défendu, il ne l’est pas à prétendre départager le vrai du faux, le bien du mal, qui sont d’une autre nature ! Sous mon acquiescement citoyen je revendique donc une totale liberté de pensée et d’action.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au cours de ces derniers mois j’ai, involontairement, porté des coups. J’en ai reçu. J’ai perçu combien des arguments qui se voulaient «neutres» et «de raison» pouvaient être ressentis comme blessants par certaines personnes homosexuelles ; combien il pouvait être difficile de ne pas se déchirer avec ses propres amis ; combien le regard d’estime que l’on portait jusque-là sur certaines personnes pouvait soudain se voiler. Pour autant, aujourd’hui comme hier, tout homme est mon frère !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Demain nous, chrétiens, entrons en Carême. Ce peut être le temps pour redécouvrir la sagesse du désert, l’exigence de l’apaisement et le prix du silence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<ol>
<li>Et bien en amont et au-delà de la seule initiative épiscopale.</li>
<li>Ou sur la GPA déjà réclamée par certains.</li>
<li>Le Nouvel Observateur du 30 janvier écrit, p.26 : <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est une avalanche de lettres qu&rsquo;a reçu &laquo;&nbsp;le Nouvel Obs&nbsp;&raquo; pour exprimer une franche hostilité au &laquo;&nbsp;Mariage pour tous&nbsp;&raquo; (&#8230;) Beaucoup des courriels émanent d&rsquo;abonnés à &laquo;&nbsp;l&rsquo;Obs&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;lecteurs réguliers&nbsp;&raquo; et ayant voté parfois François Hollande, qui disent se sentir &laquo;&nbsp;méprisés&nbsp;&raquo; par les difficultés rencontrées par les manifestants à être reçus par le Président de la République.&nbsp;&raquo;</em></li>
<li>Eric Conan  et Jean Dominique Merchet, Marianne, 27 janvier 2013.</li>
<li>Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne devra pas un jour s’interroger vraiment sur les conséquences, pour l’annonce même de l’Evangile, d’une attitude permanente d’opposition, face à toute réforme sociétale : divorce, contraception, avortement, pacs&#8230; et aujourd’hui mariage pour tous !</li>
<li>Position inconfortable qui risque fort de condamner cet article à être décrié ou tout simplement ignoré à la fois par les tenants du mariage pour tous comme par ceux qui estiment que l&rsquo;Eglise catholique est dans la vérité à maintenir fermement son enseignement sur l&rsquo;homosexualité.</li>
</ol>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/leglise-et-le-mariage-gay-une-defaite-a-la-pyrrhus-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le geste prophétique d’un &#171;&#160;pape de transition&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.renepoujol.fr/le-geste-prophetique-dun-pape-de-transition/</link>
		<comments>http://www.renepoujol.fr/le-geste-prophetique-dun-pape-de-transition/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 21:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ici Rome...]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Eglise et moi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.renepoujol.fr/?p=1135</guid>
		<description><![CDATA[Derrière la démission de Benoît XVI se trouve posée la question de la gouvernance de l’Eglise, entre centralisation et collégialité.  Benoît XVI a donc décidé de se démettre de ses fonctions le 28 février prochain. A qui donc pourrait-il remettre sa démission, sinon à Dieu lui-même ? On avait justement salué le courage de son [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Derrière la démission de Benoît XVI se trouve posée la question de la gouvernance de l’Eglise, entre centralisation et collégialité. </strong></p>
<p><span id="more-1135"></span></p>
<p>Benoît XVI a donc décidé de se démettre de ses fonctions le 28 février prochain. A qui donc pourrait-il remettre sa démission, sinon à Dieu lui-même ? On avait justement salué le courage de son prédécesseur, poursuivant sa mission jusqu’à la limite de ses forces, persuadé qu’il appartenait à Dieu de décider de la fécondité ultime de son pontificat, qu’aucune grille de lecture humaine ne permettait de déchiffrer vraiment. C’est également de courage qu’il faut parler pour Benoît XVI. Ce renoncement a de la grandeur et suscite admiration et respect. Il faut beaucoup d’humilité pour prendre acte, ainsi, de sa propre faiblesse et ne pas vouloir qu’elle puisse faire obstacle à la marche de l’Eglise au service de l’Evangile, à l’aube du XXI siècle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pape de transition, ce «statut» était gravé sur son pontificat depuis le premier jour, ne fut-ce qu’en raison de son âge. A 78 ans, que pouvait-il espérer vraiment pour lui-même ? Mais les cardinaux avaient-ils un autre choix possible ? Pouvaient-ils, en quelques semaines, faire leur deuil de ce pape d’exception qu’avait été Jean-Paul II, et oser un autre regard que le sien sur l’avenir de l’Eglise ? Restait donc à élire celui qui avait eté le plus proche, le plus fidèle des collaborateurs. On a parlé de Benoît XVI comme de «celui qui ne voulait pas être pape». Rien n’est plus juste ! Mais pouvait-il se dérober ? Au-delà des maladresses, des «erreurs de communication» qu’il a lui-même reconnues, on lui doit d’avoir crevé l’abcès de la pédophilie dans l’Eglise, et remis de l’ordre dans la congrégation des Légionnaires du Christ qui, rétrospectivement, apparaissent comme deux ombres portées sur le pontficat de son prédécesseur. On lui doit aussi d&rsquo;avoir redit, son attachement au concile Vatican II &#8211; fut-ce au travers d&rsquo;une herméneutique de la continuité qui pose question- au moment même où il acceptait de prendre acte du refus de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X d&rsquo;accepter la main qu&rsquo;il lui tendait avec persévérance, et donc de revenir dans la communion de l&rsquo;Eglise catholique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’a-t-il suffisamment dit : sa seule ambition était de servir le Christ, de Le remettre au cœur de la foi de l’Eglise. Ses ouvrages de théologien sur Jésus en portent témoignage. Et ses encycliques, tournées vers les trois vertus théologales que sont la foi, l’espérance et la charité. En revanche, pas plus que Jean Paul II il ne s’est senti l’âme d’un réformateur de la gouvernance interne de l’Eglise. Et il est probable que la «lassitude» de ces derniers mois est venue, en grande partie, du sentiment qu’il n’avait plus prise sur la machinerie vaticane et sur la Curie, prompte à considérer que «les papes passent» et qu’elle seule reste, pour défendre la Sainte Eglise et sa Tradition contre vents et marées, au risque de s’aveugler sur sa propre légitimité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’heure est aujourd’hui à l’hommage que justifie le geste historique de Benoît XVI. Pas encore aux spéculations sur sa succession. Elles arriveront à leur heure, sans faire l’économie d’une nouvelle réflexion, en profondeur, sur la situation contrastée de l’Eglise catholique à travers le monde, cinquante ans après l’ouverture du Concile Vatican II. Au moins peut-on s’interroger dès à présent sur la signification profonde de ce renoncement. Que nous dit réellement Benoît XVI ? Qu’à 85 ans la tâche était trop lourde pour pouvoir être assumée, ou que l’Eglise, à ce moment précis de son histoire, doit s’interroger sur les limites d’une centralisation du pouvoir, écrasante pour tout homme, quel que soit son âge, et que pourrait venir réguler, <a href="http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Jean-Luc-Pouthier-Revenir-a-une-Eglise-fondee-sur-cinq-patriarcats-_NG_-2013-02-15-911461">une saine institution de la collégialité</a>, (1) au niveau de chacun des continents ? Et que l’évêque de Rome, successeur de Pierre, appelé à présider à la communion entre les Eglises chrétiennes, loin d&rsquo;en être affaibli, pourrait y retrouver une force nouvelle ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il se pourrait que ce &laquo;&nbsp;pape de transition&nbsp;&raquo;, par ce geste audacieux, dont l’intelligence profonde nous échappe encore en partie, vienne de poser là un acte fondateur, prophétique pour l’avenir de notre Eglise ! Comme Jean XXIII un certain 25 janvier 1959.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Ce lien a été rajouté postérieurement à la mise en ligne de mon article. Mais il développe très exactement l&rsquo;idée que j&rsquo;avais en tête au moment où j&rsquo;écrivais ce texte, idée largement évoquée par moi notamment sur France Info dans une interview, le jour même de la décision de Benoît XVI, puis sur RCF. Bref une idée qui m&rsquo;est chère et que le cardinal Ratzinger lui-même avait développée en tant que théologien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.renepoujol.fr/le-geste-prophetique-dun-pape-de-transition/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>19</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
