A propos de ce blog

Je me connais : une info à la télé, un commentaire radio, un titre de presse, une affiche dans les rues de la capitale mais tout autant un livre, un film, les paroles d’une chanson, une confidence ou une scène de la vie quotidienne et me voilà en ébullition : coup de cœur, coup de gueule.

Telle était du moins mon intention en ouvrant ce blog en 2009. La « relecture » attentive des articles publiés (plus de 200  à ce jour, représentant près de 1,5 million de signes) montre de ma part, une préférence pour le commentaire sur la vie de l’Eglise catholique à laquelle j’appartiens, les faits de société, plus rarement – mais également – l’actualité politique ou sociale. Mais le lecteur y trouvera également la présentation de quelques ouvrages ou des « tranches de vie »… lorsqu’il m’arrive de vouloir les faire partager.

Bref, je me suis donné pour ligne de conduite de ne parler que de sujets où j’estime pouvoir apporter une forme de plus-value parce que ce sont des sujets que je crois connaître, au moins partiellement, qui m’interrogent et sollicitent ma réflexion. Le plus souvent c’est le désir personnel de comprendre une situation qui m’incite à écrire. Car, paradoxalement, l’écriture n’est pas le fruit d’une pensée qui la précèderait mais bien son processus même d’engendrement. Ainsi, je suis à moi-même mon premier lecteur. Un lecteur désireux de faire partager ses découvertes et bien souvent ses convictions.

Ceux qui m’ont connu comme directeur de la rédaction d’un grand magazine catholique s’étonnent parfois de la différence de tonalité entre les éditoriaux dont ils étaient lecteurs et les articles de ce blogue. L’explication est simple. Lorsque j’éditorialisais dans Pèlerin, je donnais le point de vue d’un hebdomadaire ancré dans la vie de l’Eglise et qui avait son histoire propre, conscient de la responsabilité qui était la mienne, même si je n’ai jamais rien écrit qui soit contraire à mes idées. Aujourd’hui libre de toute attache institutionnelle et de toute responsabilité, me voilà libre… totalement libre ! Convaincu, pour ma part, qu’il n’est de vraie liberté sans fidélité pas plus que de vraie fidélité sans liberté. Et bien sûr : pas de liberté sans responsabilité.

C’est pourquoi ce blogue est présenté comme celui d’un journaliste, citoyen et « catho en liberté »  (Cath’lib) Est-ce là une démarche  susceptible d’intéresser ? La réponse vous appartient !

Les outils statistiques dont je dispose pour mesurer l’audience de ce blogue  montrent qu’elle oscille entre 100 connexions/jour  lorsque je ne publie rien, et 500, 1 000 voire 1 500 connexions/jour ( exceptionnellement 1 745, mon record ) lorsque je publie un article. Un score honorable mais bien modeste qui m’inciterait, si besoin était, à ne pas trop me prendre au sérieux. Même si la reprise de certains articles par des sites de plus grande notoriété multiplie parfois par dix leur audience cumulée.

Si vous souhaitez être informé par courriel de toute nouvelle publication sur ce blogue il vous suffit d’inscrire votre adresse courriel dans le formulaire placé à droite sur la page d’accueil de ce blogue.

Merci de votre visite et, je l’espère, de votre fidélité.

13 comments

  • Merci à vous de témoigner d’un catholicisme libéré, christiquement chrétien dans vos analyses et ce avec des phrases qui dépassent les deux lignes, composées avec quelques quadri-syllabiques qui soulagent mes yeux ! merci !

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  • Je connais votre blog depuis longtemps mais je ne suis pas abonné.
    Je souhaite donc être informé de la parution de nouvel article sur votre blog.
    J’apprécie vos réflexions et commentaires.
    Merci

    Phillippe GEORGE

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    • Il vous suffit lorsque vous avez posté un commentaire au bas de l’un de mes articles, comme celui-ci, de cocher la case « Prévenez-moi de tous les nouveaux articles par mail ».

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  • Merci pour vos articles mesurés mais fermes. Nous avons besoin de nous mettre en attitude de dialogue et surtout pas de condamnation ! Vous nous y aidez.

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  • Monsieur,

    Continuez votre blog, dont je n’ai pas approfondi la lecture. Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas assez au fait du vocabulaire de l’Eglise. Je n’ai qu’une chose : ma foi, la foi du charbonnier. Je prie et je crois en Dieu.

    Nous avons le même âge, sommes de la même génération qui, à vingt ans – le bel âge pour certains – a accompagné nombre de ses frères dans les années 80 et 90 – tombés du SIDA et qui chrétien pratiquant – ayant leur parcours ne se retrouve pas du tout dans l’Eglise, et qui persiste jusqu’à quand… J’ai presque envie de reprendre une citation « vous êtes la voix de ceux qui n’en n’ont pas » et partagent les mêmes questionnements et les mêmes stupéfactions.

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  • C’est en furetant sur le site de la Conférence Catholique des Baptisés de France que j’ai trouvé votre blog. J’en suis heureux. J’ai apprécié vos commentaires sur la malheureuse affaire Lambert, pleins de pondération et de justesse.
    Vous allez avoir du travail lors du prochain synode….
    Nous sommes de la même génération
    Meilleures salutations

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    • Le Synode: trajectoire commune ou réflexion en solo ?

      « Tant que le Magistère de l’Église catholique n’aura pas abandonné son « idée fixe » – selon laquelle une relation sexuelle doit forcément être « ouverte à la vie » c’est-à-dire doit être susceptible de procréer, sa suspicion et sa réprobation ataviques du plaisir sexuel des humains risquent d’éloigner ces derniers encore plus du message évangélique, dont la transmission est pourtant sa seule raison d’exister. »

      Le seul fait d’abandonner cette « idée fixe » permettrait, au moins, à l’Église catholique d’être ouverte et accueillante sur les points suivants :
      (a) Plus rien n’empêcherait la régulation des naissances d’être chimiquement assistée
      (b) Aucune personne homosexuelle ne devrait plus être victime de la moindre discrimination.

      P.S.
      Le 10 avril 2010, l’évêque de Poitiers Mgr Rouet s’exprimait ainsi : « L’Église est menacée de devenir une sous-culture (…). Ce n’est pas en accusant la société de tous les maux qu’on éclaire les gens. »

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  • J’ai bien apprécié votre intervention sur radio notre dame ce soir et j’aimerais bien trouver une manière de contribuer à la fois à donner envie de croire tout en faisant évoluer l’Eglise pour la rendre plus attirante plus en phase avec les réalités de notre environnement.

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  • René plusieurs de vos billets me déroutent! Sans doute parce, contrairement à vous, le catholique (homme universel) que je crois être est devenu anticlérical au vu des coups portés par une institution bornée et lâche à l’Église.
    Aujourd’hui rôde le rejet de l’esprit des Lumières et des droits de l’homme, et le risque d’un retour de l’humanité aux barbaries des trônes, puissances et dominations. Gardons-nous des véroles idéologiques -action française, impérialisme, colonialisme, fascisme, racisme, peur, confiscation des richesses naturelles, fondamentalisme, …- qui s’opposent à l’ONU, à l’UE et aux démocraties avec le soutien complice des religions. Ayons confiance en nos enfants et petits enfants même si en vieillissant (je suis de 1945) il est plus facile de voir le verre vide que plein.
    Je me retrouve dans « Le Procès des Lumières-Essai sur la mondialisation » de D. Lindenberg. Le rejet des Lumières procède de l’alliance des pouvoirs religieux et temporels et de leurs serviteurs: clercs, banquiers, politiques et médias. Ce rejet succède aux apparentes défaites de la lignée humaniste … Abélard chantre de la conscience, Jan Huss précurseur de la réforme, Érasme père de l’idée européenne, le bouquet européen « Rolland Péguy Bernanos Zweig … » prophètes pacifistes, « esprit 1968 » aussi mondial que ces précédentes étapes… même si le français hexagonal ne sait pas que cette période a vu coaguler une fraternité (une Église) internationale qui a préludé à la chute des communismes puis à la mondialisation économique qui peine à enfanter, comme l’UE, une fraternité durable (sociale et écologique aussi). De cette « époque 68 » datent l’archipel du Goulag, les veines ouvertes de l’Amérique Latine, le parcours de Sakharov … Cette lignée humaniste a été toujours combattue par des pouvoirs qui se disent « sacré » et « naturels » et qui ont toujours fini dans des orgies de sang: croisades, guerres de religions, révolutions, conflit mondial 14-45, guerre froide puis économique dans laquelle on est encore assortie de lavage de cerveau. Pourtant l’humanisme, cet esprit évangélique vivant, renait toujours, progresse contre les croyances: Je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Le grand penseur européen contemporain Jurgen Habermas -méconnu en France!- a combattu sur tous les continents la tradition barbare d’affrontement en développant l’esprit de négociation, il s’inscrit ainsi dans la lignée pacifiste de Bertha von Suttner, 1ère femme Nobel de la Paix en 1905. Quant aux religions, dominées par la peur de leur mort par sécularisation qu’entraînera les droits de l’homme -et ceux de la femme- elles préfèrent préparer une nouvelle orgie de sang montrant ainsi qu’elles ne croient pas, si elles meurent, en leur résurrection. Elle ne croient pas Augustin d’Hippone qui a dit que l’Eglise existe depuis Adam!
    En France, nous n’avons plus de penseurs, le moule a été cassé par le rejet persistant de R. Rolland et par les médiocres récupérations de Péguy et Bernanos!
    Sur Mai 68, sur Charlie, sur la laïcité, à moindre degré sur la manif pour tous et la question de genre, je vous comprends mal René. Quant à votre lettre ouverte à l’abbé Amar, quel pensum! Pourquoi ne pas laisser cet homme se dire catholique et se croire obligé de tout surveiller en lui souhaitant qu’il aura un jour un archevêque sérieux, car au fond, ce Pierre Amar est autrement pernicieux et matois que son collègue Hervé Benoit. Avec sympathie tout de même.
    Jean-Pierre Gosset

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    • On ne répond pas à votre post en trois lignes. Merci tout d’abord de la teneur de votre propos qui concilie à la fois le questionnement ferme et la courtoisie. Deux commentaires immédiats : je me reconnais pleinement dans la filiation d’un humanisme européen qui a toujours tenu l’institution ecclésiastique à distance. Même lorsqu’il n’était pas anti-chrétien. Montaigne reste pour moi un maître à penser. Et concernant la sécularisation, je ne me souviens pas avoir jamais écrit que c’était là une catastrophe, bien au contraire.

      Je vous trouve bien excessif à affirmer que «les religions» dans leur globalité, plutôt que de se résigner à leur disparition, préfèreraient la fuite en avant dans une «orgie de sang». De qui parlez vous au juste ? De l’Eglise catholique sous la conduite du pape François ? Sérieusement ? De l’Islam ? Mais de quel Islam ? Ne voyez-vous pas que la caricature même de ces accusations, douloureusement ressenties par nombre de croyants de toutes religions et confessions, contribue à nourrir, non pas un rejet de la laïcité à laquelle j’adhère profondément et en laquelle je vois, de fait, une garantie de notre paix civile, mais certaines lectures extrêmes qui en sont faites, du fait même que ce concept n’est pas gravé dans le marbre, et qui, sous prétexte de contenir l’intolérance criminelle de quelques uns en vient à laminer les droits de chacun.

      Je trouve assez paradoxales ces grandes déclarations visant à tenir les religions à distance alors que, dans le même temps, les pouvoirs publics font appel aux imams pour calmer le jeu dans les cités, ou au pape pour qu’il prenne solennellement position sur les enjeux climatiques !

      Lorsque Latifa Ibn Ziaten, mère de l’un des militaires tués par Mohammed Merah, qui fait un travail remarquable dans les écoles, se fait siffler dans les locaux de l’Assemblée nationale du seul fait qu’elle porte un voile discret, est-ce là défendre l’humanisme laïc auquel, comme moi, vous êtes attaché ? Met-elle en danger les valeurs de la République ?

      Lorsque je lis dans Marianne une attaque frontale contre le collectif «Nous sommes unis» et la mise en cause de la nouvelle présidente de Coexister «Radia Bakkouch, qui voudrait remplacer la neutralité laïque de l’espace public par la coexistence des religions.» je m’interroge : en quoi la coexistence des religions serait-elle une atteinte à la laïcité ? Préfèrerait-on cyniquement qu’elles s’affrontent pour mieux les réprimer ? Est-ce leur disparition de la scène sociétale, et le mutisme des croyants, qui seuls seraient à même de garantir la tranquillité des citoyens. Lorsque Victor Grèze qui publie un livre titré « Je suis athée, croyez-moi », alors qu’il est lui-même co-fondateur de Coexister où il représente précisément, avec d’autres, la sensibilité « athée », serait-il traître à la cause de la laïcité ?

      Vous dites ne pas comprendre mes prises de position «sur Mai 68, sur Charlie, sur la laïcité, à moindre degré sur la manif pour tous et la question de genre…» Je n’ai pas souvenir d’avoir récemment écrit sur Mai 68 ou la théorie du genre mais, bon … Pour le reste je crois, avec d’autres qui ne sont pas tous calotins, que la dérive libéralo-libertaire de nos sociétés, en reléguant au magasin aux accessoires la notion de bien commun, creuse «l’insécurité culturelle», nourrit une révolution conservatrice que l’on voit s’épanouir sous nos yeux, et fait le lit du FN. Quant à Charlie, qui a le droit de s’exprimer librement, ce qui m’insupporte est cette prétention, confortée aussi bien par les médias que par le Pouvoir, à incarner à lui seul la laïcité alors que sa pensée est d’abord et avant tout athée, ce qui n’est jamais que l’une des nombreuses croyances qui constituent la société Française.

      Enfin, pour ce qui concerne mes passes d’armes avec les Padreblog, je puis comprendre que vous situant volontairement «hors institution» par rapport à l’Eglise catholique, ce type de démarche vous semble sans intérêt. Pour moi qui, à ce jour, ait choisi de continuer à me battre pour faire évoluer mon Eglise de l’intérieur ou tout du moins soutenir la volonté réformatrice du pape François, je sais – j’en ai de nombreux témoignages – que ce combat qui peut vous sembler sans intérêt porte un réel enjeu.

      Voilà ce que je pouvais vous répondre en toute bonne foi. Du fait de divers engagements, il se trouve que je suis aussi membre du Secrétariat général du Synode du diocèse de Créteil. Lors de la première session de l’Assemblée synodale, en novembre dernier, les 300 délégués ont voté, parmi une cinquantaine d’orientations, le texte suivant avec 83,76% des voix : «Parce que la tentation existe aujourd’hui de vouloir situer l’Eglise en rupture et en opposition à la société, nous dirons notre préférence pour la rencontre et le dialogue dans l’affirmation de nos convictions et le témoignage de notre foi.» Ceci reflète tout à fait mon état d’esprit dans la tenue de ce blogue.

      Je vous redis aussi ma sympathie.

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  • René, une discussion sérieuse est forcément trop longue.
    Sûr il y de l’outrance de ma part, surtout envers la religion que j’aime et qui se piège (cléricalisme, théologie antique). La religion comme l’homme, face aux tempêtes de leur temps, sont malléables. L’idée de Dieu est en l’Homme depuis « Adam » comme l’idée d’Eglise (communauté d’humains qui se respectent les uns les autres, qui font fraternité) bien avant qu’on sache la formuler puisque Jésus a sauvé tous les hommes. La religion actuelle est plus faillible que moi aujourd’hui parce qu’elle allie son armature théologique et morale à son corps clérical ; ce corps dont chacun se dit choisi par Dieu en nous priant de les croire et de le répéter! Ce « système », qui force les humains à croire en LA Vérité, est contraire à la nature humaine faite de don libre. Ce don est à construire, préserver à chaque instant, ou faux et il s’accompagne alors de promesses intenables en conscience et de postures dégradantes comme se mettre à genoux ou allongé et adorer : coutume en vigueur dans toutes les anciennes civilisations connues (avant même l’écriture). Le corps est porteur de chance et de risque, c’est la vie ! Or la théologie au service de ce corps, il est facile aujourd’hui de savoir son comment, son pourquoi, le contexte propre à chaque dogme et d’observer la peine que se donnent des savants pour qu’on n’y touche pas (sauf à en rajouter), quand d’autres s’échinent à réduire la voilure en préservant l’essence (les béatitudes et quelques paraboles suffisent). La base théologique des christianismes est fausse (interprétation de Genèse 2, Teilhard sur les trois pierres mal engagées dans les fondations : femme prêtre, prophète, péché originel, Dieu tout-puissant).

    Sur l’époque 68, il faut inclure la fin en queue de poisson du concile – abandon des sujets : célibat des prêtres, contrôle des naissances, réforme de la curie, place de la collégialité – et le verrou que fut la signature de Humanae Vitae en juillet 68. En 68, 23 ans j’étais au quotidien Bd St Michel, c’est aussi l’année ou je fis connaissance de mon épouse, mère de nos quatre enfants. J’avais entendu pas mal parler de l’affaire des prêtres ouvriers et ait ressenti la « somme d’évènements » de l’époque (et non de cette année) comme mondiale, sans rapport avec le débat politico-syndical auquel les adultes aux manettes et les médias ont voulu la réduire. Mon intuition d’alors, fondée sur « Nous allons à la famine, coll Esprit le Seuil 1966 » un remarquable bouquin à plusieurs mains sur la violence (versus psycho-socio), « les Veines ouvertes de l’Amérique latine, Terre humaine, Plon, 1971 » a été confortée par « 68: une histoire collective [1962-1981], édition La Découverte 2008 » et d’autres, en particulier « Quand Rome condamne, Terre Humaine Plon 1989). Cette époque a préparé la fin du communisme, accompagné la fin des colonialisme du XIXème ; elle a été en résonance avec la fin des Trente glorieuses et la croissance zéro du club de Rome, et, on a mis du temps à le comprendre, la mondialisation et la modération démographique après l’explosion. Sur ce terreau foisonnant ont commencé la fin du catholicisme visible, imprégnant toutes les catégories sociales, la fin de la mixité sociale aussi et pour finir le repli de l’institution dans le bunker bourgeois de plus en plus proche de l’intégrisme quoi qu’il s’en cache suite à la lente hémorragie des classes moyennes.

    L’institution mit 400 ans pour passer du concile de Trente à Vatican II. Elle fit croire, pendant la décennie conciliaires (1955-1965) qu’elle avait pigé l’impact sur les consciences des limites de notre planète. L’institution a chuté par peur de ce qui avait à peine commencé et par refus de piger ce qui s’est joué avec la relativité du temps de l’espace et de l’énergie, avec la compréhension du poids des lois du hasard sur les évolutions et les évènements, avec les études sur le genre… La nature humaine, contrairement à elle du corps clérical, ne peut pas refuser longtemps les questions de son temps. Ce que dirent et crièrent les théologiens crossés du XXème siècle après ceux brûlés et condamnés avant eux, est revenu en boomerang. Le niveau d’instruction et d’expérience diverses de la vie aidant, le clergé s’est décrédibilisé. L’Église – dont ceux que l’institution considère comme « partis »- sait quel soutien l’institution pourrait lui apporter si cette dernière écoutait avec l’envie de comprendre et non de crosser comme pour affirmer une autorité qu’elle a galvaudé à force d’en mésuser. Les ktos qui ne vont plus à l’église entendent eux aussi les vœux du Pape, ses admonestations, ses querelles avec quelques imbéciles de Curie, ses projets. Ils voient les intégralistes (caveau de Maurras dévissé dès l’intronisation de Pie XII) agiter l’épouvantail du schisme sur ce qui se dit du texte post synodal – ce « il y a 1500 ans (Augustin d’Hippone, le péché originel!) » les fait hurler – il y a quelque espoir … et des craintes : le risque de fracture théologique qui a fait peur à Paul VI et ses successeurs sera-t-il contourné ?

    Trouvé sur un site tradi, ce diagnostic d’un vaticaniste espagnol (non nommé, de 2009) sur l’Église de France est un bon résumé factuel, confirmé depuis. La fin du modeste rebond permis par l’espérance du concile, cassée sans délai dès 1965-1968 – peur de hautes autorités et faiblesse de Paul VI – : cette espérance à laquelle aucun délai n’a été accordé. Cinquante ans après, les « fruits » de la génération JPII dont les évêques font partie sont là : 8000 prêtres en âge d’activité (15000 prêtres, moyenne d’age 75 ans), un tiers des diocèses devrait disparaître, les évêques gèrent la misère et ne disposent d’aucune latitude pour exercer leur discernement en matière de nomination. Pour masquer cette situation, il y a la pédophilie, l’homosexualité sans amour (cybercafé, gare de Rome), le pétage de plomb intégriste. Gare à la lame de fond car tout est fait pour la cacher, et rien pour l’anticiper !
    http://archives.leforumcatholique.org/consulte/message.php?arch=2&num=495410

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