La grande peur des catholiques de France : disparaître

La grande peur des catholiques de France : disparaître

Difficile de combattre un christianisme identitaire sans redéfinir ce que peut être un christianisme progressiste pour aujourd’hui. 

Henri Tincq a été responsable des pages religions du Monde de 1985 à 2008. Vingt-trois années d’une observation en quelque sorte privilégiée de la vie de l’Eglise catholique. Un travail poursuivi depuis lors au travers de diverses contributions éditoriales. Le livre qu’il publie en ce début d’avril sous le titre La grande peur des catholiques de France (1) se veut un état des lieux “engagé“, dans lequel se reconnaîtront nombre d’hommes et de femmes de sa génération. Au risque de figer un passé dont les intuitions doivent d’urgence être repensées à frais nouveaux.

Comme si l’épiscopat était tétanisé par la droite…

«Je ne reconnais plus mon Eglise» écrit l’auteur dès la première ligne. Les raisons en sont nombreuses, qu’il développe tout au long de son essai. Mais lui restent en travers de la gorge les résultats de la présidentielle de 2017. Au premier tour, 46% des catholiques pratiquants ont voté pour François Fillon contre 20% seulement pour Emmanuel Macron et 14% pour les deux candidats de gauche réunis : Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Pire : 38% des mêmes catholiques pratiquants ont “osé“ voter pour Marine le Pen  au second tour alors même que ses thèmes de campagne tout comme le programme de son parti lui paraissent incompatibles avec le message de l’Evangile.

D’où sa colère contre le mutisme des évêques de France qui, dans l’entre-deux tours, ont refusé de prendre position. «Faute morale» écrit Henri Tincq d’autant plus incompréhensible que François Fillon avait lui-même appelé à barrer la route à la candidate du FN. «Comme si l’épiscopat était désormais tétanisé par une droite qui gagne du terrain, par une “cathosphère“ plus combative.» Avec cette question condamnée à rester sans réponse : Marine le Pen a-t-elle fait 38% parce que les évêques se sont tus, ou le silence des évêques s’explique-t-il par le fait qu’ils connaissaient – au travers des sondages – la probabilité qu’elle fasse 38% parmi les catholiques pratiquants ? Et qu’ils ne voulaient pas “diviser» le peuple chrétien ?

L’expansion d’un christianisme identitaire

Au fond, ce scrutin pose à lui seul les termes du débat que développe l’ouvrage. Ce «christianisme identitaire» qui semble avoir désormais le vent en poupe est-il une option moralement acceptable au sein d’un pluralisme politique dont l’Eglise de France a reconnu la légitimité dès 1972, ou une dérive illustrant «l’épuisement du modèle d’Eglise “progressiste“ dont le catholicisme français, depuis la guerre, était le modèle à suivre» ? Henri Tincq a suffisamment de culture historique pour savoir et rappeler que le partage est de toujours, au sein de la droite française, entre une tradition libérale et une autre, conservatrice voire réactionnaire, volontiers contre-révolutionnaire. Or, pour des raisons qui demanderaient à être creusées, c’est cette seconde qui semble aujourd’hui avoir le vent en poupe.

Pour lui, les signes sont là, sous nos yeux, évidents : c’est l’attaque en règle de Marion-Maréchal le Pen, – plus proche que sa tante de la sensibilité droite nationale catholique – contre les évêques de France «qui auraient renoncé à la supériorité du catholicisme» ;  c’est la proximité idéologique du parti les Républicains désormais droitisé sans complexe ; c’est la paralysie de l’épiscopat tétanisé par les figures de NNSS. Marc Aillet, Jean-Pierre Cattenoz et Dominique Rey, respectivement évêques de Bayonne, Avignon et Fréjus-Toulon ; c’est la tribune généreusement ouverte par certains médias chrétiens à des cardinaux comme Mgr Sarah très critiques vis-à-vis du pape François ; c’est la perspective même d’une réintégration des Lefebvristes présentée à Rome comme une « chance possible pour l’Eglise de France» ; c’est le succès grandissant des établissements catholiques hors contrat, par suspicion contre la prétendue tiédeur religieuses de l’enseignement catholique officiel ; c’est l’entrisme de la communauté traditionaliste Saint-Martin déjà présente dans une quinzaine de diocèses ; c’est le tapis rouge, malgré les scandales, déroulé aux communautés nouvelles perçues «comme voies de salut d’une institution à bout de souffle» ; c’est le doute jeté sur le dialogue islamo-chrétien ; c’est la réplique souvent excessive aux surenchères laïcardes et à la cathophobie ; c’est enfin la revanche du catholicisme d’attestation sur le catholicisme d’enfouissement comme stratégie d’évangélisation face à un Islam jugé conquérant.

La charge est violente et demanderait sans doute à être nuancée ici ou là. Mais qui peut contester qu’elle exprime là le ressenti de nombreux catholiques qui comme Henri Tincq «ne reconnaissent plus leur Eglise» ?

Une Eglise en échec contre la libéralisation des mœurs

Sans doute le débat autour de la loi Taubira a-t-il été la charnière de ce basculement et de cette radicalisation dans l’un et l’autre camps. L’auteur souligne combien, à rebours de l’opinion dominante il y a moins d’un siècle, les Français reconnaissent aujourd’hui la légitimité de l’Eglise à intervenir dans le champ social pour dénoncer les injustices ou mobiliser sur la révolution écologique. En revanche «la société moderne ne supporte plus l’ingérence de l’Eglise dans le domaine de la morale» entendue comme morale privée. En sorte que depuis un demi-siècle, elle a perdu tous ses combats contre la contraception, l’avortement, le divorce, le pacs et le mariage homosexuel et, sans doute demain : la PMA, la GPA, l’euthanasie…  Bref contre la libéralisation généralisée des mœurs.

Il reconnaît néanmoins, s’agissant de la loi Taubira, que «la polémique ne s’est pas réduite à une entreprise obscurantiste comme celle décrite et dénoncée par les partisans de la loi.» Mais que la «panique morale» (expression empruntée à Philippe Portier et Céline Béraud) qui a fait descendre les catholiques dans la rue par centaines de milliers, exprimait simplement leur refus de voir remise en cause une certaine conception de la famille et de la filiation. Le désir de l’Eglise sur ces questions de société étant, reconnaît-il encore : «D’alerter l’homme sur les dérives de sa propre liberté». D’où, chez certains catholiques, l’adhésion à l’idée de révolution conservatrice comme réponse possible au « gauchisme culturel jugé hégémonique ».

Le catholicisme identitaire : cause et symptôme de la défaite des “cathos de gauche“

Effet générationnel oblige, c’est sur la disparition des «cathos de gauche», qui des décennies durant ont donné une certaine coloration «progressiste» au catholicisme Français, qu’Henri Tincq dit le plus douloureusement son incompréhension. Il écrit : «Contemporains de la guerre d’Algérie, de Vatican II et de Mai 68, militants d’un socialisme humaniste non marxiste, partisans de réformes profondes, à la fois dans l’Eglise et dans la société, les “chrétiens de gauche“ ne suscitent plus aujourd’hui, dans les milieux catholiques de droite, que des ricanements.» Une amnésie et une dérision qui lui paraissent constituer une «injure à l’Histoire et à la vérité».

Déçus de la gauche dont ils ont souvent été les mal-aimés, déçus de l’Eglise dont les pontificats de Jean-Paul II puis de Benoît XVI leur ont semblé remettre en cause les acquis du Concile, déçus que l’espérance nourrie par l’avènement du pape François ne se soit pas à ce jour réellement concrétisée. «Impuissants, ils assistent à l’ascension d’un catholicisme de droite identitaire qui est à la fois la cause et le symptôme de leur défaite».

Sans doute est-ce là la phrase clé du livre. Celle qui devrait ouvrir à une évaluation lucide de l’action des «cathos de gauche» que le livre ne propose pas.

C’est bien pourtant la question : ce christianisme identitaire s’est-il nourri d’autre chose que de l’incapacité des «cathos de gauche», sur ces dernières décennies, à concrétiser et faire partager les promesses dont ils étaient porteurs ? Henri Tincq n’élude pas totalement la question. Il reconnaît les griefs qui leurs sont faits : avoir promu un “christianisme désséché“, négligé la transmission, nourri une forme de relativisme religieux, avoir confondu esprit évangélique et libération matérisaliste… Ce qui ne saurait pour autant justifier en retour les dérives d’un catholicisme auto-centré, d’une pastorale que le pape François décrivait lui-même comme «obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance.» (2)

Les réformes sociétales comme horizon indépassable des «cathos progressistes» ?

Mais est-il possible de dépasser la simple nostalgie d’un «christianisme progressiste» pour l’opposer demain encore en alternative possible à ce nouveau «christianisme identitaire» sans prendre le temps d’en redéfinir les contours ? Suffit-il, en effet, pour être “chrétien progressiste“ de se reconnaître d’une gauche elle-même tellement convaincue et fière de son progressisme qu’elle en a oublié parfois d‘être de gauche ? L’adhésion à des réformes sociétales “d’émancipation“ serait-elle devenue le critère décisif d’appartenance aux «cathos progressistes» ?

Lorsque mon ami Henri Tincq observe que «la résistance au projet de mariage pour tous a été sous-estimée par la gauche au pouvoir» je veux lui rappeler que dès septembre 2012, avec quelques «cathos de gauche» nous avions alerté le gouvernement sur «le risque de diviser profondément l’opinion», sous les moqueries dubitatives de certains de nos amis. Et que nombre de «chrétiens progressistes» ont participé à la première manifestation nationale de janvier 2013 qui fut d’abord, en effet, citoyenne et pluraliste avant que la Manif pour tous ne dérive vers une récupération politicienne.

José Bové qui s’oppose aujourd’hui à la PMA et à la GPA comme hier aux OGM a-t-il cessé pour autant d’être progressiste ? Comment expliquer que les mêmes qui vénèrent le pape François pour son encyclique Laudato si’ puissent considérer, sans autre examen, comme réactionnaires a priori les rédacteurs de la jeune revue Limite qui entend promouvoir une «écologie intégrale» ? On peut débattre sur certains de leurs contenus éditoriaux mais l’identité droitière d’Eugénie Bastié suffit-elle à gommer l’ancrage à gauche de Paul Piccarreta ou de Kévin Boucaud-Victoire… qui sont également catholiques ? Peut-on leur contester d’être des «chrétiens progressistes» parce qu’ils combattent aussi bien le libéralisme sociétal qu’économique d’Emmanuel Macron, dans le droit fil de la pensée de Jean-Claude Michéa ?

Certains excès de l’homme démocratique menacent la démocratie

Henri Tincq dénonce ici ou là, «une critique méprisante voire radicale de la société libérale» et notamment de la démocratie libérale. Mais il faut relire Guy Coq qui fut longtemps président de l’association des amis d’Emmanuel Mounier et ne passe pas pour un homme de droite. «L’individu démocratique se présente comme un absolu. Il se conçoit comme essentiel et la société secondaire. Du coup, il pose a priori toute contrainte sociale comme illégitime (…) Il se conçoit comme ayant le droit de décider par lui-même , et en ne prenant en compte que sa propre individualité, de ce qui se passe dans son existence. (…) Il pose que toute sa vie ne doit dépendre que de lui-même. (…) Certains excès de l’homme démocratique sont porteurs, à terme, d’une destruction de ce qui rend possible la démocratie.» (3) Vouloir la sauver demain, en maîtrisant les errements de l’homme démocratique serait-il indigne  du combat de « cathos de gauche » ?

Pour un “christianisme progressiste“ revisité

Il est des lieux labellisés de ce «christianisme progressiste» : paroisses, revues, associations…  où l’ouverture à l’autre et le sens du dialogue revendiqués donnent parfois l’impression de se vivre surtout dans l’entre-soi. N’y aurait-il pas là l’une des sources de cet «épuisement» justement diagnostiqué par Henri Tincq ?

Il faut prendre au sérieux l’analyse du sociologue Yann Raison du Cleuziou, cité dans le livre, lorsqu’il observe que pour un jeune catholique des années soixante-dix l’émancipation passait par le vote socialiste et pour un jeune de 2017 par le vote FN, pour cette raison que «l’ordre établi dont on veut s’émanciper aujourd’hui c’est la culture de gauche, la mondialisation et son corollaire : l’immigration». On ne contrera pas la montée d’un «catholicisme identitaire» sans lui opposer un «christianisme progressiste» humblement mais radicalement revisité et argumenté.

«L’Eglise catholique en France semble comme tétanisée par l’angoisse de sa propre disparition, incapable de penser…» analyse l’auteur un peu rudement. C’est pourquoi il appelle de ses vœux «des intuitions à réveiller pour mettre fin à la nouvelle “intransigeance“ d’une Eglise catholique plus identitaire et droitière.» Son livre constitue une contribution précieuse à l’ouverture de ce chantier qui n’a que trop tardé.

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  1. Henri Tincq, La grande peur des catholiques de France, Grasset 2018, 208 p. 18 €
  2. Interview aux revues Jésuites, été 2013 reprise dans le livre L’Eglise que j’espère, Flammarion-Etudes 2013, p. 92-93.
  3. Guy Coq, Eloge de la culture scolaire, Le Felin 2003, p. 105 et 145.

 

85 comments

  • Cher René,

    La ligne de crête est étroite, certes, mais elle existe. Le catholicisme ne se résume, de plus, ni aux identitaires ni aux progressistes. Un mouvement de balancier régule, parfois.

    1) Une question importante est oubliée et demeure: quels sont les éléments non négociables ? Et pourquoi ? Ivg, IMG, Mpt, Pma, GPA, euthanasie sont appelés progressistes ? On peut en faire aisément une lecture libérale.

    2) Par ailleurs, vous notez que le mépris essuyé et les combats perdus radicalisent les cathos. Je crois qu’il n’est pas seulement question des catholiques dans cette droitisation. Négliger l’angoisse de bien des gens, cathos ou pas, face à l’islam est une erreur. J’ai la chance d’habiter en banlieue pauvre, j’ai travaillé en banlieue pauvre toute ma vie et vu en partir les Français. Jeune retraitée, je re_enseigne dans un lycée juif, mes élèves fuient Sarcelles et Epinay. Vous semblez ignorer ce qui s’y passe et qui contribue à les radicaliser eux aussi. Les catholiques sont inquiets mais pas plus que d’autres, qui ne sont pas forcément laïcards mais inquiets. Je corresponds avec Fatiha Boudjahlat par exemple. Elle confirme.

    3) Enfin, qu’a fait de progressiste Hollande, par exemple ? Le désespoir de tous les Français vient aussi de là. Et maintenant, son ex ministre devenu président ne rassure personne, mais contribue à diviser..
    Et, de plus, comment trouver travail, logements aux migrants quand tant de Français sont au chômage ? Comment croire en la gauche si elle n’est devenue depuis le début de son accession au pouvoir, que libérale et libertaire, profondément égoïste ?
    4) Le mépris affiché envers les cathos joint au manque de sérieux dans la lutte contre l’islamisation n’arrangent rien. Les catholiques ont compris qu’ils n’étaient plus majoritaires et s’y sont bien faits. Devenir minoritaires par rapport à l’islam est une autre paire de manches. L’islam conquérant ne rassure pas. Nos élèves musulmans se radicalisent. Tout ceci est nul et non avenu ?

    Je ne suis pas sûre que Tincq veuille voir ces réalités là. Et votre titre, qui rappelle La Grande peur des bien-pensants est vraiment excessif. Car, qui est actuellement promu comme celui qui pense bien, qui vote bien, sinon un type de gauche?..

    Voilà mon sentiment, pour nuancer.

    Bien cordialement,

    Marie

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      • Merci.

        Je ne crois pas que le remède au désarroi des catholiques soit d’entretenir des clivages. Je crois aux rencontres sur des thèmes précis, en plus de la foi bien sûr, transpartisans, entre catholiques (dits ou pas progressistes et d’autres dits ou pas identitaires).

        J’aime autant la grand-messe de la cathédrale que la messe du soir, où viennent ceux qui travaillent le dimanche ou ont besoin de discrétion, de simplicité.

        « L’identitarisme » ou le « progressisme » ne sont souvent que des divisions stupides. Je ne mets pas le  » bien » d’un côté ni de l’autre.

        De même que j’ai du mal à voir ce qu’a apporté le progressisme de gauche, où je fus trente ans militante, je ne me sens pas mieux à droite. Les deux sont souvent libérales (Hollande, Macron, Sarkozy) ou autoritaires (Le Pen et Mélenchon).

        Les cathos de gauche et mes amis m’ont honnie et rangée dans le camp des fachos pour avoir manifesté contre le Mpt et contre les réformes PeillonBelkacem qui ont contribué à démolir l’école. Les cathos de droite, eux, ne se sont guère manifestés au sujet de la défense de l’école… Match nul, donc, pour moi, entre les deux.

        Alors, que René imagine qu’il y a des gens lassés de ces clivages gauche-droite qui ne recoupent pas l’essentiel me ferait vraiment plaisir.

        Car l’essentiel tourne, pour ces gens lassés, autour de la définition du bien commun, que ne savent définir ni la gauche (qui est libérale libertaire), ni la droite ( libérale et libertaire également), et autour de la définition de ce qui est non négociable, sauf à n’être plus catholique : dans le domaine de l’éthique, il y a beaucoup à faire : bien des catholiques de gauche où de droite soutiennent l’euthanasie, par exemple…

        Que l’on passe d’une anthropologie de la personne à une anthropologie de l’homme-objet, à acheter ou à jeter, ce n’est pas un progrès et dénoncer ce passage n’est pas être identitaire..

        Que René accuse l’Eglise de se radicaliser me choque terriblement. Car cest toute la société qui peut se radicaliser, parce qu’il règne un climat terrible de tristesse, un chômage effrayant, parce que nous voulons être accueillants mais que nous ne pouvons plus accueillir : loger, nourrir, scolariser, former, soigner et embaucher des migrants, puisque nous avons 9 M de pauvres et 6 M de chômeurs, et que nous ne pouvons plus nous soigner nous-mêmes.

        Parce que nous avons, cathos et juifs, athées et musulmans, (B Sandal, A el Katmi, F Boudjahlat, par exemple), légitimement peur de l’islam tel qu’il s’avance actuellement, parce que nous ressentons un légitime sentiment de dépossession de notre terre, de nos racines, de notre culture. Lors d’un chemin de Croix, les fidèles ont été violemment agressés. Nul article, nulle plainte, le prêtre a voulu « pacifier », rester dans « le dialogue »… Ce faisant, beaucoup de fidèles se sont sentis abandonnés. Sont-ils identitaires ?? (J’ajoute qu’ils viennent des quartiers pauvres. La piété populaire est facilement méprisée ).

        Et si les cathos se sentent menacés, ce n’est pas du fait qu’ils ont perdu le pouvoir. Ça, c’est plutôt bien. C’est de ne pas pouvoir dire en public qu’on est catho qu’on souffre. C’est d’entendre Macron dire « même les associations catholiques les plus atroces peuvent s’exprimer sur la PMA » qu’on souffre, la phrase suggérant qu’ être catholique anti PMA, c’ést être chez Civitas…

        Alors oui, le constat de Tincq me choque. Il y a Civitas, certes, donc oui, il y a quelques identitaires. Mais il y a beaucoup beaucoup beaucoup plus de cathos qui ne se reconnaissent pas dans l’extrême droite… ni dans l’extrême gauche! Voire, qui ne se reconnaissent plus nulle part, comme beaucoup de non -catholiques.

        Peut-être est-ce temps d’arrêter de diviser les gens d’après des catégories idéologiques dont ils ne veulent plus et peut-être est-ce le temps aussi de considérer qu’être de gauche n’est pas une garantie d’être quelqu’un de bien.

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        • Beaucoup de choses dans ce commentaire dont un certain nombre dans lesquelles je me reconnais sans problème. Et mon propos n’est pas de vouloir répondre à tout, de chercher à avoir le dernier mot.

          Je peux, comme vous le souhaitez, vous « faire plaisir » en admettant qu’ici ou là le clivage droite-gauche n’est plus opérant. Même si ce n’est pas valable pour tous. Mais prenons l’écologie : n’est-elle pas conservatrice par essence et cette conservation ne représente-t-elle pas un progrès par rapport à la destruction de la planête dont se rendent complices, à mes yeux, à droite comme à gauche, les tenants d’un libéralisme économique non régulé ?

          Je serais plus réservé concernant l’incapacité qui serait la nôtre d’accueillir plus largement les migrants et réfugiés, du fait du chômage et de la pauvreté qui existent chez nous. D’autres pays bien plus pauvres accueillent les migrants par millions… et nous ne pourrions le faire pour quelques dizaines de milliers ? Les pauvres de chez nous et ceux venus d’ailleurs ne sont pas des rivaux. Ils sont également victimes de notre refus de partager pour préserver nos avantages. Or les phénomènes migratoires, liés notamment au réchauffement climatique, sont devant nous. Si nous nous replions sur notre prétendue incapacité à les accueillir, nous serons dépassés par les événements… sauf bien sûr à faire usage des armes en prétendant que nous sommes menacés.

          Enfin, je puis comprendre la crainte de se voir dépossédé d’une part de son identité notamment culturelle. Une peur qui a toujours existé et commence dans toute famille par l’apport d’une « pièce rapportée » à l’occasion d’un mariage. Alors sachons raison garder. Cette semaine deux jeunes musulmans de 26 et 33 ans rencontrés dans ma salle de sport m’ont parlé du Ramadan qui pour eux va commencer le 15 mai. « Ca veut dire quoi jeûner si on ne perd pas de poids ? » m’a dit Amine qui sait qu’il va perdre en un mois entre cinq et soix kilos… et l’accepte ! « Ressentir en soi la faim pour s’ouvrir à d’autres faims plus spirituelles… » m’a dit Bachir. Il y a bien longtemps qu’aucun catholique de ce pays me parlant de son carême ne m’avait ouvert à une telle profondeur ! M’ont-ils dépossédé de mes racines ou invité à en retrouver la sève ?

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    • Deux remarques:
      1/ La question première, avant « quels sont les éléments négociables », devrait être « qui se prononce sur la question »? Faut-il demander au pape, à ceux qui se disent ktos ou à ceux qui se croient de bons ktos (résonnance avec les biens pensants)? On n’est pas sortis de l’auberge!
      2/ Evoquer l’antisémitisme AF de Bernanos suppose de parler aussi de sa « conversion » (les grands cimetières …), et du courage qu’il eut de ne pas renier cet écrit (la grde peur) mais à l’assumer : ne pas abolir, accomplir.

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  • La grande peur des vieux et derniers « chrétiens de gauche » en France …. disparaître , après avoir dominé l’église de France depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, et aujourd’hui encore, après avoir faussé la compréhension et la réception de Vatican II en France, après avoir fortement contribué à la sécularisation, à la sortie de la religion, après s’être voulu socialistes, marxistes etc…. avant d’être chrétiens. Ils laissent l’église de France en pitoyable situation, du moins pour ce que l’on peut en juger de visible. Et au lieu de finir leurs jours en pénitence en quelque monastère, au lieu de l’examen de conscience et du bilan enfin honnête de leurs erreurs, de leurs fautes et péchés, ils osent encore donner des leçons
    Alors…dernier combat contre leurs fantasmes….les réacs, les intégristes, l’extrême droite, le front national, les fachos, les conservateurs, trois évêques accusés d’une influence qu’ils n’ont pas, pas plus qu’un cardinal bien isolé à Rome, la fachosphère, etc…. réunis sous la bannière des « Identitaires ».
    Oui, l’église de France existe encore, et ce n’est pas grâce à eux….
    Bizarrement, elle se cherche aujourd’hui avec ceux qui ont su résister à leur domination , parfois même rejet sectaire, voire persécution . Dieu reconnaîtra les siens, au jour d’un Jugement qui depuis longtemps ne fait plus partie de leur « théologie ».

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    • Merci de ce commentaire. J’ajoute volontiers une petite statistique officielle : il n’y a plus aujourd’hui que 2% de catholiques qui vont à la messe tous les dimanches. Dans 10 ou 20 ans, il n’y en aura plus que 1%. Et dans 50 ans, une certaine Église aura totalement disparu du paysage français. Deo gratias. Car, dans le même temps, c’est à dire 10 ou 20 ans, la FSSPX aura réintégré le bercail de l’Eglise, et les communautés traditionalistes/ traditionnelles continueront à faire ce qu’elles font aujourd’hui avec tant de zèle doux et fervent, avec tant de patience et de charité, à savoir : remplir de vocations jeunes et nombreuses leurs séminaires et leurs communautés et donner au plus grand nombre l’occasion d’une rencontre vraie avec l’Eglise, c’est-à-dire avec le corps mystique du Christ Jésus, c’est à dire avec Jésus en personne. Donc : aucune inquiétude pour l’avenir de notre Église. Au contraire : une grande joie, une espérance sans faille. Et un dernier conseil : patience. Vous aurez beau remué ciel et terre, ce qui ne vient pas de Dieu vient du diable, et ce qui vient du diable est amené tôt ou tard à… s’autodetruire. Ce qui vient de Dieu porte des fruits de vérité et de charité, bien visibles…

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        • Je précise à propos de la statistique évoquée dans mon commentaire qu’il s’agit de l’Eglise en France.

          Et mon merci s’adresse au commentaire de Jacques Chauveroche.

          Je faisais œuvre de miséricorde en vous laissant ce commentaire, et vous êtes libres de l’accepter ou de le refuser, c’est-à-dire d’entrer dans une vraie conversion du cœur, de l’intelligence et de l’esprit, ou de vous enfermer irrémédiablement dans votre refus de ces signes des temps.

          Cet appel à la conversion me concerne tout autant que vous, j’en ai bien conscience.

          « L’Eglise a traversé des crises multiples et résiste à son clergé depuis 2000 ans . » Voilà une phrase d’un commentaire que j’ai lu à l’instant à propos d’un livre de je-sais-plus-qui qui aime bien les cathos de gauche et que j’ai lu en parcourant rapidement votre blogue. Eh bien, toute la tradition après moi, votre humble serviteur, tous nos pères dans la foi, latins et grecs, toute l’Eglise du ciel et de la terre, l’Eglise militant et l’Eglise triomphante, peut dire, sans l’ombre de l’ombre d’un doute : une telle parole ne peut venir que du diable. J’ajoute, pour compléter mon précédent message, que ce n’est pas très grave, puisque l’oeuvre du diable est une autodestruction assurée et permanente. Cependant, il nous faut prier et agir encore et toujours, partout, pour que le plus grand nombre d’hommes et de femmes échappent à cette œuvre d’autodestruction assurée et permanente.

          Enfin, je dis, avec toute la prudence nécessaire à ce type d’intuition, que notre prochain pape ne sera pas le Cardinal Burke ni le Cardinal Marx, mais le Cardinal Rey et qu’il choisira peut-être le nom de Jean Paul III, nos deux pape actuels, le pape régnant François et le pape émérite Benoît, n’étant que deux aspects apparemment contradictoire de la riche et complexe personnalité de Saint Jean-Paul II.

          Lorsqu’on évoque les qualités de la pastorale de notre pape actuel, des historiens de métier montreront ce qu’il a fait dans son propre diocèse d’Argentine, que l’on nous répète qu’il faut entrer dans je ne sais quelle conversion pastorale, et que l’on dénonce les cathos identitaires comme des pharisiens endurcis, je pense aussitôt : Mgr Rey, dont le séminaire est plein, tellement plein qu’il peut donner des séminaristes à d’autres diocèses et qu’il permet aujourd’hui dans son diocèse d’avoir pratiquement un curé par clocher. Il a formé Mgr Aillet, qui fut son vicaire général, et qui réalise aujourd’hui la même conversion pastorale dans son diocèse actuel. Enfin il permet que chaque dimanche soit célébré la messe selon la forme extraordinaire du rite romain dans 18 paroisses de son diocèse. Je comprends que ces collègues évêques soit « tétanisé » par un tel succès pastoral. Vous imaginez la parole de Jésus au jour du jugement : « Mais pourquoi n’avez-vous pas suivi l’exemple de Mgr Rey dans son diocèse ? »

          Priez pour moi, pour ma conversion à la parole d’amour et de vérité de notre Seigneur Jésus lue et interprétée en Eglise et à la lumière de la Tradition.
          Je vous confie à la prière de notre Mère du Ciel, la Très sainte Vierge Marie, et de son époux fidèle, notre bon Joseph, afin qu’ils vous aident à poursuivre votre propre chemin de conversion dans la charité et la vérité.

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          • J’ai relu ce second commentaire et j’en ai corrigé les quelques fautes. Pouvez-vous ne pas tenir compte de la première version de ce commentaire ?

            Je précise à propos de la statistique évoquée dans mon commentaire qu’il s’agit de l’Eglise en France.

            Et mon merci s’adresse au commentaire de Jacques Chauveroche.

            Je faisais œuvre de miséricorde en vous laissant ce commentaire, et vous êtes libre de l’accepter ou de le refuser, c’est-à-dire d’entrer dans une vraie conversion du cœur, de l’intelligence et de l’esprit, ou de vous enfermer dans votre refus de ces signes des temps.

            Cet appel à la conversion me concerne tout autant que vous, j’en ai bien conscience.

            « L’Eglise a traversé des crises multiples et résiste à son clergé depuis 2000 ans . » Voilà une phrase d’un commentaire que j’ai lu à l’instant à propos d’un livre de je-sais-plus-qui aime bien les cathos de gauche et que j’ai trouvé en parcourant rapidement votre blogue. Eh bien, toute la tradition après moi, votre humble serviteur, tous nos Pères dans la foi, latins et grecs, toute l’Eglise du ciel et de la terre, l’Eglise militante et l’Eglise triomphante, peut dire, sans l’ombre de l’ombre d’un doute : une telle parole ne peut venir que du diable. J’ajoute, pour compléter mon précédent message, que ce n’est pas très grave, puisque l’oeuvre du diable est une autodestruction assurée et permanente. Cependant, il nous faut prier et agir encore et toujours, partout, pour que le plus grand nombre d’hommes et de femmes échappe à cette œuvre d’autodestruction assurée et permanente.

            Enfin, je dis, avec toute la prudence nécessaire à ce type d’intuition, que notre prochain pape ne sera pas le Cardinal Burke ni le Cardinal Marx, mais le Cardinal Rey et qu’il choisira peut-être le nom de Jean Paul III, nos deux pape actuels, le pape régnant François et le pape émérite Benoît, n’étant que deux aspects apparemment contradictoire de la riche et complexe personnalité de Saint Jean-Paul II.

            Lorsqu’on évoque les qualités de la pastorale de notre pape actuel, des historiens de métier montreront ce qu’il a fait dans son propre diocèse d’Argentine, que l’on nous répète qu’il faut entrer dans je ne sais quelle conversion pastorale, et que l’on dénonce les cathos identitaires comme des pharisiens endurcis, je pense aussitôt et avec une grande reconnaissance : Mgr Rey, dont le séminaire est plein de prêtres en formation, tellement plein qu’il peut donner des prêtres à d’autres diocèses et qu’il permet aujourd’hui dans son diocèse d’avoir pratiquement un curé par clocher. Il a formé Mgr Aillet, qui fut son vicaire général, et qui réalise aujourd’hui la même conversion pastorale dans son diocèse actuel. Enfin il permet que chaque dimanche soit célébrée la messe selon la forme extraordinaire du rite romain dans 18 paroisses de son diocèse. Je comprends que ces collègues évêques soient « tétanisés » par un tel succès pastoral. Vous imaginez la parole de Jésus au jour du jugement : « Mais pourquoi n’avez-vous pas suivi l’exemple de Mgr Rey dans son diocèse ? »

            Priez pour moi, pour ma conversion à la parole d’amour et de vérité de notre Seigneur Jésus lue et interprétée en Eglise et à la lumière de la Tradition.
            Je vous confie à la prière de notre Mère du Ciel, la Très sainte Vierge Marie, et de son époux fidèle, notre bon Joseph, afin qu’ils vous aident à poursuivre votre propre chemin de conversion dans la charité et la vérité.

        • « A titre personnel : «le chrétien doit donc tenir une ligne de crête, en évitant de basculer vers deux écueils : le ralliement sans condition aux positions du monde, sous prétexte de le rejoindre dans ses préoccupations ; l’accusation et la condamnation des personnes, signe d’enfermement et de dureté de cœur. Ou, pour le dire autrement, l’abandon de la vérité ou le refus de la miséricorde. » C’est ce que j’ai lu à l’instant dans un article de votre blogue à propos de deux livres. Et c’est pourquoi je dis et redis ce que j’ai dit dans un précédent message ( où j’ai encore laissé quelques fautes d’inattention : ) Mgr Rey, vous êtes un saint évêque dans votre diocèse, vous serez peut-être un saint pape pour notre Eglise catholique, priez pour nous, pauvres pécheurs. Notre Dame de France, priez pour Mgr Rey. Saint Joseph, priez pour Mgr Aillet.

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          • A David
            Peut être un jour,( pas trop tard , je l’espère pour vous ) percevrez vous que Dominique Rey n’est que « l’idiot utile « ( pour reprendre une phraséologie que vous aimez sans doute détester), l’instrument complice ou la victime consentante de stratégies économiques et politiques pour lesquelles le catholicisme n’est qu’un moyen parmi d’autres utilisé pour atteindre leurs objectifs .
            Il ne faut pas être dupes , de ceux qui , dans les palais romains et les villas palladiennes possédés par leur famille depuis de nombreux siècles, flattent l’ego et entretiennent les oeuvres de naïfs évêques qui viennent chercher auprès d’eux protections et appuis . Ils ne les considèrent que comme leurs valets et en toutes hypothèses leurs obligés .

            M Aillet , D Rey et quelques autres ainsi que ceux qui les suivent risquent de s’apercevoir un peu tard que leurs mitres et leurs crosses n’étaient qu’un déguisement sous lequel se cachait le docteur Faust .

          • A Guy Legrand

            Votre commentaire et votre regard sur l’Église en disent plus sur vous que sur les évêques que vous avez dans le collimateur.

          • à Michel ,

            Que voulez vous dire ? Que ce que je dis est faux ou que je connais trop bien les pratiques des cercles de pouvoir et des lobbies qui cherchent à « orienter  » en faisant pression sur le sommet de sa hiérarchie, le discours et les pratiques de l’église ?

            Soyez plus précis dans vos remarques ne serait ce que pour faciliter le débat et parce que ce type d’insinuations n’est pas digne du niveau ou doit se situer le débat entre nous .

      • A David ,
        – Heureux homme qui avez la certitude de savoir à l’avance ce qui vient de Dieu ou pas .
        – Heureux homme qui avez la certitude que le dessein de Dieu soit de remplir les séminaires et d’ériger en absolu un modèle d’église qui n’a existé que 200 ans sur les deux millénaires de l’histoire de l’Eglise .
        – Heureux homme que Dieu a institué propriétaire de la Vérité .
        – Heureux homme que l’Ecriture indiffère .

        Priez pour nous pour qui l’Ecriture est comme une écharde dans notre chair et qui refusons les potions opiacées de religions qui en édulcorent ses exigences infinies .

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      • Source de cette statistique « officielle et petite », cherchée et pas trouvée? Il est vrai que passer de 4.5 % des français allant à la messe une fois/mois et plus en 2010 à 1% (2% des catholiques) fidèles à la messe hebdomadaire vers 2018 n’étonne pas.
        Depuis la nuit des temps la plupart des gens sont de « bonne foi », comme dit le bon sens commun, même si quelques uns se croient supérieurs au point d’être dans l’incapacité de voir que les autres sont moins présomptueux qu’eux … même s’ils sont aussi sots.
        La tradition du « Ite missa est » romaine a été précédée par la tradition grecque « allez en paix » * et « deo gratias » est un signe … le dernier mot revient au peuple.
        * Explication des prières et des cérémonies de la messe. Pierre Lebrun 1844 page 514: https://books.google.fr/books?id=JBniz8Fg74UC&pg=PA514&dq=sacramentaires+%22autorit%C3%A9+d%27Avitus%22&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwib7ofO–LMAhUICcAKHYEIBmYQ6AEIHjAA#v=onepage&q=sacramentaires%20%22autorit%C3%A9%20d'Avitus%22&f=false

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  • Bravo pour l’analyse et pour l’appel. Cela me donne envie de lire le livre de Tincq qui décrit bien le parcours de ma génération et mon ressenti actuel. J’entends bien l’appel à une remise en cause.
    Mais il est un point sur lequel je diffère : les cathos de gauche ne se sont pas forcément convertis au libéralisme à propos des questions de société, mais ils n’ont pas supporté (et ils ne supportent pas toujours) les tentations de leur Eglise à verrouiller tout débat, à dire ce qu’il faut penser au lieu de faire réfléchir et à partir en croisade au nom d’une anthropologie qui a bon dos.
    Merci de continuer à nous faire réfléchir. Bien à toi, JP

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    • Oui, mais comme chef du service politique ce qui n’a qu’un rapport indirect avec le thème de son livre. C’est d’ailleurs là – à Bayard presse – que nous nous sommes connus.

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  • Merci à René pour sa recension critique (au sens constructif )du terme du livre de Henri Tincq .
    Le clivage identitaire / progressiste me semble cependant un peu sommaire .

    -1) Sous le vocable identitaire , il me semble qu’il faille distinguer les « politiques  » , des « nostalgiques  » . Ceux qui instrumentalisent l’Evangile ou plutôt la religion catholique pour promouvoir leur conception de la société de ceux dont l’intelligence de la foi est restée bloquée à la conception de l’Eglise de Vatican I . Rey ,Aillet et Cathenoz sont dans la catégorie des « politiques » , tant ils promeuvent un « catholicisme sans christianisme  »

    2) Sous le mot « progressiste  » il faut aussi distinguer ceux dont la vision de la foi est déterminée par la période des années soixante et son exubérance parfois excessive , de ceux pour qui l’intelligence de la foi implique de se confronter et de tenir compte des autres systèmes de pensée philosophiques ou religieux . Je pense ici à la démarche de Joseph Doré .

    il me semble donc qu’il faille aussi prendre en compte des critères supplémentaires au sein de chaque catégorie qui sont « la foi au service du politique  » qu’ils soient de droite ou de gauche et la conception de « l’ intelligence de la foi  » qu’elle soit figée ou dynamique .

    Peut être sont ils plus déterminants que le clivage « identitaire / progressiste  »

    Même si je considère que les conseils évangéliques ont une dimension politique, même si je crois que l’intelligence de la foi est une exigence spirituelle et intellectuelle, je ne me reconnais pas dans l’étiquette progressiste .
    Avoir été formé par les pensées de Karl Barth, de Rahner, de Congar , de Hans Küng de Maurice Bellet, de Eugen Drewermann, de Klaus Westermann au plan théologique , par celles de Paul Ricoeur et Emmanuel Lévinas au plan philosophique pour ne parler que des plus marquants, ne me fait pas pour autant me reconnaître comme “progressiste « .

    Ce qui me sépare des catholiques identitaires ce sont deux choses :
    – le refus d’instrumentaliser et donc de réduire la foi, la religion au service d’une conception de la société ( certains cathos de gauche ont sombré aussi sur cet écueil) .
    – ne pas refuser de concevoir l’intelligence de la foi comme une dynamique .

    Progressiste ? Non juste quelqu’un qui ne peut se satisfaire d’une « intelligence de la foi « figée à la conception d’un catholicisme antimoderniste du XIX° siècle , juste quelqu’un qui se veut avant tout « fidèle à l’avenir  » , fidèle à la Tradition de l’Eglise : « ecclesia semper réformanda « 

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    • Merci de ce long commentaire qui engage à sa manière les éclaircissements souhaités par mon billet. Si j’ai argumenté autour d’une opposition entre “catholiques identitaires » et « chrétiens progressistes“ c’est parce que c’est la structure même du développement d’Henri Tincq dans son livre.

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      • Oui bien sûr , ce sont les catégories de H Tincq que je me propose de préciser . De plus ce qui se joue aussi dans l’Eglise, c’est le rapport identité /ouverture . à la différence .
        Les « chrétiens progressistes  » , avaient dans les années 70 une forte identité catholique reçue en héritage . Ils l’ont perçue comme un obstacle à l’ouverture à l’autre et ont pu minorer ce qui était leur identité .
        Les jeunes générations catholiques sont dans un contexte inverse , ils sont nés dans un monde relativiste et perçoivent à juste titre l’identité comme nécessaire et structurante .

        Le risque des « progressistes » était de perdre leur identité de catholique au nom de l’exigence d’ouverture à la différence . La foi au Christ n’est pas réductible à un simple humanisme généreux .
        Le risque des jeunes génération est exactement inverse: s’enfermer dans la recherche et l’affirmation de leur d’identité au point de perdre l’exigence d’ouverture et d’accueil de la différence .

        C’est sans doute là aussi un critère intéressant pour comprendre le clivage entre cathos : l’exigence ou non d’une pondération équilibrée entre identité et ouverture à la différence dans la manière de vivre et d’exprimer sa foi .

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  • Le soi disant conflit identitaire-progressiste est un faux débat, un fantasme, un mouvement de balancier dont il serait urgent d’emerger pour enfin PENSER, aujourd’hui comme hier, la présence de l’église au monde tel qu’il est. Cette pensée exige la reconnaissance de l’éternité du message évangélique, au delà des bavardages sur une soi-disant dynamique de l’intelligence de la foi, ouverte à toutes les prétentions et impostures idéologiques. Vatican II n’est en rien un progrès par rapport à Vatican I, pas plus que ne le sera le rêvé et attendu Vatican III.
    A chaque fois l’église ne s’adapte pas à une soi-disant modernité, qui n’a d’ailleurs que faire de l’église , elle tente d’engager le débat avec le monde tel qu’il est, tel qu’il va , un monde à convertir aujourd’hui comme hier, en commençant par se mettre à l’écoute de la Parole. Il n’y a pas de progrès du dogme….
    « Les évangélistes sont ceux qui ont compris qu’on n’entre pas dans la mystérieuse vie de Dieu en participant à l’histoire du monde, mais en participant à la vie du Christ » (Jean Grosjean-Araméennes p.30)
    Sortez de l’imaginaire de vos catégories… progressistes auto-proclamés, dénonçant des identitaires figés etc…. tout cela ne présente aucun intérêt pour éclairer la vie chrétienne hic et nunc. Reste à parler à un monde aujourd’hui comme hier, allergique à la Parole, ce qui demande déjà pour chacun d’en vivre !

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    • Ce que vous appelez « l’éternité du message évangélique » n’a pas été perçu, précisément, de la même manière, de toute éternité, sinon tous les dogmes auraient été définis dès le premier concile. Il y a donc bien eu approfondissement de l’intelligence de la foi.

      Cela étant, se mettre à l’écoute de la Parole reste en effet l’urgence. Mais il suffit de lire les Actes des Apôtres pour voir que jamais cela n’a été facile dans l’Histoire de l’Eglise. Car le risque est permanent de n’y trouver que ce que l’on veut bien entendre…

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  • Merci pour cette recension. Juste un détail, cher confrère : comment expliquez-vous la haine qui semble animer la plupart des cercles « progressistes » catholiques, ou ce qu’il en reste, à l’égard de la communauté Saint-Martin ? Je vois les procès récurrents faits, par exemple, à Mgr Aillet et à Mgr Le Vert, issus de cette communauté de prêtres. Mais, sur le fond, la doctrine, les principes, j’avoue avoir quelque peine à identifier clairement les raisons de la persécution exercée à l’encontre de ces prêtres et évêques par les tenants du christianisme « de gauche », « d’émancipation » ou « progressiste » cher aussi bien à votre cœur qu’à celui d’Henri Tincq.

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    • Je crois qu’on leur reproche d’incarner une forme d’instransigeantisme catholique qui, dans le passé, n’a pas forcément donné des résultats extraordinaires. Avec une arrogance qui consiste à considérer qu’ils seraient, et eux-seuls, l’avenir de l’Eglise catholique. Je conserve le souvenir personnel d’une rencontre à Pau avec un jeune prêtre de cette communauté et de son commentaire à mon endroit : « Dans quinze ans votre génération aura disparu et nous allons enfin pouvoir reconstruire l’Eglise ». En toute charité chrétienne bien sûr et sans doute en guise de correction fraternelle !

      Chacun reste libre de ses analyses sur le mode de présence au monde auquel nous appelle l’Evangile et sur l’ecclésiologie qui peut le mieux rendre compte du vrai visage de notre Eglise « peuple de Dieu »… Pour moi, ce n’est pas ce qu’incarne aujourd’hui la communauté Saint-Martin et Mgr Aillet qui nous renvoient à une vision cléricalocentrée de l’Eglise pré-conciliaire.

      Je me souviens, par ailleurs, de son commentaire assez surprenant à la publication de l’exhortation apostolique du pape François sur la famille. Son analyse était alors que ce texte – sans doute non magistériel ? – ne changeait rien et qu’il n’y avait donc pas lieu de modifier la pastorale, notamment à propos des divorcés remariés. Vous trouverez tout cela dans le billet de mon blogue ci-après. Voilà ce que je pouvais dire en quelques lignes mais qui n’épuise pas le sujet. Quant à parler de persécution …

      http://www.renepoujol.fr/synode-sur-la-famille-convaincre-les-objecteurs-de-confiance/

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      • Merci, René, de votre réponse, qui m’a permis de prendre connaissance de la fort intéressante interview accordée par Mgr Aillet à ‘Famille chrétienne’ il y a tout juste deux ans ( https://www.famillechretienne.fr/eglise/vie-de-l-eglise/mgr-marc-aillet-amoris-laetitia-prend-a-bras-le-corps-la-realite-191454 ). Interview qui me conforte dans l’idée que l’évêque de Bayonne n’est pas la figure d’« intransigeantisme catholique » que vous dites ! En toute confraternité, bien cordialement, D. Solignac.

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        • Dans cet entretien Mgr Aillet confirme la lecture restrictive de la note de bas de page que j’évoque dans mon propre article. Il noie le poisson en expliquant qu’elle ne vise pas spécialement les divorcés remariés… sauf qu’elle les concerne tout autant. Si une interview à FC est suffisante pour vous “prouver“ que mon propos était faux… c’est sans doute que votre conviction était faite puisque vous écrivez que cela vous « conforte dans l’idée »…
          Ce qui est votre droit le plus strict. Comme le mien est de persévérer dans mon analyse.

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  • Cher René Poujol : à l’instar de ce qu’écrit Marie une ligne de crête existe bel et bien, et même très largement selon moi entre ces deux pôles d’un catholicisme identitaire et d’un catholicisme progressiste. Car le catholicisme et le christianisme sont bien au-delà de ces deux pôles irrigués par l’évangile et nourris d’espérance. Il suffit de lire le livre de Joseph Moingt « Croire quand même » pour appréhender toutes les pistes de construction plausibles de l’église de demain.

    Evoquer la peur de la disparition des catholiques c’est déjà oublier l’espérance qui nous invite à rester confiants dès lors que nous restons engagés à la hauteur de leurs talents. Il n’est pas difficile de combattre le christianisme identitaire car c’est un devoir (regarder ces derniers temps comment Florence Parly a pu régler ces quelques débordements à la prestigieuse école de Saint Cyr), un devoir raisonné et pondéré de ce que nous ont appris les siècles passés.

    Pour autant se nourrir d’un christianisme progressiste n’est sûrement pas la solution sinon sur le diocèse de Rodez et de Vabres serait une référence et nous le saurions alors que le déclin est régulier ces derniers années (fermeture et transfert des dernières religieuse du carmel de Rodez, fermeture de l’abbaye de Bonnecombe et transfert de la dernière communauté, fermeture du carmel de Villefranche de Rouergue et surtout souvenez vous 600 paroisses à la révolution sur ces deux diocèses et aujourd’hui après un simulacre de synode suppression de toutes les paroisses pour faire vivre 8 doyennés pour une population assez voisine entre ces deux périodes). Méfions-nous donc de ce progressisme de théâtre qui cache souvent un grand vide et une absence de responsabilité, de don de soi et construisons une église à l’écoute des besoins et des attentes des hommes d’aujourd’hui en développant le sens du beau, le sens des responsabilités, le sens de l’engagement du plus grand nombre pour une église solidaire des plus fragiles.

    Bien amicalement et avec un très grand merci pour votre participation très appréciée le 27 janvier dernier. André Montialoux

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    • Cher ami, je viens de lire trois livres en quelques jours, publiés sous la signature de Yves Chiron (L’Eglise dans la tourmente de 1968, Artège), Guillaume Cuchert (Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil) et Denis Pelletier (dans son introduction à Mai 68 raconté par des catholiques, Temps Présent) qui, tous trois convergent sur la même constatation de nature historique : la déchristianisation (que vous évoquez dans votre commentaire) est largement antérieur tant au Concile, souvent mis en cause, qu’à Mai 68 tout comme à l’émergence de ce qu’il est convenu d’appeler les “cathos de gauche ». Trois historiens réputés pour la rigueur de leurs analyses…

      Ayons donc un peu de recul et de charité chrétienne pour ces pauvres “chrétiens progressistes“ qui ne méritent ni excès d’honneur ni indignité
      Il est probable que les séductions de la société de consommation ont plus contribué à éloigner de la religion que le combat militant d’hommes et de femmes à propos desquels Denis Pelletier écrit : «l’hypothèse que le déploiement d’intelligence et d’énergie militante (chez les catholiques) des années 68 a participé à une forme de “résistance du religieux“.» Mais vous n’êtes pas obligé de le croire.

      Cela étant je ne puis que vous rejoindre sur l’exigence d’une Eglise à l’écoute. Mais si je vous lis bien, mon intervention d’il y a quelques semaines devant 500 paroissiens de Versailles, sur les questions de bio-éthique a été plutôt bien reçu, malgré mon étiquette de « catho de gauche ». Preuve qu’il ne faut désespérer de personne. Avec amitié.

      PS. L’évocation, dans le titre, de la peur de « disparition » des catholiques se voulait, bien évidemment, une incitation à la lecture. Mais pas seulement. L’idée figure bel et bien dans l’ouvrage où Henri Tincq écrit : «L’Eglise catholique en France semble comme tétanisée par l’angoisse de sa propre disparition.» Le titre ne dit pas autre chose.

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  • Sur l’éternité du message évangélique…. il n’y a pas d’autre révélation que la Parole de Dieu, en la personne, la naissance, la vie, l’agonie, la mort, la résurrection du Christ. Tout est dit….et les dogmes n’inventent rien, n’ajoutent rien , ne constituent aucun « progrès » . Ils ne font qu’expliciter, clarifier peut-être, au gré des besoins, souvent des conflits, des débats, des hérésies.

    C’est la responsabilité de l’Eglise dans l’intelligence de la foi qui n’a en rien « progressé » par rapport à Saint Paul ou aux premiers chrétiens. Le décor a certes changé, mais la pièce reste la même : « Les hommes naissent,vivent, meurent et ne sont pas heureux » écrit Camus. Et  » Il n’y a de cohérence humaine que dans le Messie, L’humanité sans le Messie n’a pas de sens » (Jean Grosjean)

    La notion de « chrétien progressiste » est d’ailleurs une parfaite absurdité, à référer à la mythologie du progrès, digne des cafés du même nom au XIX° siècle. On y confond le progrès de l’humanité avec l’invention du smartphone ! Libre à certains d’y chercher leur identité, identitaires eux-aussi mais inconscients. Mais le seul progrès pour un chrétien est dans l’ordre de la sainteté et n’a pas grand chose à voir avec votre stérile recherche d’un « christianisme progressiste pour aujourd’hui » ….. Quaerere Deum suffit amplement, inutile d’ajouter le « progressisme » !

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    • Mon billet est une recension de livre. Or les notions de « chrétiens progressistes » et de « chrétiens identitaires » est omni-présente dans l’ouvrage d’Henri Tincq. C’est bien qu’au fil du temps l’observation de comportements différents parmi les catholiques, tant dans leurs relations à la société que dans leur façon d’envisager/organiser la vie ecclésiale, a conduit à ces catégorisations qu’on peut regretter ou non, ce qui ne change rien à l’affaire.

      Si vous m’avez bien lu il ne vous aura pas échappé que je questionne l’auteur sur la nécessité de redéfinir ce concept de progressiste, à partir de quelques exemples bien concrets concernant des personnes et leurs idées !

      Que la sainteté soit l’horizon indépassable de la vie du chrétien est une évidence que le pape François s’apprête à nous rappeler dès demain, lundi 9 avril, si j’en crois les annonces vaticanes. Mais en quoi cette quête supprimerait-elle comme par enchantement les débats légitimes que nous avons entre nous, comme les premiers chrétiens si j’en crois la lecture des Actes ?

      Si nous pouvions, déjà, évoyer les faux procès !

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  • Est-il permis de ne pas paniquer !
    « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 19-20)

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    • Michel, je valide ce commentaire, bien évidemment. Mais j’ai envie d’ajouter : en quoi règle-t-il nos débats qui sont des débats légitimes ? Est-ce aussi simple ? De toutes les nations faire des disciples… OK, comme au Rwanda très chrétien ? Et si le génocide est la preuve qu’on ne leur avait pas appris à observer tout ce qu’il nous a commandé comment ne pas voir que c’est précisément d’une lecture « plurielle » de ces commandements que naissent toutes les divisions depuis toujours ?

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      • Ouf, Matthieu est validé !
        Je voulais surtout citer ici la fin : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » car je pense qu’il est délétère de parler de peur et de désespérer de l’Église et de la foi chrétienne comme si le Christ nous abandonnait…
        Évoquer la pluralité à propos du génocide du Rwanda me paraît pour le moins déplacé.

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  • Il serait bon de cesser d’instrumentaliser le Concile Vatican II et de s’en servir pour justifier son idéologie au lieu de le servir et de mettre en œuvre toutes ses intuitions.
    Il serait bon de cesser de dialectiser et d’opposer les méchants catholiques « identitaires » et les bons catholiques « progressistes » ; ce sectarisme intolérant a fait trop de mal à l’Église dans les années 70…
    N’ayons pas peur !

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    • Sauf qu’aujourd’hui les bons catholiques « identitaires » accusent les méchants catholiques « progressistes » de destruction de l’Eglise et de détournement de Concile… « sectarisme intolérant » comme vous dites Michel !

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      • Certes René, effectivement. Les bons catholiques identitaires ont souvent la dent très dure à l’égard des progressistes. Mais lorsque je lis les déclarations de rejet systématique de ces derniers à l’égard de la Communauté St Martin laquelle a bien des défauts, c’est certain, je me dis que nous offrons un spectacle lamentable vis à vis des non-croyants.

        Et puis je me dis, puisque pour moi le prêtre est indispensable, que les prêtres sortant des séminaires plutôt conservateurs et qui sont beaucoup plus nombreux que ceux sortant des séminaires « avant-gardistes » auront au moins quelques chances de changer leur regard au contact de la réalité.

        Et je donnerai en exemple les prêtres non pas adhérents de la Communauté St Martiin mais de la Fraternité St Pierre et qui font un travail remarquable dans une célèbre station de ski des Pyrénées. Un « mauvais » prêtre peut toujours évoluer, un prêtre n’existant pas… plus difficilement.

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        • Il y aurait beaucoup à dire mais ne veux pas, ici, me lancer dans des débats interminables comme celui qui prolonge mon billet précédent sur la pédophilie. Entre autres questions : le discernement – ou le non discernement – opéré dans certains (pas tous) de ces séminaires « plutôt conservateurs » – qui, de fait, j’ose l’écrire : font du chiffre – où l’on accueille sans être trop regardant des candidats au sacerdoce qui, ailleurs, ont pu être dissuadés de poursuivre car jugés trop fragiles ; la tentation cléricale d’un certain clergé, avec une vision encore une fois exagérément auto-centrée sur le prêtre (j’entends encore un « padre » nous expliquer que le célibat ecclésiastique était « le plus grand trésor de l’Eglise », alors que c’est le Christ, bien évidemment, et avec lui le peuple des baptisés) ; le regard encore trop souvent condescendant porté sur les laïcs qui, comme le rappelle le pape François, constituent tout de même l’essentiel du peuple de Dieu… Sur toutes ces questions il existe, de fait, un vrai clivage.

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          • Ce propos vise entre autres bien sûr le séminaire de mon diocèse,mais j’attends toujours la preuve que ces attaques reposent sur quelque chose de concret,et toujours est-il que les séminaristes de Bayonne ne se distinguent pas spécialement de ceux de Paris par exemple du moins pour ceux que j’ai rencontrés bien sûr…
            Que voulez-vous, mon évêque dont je ne suis pas du tout un inconditionnel a réussi à rouvrir le séminaire que son prédécesseur avait été contraint de fermer je trouve cela pas si mal que voulez-vous. Oui,certains de ses séminaristes ne me plaisent pas trop effectivement et alors, mon àge correspondant à peu de choses près au vôtre je vous assure que j’ai rencontrès bien des prêtres qui ne me plaisaient pas du tout.
            Je n’ai pas la prétention de croire pour autant que mes choix et ceux du Saint Esprit sont similaires, mais alors pas du tout…

          • Le caractère répétitif, intellectuellement masturbatoire sur les forum des discussions, ce n’est pas nouveau à ce que je sache.

            Effectivement,il y aurait beaucoup à dire sur le livre de monsieur Henri Tincq mais je préfère suivre votre conseil,monsieur Poujol, et ne pas prolonger mon blablabla…d’autant plus que ce psittacisme sans fin de l’ un et de l’autre glisse sur le système des croyances sans jamais l’atteindre ou l’altérer. D’où le problème: comment faire une rencontre qui offre à tous les chrétiens (identitaires,progressiste etc) la possibilité de croire autrement,de croire différemment?

            Notre ami Pascal disait: « Voici la guerre ouverte entre les hommes où il faut que chacun prenne son parti et se rage nécessairement ou au dogmatisme ou au pyrrhonisme. Celui qui pensera rester neutre sera pyrrhonien par excellence. »

        • à Dominique,
          Dans l’Eglise il n’y a pas de communauté sans prêtre , mais la réciproque est aussi importante : dans l’Eglise il n’y a pas de prêtre sans communauté . La conception du prêtre promue dans le diocèse de Bayonne (et ailleurs) exclusivement comme un homme du sacré lui même sacralisé et hors sol qui n’a nul besoin d’être enraciné dans la communauté qu’il sert procède d’une écclésiologie conçue pour les besoins de la Contre Réforme et exacerbée dans la lutte contre la philosophie des Lumières . Cette ecclésiologie ne s’inscrit pas dans la Tradition de l’Eglise et favorise un cléricalisme qui augmente aujourd’hui le risque de repli identitaire dont chacun peut s’apercevoir qu’il coupe l’église du monde auquel elle a pourtant pour mission de témoigner de l’Evangile . Pour l’avoir observé à la cathédrale de Bayonne, la stratégie de M Aillet fait de la liturgie au mieux un spectacle des arts et traditions populaire , au pire un show que des touristes curieux photographient sans cesse . Je ne crois pas que cette forme de témoignage extérieur et ostentatoire puisse rejoindre les hommes et les femmes de ce temps dans la profondeur de notre commune condition humaine .Mais je ne lui reproche pas son option, à condition de ne pas vouloir l’imposer comme il le fait , avec la condescendance méprisante du propriétaire de la Vérité .

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      • Oui, René, je suis complètement d’accord avec vous sur ce point.
        L’instrumentalisation idéologique et son sectarisme intolérant vaut dans les deux sens, je parlais de celui des années 70 que semble regretter Henri Tincq, mais je ne supporte pas davantage celui de ceux que Mgr Daucourt appelait assez justement « les athées pieux » et qui défendent des « valeurs »…

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  • Je pense que le seul progrès auquel tout chrétien est invité, qu’il soit traditionaliste ou progressiste est celui de se rapprocher du Christ en lui-même et de vivre sa foi dans une relation d’intimité avec Dieu, car Dieu est avant tout une Personne, une Rencontre, un Coeur à Coeur intérieur.

    Cette guerre de religion intra-catholique, entre catho de droite et catho de gauche, entre progressistes ou traditionalistes, me paraît s’éloigner de l’Esprit de l’Evangile.

    L’Eglise n’est pas une chose à protéger de la destruction ni des idées progressistes à défendre ou une loi à imposer, mais l’Eglise Corps du Christ c’est Christ ressuscité vivant en nous que nous avons à accueillir d’abord en nous-mêmes pour vivre de Sa Vie de ressuscité, vivre de Sa Paix, de Son Amour, qui est Miséricorde Infini et Pardon, accueil de l’autre différent sans jugement ni condamnation.

    Si nous nous jugeons les uns et autres et souhaitons imposer à l’autre notre point de vue en pensant avoir raison au détriment de l’autre, il me semble que nous ne sommes pas Icônes et témoins lumineux de Christ vivant en nous, mais que nous sommes à l’image des apôtres qui se disputent comme des enfants pour savoir qui d’entre eux est le plus grand…

    Je crois que Jésus-Christ ressuscité nous invite à plus grand que cela, il nous invite à l’amour incarné de Dieu en nous, à l’amour de nous même et au respect de notre propre corps, et ensuite à l’amour et au respect de l’autre différent de moi

    Que ce dimanche de la Divine Miséricorde nous aide à revisiter notre relation personnelle avec Dieu, avec le Christ, et alors je crois et j’ai foi que c’est l’Esprit Saint lui-même qui créera l’unité entre nous malgré nos différences d’expression, car le feu qui brûlera dans nos coeur sera alors du même bois, celui de la croix du Christ qui a donné sa vie par amour pour tous et toutes, pour le monde entier, pour chacun d’entre nous, pour ce frère que nous haïssons ou que nous voudrions changer car il nous dérange.

    C’est de cela que l’Eglise meurt, du manque de relation à Dieu et d’ancrage personnel de chacun d’entre nous en Lui.
    Convertissons d’abord nos cœurs et bâtissons le royaume en nous-mêmes avant de vouloir le construire à l’extérieur de nos cœurs vides d’Amour véritable…

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    • Oui, merci Elisabeth Saint-Pastou pour votre commentaire, vous allez au coeur de la question, autrement dit à la source qui nous rassemble, le Christ lui-même.

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  • Vous ecrivez :Cette guerre de religion intra-catholique, entre catho de droite et catho de gauche, entre progressistes ou traditionalistes, me paraît s’éloigner de l’Esprit de l’Evangile.
    —————————————————
    En relisant St Paul vous vous apercevrez que cette « guerre » existait dés les premiers temps de l’Église. C’est le propre de toute organisation, même guidée par l’Esprit saint

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    • Merci Bertrand, ce que vous précisez me paraît juste.

      C’est drôle que vous écriviez cela car je me suis fait la réflexion en relisant la première lecture de ce dimanche que soit nous n’etions pas assez croyants au sens d’avoir la foi ( qui en réalité est un don de l’Esprit) ; soit Dieu ne nous donnait pas cette grâce de l’unité comme il l’a donnée aux premiers chrétiens, et ce pour une raison que j’ignore. Un peu comme le coeur endurci de pharaon ou des pharisiens qui ont condamnés Jesus.

      En tout cas j’ai décidé de mettre mon énergie à me changer et à me laisser transformer par Dieu pour pouvoir changer dans ma relation aux autres avec plus de douceur, de tendresse et de non-jugement, d’accueil de ce qui me heurte même si, parfois, je ne l’accepte pas, plutôt que de perdre mon énergie et de ne pas trouver la paix en voulant à tout prix avoir raison et défendre des opinions et des idées qui me tiennent à cœur.

      J’essaie de les exprimer sans haine de l’autre ni violence, mais en osant exprimer ce qui m’habite profondément ou parfois me traverse, dans ma relation à Dieu, à moi-même et aux autres.

      Je ne veux pas prendre comme une fatalité de l’Evangile que les chrétiens se sont toujours divisés.
      Oui nous serons toujours imparfaits mais nous pouvons tendre à l’union (et je n’ai pas dit fusion) et à la communion.

      « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». C’est ce que j’essaie tant bien que mal de mettre en pratique

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  • Merci de cette très belle invitation à la « conversion permanente ». Plus que jamais, notre modernité épuisée, à bout de souffle, masquée en fuite en avant, a besoin de la Lumière du Monde, la présence et le témoignage de la Parole qui nous dit Dieu et l’Homme .
    Et c’est possible. Ecoutons par exemple la clarté, la fermeté, l’intelligence du nouvel archevêque de Paris sur les sujets de bioéthique, comme sur d’autres d’ailleurs : ni passéistes attardés, ni faux progressistes, simplement et solidement chrétiens qui n’a ni peur ni honte de son identité.
    Le monde refusera d’entendre …. on sait au moins depuis Cassandre qu’il est dominé par la surdité et le mensonge. Et alors ?

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  • La diversité : une idée neuve dans l’Eglise.

    Il me semble que la question est moins d’arbitrer entre des clivages qui existent depuis toujours dans notre Eglise (cf le concile de Jérusalem) que d’assurer l’unité en respectant les différentes sensibilités et la diversité dans l’intelligence de la foi. La romanité de l’Eglise catholique n’étant pas sur ce point un facteur limitant.

    Ce matin j’ai accompagné ma fille et mon gendre dans la paroisse « classique » de mon quartier. Contrairement à celle ou je suis engagé, où les jeunes sont majoritairement d’origine africaine ou immigrée, il y a beaucoup de jeunes couples et de jeunes. La messe très classique avec orgue, encens, est très priante et joyeuse. Le curé comme celui de ma propre paroisse appartient au même couvent dominicain. Je me suis bien sûr trouvé en pleine communion avec ce style de messe. Cependant, il faut se rendre à l’évidence : l’assemblée était exclusivement constituée de la bourgeoisie catholique majoritaire dans mon quartier qui se retrouve « naturellement » dans ce style de messe.

    Mais sauf erreur de ma part la Parole de Dieu n’a pas été exclusivement adressée à une classe sociale particulière et il faut admettre qu’une grande partie du peuple de Dieu peut légitimement ne pas se retrouver dans ce style de liturgie. Si l’Eglise veut rejoindre et toucher tous les hommes, il faut qu’elle admette la diversité dans l’expression et l’intelligence de la foi. La question qu’elle doit alors résoudre est celle de l’unité qui doit être construite sur des bases plus solides que l’uniformité dans les rites et l’intelligence de la foi. A défaut elle court le risque de devenir une secte. Risque qui n’est pas nouveau ; France pays de mission ne date ni de 68, ni de vatican II, mais de 1943 !

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    • Je me retrouve bien dans ce commentaire.
      Un détail à ne jamais négliger : France pays de mission ? s’écrit avec un point d’interrogation !

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    • Guy, je fais dans notre chorale liturgique, qui doit beaucoup à un ami dominicain dans le Sud-Aveyron que René connaît bien, l’expérience qu’une liturgie de qualité rassemble des chrétiens de toutes conditions sociales et de toutes cultures et touche même par la Parole chantée que le chant fait résonner et pénétrer dans les mémoires et dans les cœurs des personnes venant de très loin et qui demandent ensuite le baptême.

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    • Mais dans ma paroisse qui n’est pas spécialement bourgeoise nous avons eu un Curé qui lui était tout ce qu’il y a de plus bourgeois et ce prêtre passait très bien chez les personnes les plus simple de la paroisse et aussi curieux que cela puisse paraître passait assez mal dans une partie de la classe moyenne le trouvant justement trop « bourgeois » dans la façon de se conduire. Lorsqu’il est parti à sa Messe d’au revoir l’église était archi comble et toutes les classes de la société étaient présentes

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  • Médiateur de ce blogue, j’ai pris la décision de ne pas valider trois commentaires reçus ce dimanche après-midi relatifs à Mgr Aillet, évêque de Bayonne. Deux lui étaient favorables, le troisième étant à l’inverse très critique. Connaissant le mode de fonctionnement des réseaux sociaux je sais combien ce type de publication peut enclencher un débat sans fin, chacun souhaitant avoir le dernier mot.

    Mgr Aillet est cité dans le livre d’Henri Tincq avec deux autres évêques français que je mentionne également dans mon billet. Mais la question soulevée par le livre dont je rends compte ne saurait, sans dommage, se personnaliser de la sorte. Je demande aux trois contributeurs, que je remercie, de comprendre ce choix.

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  • J’entre dans la discussion . Non seulement l’Eglise française et de nombreux évêques sont bâillonnés par leurs jeunes prêtres , mais aussi par certains diocésains . Je ne parle pas des délations nombreuses ……. si je parle c’est de l’intérieur d’une Eglise que j’aime et que je vois aller droit dans le mur .
    Refuser l’altérité , les gestes de miséricorde, faire des PU complètement déconnectées du quotidien , de la réalité, ne voir que la chrétienté , bouder l’oecuménisme , ne pas tenir compte des études historiques , ……la liste serait longue ……..
    La réponse c’est refaire du sacré alors que le Christianisme a ouvert le temple à tous !
    Mettre tout le monde à genoux ,
    Recréer des hiérarchies : les hommes autour de l’autel, les femmes dans l’assemblée exclues du service de l’autel, indignes de porter la communion, redevenues servantes inférieures .
    Créer des fonctions sexuées : servantes d’assemblée ou mieux encore petites servantes de Marie à trois marches en dessous des garçons quand des textes officiels sur la liturgie dénoncent le non sens de cette discrimination sexiste .
    Pour ce qui est de la fracture qui s’agrandit jour après jour avec les scientifiques, les femmes et les hommes de notre temps .
    A monde nouveau réponse nouvelle !
    Darwin a dit un jour en parlant des espèces : celles qui survivent ne sont ni les plus intelligentes , ni les plus fortes mais celles qui ont développé les plus grandes capacités d’adaptation.
    Hors en France l’Eglise souvent est incapable de s’adapter au rythme des familles, au langage des jeunes , aux découvertes historiques .Nos jeunes sont dans une société interactive et les célébrations sont figées la plus part du temps . Un jour j’ai même assisté à une veillée de Noël et à une messe de la nuit dans une petite église remplie de nombreux enfants et à mon effarement le jeune prêtre n’a pas adressé un seul mot à ces enfants . Il a célébré seul dans le choeur!

    Il faudrait ajouter à cela que l’Eglise n’a toujours pas pris conscience de son hors jeu sur le plan moral en raison de son absence de modestie dans ce domaine malgré tous les scandales épouvantables . Vous me direz elle a fait d’immenses progrès , a demandé pardon , commence à s’informer vraiment des conséquences pour les victimes .
    Mais cela ne suffit pas il faut aussi qu’elle accepte qu’elle ne peut plus revendiquer le monopole de la pensée morale . Quand elle continue à excommunier certains actes qui ne la concernent pas , elle n’est plus crédible .
    Elle n’est d’ailleurs pas plus crédible quand ses décideurs sont à 100% des hommes ordonnés.
    Une société humaine qui en 2018 exclue les femmes des décisions est aussi hors jeu.
    Elle peut rêver d’un monde où la femme était servante docile sans voix , sans droit, sans instruction parfois mais ce monde là est mort et il n’y aura pas de retour en arrière même si le chemin est encore long dans la société .

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    • Claudine Onfray, vous êtes toujours dans le jugement et dans la caricature.
      Vous dites aimer l’Église, mais vous me paraissez bien engluée comme Henri Tincq dans des querelles dépassées.
      L’Église est plus jeune que la vieillesse du monde !

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    • Madame Onfray,votre discours est tellement plein de mansuétude vis à vis de ceux qui sont d’un avis contraire au vôtre que c’en est absolument bouleversant…

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      • La miséricorde et la mansuétude dont quelqu’un témoigne sont autant de dispositions d’esprit qui lui font honneur.
        Quant à critiquer les intervenants, partager sur ce blog votre sentiment à leur égard me semble tout à fait inutile
        (sur un blog, seuls les arguments comptent, pas les sentiments).

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  • Vous soulignez de manière intéressante la contradiction des thèses de H T entre un christianisme social qui espère dans la gauche et son christianisme qui voit la gauche comme un positionnement auprès du monde, sans recul sur ses dérives sociétales.
    Il faut aussi comprendre que c’est expérience de paroisses tenues par un certain christianisme sirupeux et moralisateur, sans être véritablement évangélique qui a nourri bien des évolutions « en sens inverse ».
    Un peu d’histoire permet aussi de savoir que la droite chrétienne conservatrice voire réactionnaire, volontiers contre-révolutionnaire a certainement été plus inventive et plus féconde socialement.
    Armand de Melun, priez pour nous.

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  • Je n’ai pas lu ce livre, mais à l’instar d’autres commentaires, je m’interroge sur ce qu’on entend par catho de gauche/ catho identitaire ou de droite. J’ai l’impression qu’henri Tincq se fait sa petite frayeur devant son ordinateur en lisant frénétiquement des sites traditionalistes et des sondages, mais tout ça ne donne qu’une vision très partielle de la réalité. En outre, il fonctionne avec des catégories des années 70-80 qui ne sont plus aussi marquées même si elles n’ont pas totalement disparu. Aujourd’hui, on peut être en même temps conservateur sur le plan societal et pas hostile à la communion des divorcés remariés. pratiquant l’adoration eucharistique et engagé dans l’accueil des migrants, etc… c’est agaçant que Tincq semble tomber dans la caricature « anti ivg et mariage pour tous= Civitas nostalgique de Petain. De même, je ne m’inquiete pas trop pour le clergé. Il y a des cons partout, comme on dit. Mais même les membres de la communauté Saint Martin sont bien obligés de se confronter à une certaine réalité. On n’est plus au XIXe où le curé était tout puissant dans son village avec 100% de gens de culture catholique. On discute beaucoup de clivages, mais moi je trouve que les divisions sont moins nettes qu’autrefois. Il y a une forme d’oecumenisme au sein même du catholicisme qui se développe et qui donne des résultats surprenants parfois. Même ceux qui reprochent aux vieux cathos de gauche leur absence de transmission en sont en réalité souvent les héritiers et je ne crois pas qu’ils voudraient forcément revenir aux années 50, y compris parmi une bonne partie de ceux qui fréquentent les chapelles tradis.

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  • Pour continuer à essayer de dépasser le clivage identitaire / progressiste , il me semble nécessaire de questionner aussi les rapports du christianisme au religieux .

    Le christianisme ne s’est pas d’abord défini comme une religion . L’Evangile ne subordonne le salut à aucun acte ou rite de nature religieuse : En christianisme, est sauvé celui qui se fait proche de son prochain . Rappelons que Paul , lors de sa dernière visite à Jérusalem vers l’an 57 a entendu Jacques ,le frère du Seigneur, dire que des milliers de juifs étaient devenus chrétiens tout en restant d’ardents partisans de la loi juive . Le « repas du Seigneur » , la fraction du pain n’était pas alors un acte liturgique et religieux . Au cours de l’histoire, le christianisme est devenu religion et la pondération entre le mémorial de la Cène et la dimension sacrificielle a lui même évolué .

    Aujourd’hui , le christianisme est aussi une religion . Le vieux clivage entre ceux qui privilégient la dimension religieuse sur le message évangélique et ceux qui font passer le message avant le rite subsiste . « Au dedans de l’Eglise les tenants du dépôt (de la foi) s’opposent aux tenants du message » ( Jean Guitton) ; De plus les excès d’un catholicisme de combat contre la Réforme protestante puis contre la philosophe des lumières a contribué à rigidifier la dimension religieuse au point de faire du rite une fin en soi , flattant ainsi nos instincts les plus archaïques .

    Le clivage me semble donc être aussi entre ceux qui appréhendent le christianisme exclusivement à partir de sa dimension religieuse au risque d’en faire « une sorte de catholicisme sans le christianisme » ( abbé Mugnier) et ceux qui envisagent exclusivement le message évangélique au point d’ oublier la nécessaire dimension religieuse co-substancielle à la condition humaine et que Jésus n’a jamais niée « je suis venu non pour abolir (la loi juive et ses prescriptions ) mais pour l’accomplir « .( Matthieu 5, 17-20) .

    Envisager le christianisme sans sombrer dans le religieux primitif ( qui est le risque des identitaires ) ni s’affranchir totalement de la dimension religieuse vecteur important pour transmettre et témoigner du message (qui est le risque des « progressistes « ) constitue sans doute un défi majeur pour notre Eglise .

    Si je combats le repli identitaire suicidaire qui affecte notre Eglise , je ne lui oppose pas la nostalgie de cette forme d’Eglise en vogue dans les années 70, elle a joué son rôle( majeur dans l’intelligence de la foi ) , elle appartient maintenant à l’histoire même si ses intuitions restent totalement actuelles .

    Vivre de l’Evangile en ce monde , en témoigner est l’essentiel , notre tâche première parce que notre relation à l’autre détermine de notre relation à Dieu . En christianisme , » la dimension du divin s’ouvre à partir du visage humain » (Lévinas) . Il ne faut pas cependant oublier que notre condition humaine a sans doute pour cela besoin du support du « religieux » de ses lois et de ses rites , essentiels eux aussi à condition de ne pas s’y engloutir en en faisant une fin en soi .

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  • J’ai espéré un peu de calme, de recul, d’intelligence de notre temps et d’amour des autres *, du genre auxquels invitent le billet de René sur le livre d’H. Tincq.

    Mais non! L’incompréhension domine les commentaires. Ainsi, une part notable de la petite minorité des ktos pratiquants, est dans l’attitude psychologique du survivant, ce héros qui va maintenir coûte que coûte ce qui déjà n’est plus et ne sera plus.

    Comment ne pas comprendre que les bouleversements culturels en cours depuis la seconde moitié du XIXème siècle ont forcément des conséquences considérables ?

    La litanie de ces bouleversements: guerre mondiale, conscience de la finitude de la planète, explosion démographique, généralisation de l’enseignement, les hommes sont des femmes comme les autres, allongement de la vie, révolution numérique, remise en cause des connaissances (histoire de l’univers, de l’humanité, du cerveau,poids du hasard dans l’évolution, …), début de vastes mouvements migratoires, replis nationalistes …

    Avant 1914, régulièrement ensuite, des voix peu nombreuses tentèrent de percer l’imbécilité ** de masse qui révère le sacré, ce sacré derrière lequel s’abritent les puissants (religieux, militaire, médical, juge). On pourrait citer Henriette Beecher Stowe, Bertha Von Sutner (Nobel de la paix 1905), Lyautey, R. Rolland, T. de Chardin, S. Zweig, G. Bernanos bien sur…

    Ce que craignent ceux qui ont peur de disparaître est d’ores et déjà accompli. Les autres, sécularisés, poursuivent dans la voie montrée par Jésus et qui existait avant lui et qui continuera tant que l’humanité vivra.

    * Jésus à invité l’humanité à passer de l’amour de la Loi, à la loi d’Amour, … il invita les hommes de loi à se convertir, et reconnu la foi chez ceux qui l’avait sans le savoir: « va ta foi t’a sauvé ».
    ** L’imbécilité au sens que donna Bernanos à ses chers imbéciles, apparus après sa conversion charnelle qui le fit passer des « bien-pensants » (brouillon des essais) et de ses beaux romans à la rude lucidité des essais ». Entre ces deux périodes: la prise de conscience que rapporte « les grands cimetières …. ».

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  • Catholique de gauche ? ça n’existe pas. Même si beaucoup de « catholiques » se revendiquent comme tel, un vrai catholique ne peut pas être de gauche puisque ses valeurs seraient contraires à la doctrine catholique. Il est donc bien normal qu’une mouvance de ce type soit appelée à disparaitre, ce que je le souhaite de tout mon cœur.

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    • Cela me semble bien rapide… Quelles valeurs de gauche – sachant que la gauche est plurielle – seraient contraires à la doctrine chrétienne ? Même si le concept peut aujourd’hui être contesté et/ou redéfini ?

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    • à Bernard LH
      Votre commentaire est saisissant – aussi absurde qu’autodestructeur. Le Christ n’a jamais inventé cette « doctrine catholique ». Il n’a jamais poussé ses disciples à sacraliser le roi et ainsi de suite. Comme vous le savez,l’Église catholique à été conduite par l’Histoire à des comportements qui étaient très très loin du message évangélique et qui les sont toujours dans pas mal de domaines. Je crois,monsieur, que la vérité ne se possède pas, elle se cherche.
      Bien à vous

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  • Pingback: Henri Tincq : « Une partie de l’Église se droitise, voire s’extrême droitise » | CCB44

  • Au vu du contenu du lien laissé par H Tincq, on ne peut pas dire qu’un catholique doive être de gauche, mais il faut dire qu’il est inconcevable qu’il puisse être de cette droite qui court derrière les idées de l’extrême droite (il n’y a pas que le FN: Boutin, De Villiers, Dupont-Aignan) depuis 2007 au point que 50% des pratiquants aient voté François Fillon au 1er tour, puis à 40% Marine Le Pen au 2d.
    La manière directe dont H Tincq vise JPII / Benoit XVI et l’incapacité de l’épiscopat français à se sortir de ses graves erreurs récentes me convient tout à fait. Comprenant petit à petit – depuis 1990 – l’instrumentalisation dont l’épiscopat et le jeune clergé (JMJ, charismatiques, scouts d’Europe, servants d’autel) se sont faits des complices, actifs pour la plupart même s’il peut- y avoir une dose d’inconscience- j’ai secoué la poussière de mes sandales, et rencontre désormais avec plaisir des chrétiens qui rejettent la secte que devient ce que la droite appelle goulûment l’Église.

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    • Je me suis bien gardé de voter pour Fillon au premier tour et encore plus de voter pour Marine Le Pen au second. Néanmoins « secouer la poussière de ses sandales » pour ne plus rien à voir avec « ces gens-là » correspond exactement à l’attitude des intégristes cathos à l’égard de ceux qui ne partagent pas leurs idées. Dès lors au nom de quoi pourrait-on condamner leur mépris si c’est pour en faire autant de notre côté ?

      Quant à Jean PaulII sans doute a-t-il commis des erreurs… TOUT COMME, même si ce n’est pas dans le même sens, ces nombreux prêtre et évêques qui flirtaient avec les staliniens de la place du Colonel Fabien. Et puis monsieur Gosset, dans l’effondrement du bloc de l’Est ne vous semble-t-il pas que l’intéressé est pour quelque chose ainsi que dans la chute de Pinochet et d’autres dictatures sud-américaines ?

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    • Je suis pour ma part heureux de faire partie de la secte que vous dénoncez, Monsieur Jean-Pierre Gosset, et dans laquelle je rencontre des gens très divers avec lesquels il fait bon faire Église ensemble, loin de tout sectarisme arrogant et trop sûr de sa bonne conscience…

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  • Ce dernier propos de M.Gosset est profondément révélateur du sectarisme des gens de gauche qui s’affirment seuls vrais chrétiens, et se voient aujourd’hui un peu « dépossédés » de leur pouvoir sur l’Eglise, qu’ils dominent depuis 50 ans… Au nom d’un humanitarisme socialiste ou écolo confondu avec le message évangélique ou la doctrine sociale de l’Eglise. Orpheline du marxisme, la gauche n’a aujourd’hui plus rien à dire ni politiquement, ni humainement, alors elle diabolise tous ceux qui osent ne plus être soumis aux réflexes qui lui tiennent lieu de « pensée », dans la totale incapacité à nourrir un débat rationnel et raisonnable, en particulier sur les graves problèmes de bioéthique. Ces proçès intentés par les derniers « chrétiens de gauche » ne sont que les conséquences du mensonge, et la seule question pour un catholique est la Vérité, la recherche de la Vérité, lumière du monde. Les catholiques par exemple ne disent pas autre chose que « Tu ne tueras pas… » ,et cela suffit. Pour autant, ils ne courent pas derrière les idées de l’extrême droite, d’ailleurs très incertaines sur ces sujets, même si M.Gosset en agite l’épouvantail de plus en plus épuisé d’ailleurs! L’Eglise de France émerge et doit émerger du stalinisme intellectuel et spirituel qui l’anesthésie depuis trop longtemps.

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    • La tonalité du commentaire de Jean-Pierre Gosset pouvait, en effet, susciter en réponse ce type de propos. Je rgrette pour ma part quelques généralisations hative et quelques exagérations. On ne règlera pas la question des « cathos de gauche » en une exécution sommaire… et prétendre que l’Eglise de France aurait à sortir d’une forme de stalinisme intellectuel (je ne vois pas ce que, dans le contexte, spirituel pêut vouloir dire…) me semble pour le moins excessif.

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      • San doute René,sans doute, mais je constate qu’en matière de sectarisme baeucoup de « chrétiens de gauche » n’ont rien à apprendre des « identitaires cathos »

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    • 1/ Le relativisme de « tu ne tueras pas » vous aurait-il échappé? … Quand il s’agit pour les puissants de se protéger de ceux du peuple voisin, ou de prendre possession de « terres nouvelles » les bénédictions pleuvent *.
      2/ Quand à affirmer que l’institution et ses fidèles émergeraient alors que le contraire s’observe et se renforce, quelle que soit l’échelle de temps considérée … c’est un déni de réalité … confirmé par votre appel à la raison qui n’en avancez pas l’ombre d’une.
      Je vous propose deux raisons:
      – 250 ans d’évolution des ordinations (plus bas).
      – 10 ans d’évolution du denier du culte (diocèse de 250 000 ménages):
      2009 2.2 M€/16000 donateurs (6.4% des ménages), 175 €/ don en moyenne;
      2017 2.1 M€ pour 10 500 donateurs (4.2% des ménages), 190 €/don.
      Ainsi le montant se maintien presque car le don moyen augmente (efforts des équipes de terrain alors que le nombre de donateurs s’effondre). Cet indice que la sociologie des donateur tire l’institution vers la droite est en phase avec la fréquentation de toutes sortes de gens.

      *  » Mais ils sont fous ! Une guerre entre Européens, c’est une guerre civile… C’est la plus énorme ânerie que le monde ait jamais faite ! » H. Lyautey, aout 14.
      « Dans l’élite de chaque pays, pas un qui ne proclame et ne soit convaincu que la cause de son peuple est la cause de Dieu, la cause de la liberté et du progrès humain. » R. Rolland sept 14.

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  • Oui, un ton polémique peut entraîner quelques exagérations. Le vrai problème est ce réflexe très bien théorisé par Lénine, de traiter en ennemi de classe, tous ceux qui osent ne pas penser comme vous… d’où cette diabolisation sectaire par exemple des « identitaires » , à défaut d’ouvrir un vrai débat, de la part des progressistes auto-proclamés. Le problème n’est pas de redéfinir un christianisme progressiste pour aujourd’hui, mais justement de sortir de ce faux débat pour sereinement penser ,inventer la diversité des formes de présence au monde aujourd’hui. Et une présence sans solide identité serait absurde, mais identité sclérosée, figée, dogmatique le serait tout autant. Il faut assumer tradition, continuité, persévérance dans son être, avec la souplesse de l’intelligence inventive, ouverte, accueillante …. problème qui a toujours existé, et que les meilleurs, les plus saints ont su penser et vivre. Inévitable tension entre une église-autorité prophétique qui a le devoir de dire au monde la Vérité que par nature le monde, lieu de la surdité et du mensonge ne peut ni ne veut entendre, et une église qui écoute, accueille avant de juger, loei de la réconciliation de l’homme avec lui-même, les autres et Dieu. Et cela exige un coeur nouveau, et pas seulement un esprit nouveau, d’où cette critique d’un stalinisme « spirituel », lutte des classes transposées en lutte des coeurs et « plutôt crever que de céder »…..
    Que meurent les chrétiens de gauche, leur système de pouvoir sur l’église, leur sectarisme, leur bonne conscience, et toutes les couleuvres avalées pour être enfin  » de gauche », mais que vive leur soif de justice, leur présence aux pauvres, leur engagement, leur charité active quand elle fut pur amour !

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  • Il est difficile de prendre du recul … On peut par exemple considérer l’indice d’évolution du nombre d’ordinations/an/habitants en France, passé de 100 à 1.2 en 250 ans *:
    – base 100 entre 1730 et 1789 (4000 ord/an)
    – 27 entre 1815 et 1905,
    – 17 entre 1920 et 1959, phase de départs reconnus de prêtres (il y eut toujours de telles époques)
    – baisse régulière jusqu’à 1977
    – 1.2 depuis.

    Cela pourrait inviter à regarder autrement la sécularisation commencée avec l’idée -apparue au moins à partir du XII ème siècle- que la conscience libre serait supérieure à ce qu’on nomme religion. Cette idée, vite étouffée, ressurgit à la renaissance, puis pris de l’ampleur: Lumières, développement de l’enseignement, guerres de plus en plus folles, colonisations/mondialisation, libération des femmes, …
    Le point de vue usuel réduit la sécularisation à ses manifestations apparentes récentes (baisse du nombre de prêtres, effondrement du nombre de fidèles, …). Ce point de vue néglige (refuse!) de reconnaître les effets inéluctables d’évolutions des sociétés qui mettent en cause des religions qui relient de moins en moins selon les indicateurs traditionnels. Pour ce point de vue, la sécularisation est conjoncturelle, d’où la « stratégie » de reconquête engagée en 1977 et dont les effets modestes expliquent que la crainte de s’être fourvoyés s’exprime encore, à nouveau.
    La sécularisation structurelle devrait être vue comme une chance au lieu d’être réduite au rang de calamité, … car ce faisant l’institution (et ses fidèles) :
    – poussent les indicateurs usuels à la baisse (nbre de mariages baptêmes, …),
    – renforcent l’éloignement de masses qui persistent à se dire catholique **, c’est à dire qu’il va devenir encore plus difficile de ne pas voir à quel point l’Église est loin de l’institution et de ses fidèles,
    – obligent des « croyants libres » conscient de ce qui se passe à envisager sérieusement le mot « secte » comme on crie « un homme à la mer ».
    Il est vrai qu’imaginer une religion relier des fois individuelles n’est pas dans les gênes juifs, grecs ou romains. Aussi le raidissement suicidaire est compréhensible et de la cassure résulte une souffrance pour l’institution et ses fidèles « de bonne foi » … qui sont priés de croire que parmi ceux qui, comme moi, ont pris des distances, existe aussi de la souffrance.

    * http://www.servianet.com/laveritedeschiffres/eglise/courbe.pdf
    ** série longue IFOP, arrêtée à 2010, … comme si l’absence de thermomètre allait changer quoi que ce soit.

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    • Monsieur Gosset, vous n’êtes pas le premier loin de là à prédire la chute inéluctable de l’Eglise catholique et pourtant le nombre des cathos au plan mondial ne cesse d’augmenter chaque année, alors oui, c’est incontestable dans le monde occidental sa situation n’est guère brillante mais nous, occidentaux , nous ne sommes plus le centre du monde et puis qui aurait parié il y a 40 ans que l’Eglise orthodoxe se relèverait de ses ruines, qui?
      Et puis partir « au combat » avec l’idée ‘bof, de toute façon on est fichu » ne me parait pas la meilleure méthode

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  • Dominique, excelleriez-vous à comprendre ceux qui pensent autrement que vous de travers, comme si vous cherchiez à vous conforter (combat contre qui, contre quoi?)?
    1/ Je ne prédis pas un déclin, je l’observe … et vous, vous l’assimilez à celui de l’Église en vous permettant de m’attribuer ce raisonnement. Bof!
    2/ J’observe -mon cercle actuel et passé me semble large, ouvert, divers- que l’Église Catholique n’est pas que là où on nous a appris à la voir, … que de plus en plus, elle mute, s’émancipe … En se raidissant l’institution accroit son éloignement d’avec l’Église.

    Quant à la manière dont l’institution compte, je ne sais pas … ce n’est pas faute d’avoir cherché. Probable qu’elle rapporte le nombre de baptêmes d’une classe d’âge au nombre de naissances avant de faire un calcul à partir de la pyramide des âges. Si c’est cela, c’est foncièrement faux puisque avoir été baptisé n’entraine pas ipso facto « la foi » d’autant que la foi de chacun évolue au cours d’une vie même si souvent demeure une ligne directrice.

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  • Bonjour à toutes et à tous,

    Je tombe par hasard sur vos échanges passionnés et j’en rends grâce à Dieu!
    Vous êtes son peuple, son église. Vous portez en bandoulière vos convictions, vos tempéraments.
    Lorsque il vous promettait par son Verbe l’assistance de son Esprit jusqu’a La fin des temps savait-il à quels chenapan.e.s il faisait cette promesse ? Je crois que oui?
    Est-ce que cela l’attristait? Je crois que non. Je crois au contraire que tant de passion l’attendrit, le réjouit. Il en a vu d’autres.
    Et puis n’etes-vous pas en train de faire votre métier d’êtres humains en débattant comme vous le faîtes?
    Oui sans doute.
    Lui sait qu’il chemine avec chacun de vous.Il vous l’a promis, il tient parole.
    Alors courage petit troupeau. Réjouir le cœur de Dieu n’est déjà pas si mal.
    Relisez-vous, vous verrez,

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