Pédophilie : un “avant Lourdes“… et plusieurs “après“

Pédophilie : un “avant Lourdes“… et plusieurs “après“

L’Eglise s’efforce de faire face à des vérités aussi clivantes pour les évêques que pour les fidèles. 

On attendait du discours de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, en clôture de l’Assemblée plénière de Lourdes, qu’il vienne mettre un terme, au moins provisoire, à un épisode de plusieurs mois inauguré par la publication au cœur de l’été de la Lettre au peuple de Dieu du pape François invitant les catholiques du monde entier à la prière, à la conversion et à la mobilisation contre “les abus sexuels, les abus de pouvoir et de conscience“ dans l’Eglise, aussi bien envers “des mineurs que des adultes vulnérables“. D’autant que la question de la lutte contre la pédophilie était inscrite depuis des mois à l’ordre du jour de la traditionnelle rencontre d’automne des évêques à Lourdes. 

La veille de la clôture de l’Assemblée plénière, Mgr Pontier faisait connaître dans une déclaration la décision des évêques de créer “une commission indépendante pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950… » et de mettre en œuvre de nouvelles mesures. A la lecture des événements de ces derniers mois comme des débats et des décisions de cette Assemblée de Lourdes, Il apparaît que s’il y a bien eu, sur ces questions, un avant Lourdes 2018, il pourrait bien y avoir plusieurs « après ». 

Pour la première fois, les évêques acceptent de rencontrer, ensemble, des victimes. 

L’Assemblée plénière de l’automne 2018 marquera, de fait, l’une de ces étapes dont on dit qu’elles délimitent un avant et un après. La nouveauté n’est pas venue de l’évocation  par Mgr Pontier, dans son discours d’ouverture, de la “peine“, de la “honte“, de la “confusion“ des évêques face au crime pédophile dans l’Eglise, pas plus que du rappel de la détermination de l’épiscopat à la tolérance zéro ou du fait que depuis quinze ans, « on n’a pas été sans rien faire“. Non ! Tout cela était acquis, au moins dans les propos, même si la mise en œuvre tarde parfois. Une phrase introduit et résume bien le changement opéré : « Nous sommes aussi les évêques des personnes abusées et nous savons que ce sont elles les victimes et que nous n’avons que trop lentement perçu la profondeur de leur blessure. » 

Pour la première fois en effet, sept d’entre elles ont pu s’exprimer, au sein de quatre groupes d’une trentaine d’évêques. Et si curieux que cela puisse paraître, certains ont reconnu qu’ils rencontraient là des victimes pour la première fois de leur vie. « Nous avons vécu un moment important. Nous avons eu la parole », a commenté de son côté, lors de la conférence de presse du 3 novembre, le désormais très médiatique Olivier Savignac (1). « Nous ne sommes pas venus pour régler des comptes. Mais de l’Eglise on attend des actes, pour et avec les victimes. »

Création d’une Commission indépendante

A ce stade, le message semble avoir été reçu ! Les évêques ont décidé la création d’une Commission indépendante dont la composition, les moyens et les contours de la mission seront précisés très prochainement. Dans un même élan ils ont adopté diverses dispositions nouvelles dont la publication régulière d’un rapport détaillé sur la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise et la proposition d’un “geste financier“ à l’intention des victimes, même s’il y a prescription, comme leur porte parole le demandait.

On sait que tout cela n’a pas été acquis sans réticences de la part de certains évêques. Mais tant le Président de la CEF que Mgr Luc Crépy, en charge du dossier, s’y étaient dit favorables, y voyant le passage obligé pour rétablir la confiance vis-à-vis des fidèles comme de l’opinion publique. Et que c’était là, sans doute, le seul moyen de désamorcer la demande de création d’une commission parlementaire, portée par l’hebdomadaire Témoignage Chrétien (2), à ce jour refusée par le Sénat mais non encore instruite par l’Assemblée nationale. Mais les principaux responsables de la CEF – pour l’essentiel les membres de son Bureau permanent – savent bien que si ce « feu vert » peut être mis au crédit des évêques, la Commission devra encore faire preuve de sa réelle indépendance et transparence. 

Eviter le piège de l’entre-soi où l’on n’écoute que les « bonnes » victimes

Cet « après » Lourdes 2018 qui se dessine, devra faire face à un premier défi : celui, pour les évêques de ne pas se laisser enfermer dans la recherche de seuls interlocuteurs bienveillants. Or, c‘est peu dire que la tentation n’a cessé d’affleurer au cours de cette semaine lourdaise. On a senti le soulagement de Mgr Pontier déclarant à l’adresse des deux victimes Olivier Savignac et Véronique Garnier présents à ses côtés lors de la conférence de presse : « Moi, évêque, j’ai été regardé par vous, non plus comme celui qui n’avait pas su faire, celui qui avait eu peur, celui qui n’avait pas donné suite mais comme quelqu’un avec qui se renouaient des liens de confiance, le désir de travailler ensemble et d’avancer. » Mais sans doute son confrère de Lille, Mgr Antoine Hérouard, ne s’est-il pas rendu compte de la possible ambiguïté de son propos lorsqu’il ajoutait : « Les victimes (présentes) se situent comme croyants, il n’y est pas question de régler des comptes. »

Le réflexe est compréhensible. Mais que feront les évêques des « autres » victimes, qui estiment avoir aussi leur mot à dire même si, du fait même de ce qu’elles ont vécu, elles ont choisi de rompre avec l’Eglise ? Dès cette Assemblée plénière l’épiscopat a pu donner le sentiment d’avoir choisi entre les “bonnes“ victimes et les “mauvaises“, représentées notamment par les responsables de la Parole Libérée qui avaient jugé irrecevable le refus qui leur était opposé de prendre la parole devant l’ensemble des évêques, en séance plénière. Mais ces derniers pouvaient-ils accepter que certains d’entre eux, aujourd’hui mis en cause pour non-dénonciation,  se retrouvent dans l’hémicycle Sainte-Bernadette face à leurs accusateurs installés à la tribune ? Impensable à leurs yeux ! Dans son discours de clôture, Mgr Pontier a réaffirmé la volonté de l’épiscopat de travailler « avec des personnes victimes qui le voudraient » ce qui ne se fera pas, de toute évidence, sans concessions réciproques. 

Olivier Savignac qui a choisi le pari de faire bouger les choses de l’intérieur, a bien compris le danger, en saluant l’action des membres de la Parole libérée et en regrettant au nom des victimes que la courte déclaration lue par elles en ouverture des quatre carrefours, n’ait pu être prononcée, symboliquement, dans l’hémicycle, devant la totalité de l’épiscopat. Evoquant l’argument qui leur avait été opposé, il a conclu, non sans humour : « Nous espérons que les évêques seront prêts la prochaine fois. » Aujourd’hui, il sait sans doute que son principal combat sera de ne pas se laisser enfermer dans un statut d’interlocuteur privilégié. Ce qui serait une terrible erreur, et pour lui, et pour les évêques, et pour la crédibilité de leur action. 

Autant de diocèses, autant d’évêques, autant de gestion de la crise ? 

Dans cet « après » qui commence, la deuxième inconnue concerne l’attitude de chaque évêque dans son propre diocèse. Car on sait bien que la limite de la « détermination » affichée par les instances de la CEF, tient à l’indépendance de chaque évêque qui n’a finalement de comptes à rendre… qu’à Rome. Lors de la conférence de presse, décidément plus riche d’enseignements que certains ont bien voulu l’admettre, Olivier Savignac a fort justement observé : « Certains évêques sont déjà conscients et font beaucoup. D’autres sont dans la sidération. D’autres ont sans doute des remords… » On sent bien que nombre d’évêques tentent encore de situer l’enjeu du combat contre la pédophilie à la hauteur de la situation de leur diocèse, sans prendre toujours la mesure de l’ébranlement de leurs fidèles confrontés, via les médias, à l’ampleur d’une crise qui touche toute l’Eglise. 

Et l’on perçoit bien les réticences de certains à voir la Commission indépendante pouvoir accéder aux archives diocésaines et en extraire de possibles cadavres… Comme aujourd’hui le diocèse de Luçon confronté à des accusations massives concernant le petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers et l’institution Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte. Sans parler de la situation du diocèse de Lyon « plombé » par une affaire Barbarin  – plus que Preynat – encore aggravée à la veille de l’Assemblée plénière par les circonstances pour le moins opaques de la non-reconduction du père Pierre Vignon, comme juge de l’officialité, perçue par beaucoup comme une sanction à l’initiative prise par ce prêtre de demander, dans une lettre ouverte, au cardinal archevêque de Lyon de remettre sa démission. « Ce que j’ai fait dès 2016, et que le pape a refusé » a-t-il encore plaidé le 7 novembre sur Radio Notre Dame. Bref un dossier qui d’évidence « empoisonne » la vie de l’Eglise bien au-delà des frontières de l’archidiocèse. 

La pédophilie ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt des dérives sectaires

Cet « après » devra également gérer la suite qu’entend donner l’Eglise de France à la Lettre au peuple de Dieu du pape François, au-delà du seul combat contre la pédophilie stricto sensu. Ce qui suppose de s’attaquer également de manière radicale à la question des dérives sectaires dans certaines communautés, où les cas d’abus d’autorité, de conscience et parfois même sexuels, remontent à des périodes bien plus récentes. Certes, Mgr Pontier y a fait explicitement référence dans son discours d’ouverture, affirmant qu’elle appelait de la part de l’Eglise une « égale détermination ». Mais on connaît les obstacles à ce jour non levés… qui nourrissent le scepticisme des associations de victimes. 

Dérives individuelles ou structure de péché ? 

De même, faudra-t-il traiter au fond la question du cléricalisme, dénoncé par le pape François comme cause première et profonde de la dérive pédophile. Et l’on sent bien que le diagnostic est loin de faire l’unanimité. Combien, ici ou là, continuent d’évoquer la déliquescence des mœurs consécutive à Mai 68, alors que nombre d’abus et de crimes sexuels datent des années 1950… Lorsque, toujours dans son discours d’ouverture, Mgr Pontier déclare : « Nos Eglises sont fragiles et fortes. Fragiles à cause de la faiblesse de certains de leurs membres. » il semble avaliser l’idée de dérives personnelles là où Véronique Garnier, en tant que victime se fait plus précise : « C’est plus que la somme de péchés individuels. C’est une structure de péché. C’est pourquoi la réponse attendue est au niveau de l’Eglise entière. » Ce qui ne signifie pas que tous les prêtres soient coupables, mais l’institution. C’est, notamment une certaine conception du sacerdoce qui est ici interrogée, comme l’exprimait sans langue de buis, le Fr. Michael Davide Semeraro, moine bénédictin, dans une excellente série de la Croix.

Paris ne s’est pas fait en un jour. Et l’Eglise ne mettra pas un terme à une crise qui l’ébranle en profondeur et accroît son discrédit dans l’opinion sans le courage de prendre le mal à la racine. Même si certains se refusent encore à nommer ce mal par le nom que lui donne le pape François. Ce n’est faire injure à personne que d’affirmer ceci : même courageuses les décisions de l’Assemblée plénière qui s’achève ne peuvent constituer qu’une première étape. Sans doute l’épreuve de vérité exige-t-elle que l’on sorte de l’entre-soi. Mais en cette affaire, il est honnête d’affirmer aussi que les évêques ne peuvent pas être seuls en cause. Plaider pour une pleine responsabilité des laïcs, au service de l’Eglise et de l’Evangile me semble, par moment, difficilement compatible avec certaines déclarations ou attitudes qui témoignent plus d’une stratégie d’affrontement que d’une volonté, même exigeante, de dialogue. Ce qui reste la ligne de ce blogue.

 

(1) Aujourd’hui marié et père de famille, ce musicien a été abusé, adolescent, lors d’un camp du MEJ par le père Pierre de Castelet dont le procès vient de se tenir à Orléans ainsi que celui de son évêque, Mgr  André Fort, pour non-dénonciation.
(2) Dans un communiqué l’hebdomadaire salue la décision des évêques, expliquant que sa propre initiative visant à réclamer la création d’une Commission d’enquête parlementaire était justifiée, précisément, par le refus jusque là opposé par l’épiscopat à la création d’une telle instance indépendante.
Photo © Serghei Turcnu, Istockphoto

30 comments

  • Vous concluez : « Plaider pour une pleine responsabilité des laïcs, au service de l’Eglise et de l’Evangile me semble, par moment, difficilement compatible avec certaines déclarations ou attitudes qui témoignent plus d’une stratégie d’affrontement que d’une volonté, même exigeante, de dialogue. »
    Oui, René, je l’ai toujours dit, il y a un cléricalisme des laïcs qui est parfois bien pire que celui des clercs…

    Reply
    • Ce n’est pas faux sauf que c’est une manière comme une autre de renvoyer clercs et laïcs dos à dos et de refuser d’entendre le pape François dans sa mise en cause du cléricalisme ecclésiastique comme source du drame pédophile. Car encore une fois ce n’est pas la déliquescence des mœurs et la libération sexuelle post soixante-huitarde qui explique les turpitudes des années cinquante et leur étouffement par la hiérarchie catholique. Mais bien le fait que l’Eglise était alors à son zénith de pouvoir clérical.

      Reply
      • Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que les turpitudes dans l’Eglise ne datent pas de la libération sexuelle post soixante-huitarde, même si cette dernière a peut-être retardé la prise de conscience de la gravité des crimes de pédophilie quand l’époque était à l’apologie de la pédophilie… mais l’Eglise, « experte en humanité » aurait dû être à l’avant-garde de cette prise de conscience dans une société qui perdait ses repères.

        Je ne crois pas renvoyer dos à dos clercs et laïcs, le Pape François lui-même ne parle pas de cléricalisme « ecclésiastique » et ne restreint pas le cléricalisme aux seuls clercs, mais interroge sur la manière d’exercer l’autorité :
        « Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie.
        Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Eglise – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui «annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple».
        Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme. »

        Reply
  • Merci à René pour ce texte qui souligne très bien toutes les questions que posent encore les mesures prises par les évêques . Cet article se voulant mesuré , et il l’est , me semble néanmoins trop marqué par une bienveillance à priori à l’égard de l’action des évêques .
    Il ne faut cependant pas inverser la charge de la preuve . Dans le contexte c’est eux qu’il revient d’abord de recréer les conditions d’une confiance perdue avec les fidèles qu’ils ont eux même détruite .

    Ce texte évoque lui même, sans en relever l’indécence, au moins trois arguments des évêques qui sont pour le moins choquants

    – « Nous sommes aussi les évêques des personnes abusées  » Comment considérer cela comme un progrès notable de la part de ceux qui clament en permanence urbi et orbi que l’église a le souci des plus faibles et des plus vulnérables (mais il est vrai que cela s’applique habituellement et préférentiellement plus aux embryons plus qu’aux personnes humaines concrètes)

    – Les propos de l’évêque Hérouard relatifs à un potentiel « règlement de comptes « . Lorsqu’il s’agit de crimes on n’assimile pas le fait de demander justice à un « règlement de comptes « . Cet évêque se réclame-t-il de la morale de la mafia ? Il en est de même pour justifier avec un argument pour le moins étonnant, le refus des évêques d’entendre les victimes en séance plénière au motifs qu’eux-mêmes et leurs accusateurs ne pouvaient se trouver
    ensemble dans l’hémicycle Sainte Bernadette. Pourtant pour que justice se fasse il faut bien que les accusateurs et les accusés, les victimes et les mis en cause se confrontent. Cet évêque veut-il signifier que les faits de pédophilie ne mériteraient pas que justice soit faite lorsque c’est le clergé qui est accusé ?

    – Enfin le dilemme n’est pas entre dérives individuelles et structures de péché, mais entre dérives individuelles et structures criminelles. Il ne s’agit pas ici seulement de péché, mais de crimes qui ont aussi des causes structurelles.

    Dernier point de désaccord : la charge de René contre les fidèles laïcs qui préfèreraient la confrontation au dialogue.
    Si la confrontation n’est pas bien évidemment un objectif, elle peut être un préalable nécessaire pour établir la vérité de faits que l’épiscopat a quand même trop minimisé voire cherché à dissimuler. Comment construire un dialogue authentique si la réalité des faits n’est pas d’abord établie ?

    Pour qu’il y ait dialogue véritable encore faut il que les conditions pour cela soient établies . Il se trouve qu’elles ne sont pas réunies à ce jour. Pour dialoguer il faut être deux et que soit préalablement établi un climat de confiance ; confiance rompue notamment parce que les évêques n’ont exprimé à ce jour aucune repentance aux victimes. Jusqu’ici ils n’ont demandé pardon qu’à Dieu et jamais aux victimes .

    J’assume pleinement être de ceux qui pour l’instant restent dans une logique d’un affrontement que je regrette, pour la seule raison que les conditions d’un dialogue (d’ailleurs même pas envisagé par les évêques ) ne sont pas réunies. .
    L’interview surréaliste donnée à Radio Notre-Dame par Philippe Barbarin qui fait porter la responsabilité de son inaction aux victimes qui ne l’auraient pas averti assez tôt, ou il dit ne pas comprendre ce qu’on lui reproche et ou il se déclare lui-même victime en citant la neuvième béatitude ne plaide pas en faveur de la bonne foi des évêques et rend suspects les efforts qu’ils déclarent déployer pour lutter contre ces crimes .

    Pour rétablir la confiance et le dialogue entre les évêques et les fidèles laïcs il faut des actes et des actes efficaces. Aujourd’hui les évêques n’apportent que des intentions et des voeux pieux.
    La confiance perdue ne se préjuge pas plus qu’elle ne s’achète à crédit. Les évêques (et peut être aussi René ?) peuvent-ils, veulent-ils le comprendre ?

    Reply
    • A chacun son registre ! Je pense que l’invective systématique qui travestit la réalité pour mieux la mettre au pilori (l’hémicycle n’est pas un prétoire où se rendrait une quelconque justice cher Guy…) est sans issue. Je connais les règles du genre polémique et je crois, en toute immodestie, y avoir quelque talent. Personnellement je m’y refuse, par éthique personnelle. Vous m’accusez de « bienveillance a priori » à l’égard des évêques. Je ne démentirai pas, même si j’imagine que ma prose a du en irriter plus d’un. Bienveillance ou non, je me suis contenté de faire honnêtement un boulot de journaliste : rapporter des faits, tenter de les analyser et de les mettre en perspective. Point !

      Reply
      • « …la situation du diocèse de Lyon « plombé » par une affaire Barbarin – plus que Preynat – encore aggravée à la veille de l’Assemblée plénière par les circonstances pour le moins opaques de la non-reconduction du père Pierre Vignon, comme juge de l’officialité, perçue par beaucoup comme une sanction …» écrivez-vous – en langage journalistique.

        Que les autorités épiscopales du diocèse de Lyon fassent semblant d’ignorer le Communiqué du père Pierre Vignon (voir ci-dessous) et ne donnent aucune justification crédible à sa non-reconduction comme juge ecclésiastique en dit long sur l’état d’esprit en haut-lieu …
        https://www.change.org/p/appel-d-un-prêtre-au-cardinal-barbarin-pour-qu-il-prenne-ses-responsabilités-et-donne-sa-démission-suite-à-l-appel-du-pape-françois-invitant-les-catholiques-à-réagir/u/23550400?cs_tk=AQ0BYgY_I-J1BJhe5VsAqqxBfJzM_AzkOZrnCwQN4A%3D%3D&utm_campaign=ca5758c56e1a485fb6c9a4353780a60d&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

        Reply
        • Pétitionner soulage peut-être la conscience, mais n’apporte rien et ne résout rien.
          Le lobbying n’est pas une manière très constructive de débattre…

          Reply
          • Monsieur,

            René Poujol estime faire son boulot de journaliste tandis que je fais mon boulot d’informaticien – en tenant à jour un « état des lieux » de la pédophilie au sein de l’Eglise (voir ci-dessous).
            http://www.aquarelles-expert.be/

            Cet « état des lieux » ne doit surtout pas être réduit à ses quelques premières lignes – relatives aux deux pétitions en cours, en effet – car il contient une somme d’autres informations.
            Ne pas le reconnaître serait faire preuve de mauvaise foi – monnaie courante dans les plaidoiries d’avocats – et s’apparenterait davantage à l’affrontement qu’au dialogue.

            En sa qualité de responsable des questions de pédophilie au sein de la CEF, Mgr Luc Crepy m’a d’ailleurs confirmé – par mail du 17/8/2018 – que pareil « état des lieux » pourrait se révéler utile à ceux qui se chargeront d’améliorer la situation actuelle.

          • Monsieur,

            Je ne remets pas en cause vos talents d’informaticien, voire d’expert en aquarelles, ni votre travail de collectage sur « l’état des lieux » relatif à la pédophilie au sein de l’Eglise.
            Mais c’est vous-même qui avez dit ailleurs que vous aviez signé « sans hésiter » cette pétition et aussi une autre avant, ce qui est parfaitement votre droit, mais vous m’accorderez que signer une telle pétition est prendre parti et ne se limite donc pas à la tenue à jour d’informations et d’état des lieux.

          • Michel,

            Voici ce que vous écrivez: « vous m’accorderez que signer une telle pétition est prendre parti et [signer une telle pétition] ne se limite donc pas à la tenue à jour d’informations et d’état des lieux ».
            Pardonnez-moi mais je ne vous comprends pas lorsque vous dites que « signer une telle pétition] ne se limite donc pas à la tenue à jour d’informations ».

            Au lieu de l’affrontement, reprenons plutôt le dialogue.
            A titre principal, mon « état des lieux » réalise la collecte d’informations bibliographiques et présente ces dernières sous une forme structurée et chronologique – depuis mai 2002 jusqu’à la date du jour.
            A titre secondaire, ce même « état des lieux » fait également référence aux deux pétitions en cours, comportant en particulier les nombres de cosignataires totalisés à la date du jour.

            Faire la collecte et la présentation d’informations bibliographiques – à titre principal – et faire référence aux deux pétitions en cours – à titre secondaire – sont deux opérations parfaitement compatibles.
            Il convient de noter que le fait d’avoir pris fait et cause en signant ces deux pétitions n’enlève strictement rien à la compatibilité dont question ci-dessus.

    • « Faire repentance » pour les fautes de ses prédécesseurs, c’est la solution de facilité du « tua culpa », qui est le parallèle inverse des accusations portées aujourd’hui contre certains évêques qui portent le poids des fautes de leurs prédécesseurs (je pense en particulier au Cardinal Philippe Barbarin).

      Reply
    • Cette bienveillance a priori tient, comme pour Isabelle de Gaulmyn, à toute un vie au cœur du sérail, qui permet d’en comprendre les travers et aussi, surtout sans doute, la rudesse et la dureté des cas de conscience auxquels les responsables ont à « faire face » alors qu’ils savent la pente dangereuse dans laquelle ils sont engagés. Comment pourraient-ils, René et isabelle, et d’autres ne pas être influencés par leur vie? Comme vous je trouve leur attitude décalée par rapport au « monde » des ktos que je fréquente -du dedans comme du dehors, plus du dehors, forcément- mais elle est logique et respectable.

      Reply
      • Parce que vous n’êtes pas, vous, influencé par votre vie ? Vous êtes « hors sol » ? Je trouve ce commentaire très condescendant et un peu désagréable. Que je puisse être décalé par rapport aux Ktos que vous connaissez est-il un critère objectif suffisant pour affirmer ou laisser entendre, que je serais dans l’erreur au niveau de mon analyse, et vous, of course, dans une forme de vérité ?

        Reply
  • A René
    Peut on vraiment qualifier » d’accusation  » l’appréciation selon laquelle votre billet qui pose les bonnes questions , est inspiré par un à priori de bienveillance envers les évêques ? Ce n’est pas dans mon esprit une faute ; juste un crédit qu’il me parait , au vu de leurs actes passés et présents, difficile de leur accorder .

    Par contre , je remarque que vous n’accordez pas cet à priori de bienveillance à « la parole libérée  » en présupposant que leur potentielle intervention en pleinière de la CEF aurait été nécessairement polémique . J’interprète ce qualificatif d’ « impensable  » comme le signe que la culture du débat reste une idée neuve et méconnue dans l’église .

    En ce qui me concerne , ma culture me conduit à toujours imputer , sous réserve d’inventaire ultérieur , l’à priori de bienveillance à « l’underdog » , aux victimes . Que je sache , bien qu’ils manoeuvrent (cf interview de Ph Barbarin à radio Notre Dame ) pour faire croire le contraire , ce ne sont pas les évêques qui sont victimes dans ces affaires d’abus sexuels des clercs .

    J’ai aussi la faiblesse de croire que la simple humanité et à fortiori l’Evangile nous obligent , fussions nous évêques . Or aujourd’hui , je n’entends de leur part , ni demande de pardon exprimée aux victimes , ni volonté que justice soit faite ; justice qui ne dépend que d’eux dans le registre du droit canon . ( pourquoi les prêtres abuseurs n’ont ils pas été réduits à l’état laic suite à un procès canonique dont les évêques pouvaient prendre l’initiative dès qu’ils avaient connaissance des faits ? )

    Sur le fonds , je ne vous reproche aucunement de ne pas faire honnêtement et professionnellement votre travail , pas plus que de prendre parti .

    Si je ne doute absolument pas de la réelle volonté individuelle des évêques de mettre fin à la pédophilie des clercs , je m’interroge par contre fortement sur leur capacité à le faire collectivement . Non qu’ils soient majoritairement de mauvaise foi , mais simplement parce qu’ils sont incapables de questionner et de penser ce qui est susceptible de remettre en cause le modèle de l’institution écclésiale . Or on ne pourra lutter efficacement contre la pédophile des clercs en faisant l’économie d’analyser en quoi la vision que l’église a d’elle même est non seulement une structure de péché , mais facilite voire suscite, en tous cas est impuissante à empêcher les dérives criminelles en sein .

    Le fait de vouloir éluder par principe ces questionnements , m’empêche d’accorder à priori ma confiance aux évêques . N’oublions pas que c’est quand même à eux que revient la charge de la preuve de l’efficacité des mesures qu’ils adoptent .

    Reply
    • Non, ce n’est pas ma pensée concernant la Parole Libérée que j’aurais souhaité présente à Lourdes. Simplement vous prenez pour une adhésion de ma part ce que je tente d’expliquer comme étant l’état d’esprit des évêques.

      Reply
  • Merci pour cet article bien charpenté qui me semble exprimer le cœur du problème. Ceci dit le chantier du cléricalisme et de la redéfinition théologique du ministère presbytéral est colossal. Cela fait des décennies que certains théologiens se sont accrochés à cette question cruciale, mais les pontificats de Jean Paul II et Benoit XVI n’ont fait que renforcer une vision sacral et hiératique du prêtre. Je ne pense pas qu’on soit sorti de cette crispation identitaire autour de la visibilité notamment vestimentaire du prêtre. Je renvoie à l’excellent article du bénédictin cité dans l’article.

    Reply
  • Merci à René pour son article équilibré ce que Guy Legrand ne peut admettre puisque seule une accusation globale et individuelle de l’épiscopat serait admissible. Oui le cardinal Barbarin est poursuivi par la médisance. Oui à Lourdes les évêques eurent raison d’organiser les rencontres avec le victimes en commissions diverses ( comme à l’Assemblée Nationale et au Sénat) et non en séance plénière) pour des raisons évidentes de recherche de dialogues constructifs. Oui la libération des mœurs des années 60-80 peut expliquer l’explosion des cas de dérives de conduite, pendant ces années, de prêtres alors non préparés à l’affronter. Oui les Evêques de France ont pris la mesure du problème bien sur chacun avec des nuances propres à leur personnalité.
    Il ne s’agit que d’un commentaire rapide, viscéral aux attaques toutes à priori de Guy Legrand.

    Reply
  • En réponse à Benoit de Soultrait

    Je comprends parfaitement que ma position puisse choquer ceux qui sont viscéralement attachés au prestige mondain de l’institution ecclésiale, ceux pour qui le clergé a toujours raison parce qu’il est le clergé .
    En réponse à mes arguments, que l’on peut bien évidemment contester et réfuter, je n’ai droit qu’à une réponse viscérale. Dont acte .
    Et pourtant, même un esprit aussi simplet que le mien ne peut pas ne pas s’apercevoir des incohérences (je n’ai pas dit mensonges) flagrantes entre le discours des évêques et leurs actes à ce jour .
    Trois exemples :
    – Ils disent donner la priorité absolue à la souffrance des victimes et jamais à ce jour ils n’ont sollicité auprès d’eux leur pardon. (pis le diocèse de Bayonne bat sa coulpe sur la poitrine des fidèles )
    – Ils disent que les prêtres abuseurs doivent être sanctionnés (tolérance zéro) et jamais, ils n’ont entrepris de leur propre initiative de procès canoniques contre eux. ( pour l’abbé Preynat c’est la pression de l’opinion qui a déclenché une action canonique aussi tardive que stérile puisqu’elle est suspendue .)
    – Ils disent souhaiter une commission indépendante, alors qu’ils refusent toujours que celle-ci soit initiée par d’autres qu’eux mêmes .

    Bien sûr on peut comme cela a été trop longtemps le cas considérer que la cause de l’institution ecclésiale pèse plus lourd que les vies brisées des enfants abusés qui ne sont alors que des dégâts collatéraux regrettables mais sans réelle importance .

    Père et grand père, j’ai la faiblesse de croire que la vie physique, psychologique et spirituelle d’un enfant vaut qu’on lui sacrifie si nécessaire un modèle d’église à bout de souffle structurellement incapable de prévenir et d’éradiquer les abus de pouvoir en son sein, dont les abus sexuels constituent la dimension la plus criminelle .

    Mais il est vrai que dans l’église donner la priorité absolue à la personne humaine ( ne serait-ce que parce qu’elle est le visage du Christ) par rapport à une institution sacraliséee et idolâtrée suscite toujours des réactions … viscérales.

    Reply
    • Guy, tant que vous polémiquerez de façon méprisante en caricaturant vos interlocuteurs « ceux qui sont viscéralement attachés au prestige mondain de l’institution ecclésiale », vous serez inaudible.
      Ce qui semble vous échapper complètement, c’est le mystère de l’Eglise de Jésus Christ qui n’est pas réductible à l’institution certes, mais dans laquelle le ministère sacerdotal des prêtres et des évêques est essentiel.

      Reply
      • A Michel de Guibert
        En quoi critiquer les errements des évêques et les dérives d’une institution constitue il une remise en cause du bien fondé de l’existence de l’institution ?
        Vos arguments sont habituellement plus sérieux que la promotion de cette alternative binaire : l’église on l’accepte telle qu’elle est ou veut sa mort.
        Il me semble avoir ete plus nuancé dans mon propos .

        Reply
        • A Guy Legrand
          Quand vous parlez des « errements des évêques » et des « dérives d’une institution », vous êtes précisément dans la globalisation de vos critiques, tous dans le même sac, pas un pour racheter l’autre, attitude qui n’est pas juste et que je je conteste.
          Quand vous parlez de « prestige mondain de l’institution ecclésiale », vous êtes dans le procès d’intention méprisant et sûrement pas dans la nuance…
          Tout ce qui est excessif est insignifiant, c’est pourquoi vous devenez inaudible.

          Reply
          • A Michel de Guibert

            Sans doute suis je un piètre pédagogue puisque vous n’avez toujours pas compris les termes et les modalités de ce débat.

            – N’ayant pas encore été contaminé par le virus de « la Com » ,je ne cherche pas à faire de l’audience ni sur ce blog ni sur les autres sur lesquels j’interviens . Je cherche seulement à analyser aussi objectivement que possible et toujours honnêtement les faits et à donner ensuite mon opinion , qui n’est pas exempte de subjectivité .

            – De quoi parle- t -on ? De cet étrange objet qu’est la « production d’un discours par la fonction épiscopale dans sa dimension individuelle et collective  » que je résume par le mots « évêques » . Il ne s’agit donc en aucun cas de la personne des évêques dans leur propos et action personnelles . Ne connaissant pas la plupart d’entre eux , je n’ai à leur égard aucun sentiment ni positif, ni négatif et je ne porte sur leur personne aucun jugement . Par contre, ainsi que non seulement le permet , mais le conseille le droit canon , les baptisés peuvent et ont le devoir d ‘alerter la hiérarchie épiscopale sur les points de désaccord avec elle .

            J’ai écouté (sur vos conseils ) l’entretien accordé le 7 novembre, à une journaliste très complaisante, par le cardinal Barbarin sur Radio Notre Dame dont le contenu peut se résumer ainsi :
            – il a tardé à prendre conscience des dégâts des abus sexuels des clercs parce que les victimes ne l’ont pas alerté assez tôt (en clair c’est la faute aux victimes )
            – Il estime n’avoir commis aucune faute puisqu’il a exécuté scrupuleusement les ordres de Rome . Il ne comprend pas ce qu’on lui reproche .
            _ Dans cette affaire , c’est lui la victime et il invoque la neuvième béatitude pour expliquer sa situation .

            En l’écoutant est revenu à ma mémoire ce jour du 7 décembre 1970 ou un homme, personnellement totalement innocent des crimes de son peuple , parce qu’il était le chancelier de la république fédérale d’Allemagne , a pris sur lui les crimes de son peuple et s’est agenouillé dans le ghetto de Varsovie . Parce qu’il avait pris la mesure de sa fonction et du sens de la responsabilité qu’elle implique , parce que celle ci n’avait pas aboli en lui toute humanité ,parce qu’il était , lui l’athée , un Juste au sens que la Bible donne à ce mot .

            je vous laisse juge de la manière dont nos évêques comprennent le sens du mot « responsabilité  » et dont ils en rendent compte non seulement à l’Eglise , mais à notre société .

          • Ok, Guy, vous n’avez rien contre la personne des évêques, mais uniquement contre la fonction épiscopale, ce qui pose tout de même problème puisque cette fonction a été voulue par le Christ lui-même en instituant les douze.

            Après la repentance et le tua culpa me pose tout de même problème même si je reconnais la grandeur du geste posé par le chancelier Willy Brandt.

          • A Michel de Guibert
            -Tous les théologiens sérieux savent parfaitement que Jésus n’a fondé aucune religion ni institué aucun clergé . Le groupe des douze (écclésia) est resté fixé à Jérusalem . Son intention est de répandre la foi en la résurrection de Jésus sous le signe du baptême, et de l’Evangile mais dans le cadre du judaïsme et des synagogues .
            – Tous les historiens sérieux de l’église savent qu’un gouvernement épiscopal s’est mis en place dans les dernières années du II° siècle et le début du III° siècle , non pour obéir à une tradition venue des Apôtres mais pour sauvegarder les enseignements , règles de vie et de prières reçues de première communautés apostoliques et dont les pratiques des diverses communautés s’étaient plus ou moins éloignées . L’épiscopat monarchique s’est alors imposé pour faciliter les luttes contre les diverses hérésies et divergences doctrinales entre les église locales . Il n’a jamais été institué par le Christ .

            C’est Hippolyte qui vers 215 a donné le titre de « la tradition apostolique « à son petit livre visant à unifier la vie des communautés en réglant le rituel liturgique et en établissant un code disciplinaire .
            La « succession apostolique « sur laquelle on fonde l’autorité des évêques doit beaucoup à Hippolyte et rien au Christ . Elle était motivée par des raisons d’ordre et d’unité des communautés chrétiennes après la période de désordre et d’inorganisation des premiers et deuxième siècles .
            Cependant je crois que le sacerdoce hiérarchique peut en effet se réclamer de la plus haute ancienneté du christianisme à condition d’admettre qu’elle se fonde non dans la volonté explicite de jésus , mais dans la réception d’un héritage des première communautés . On peut alors parler non d’une origine apostolique , mais d’une autorité apostolique .

  • Lutte contre les abus : une nouvelle étape ?
    Une émission de KTO : http://www.ktotv.com/video/00246600/em
    Reportages et témoignages après la rencontre entre des victimes d’abus sexuels et les évêques de France à Lourdes. Comment se sont déroulés les échanges ? Qu’apportent-t-ils à la lutte contre les abus dans l’Eglise ? Avec Véronique Garnier, ancienne victime d’abus et déléguée épiscopale à la protection de l´enfance et des personnes vulnérables du diocèse d´Orléans, Geneviève de Taisne, psychanalyste, membre de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie au sein de la CEF, et Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims.

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *