Catholiques : le vertige des urnes

Catholiques : le vertige des urnes

Rarement situation aura exigé de chacun autant de sens des responsabilités au service du Bien commun. 

(Ce billet a été repris par le p. Jean-Pierre Roche sur sa lettre Notre pain quotidien du 30 juin. Qu’il en soit remercié)

La décision prise par Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée et de rendre la parole au “peuple“ continue de produire sur l’Hexagone l’effet d’un tsunami dévastateur. “L’éclaircissement“ souhaité pourrait bien mettre en évidence la persistance d’un éclatement qui en réalité pré-existait de longue date, contenu avec peine par le jeu des institutions. Cet éclatement pourrait conduire au chaos si chacun ne s’efforce pas de placer l’intérêt du pays et le respect de l’autre à égalité avec l’expression légitime de ses convictions ou préférences personnelles. Les catholiques, plus divisés que jamais, sauront-ils éviter les pièges du repli silencieux et de l’excommunication réciproque ? Et faire preuve de sang froid quels que soient les résultats des élections ? Il faut donc se risquer ici à une parole « libre » même et surtout si elle se refuse à se prendre pour une quelconque vérité. 

Les instituts de sondages avaient donc vu juste. Les résultats du scrutin sont largement venu les confirmer. La liste RN de Jordan Bardella a remporté le scrutin européen du 9 juin avec 31,37% des voix contre 23,34% lors de la même élection en 2019. Inutile de s’attarder ici sur des résultats que chacun garde en mémoire et qui ont marqué à la fois un redressement de la liste Place publique-PS de Raphaël Glucksmann (13,83% / 3,27%) et à un degré moindre de la France insoumise de Manon Aubry (9,89% / 6,31%) mais un échec aussi bien pour la liste Renaissance représentant la majorité présidentielle, conduite par Valérie Hayer (14,60% / 22,42%), que d’Europe Ecologie les Verts avec Marie Toussaint (5,5% / 13,48%) voire même les Républicains de François-Xavier Bellamy (7,25% / 8,48%). 

Les catholiques pratiquants réguliers moins « extrêmes » que l’ensemble de leurs coreligionnaires

Mais pour les catholiques, la surprise est venue du sondage réalisé par l’Ifop pour la Croix. Non seulement le RN arrive en tête du vote des catholiques pratiquants avec 32% mais si on leur ajoute les 10% de suffrages de la liste conduite par Marion Maréchal, c’est au total 42% des voix pour l’extrême droite. Au centre, 14% des voix de ces mêmes pratiquants vont à la liste les Républicains et 12% seulement à celle du parti présidentiel Renaissance. A gauche, le total avoisine les 20% : 10% pour Place Publique-PS, 5% pour la France insoumise et 4% pour les écologistes. (voir tableau ci-dessous). 

Encore faut-il nuancer un peu. Car les sondages distinguent parmi les « catholiques pratiquants » déclarés comme tels, les « pratiquants réguliers » – en gros les fidèles de la messe dominicale – des « pratiquants occasionnels ». Or le vote des seuls « réguliers » donne 28% à l’extrême droite (contre 42% pour l’ensemble des pratiquants) répartis ainsi : 18% RN et 10% Reconquête; 26% pour les partis de centre-droit (même tendance) avec : 16% les Républicains et 10% Renaissance; et 24% pour la gauche (contre 19% pour les pratiquants) dont : 11% pour Place Publique-PS, 9% pour LFI et 4% pour EELV. Ce qui signifie que les 7 listes (sur 38 validées) ayant obtenu plus de 5% des voix recueillent ensemble 87% des suffrages des catholiques pratiquants mais 78% seulement des pratiquants réguliers… qui ont dispersé davantage leurs voix.

Au terme des alliances et ralliements, une France divisée en trois blocs… 

Inutile encore de s’attarder ici sur l’état de sidération ressenti le soir même des Européennes, à l’annonce faite par le Président de la République de dissoudre l’Assemblée et de convoquer des législatives pour les 30 juin et 7 juillet. Inutile tout autant d’épiloguer sur la double surprise de la constitution d’un Nouveau Front Populaire rassemblant toutes les forces de gauche hier encore déchirées : gauche social démocrate, communistes, écologistes et gauche radicale et du ralliement au RN d’Eric Ciotti Président des Républicains tout comme de la tête de liste de Reconquête Marion Maréchal.

Quinze jours de campagne auront suffit à définir trois camps à la dynamique inégale : le RN et ses alliés en tête, le Nouveau Front Populaire à un degré moindre, et la Majorité présidentielle de Renaissance à la traine. Jusqu’à donner dans un ultime sondage Ipsos, les intentions de vote suivantes : 32% pour un candidat RN (36% avec les dissidents Les Républicains, 29% pour le Nouveau Front Populaire, 19,5% pour les listes de la majorité présidentielle Ensemble, 8% seulement pour les candidats les Républicains “maintenus“. Ce qui, comme le soulignent tous les commentateurs, semble montrer une France clivée en trois “camps“ de poids respectif de l’ordre de : 36% pour l’extrême droite, 32 % pour l’ensemble des gauche, 30% pour le centre droit. 

Des fidèles catholiques dispersés sur l’ensemble de l’échiquier politique

Il est probable que les intentions de vote des catholiques auront suivi peu ou prou les mêmes dynamiques. On s’oriente donc, concernant les pratiquants réguliers qui sont au cœur de la vie des communautés, des paroisses, des diocèses et des mouvements, bref au cœur de l’Eglise catholique qui est en France vers un vote allant de l’extrême droite à la gauche radicale avec quasiment une division des fidèles en trois blocs de poids égal au regard des résultats des européennes : 28% pour l’extrême droite,  26% pour le centre droit, et 24% pour la gauche. (1) Dans un tel contexte, comment dire une parole au nom de l’Eglise catholique sans exacerber les divisions ecclésiales et compromettre tout esprit de communion à l’issue d’un scrutin au résultat à ce point porteur de division durable et peut-être de troubles ? Sans doute est-ce là le raisonnement qui a prévalu parmi les instances dirigeantes de la Conférence des évêques de France (Cef) et plus particulièrement de son Conseil Permanent.

Parole et Silence… à la tête de l’épiscopat

Le résultat est jugé par beaucoup accablant. Il se traduit par la publication d’un communiqué qui choisit de se projeter au lendemain des élections, au motif qu’elles « ne résoudront pas tout ». Le communiqué se termine par une prière qui, le 23 juin, devait être lue dans toutes les églises de France : « Dieu de vérité et de bonté, en ces temps de décisions fortes pour notre pays la France, aide-nous à discerner correctement ce qui est juste… »

Ce qui est dit par ailleurs dans ce texte, nous y reviendrons, est effectivement essentiel. Mais cela pouvait-il dispenser les évêques de “se mouiller le col“ en rejoignant les fidèles dans leur inquiétude et parfois leur désarroi face aux choix à opérer les 30 juin et 7 juillet ? Comme si le fait  qu’ « Au regard de la foi chrétienne, aucun parti ne répond à toutes les attentes » (Mgr Pascal Wintzer) pouvait signifier soit qu’en la matière tout choix se vaut dans sa relativité même au regard des exigences évangéliques, soit qu’on peut renvoyer dos à dos dans une même opprobre et un même désaveu : l’extrême droite RN et le Nouveau Front populaire sinon la seule France insoumise, soit encore qu’on peut justifier la résignation au vote blanc par souci de cohérence avec sa foi, au risque de donner raison à Charles Péguy : « Ils ont les mains pures, mais ils n‘ont pas de mains » (2) D’autres feront valoir à l’appui du choix prudentiel des évêques, que de toute manière aucune parole épiscopale ne serait aujourd’hui à même d’infléchir le vote des catholiques – et à plus forte raison au-delà – et ne servirait donc à rien d’autre qu’à attiser les divisons et à rendre plus difficile la réconciliation qu’ils appellent de leur vœu pour le lendemain des élections.

Une parole forte venue d’Outre-Rhin. 

D’outre-Rhin, nous était parvenu, fin février le long texte de la Conférence épiscopale allemande, dans la perspective du scrutin européen. Le sociologue Jean-Louis Schlegel, qui en a publié une traduction en français sur le site de la CCBF, le présente en ces termes : « Dans la forme et sur le fond, c’est d’abord une condamnation sévère des thèses du parti allemand d’extrême droite, l’AfD (« Alternative pour l’Allemagne »), qui, dans les extrêmes droites d’autres pays, et notamment en France, ne sont cultivées qu’à la marge, par des individus et des groupuscules isolés (mais souvent non exclus). » Chacun pourra se faire une idée à sa lecture – que je recommande – de la pertinence du propos dans le contexte français. En voici un court extrait :

« L’Allemagne et l’Europe ont connu au XX° siècle la montée et la chute de diverses idéologies et mouvements extrémistes. Leurs conséquences catastrophiques invitent à rester vigilant aujourd’hui. L’Église récuse absolument, pour cette raison, toutes les formes d’extrémisme. Ce sont des actions irresponsables, qui menacent le Bien commun et l’ordre politique fondé sur la liberté. Actuellement c’est l’extrémisme de droite qui représente pour notre pays et pour l’Europe le principal danger en matière d’extrémisme. (…) 

Un mouvement de protestation vif et vigoureux fait entendre sa voix dans les rues allemandes, et nous, évêques, le soutenons expressément. Toutes celles et ceux qui manifestent leur opposition aux machinations des extrémistes de droite dans un esprit démocratique, libre et humaniste, méritent notre soutien et notre respect. Il est bon que de nombreux chrétiens et chrétiennes entrent activement dans ce combat et s’engagent en faveur de la dignité humaine, des droits de l’homme et de la démocratie ! »

Lorsque des chrétiens appellent à faire barrage à l’extrême droite

Dans notre pays, les prises de position « laïques » n’ont pas tardé pour appeler à “faire barrage“ à l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Notamment du côté des organisations syndicales et du monde associatif engagé dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. De son côté l’Eglise protestante unie de France appelle à « construire une alternative aux idéologies d’extrême droite ». Elle écrit dans un communiqué : « Nous refusons de laisser l’Evangile servir d’argument pour exclure les uns et réduire au silence les autres. »

Mais dans le monde catholique aussi, plus spécifiquement. Au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire (CCFD) qui regroupe trente mouvements de laïcs et services d’Eglise; du côté du collectif œcuménique Justice et Espérance, initiateurs d’une pétition qui a recueilli 10 000 signatures et organisateur d’un rassemblement le 23 juin à Paris dont le sociologue Yann Raison du Cleuziou a fait échos sur son fil FB en ces termes : « Environ 350/400 personnes rassemblées avenue de Breteuil pour une célébration oecuménique en résistance à l’extrême droite. Des prises de parole très confessantes entrecoupées de chants et prières. Bref du neuf à gauche parmi les chrétiens. » 

Il faut citer aussi le communiqué de “Démocratie & Spiritualité » et, dans Ouest France, le texte signée par dix-sept acteurs majeurs du monde associatif catholique : « Nous, chrétiens, continuerons à bâtir une société juste et fraternelle ». Ou encore, sur le site de l’Obs, en date du 27 juin, une courte tribune signée de 80 hommes et femmes de foi ou experts des quatre grandes religions : « Nous, religieux, croyants et spécialistes des religions, appelons nos concitoyens électeurs à ne pas oublier les valeurs de l’humanisme » Et la liste n’est pas exhaustive ! 

L’argumentation développée est toujours la même, au-delà des propositions contenues dans le projet du RN qui peuvent être contestées en termes politiques, comme il est de droit dans une démocratie, c’est la vision d’une France apeurée, repliée sur la préférence nationale en négation de ses engagements internationaux, de sa vocation universaliste et, pour les chrétiens, du message des Evangiles traduit dans la doctrine sociale de l’Eglise, qui justifie un « non possumus ».

S’exprimer « au nom de sa foi » ne porte obligation à celles et ceux qui la partagent de faire le même choix partisan

La parole « publique » de catholiques, le plus souvent laïcs engagés hommes et femmes, aura-t-elle plus d’influence sur les électeurs que celle, bien timide, des évêques ? Rien n’est moins sûr ! Déjà elle se heurte à la désapprobation de celles et ceux qui, dans l’Eglise, ne se reconnaissent pas dans un appel à faire barrage à l’extrême droite, parce qu’ils y voient la défense de valeurs d’identité, de civilisation, de lutte contre des dérives sociétales qui leurs semblent en accord avec leur foi. Pour d’autres, parce que ces prises de position univoques, oublient de dénoncer l’antisémitisme d’une certaine extrême gauche fortement présente au sein du Nouveau Front Populaire. Et pourtant : le refus de l’extrême droite implique-t-il obligatoirement de voter pour la France Insoumise plutôt que pour telle autre composante de la gauche ou du centre ? Le fait, pour certains, de s’exprimer ainsi au nom de leur foi, porte-t-il obligation à celles et ceux qui la partagent de faire le même choix partisan ? Comme si en matière politique une « vérité » catholique unique s’imposait à tous en lieu et place de la conscience de chacun… 

Il n’y aura de clarification, ni partisane, ni programmatique, ni institutionnelle

On est saisi de vertige lorsqu’à deux jours du premier tour, on repense à la justification de la dissolution fournie par le Chef de l’Etat : « permettre une clarification » dans un pays embourbé par l’absence de majorité au Parlement depuis 2022. Or de clarification il n’y aura sans doute pas. Ni clarification en matière de choix partisan, chaque citoyen étant tenté de se cramponner à ses certitudes face à l’inconnu des urnes…(3) ; ni clarification programmatique, car on ne n’établit pas un projet de législature crédible pour la France, en deux semaines, sur un coin de table; ni clarification institutionnelle car l’hypothèse la plus probable à ce jour est de voir le chef de l’Etat devoir gérer une cohabitation, tombant de Charybde en Scylla au regard de la paralysie dont il souhaitait s’affranchir. Sans doute le vrai rendez-vous de la clarification sera-t-il celui de l’élection présidentielle de 2027, si nous sommes capables d’aborder cette échéance au terme d’un vrai débat citoyen, dans un pays apaisé.

Les extrêmes au pouvoir condamnés au recentrage ?

Alors, faut-il redouter le pire ? Faut-il agiter la menace de l’effondrement, comble font certaines, dans l’hypothèse d’une victoire décisive du RN ou du Nouveau Front populaire ? Dans les années soixante-dix l’éminent constitutionnalise Maurice Duverger enseignait que si « la France souhaite être gouvernée au centre » (l’expression est de Valéry Giscard d’Estaing) il n’était point besoin, pour cela, d’un parti ou d’une coalition centriste au pouvoir. VGE lui-même, élu par la droite, a finalement gouverné au centre-droit, faisant parfois violence à son camp, comme avec l’adoption de la loi Veil. Dix ans plus tard, François Mitterrand, élu de l’union de la gauche sur un programme de rupture n’a pu éviter le virage de la rigueur, marquant un recentrage que d’aucun lisent aujourd’hui comme une trahison des valeurs de gauche. Nul besoin de maîtriser les sciences divinatoires pour parier que ni Jordan Bardella, ni un premier ministre issu du NFP, au-delà de quelques mesures symboliques destinées à marquer leur prise de pouvoir, ne seront sans doute en mesure d’appliquer durablement un programme dont l’audace ou la “folie dépensière“ se heurtera à notre environnement européen/international et possiblement à une opinion publique qui n’est prête ni au grand soir ni à une dictature fascisante. On peut parier que Jordan Bardella, si c’est lui qui doit diriger le nouveau gouvernement, saura trouver tous les accommodements programmatiques nécessaires à son maintien au pouvoir, comme actuellement à son accession. Ce qui ne signifie pas que le “passage“ aux affaires d’une nouvelle majorité, quelque qu’en soit la couleur, ne marque pas de manière profonde notre paysage politique et les contours de notre pacte républicain. 

Au risque de la désinhibitation de sentiments xénophobes, sexistes ou homophobes… 

Le vrai souci – le vrai danger – est qu’entre l’élection du 7 juillet et ce retour, dans un horizon incertain, à une forme de nouvel équilibre démocratique – peut-être à la faveur ou dans la perspective de la présidentielle de 2027 –  le pays risque d’être livré aux contestations et aux surenchères en tout genre, aux manifestations de rues et à la violence. Sans parler du risque, déjà présent, de voir à la faveur de la victoire de leur camp, certains esprits se désinhiber et libérer une parole et des actes : xénophobes, sexistes ou homophobes difficile à contenir en période troublée. Toutes proportions gardées, comme sous Vichy à l’égard des Juifs, ou à la Libération vis-à-vis de collabos réels ou dénoncés comme tels. Faut-il, pour autant, évoquer un risque de « guerre civile » (4) comme le faisait, ces jours derniers, le Président de la République, sans doute effrayé des conséquences possibles de son incompréhensible dissolution mais surtout soucieux de dissuader les Français, s’il en est encore temps, de voter pour les extrêmes… à son bénéfice !

C’est dire de quelle maturité, de quel sang froid, de quelle sagesse, notre peuple devra faire preuve au lendemain du 7 juillet. Il en a la ressource. C’est dire aussi la responsabilité propre des catholiques de ce pays, malgré leurs divisions, pour que la haine ne l’emporte pas. C’était au fond le sens premier du message de la Conférence des évêques de France du 20 juin dernier : 

Servir l’apaisement et la paix civile.

« Demain, le 8 juillet, quels qu’auront été nos choix électoraux, nous tous Français, nous aurons encore et toujours à respecter nos concitoyens qui auront d’autres opinions que les nôtres et à œuvrer ensemble à la continuité et à l’amélioration de notre vie sociale commune. Nous aurons encore à vouloir que notre pays honore ses engagements et serve la paix et la justice dans le monde. Nous aurons toujours à nous garder de la violence, à veiller à ne pas diffuser la colère et la haine, à ne pas nous résigner à l’injustice mais à lutter pour la justice par les moyens de la vérité et de la fraternité. Demain, chacun devra toujours s’inquiéter de ceux qui vont moins bien que lui. Nous, catholiques, nous le ferons en puisant dans la grâce de Dieu et dans notre foi en son salut, pour surmonter peurs, colères, angoisses et pour être des « artisans de paix » et des acteurs de l’amitié sociale. Nous pourrons nous appuyer sur la communion qu’est notre Église. »

Comment construire le Bien commun, à l’écoute respectueuse de chacun ? 

Si clarification il doit y avoir, elle ne pourra naître, une fois passé le choc des législatives, quels qu’en soient les résultats et les effets immédiats, que d’une réflexion en profondeur sur la France et les modalités de son vouloir vivre ensemble non réductible à un simple slogan. Si notre démocratie est en crise, peut-être est-ce aussi par incapacité collective à nous écouter, à prendre en compte des sensibilités – fusent-elles minoritaires – qui ne peuvent durablement être contraintes par le seul jeu de majorités parlementaires marquées d’idéologies mainstream. Aucun “débat apaisé“ (expression chère à Emmanuel Macron) ne peut naître du mépris et de l’humiliation. Sauf à nourrir des sentiments d’exclusion et de rancœur potentiellement dangereux. Où trouver et construire le Bien commun contre toutes les tentations centrifuges de l’émancipation individuelle, nées de l’accélération des transformations sociétales ? Qui peut prétendre connaître le sens de l’Histoire ? « Nous autres civilisations, nous savons que nous sommes mortelles », proclamait Paul Valéry en 1919, au lendemain de la Grande Guerre. Quelle espérance de vie peut-on accorder à un pays divisé contre lui-même ?

Pour l’heure, à la veille de deux scrutins décisifs, chacun est renvoyé à sa seule conscience. N’ayons pas peur à l’idée qu’elle puisse dicter aux uns et aux autres des choix différents. Si nous sommes capables de les respecter, démocratiquement et de surmonter ensemble cette épreuve de vérité. 

  1. On reprend ici, à titre indicatif, les votes des catholiques pratiquants réguliers aux européennes. Extrême droite : RN 18% + Reconquête 10% = 28% ; Centre droit : Les Républicains 16% + Renaissance 10% = 26% ; les gauches : Place Publique-PS 11% + LFI 9% + EELV 4 % = 24%. 
  2. Péguy visait là les tenants de la morale Kantienne. La citation exacte étant : « le kantisme a les mains pures mais il n’a pas de mains. »
  3. Sauf si le taux de participation est particulièrement élevé. Auquel cas la clarification viendra du faite qu’on saura ce que pense une partie des abstentionnistes habituels.
  4. Un sondage Elabe pour BFMTV indiquait, vendredi 28 juin, que pour 42% des sondés le programme de la France insoumise représente un risque de guerre civile tandis que tuer pour 40% d’rentre eux le risque vient de celui du RN. Notons tout de même que le programme du NFP porté par ses candidats n’est pas exactement celui de LFI.

POST SCRIPTUM

Le jour où l’abbé Pierre vota blanc

pour la première fois de sa vie

Le hasard a voulu qu’au moment même où je bouclai la rédaction de ce billet, un travail parallèle de documentation autour de la correspondance privée de l‘abbé Pierre, me fasse tomber sur ce document. Il vaut moins, à mes yeux, par le choix du vieux prêtre de « voter blanc », parfaitement discutable, que par ses attendus : la situation du pays, tellement proche de celle que nous connaissons aujourd’hui, et le souci de servir la réconciliation quel que soit le résultat du scrutin. Il s‘agit d’un billet adressé à sa secrétaire Lucie Coutaz le 10 mai 1981 à 17 h.

« Avant que commencent à être connus les résultats de cette élection (grave surtout par la coupure si forte du pays), je veux vous avoir fait une confidence (à garder longtemps secrète) : après avoir beaucoup réfléchi et prié, pour la première fois de ma vie j’ai voté blanc – parce que sûr d’avoir personnellement une tâche autre à remplir, d’apaisement et de coopération des adversaires d’hier, pour un efficace vrai service premier des plus souffrants, et je m’en sentirais trop mal à l’aise si, dans le climat survenu ces derniers jours, je m’étais comme lié aux uns ou aux autres, qui nécessairement ce soir vont être, ou les uns ou les autres, blessés, poussés aux rancunes – que Dieu m’aide dans la tâche à venir. »

Abbé Pierre, INEDITS, Bayard 2012, p.48

192 comments

  • Le plus étonnant pour moi reste le choix des catholiques de faire fi des Béatitudes, au profit de la guerre contre l’autre.
    Ce qui conforte en moi:
    1° Que le christianisme (à ne pas confondre avec la mystique christique) est une culture. Et Dieu devient par conséquent un concept en construction, si l’on lit Rainer-Maria Rilke (Ringlet, 2013) Car les haineux (catholiques votant pour l’extrême droite par exemple) n’ont pas la même conception de Dieu que les victimes de la politique de haine.

    2° Le discours politique est un chèque en blanc, une caution aux petits criminels qui se croient légitimes d’abattre au passage tout étranger (Noir et Arabe)

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  • La France était déjà mal barrée, alors avec Bardella à la barre, ça va tanguer et peut-être que le bateau France va couler. Le mensonge, la duplicité, l’incompétence et tutti quanti de l’extrême-droite va se révéler au grand jour! Et la plus grande usurpation et la plus grande imposture, c’est que l’extrême-droite essaie de faire croire qu’elle défend les valeurs chrétiennes et la foi alors que leurs valeurs sont à l’opposé des valeurs de l’Évangile. Les racines chrétiennes de la France, c’est un arbre aux branches qui se dessèchent depuis 60 ans parce qu’on oublie la Source d’eau Vive. C’est ma parole « libre ».

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  • L’épiscopat s’est montré, depuis des décennies, si centré sur les « fidèles » (6% de messalisants, 3% qui déclarent aller à la messe au moins une fois par semaine) et si insouciant de ceux qui se disent catholiques (70% en 1981 année de la lettre, 29% en 2022) ou des 48% de français qui se disent liés à la religion catholique. Comment peut-on être surpris que le petit groupe des fidèles soit surreprésenté dans le vote de droite et d’extrême droite après avoir tant œuvré au long court, par action et par omission, pour cela? Gros problème de discernement!
    Sur les causes de la cassure du pays, j’ai apprécié l’analyse de Jean-François Bayart, interviewé par Golias: « Malheur à la ville dont le Prince est un enfant » -écho à Ecc 10;16- tant il est vrai que les extrêmes droites et gauches ont utilisé avec talent, les verges que leur a tendues, depuis 2017, « l’hyper président et ses fans ». Le premier de la classe, complexé, n’a pas su entendre les avertissements amicaux; désolant!
    Merci René pour « n’ayons pas peur… » et ‘Si nous sommes capables de respecter… » et surtout « surmonter… ».

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    • Précisément non le sondage Ifop réalisé pour la Croix démontre exactement le contraire. Moins on pratique tout en se disant catholique, plus on vo-te RN Les pratiquants réguliers ne sont que 18% à avoir voté RN contre 40% pour les pratiquants occasionnels et 40% pour les non pratiquants auxquels vous faites allusion.

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      • Oui sauf que le sondage IFOP pour La Croix souffre, comme trop de sondages d’une imprécision lié à la taille de l’échantilon. Or, sur 2900 sondés les sous échantillon pratiquant et occasionnels ont 82 sondés. L’épaisseur du trait enlève alors toute signification aux résultats concernant ces sous échantillons.
        Un résultat est significatif : « le vote KTO s’est radicalisé » comme l’indique Yann Raison Le Cleuzio (Le Monde de 23 juin)…. sur la base de « extrême droite » (reconquête, RN plus moitié du vote LR), les KTO ont votés à 48% extrême droite, les autres français à 37% et l’ensemble des français à 40.5%.

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    • Depuis 60 ans, on a été séduit par les sirènes du matérialisme ambiant, l’avoir plutôt que l’être.
      Et voilà le résultat!

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  • Bonjour René Poujol, merci pour cet article essentiel dans les temps troublés que nous vivons. Je voudrais ajouter le fait suivant : la réaction de l’Eglise protestante Unie de France, appelant explicitement à faire barrage au Front National (le parti est nommément désigné dans ce texte). On dit parfois que selon Benoit 16 il y a des « fondamentaux » pour l’électeur catholique, des valeurs sur lesquellles ne pas transiger (la « défense de la vie », du mariage comme union d’un homme et d’une femme). Et alors quid de la défense de l’étranger et des faibles ? Ca devrait pas être érigé en valeur tout aussi fondamentale ? Cela devrait inciter l’épiscopat à prendre position plus fermement, non ?

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    • Merci de m’alerter sur ce point. J’avais en effet le texte des protestants dans ma documentation et entendait bien l’utiliser. Un oubli… que je vais réparer !

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    • L’Église protestante réagit ainsi justement parce qu’elle est « protestante », c’est-à-dire en déphasage avec notre « Mère Église », très souvent du côté des dominants. L’extrême-droite gagne du terrain en Europe, et dans une partie du monde. Pour ses intérêts, l’Église doit choisir son camp dès maintenant.
      Exemple: le président et candidat Biden américain se revendique catholique. Et pourtant, il s’affiche clairement comme un militant de l’avortement. En contradiction avec les « fondamentaux » de Benoît XVI que vous évoquez dans votre commentaire. Voilà le modèle catholique.
      Depuis un certain temps, et au fil des années, je me conforte dans l’idée suivant laquelle « Le christianisme (à ne pas confondre avec la mystique christique) est une culture », soutient l’écrivain André Aba.

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      •  » Le christianisme est une culture  » : et pour être plus précis, le christianisme c’est la culture de l’anarchisme.
        En effet, pour Jérome Alexandre, théologien reconnu, le message évangélique et le combat anarchiste reposent sur une conviction première et partagée : l’impérieuse nécessité de protester contre toutes les injustices (cf. ci-dessous)
        https://www.babelio.com/livres/Alexandre-Le-christianisme-est-un-anarchisme/1674972

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        • Je ne sais pas si le christianisme est un anarchisme, mais à prendre littéralement le « Rendez à César ce qui est à César », il est un apolitisme. « A quelle effigie est frappée la pièce de monnaie que vous me montrez? » « A celle de César-Auguste », lui répondent ceux qui voulaient le piéger. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, non pas parce que César est à Dieu », comme le soutenait l’écrivain catholique d’extrême droite Jean Madiran, « mais parce que César, je m’en lave les mains ».

          Le Christ se lave beaucoup plus les mains de César que Ponce Pilate ne s’est lavé les mains du Christ. Les mêmes catholiques ilibéraux ont souvent fait de Ponce Pilate celui qui était à l’origine du libéralisme ou de l’indifférentisme religieux. Que nenni! Pilate demande au Christ: « Qu’est-ce que la vérité? » après que celui-ci lui ait dit: « Je suis né, je suis venu au monde pour ceci: rendre témoignage à la vérité. » (Un ami à qui je rappelai le contexte de cette citation et de cette situation me répondait: « Ca ne veut strictement rien dire. » J’abondai dans son sens.) Le christ ne répond pas à la question de Pilate et garde le silence. Pilate finit par se détourner sans nécessairement hausser les épaules et surtout sans abandonner le Christ à ses bourreaux qu’il n’ait précisé: « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » et plus encore sur son épitaphe: « Icigît le Christ, roi des juifs. Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

          Un ami monarchiste me disait que la monarchie selon Maurras, c’est l’anarchie+1. La civilisation chrétienne est une ruse de l’histoire du christianisme. Mais littéralement, le christianisme devrait être un apolitisme.

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      • « L’Église protestante réagit ainsi justement parce qu’elle est « protestante », c’est-à-dire en déphasage avec notre « Mère Église », très souvent du côté des dominants. »
        Il convient de rappeler à cet égard, un certain nombre de faits historiques.
        Martin Luther appelle au massacre des paysans allemands lors de la guerre des paysans qui éclate à partir de 1524 dans tout le sud, l’ouest et le centre du Saint Empire romain germanique et aussi dans les Alpes autrichiennes. Et pourquoi les paysans s’insurgent-ils ? Ils se plaignent de leurs conditions de vie et des abus de la noblesse et du clergé. En plus de la pression démographique, ils voient les terres communales usurpées par les seigneurs qui pour certains soutiennent Luther. Ces paysans croulent sous les taxes et les corvées et veulent supprimer les derniers relents de servage. Rien que pour cette raison, j’éprouve une véritable aversion envers Luther.
        Jean Calvin instaure une immonde théocratie à Genève. Beurk !
        Oliver Cromwell (puritain qui veut « purifier » l’anglicanisme de toute pratique catholique) fait massacrer un grand nombre d’Irlandais catholiques.
        Qui a massacré les tribus amérindiennes d’Amérique du Nord ? Beaucoup de Calvinistes hollandais et bien sûr les très fameux puritains de Grande Bretagne.
        Régime nazi : les Luthériens prussiens, pasteurs y compris, dans l’ensemble, ne se sont pas davantage soulevés contre le régime hitlérien que les Catholiques bavarois. Les résistants allemands et autrichiens sont catholiques et protestants.
        Régime d’apartheid : qui étaient les organisateurs de l’apartheid en Afrique du Sud ? Des Calvinistes, dont pour certains, descendants de huguenots chassés de France après la révocation de l’édit de Nantes. Comme quoi le fait d’avoir été victimes en France d’injustice ne leur a rien appris sur « le royaume de Dieu et sa justice » !
        Alors, la vilaine Eglise catholique du côté des puissants et les gentils Protestants du côté des opprimés …

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        • Beau rappel Geneviève des révoltes de peuples à cette époque toutes liant confession, questions sociales et politiques (grandes familles). Celle des hussites d’abord (15ème), au caractère « pouvoir religieux » marqué. Puis celle des paysans nommée aussi de ‘l’homme « ordinaire », du » commun » (début 16ème)- ancêtres des gilets jaunes. Enfin celle des Gueux, très politique et confessionnelles par laquelle la Hollande s’est libérée de son despote catholique espagnol.
          La révolte des Gilets jaunes (France, puis aussi Royaume uni, Belgique, Allemagne…,), essentiellement sociale, a rebondit après le covid en révolte politique en France, n’a rien à voir avec les querelles dynastico-religieuses de la fin du moyen âge et de la 1ère renaissance, pas plus qu’avec les révoltes des Lumières qui ont préparé la fin des dynasties et permis d’espérer une 2de renaissance, vite muselée moins par la modernité que par les jeux de lutte et d’alliances entre détenteurs du capital et politiques. Fin de guerre froide et ultra-libéralisme ont ouvert les vannes au capital. Si les politiques ont pu fait croire, un temps, qu’ils maitrisaient le débit, les petites gens ont fini par comprendre que les politiques n’avaient plus la main. Les bonnes gens veulent croire qu’il est possible de reprendre la main, tout en sachant qu’il n’es si facile de maitriser le débit de fuite. Ils sont paumés, égarés.
          OK avec Geneviève, par gros temps, ce qu’il reste des religions chrétiennes (et d’autres) a un réflexe de survie: tous aux abris,pas le moments de se montrer, sauvons les meubles!

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  • Après beaucoup de réflexions et d échanges avec des responsables de l Eglise à l occasion de ces élections j en suis arrivé à la conclusion que le rôle des évêques n est pas- n est plus- dans la diffusion de  » consignes » de vote ( même seulement d abstention de faire) mais de se concentrer sur l éclairage- bien en amont des moments de décision – des consciences ( comme ce qu ont fait les évêques allemands)
    Il nous manque en effet un  » enseignement » sur comment traduire aujourd’hui les valeurs et exigences évangéliques :
    que signifient dans notre société et notre monde aimez vous les unes les autres, malheur aux riches, j étais étranger et vous m avez accueilli, la parabole du bon samaritain, être des artisans de paix,…
    Il nous faut reconstruire un  » corpus » de convictions à partir duquel chacun aurait à faire ses choix

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      • Je voulais parler d un corpus accessible non pas principalement aux intellectuels mais diffuse mûri et mâture au niveau des cellules de base de l Eglise: paroisses mouvements organisations diverses

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          • Je pense que demander aux catholiques de base d aller individuellement consulter des vidéos ou des sites internet me paraît inefficace
            Par contre il me semble que concevoir un parcours de formation politique économique sociale et societale de type Alpha organisé et gérer par les paroisses mouvements…. serait certainement beaucoup mieux reçu
            et plus suivi.
            Il faut donner aux catholiques les moyens de se faire une opinion éclairée puisque les  » clercs » ne voudront plus et ne pourront plus être des guides

    • Si l’on relit la soi-disante encyclique de Pie XI écrite par le futur Pie XII, ancien légat du pape dans l’Allemagne hitlérienne, « Mit brenender Sorge » censée prévenir les catholiques allemands des errements du nazisme, je ne crois pas être injuste en disant que le coeur du texte se concentre sur la crainte qu’Hitler ne dénonce le Concordat et ne déplore que de façon assez marginale l’incompatibilité entre les fumées hitlériennes et la doctrine chrétienne.

      Aujourd’hui, les évêques allemands sont vaccinés contre le nazisme et prennent les devants au cas où déferlerait à nouveau la peste brune.

      Pour faire le parallèle avec une situation qui intéresse René qui a récemment mis en lien une conférence sur l’évolution de la pensée des titres de Bayard presse, au début du siècle dernier, « la Croix » était d’un anti-dreyfusisme qui n’avait rien à envier et qui même a devancé celui de l’Action française. » Aujourd’hui, « la Croix » est démocrate chrétienne, presque au sens américain du terme démocrate.

      Je me souviens d’avoir été très impressionné, quand il y a une quarantaine d’années, « Antenne 2 » ayant adapté en feuilleton « des Grives au loup » de Claude Michelet, un épisode montrait un prêtre fulminant contre le front populaire et donnant des consignes de vote à ses paroissiens. Une telle emprise sur les consciences ne serait plus acceptable aujourd’hui.

      Je ne sais pas si les évêques devraient nous prêcher en amont comme l’ont fait les évêques allemands et non pas en aval comme ils l’ont fait de façon assez choquante au lendemain du 21 avril 2002 en dressant le Front national en épouvantail parce que ce parti politique pratiquait lui-même la logique du bouc émissaire. Mais contrairement à René (ou au moins à une partie de son analyse), je trouve que la prière du Conseil permanent de la CEF, où je reconnais le concept d' »amitié sociale » cher à mgr Laurent Ulrich, est très équilibrée. Je ne crois pas qu’elle reporte l’attention des fidèles au lendemain des élections. Mais c’est en effet chaque matin que doit se reconstituer notre envie de nous lever pour servir.

      La solution adoptée par les évêques a l’avantage de ne pas trancher le débat que chaque fidèle doit avoir avec sa conscience pour répondre dans des termes qui lui sont propres à la question que Dieu ne cesse de poser à Adam du jour où il a commis la « felix culpa » qui avant de nous valoir « un tel Sauveur » comme le chante l’Exultet à la vigile pascale, a valu à l’homme de conquérir la liberté à défaut de l’intelligence: « Adam, où es-tu? Comment te positionnes-tu? », sachant que la charité doit toujours demeurer la boussole morale du chrétien.

      Nous n’avons qu’une âme, mais notre situation change tous les jours.

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  • J’adhère à la nécessité de faire barrage au RN. Mais en conscience je ne pourrais pas voter pour un candidat LFI, sauf sans doute s’il s’agissait de François Ruffin. Le programme démentiellement démagogique, le fonctionnement de type trotskiste dans lequel un Chef décide tout dans l’ombre, les investitures de Poutou et d’un fiché S, l’antisemitisme d’une Rima Hassan; tout cela rend ce parti infréquentable.

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      • Ne vous en déplaise, une pensée unique s’est installée, une sorte de dictature et je ne mets pas sur le même plan LFI et le RN.Je suis totalement contre l’antisémitisme, mais quelle récupération de la part du RN.
        Donc, je voterai tout sauf le RN.

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        • De fait une pensée unique s’est installée « faire barrage au RN »… au point d’oublier le climat de haine et de guerre civile que répand aussi LFI.

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          • Je ne crois pas qu’on oublie quoi que ce soit.Simplement il faut hiérarchiser les urgences. Encore une fois, faut-il le redire, appeler à faire barrage au RN ne signifie pas voter LFI. Ce raccourci devient à son tour insupportable.

          • Ça dépend des circonscriptions, et ce sont majoritairement des candidats LFI (notamment dans les circonscriptions gagnables)..
            Les faits sont têtus…

          • Mais encore une fois chacun reste libre de faire ce qu’il veut, en conscience. Si vous préférez un autre choix libre à vous !

          • Parlons de la violence, elle est à l’extrême-droite et à l’extrême-gauche. À l’extrême-droite, c’est l’apaisement dans la récupération, méfions-nous de l’eau dormants.
            Dans le sport, où est la violence? À droite et non à gauche. À droite, ce sont tous les footeux et la Paix, la joie, c’est à gauche, chez les fans de rugby, dont je fait partie.
            Mais, quelle adéquation entre l’offre politique et la demande politique?
            En fait l’offre politique essaie de s’adapter à la demande de tous bords du « toujours plus » chez les riches et les classes moyennes et à une meilleure répartition des richesses chez les pauvres, échelle sociale oblige. Mais, l’IA. va venir nous sauver, alors que l’IE est en panne. Dans Instruction Éducation, il y a entre autres, instruction chrétienne et éducation civique. A-t-on atteint un point de non-retour?

          • René, je ne crois pas avoir dit autre chose que de voter en conscience !
            Et précisément pour cette raison la réponse à apporter dimanche ne me paraît pas aussi simple que vous le pensez…
            Je ne souhaite pas voter blanc, cela ne résout rien, mais tout autre vote me pose un cas de conscience.

          • Comme le dit Michel de Guilbert, voter en conscience au 2d tour est cornélien si faire barrage au RN oblige de voter pour un candidat LR proche de Bellamy Wauquier -restés dans le flou en vue de rejoindre leur ami Ciotti si besoin-. Un tel vote est quasi équivalent à voter RN. 26 circonscriptions sont dans ce cas!

        • Comme le dit Jean-Pierre Gosset, voter en conscience au 2d tour est cornélien si faire barrage au RN oblige de voter pour un candidat LFI Très nombreuses circonscriptions sont dans ce cas !

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    • Dans bien des cas ce sera souvent, au 2d tour, non affaire de parti ou de bloc (extrême droite, extrême gauche et pourquoi pas « extrême centre ») mais de confiance en l’appartenance ou non d’un candidat à « l’arc républicain ». Difficile!.

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      • Comme je crois avoir contribué pour une part au lancement de ce sujet, je profite de votre commentaire pour continuer de raconter mes errements.

        « Il y a un moment pour pleurer et un moment pour parler », m’objecta un ami lorsqu’a paru le rapport Sauvé dont j’étais persuadé que, si l’on se réfugiait derrirèe l’adjectif « systémique » pour ne pas démonter le système, on se mettait le doigt dans l’oeil. Aujourd’hui, je suis dans la situation inverse, je préférerais me taire. Mais comme j’ai beaucoup parlé, « le mieux n’est pas de ne rien dire » comme le conclut Sosie à la fin de l’Amphitryon de Molière, mais de continuer.

        Les élections législatives ont toujours présenté une ambiguïté: vote-t-on pour une personnalité ou pour une majorité? Pour le député d’un territoire ou pour un député de la nation? En droit et en fait, c’est le second terme qui prévaut.

        Au premier tour, après avoir beaucoup débattu avec mon côté transgressif qui n’aspirait qu’à jeter un pavé dans la mare contre la mauvaise administration des choses à laquelle Macron a porté le comble, j’ai voté sans conviction pour la candidate du Nouveau front populaire. Le député ex-macroniste Olivier Becht, ancien ministre du Commerce extérieur, ancien camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’Éna, qui a ramené des milliards d’investissement en Alsace, humaniste et compétent, devrait emporter mes suffrages. Je ne peux pas voter pour lui, car mon vote le ferait atterrir dans l’escarcelle macronienne. Ma candidate s’étant retirée inutilement, je pourrais voter pour l’adversaire d’Olivier Becht, le jeune RN Pierre Pinto. Mon côté transgressif ne demanderait pas mieux que de jeter cet autre pavé dans la mare. Mais je ne veux pas voter pour lui: il est notoirement incompétent, ne sait pas répondre à une question sans répondre à côté et, dans cette situation très dangereuse pour notre pays, je ne veux pas participer à l’aventurisme qui opposerait le chaos xénophobe au chaos macronien. La charité doit rester la boussole morale des chrétiens.

        Un ami laïque s’est autorisé à dire hier à la fin d’une messe que j’accompagnai: »Votez bien. Souvenez-vous que vous êtes chrétien et que Jésus était juif. » Tout le monde a éclaté de rire, mais tout le monde avait compris le message.

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    • L’antisémitisme est un délit punissable par la loi. Comment se fait-il alors que tous ces gens cités n’ont pas été condamnés? Les pensées de Serge Klarsfelf et de Finkelkraut sont-elles majoritaires, le ni-ni est-il majoritaire, y-a-t-il dans la communauté juive de France des juifs qui votent LFI? Je parlais de pensée unique comme si une pensée minoritaire devait nécessairement devenir majoritaire. Je le répète, je suis totalement contre L’antisémitisme.

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      • Le mot antisémite est récent et sa perversité exceptionnelle est une fabrique à « impasses ».
        Sémite (Sem un des fils de Noé) qui a été inventé fin 18ème pour désigner des groupes humains antiques du proche orient désigne actuellement les 500 millions de locuteurs d’une langue sémitique (350 millions de locuteurs arabe, 8 millions hébreu). Comment s’est-il fait que antisémite (mot du 19ème siècle) désigne les personnes qui rejettent celles de « race-religion-langue » juive? Pourquoi ne pas dire antijudaïsme? Quand y a un mystère, y a un gros loup tant le mystère est bien plus dangereux que le flou!
        Il est vrai qu’à force de se sentir honni par toute la terre -dixit la Torah- ce petit peuple qui s’est cru protégé par le seul vrai Dieu (quelle prétention!) à suscité bien des jalousies et même des haines cuites et recuites avec soin et persévérance. L’Etat d’Israël actuel est, par conception politique confessionnel colonialiste et adepte de l’apartheid voire du génocide les palestiniens sont descendants des philistins (issus de Crète). Dire cela est-il « antisémite »? Simon Assoun (Juif Séfarade de nationalité française qui a, comme tout juif, servie tsahal) est-il antisémite quand il explique pourquoi  » Le sionisme et le colonialisme nous abîment collectivement » (https://www.youtube.com/watch?v=CPa27yTkAuc&ab_channel=BLAST%2CLesouffledel%27info).
        Suite aux massacres du 7 octobre, les gouvernants d’Israël et bien des colons de Cisjordanie ont fait sauter la protection internationale issue de la shoah.

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          • Oui Jean Claude :
            Je l’ai entendu dire Quand on fonde sa légitimité sur la force la terre et le sang , on ne peut pas être juif .C’était au moment où Tsahzl envahissant le sud Liban .

    • Un ministre qui n’a jamais manqué de tenue même s’il s’est parfois illustré par des propos à l’emporte-pièce, Bruno Le Maire, dit la même chose que vous. Dieu, que les lieutenants d’Emmanuel Macron doivent être déçus de s’être ralliés à son panache blanc! Et comme le président doit se sentir seul d’avoir joué les cavaliers de l’Apocalypse avec des grenades dégoupillées qui lui reviennent dans les jambes!

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  • L’édito de La Croix avant le premier tour des législatives :
    « Notre exigence de vérité tout comme notre sens de la fraternité nous paraissent donc incompatibles avec un programme électoral dont toute la logique est de faire des étrangers des boucs émissaires.
    Il est évident aussi que nous ne pouvons tolérer, d’où que cela vienne, la moindre complicité avec l’antisémitisme ou l’instrumentalisation des communautarismes. »

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  • Le déni vertu catholique ?
    – Les évêques refusent de se prononcer vis à vis de la réalité de la situation française et préfèrent un « long coup de pied à suivre  » vers les grands principes abstraits et la fuite dans une spiritualité hors sol .
    Ils ne surprennent personne .
    – Les organisations catholiques diverses qui se réfèrent à une analyse ancienne et aujourd’hui fausse ne dénoncent que l’extrême droite sans voir que l’antihumanisme , l’intolérance et l’antisémitisme sont aussi présents à l’extrême gauche .
    – Des journaux se voulant chrétiens répètent comme un mantra  » non au RN » fermant les yeux sur l’antisémitisme de LFI et son mépris de valeurs de la république au nom du principe » les ennemis de mes ennemis sont mes amis  » . Stratégie simpliste , à courte vue et irresponsable .
    Ce déni, naif ou résultant des calculs mesquins de machiavels de sacristie constitue une erreur stratégique et une faute morale . Ne pas dénoncer que RN et LFI égaux sur ce point ne s’inscrivent pas dans le cadre des valeurs de la république procède d’ un coupable aveuglement accepter une alliance même de circonstance avec LFI, une forfaiture .
    Une fois encore , les catholiques commettent ce péché capital que dénonçait Paul Ricoeur : faire de la politique une mystique .

    Faire de la politique c’est définir le souhaitable et travailler à rendre le souhaitable possible en fonction de la réalité et du contexte .. Les autoproclamés maitre à penser catholiques se contentent de définir le souhaitable . Ils ne condescendent jamais à mettre les mains dans le cambouis . ils risqueraient de les salir .
    La campagne de presse de « Témoignage Chrétien » est emblématique de cette attitude irresponsable et profondément démissionnaire .

    PS : Le lieu de rassemblement des chrétiens de gauche place Vauban à Paris le 23 juin dernier est révélateur de leur positionnement politique et social , de leur culture. Loin des banlieues et des quartiers difficiles , loin de la difficile réalité quotidienne de la majorité des français qu’ils ne perçoivent à peine que lorsque leurs domestiques arrivent en retard les jours de grève des transports il leur est d’autant plus facile de faire la morale aux autres . De plus , leur rejet du RN est moins un rejet des idées détestables de ce parti qu’un snobisme vis à vis d’un parti devenu populaire à force d’être populiste . Vu de loin l’antisémitisme de LFI est quand même plus tendance que celui du RN qui sent trop le conformisme classe moyenne et petit bourgeois .

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    • Guy, je suis d’accord avec l’essentiel de ton commentaire, sauf pour ce qui concerne ton jugement concernant les évêques de France dont le rôle n’est certainement pas de donner des consignes de vote (on leur reprocherait à juste titre le donner dans le cléricalisme), mais bien d’en appeler à la conscience des chrétiens.
      J’aurais aimé que les mouvements et associations auxquelles tu fais allusion fassent preuve du même discernement.
      L’essentiel, comme le dit justement René citant le message de la CEF, sera pour les chrétiens dès le 8 juillet de servir l’apaisement et la paix civile.

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      • Reconnaissons Michel qu’il manque aujourd’hui comme hier de voix comme celle de Léon Etienne Duval à Alger, que notre épiscopat actuel est aussi conservateur que celui de 1939 1940, 1905… Il n’y a d’ailleurs pas qu’en France que, par gros temps, « tous aux abris » est la règle, ainsi l’annexe secrète du concordat de 1933 (https://legirel.cnrs.fr/spip.php?article24): « charité bien ordonnée commence par soi-même »..

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        • Cette élection est la première marche avant l’élection de m.Le Pen à la Présidentielle de mai 2027.
          L’affaiblissement de la France est du « pain béni  » pour Poutine. D’ailleurs, il teste déjà d’autres bombes nucléaires pour bien faire comprendre que c’est lui, le maître. S’Il n’y a que d’autres Pétain pour défendre la France, nous serons dans de beaux draps, car il n’y aura pas deux De Gaulle!

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          • Bien vu ! On ne dit pas assez que le RN est le parti de l’étranger, cachant le drapeau russe derrière sa rhétorique patriote.

            Dominique Manchon (DM63)

  • On a beau dire, si effectivement des membres de LFI sont des antisémites affichés, on ne peut pas en dire autant de tout le NFP : je vois mal Raphaël Gluckman (sutout lui !), François Hollande ou Marine Tondelier faire preuve d’antisémitisme. Par contre c’est un des marqueurs de l’extrême-droite depuis le début, même avant le Front National et le RN sans remonter à Drumont et l’affaire Dreyfus. Le FN puis le RN n’a jamais dénoncé cela.
    Nous nous préparons à des lendemains qui déchantent : l’écologie, le droit et la justice, la culture, l’éducation sont des points qui ont été très peu abordés de façon concrète autrement que par les phrases habituelles qui tournent en rond..

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    • A Philippe Giron

      Absolument d’accord, merci.
      Mais, comme c’est bizarre, dès qu’on explique qu’on ne votera pour rien au monde RN, la réplique catholique très fréquente est immédiate : « Et LFI ? »
      L’art habituel du détournement et de l’esquive.
      Mais je ne cherche même plus à
      comprendre ni à discuter, c’est impossible.

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      • Anne, je vous trouve très dure… comme souvent. Même si on peut comprendre. Je sais parfaitement que le NFP ne se réduit pas à LFI ni LFI à Jean-Luc Mélenchon, mais comprenez que pour certains électeurs qui se trouveront au second tour, ce qui ne sera pas mon cas, dans un duel RN et tel « dur » de LFI le choix ne soit pas simple.

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      • A Anne .
        Le RN n’a pas le monopole de l’antisémitisme et du racisme .
        L’antisémitisme et le racisme sont des critères déterminants qui conditionnent mon vote car ils sont contraires aux termes de notre contrat social .
        Donc oui la question « Et LFI ? » est légitime et même nécessaire.

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        • Eh bien j’en reviens à ce qu’écrit Philippe Giron.
          Tout le RN ex-FN est raciste, antisémite et beaucoup d’autres choses peu glorieuses. Le NFP non, et tout LFI non plus.
          La question peut se discuter entre RN et un LFI « dur » comme dit René, sinon je ne vois pas.
          Et je ne suis je crois ni antisémite ni raciste. En revanche, ceux qui préfèrent voter RN, même à reculons… ça
          pose question.
          Mais bon, le sujet est trop sensible et j’ai assez souffert, politiquement aussi, quand je fréquentais encore l’Eglise.

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        • « Je me souviens » quand et comment les deux figures de Jean-Luc Mélenchon -bien qu’il ait déjà été un ministre un peu connu- et de Marine Le Pen ont émergé dans la vie politique française. C’était au soir d’un débat télévisé, sur « France 2 » sauf erreur, au lendemain précisément du 21 avril 2002.

          La voix éraillée de Mélenchon furieux vitupérait la haine aux marches du pouvoir quand une voix tout aussi haineuse lui répondit: « Mais qu’est-ce que c’est que cette haine dont vous faites preuve? » (Je crois qu’elle disait exactement: « Je n’ai jamais vu un tel flot de haine. ») C’était la voix de Marine Le Pen que je n’avais jamais entendue auparavant et qui me couvrit littéralement d’effroi.

          Je me souviens de m’être dit que Jean-Luc Mélenchon dont j’appréciais l’implication comme ministre chargé de l’enseignement professionnel se constituait en miroir du Front national et de cette femme en particulier dont je découvrais la voix.

          Combien a-ce été vrai! Jusqu’à donner dans « le détail » du père de la mère (ou de la fille) Le Pen. « L’antisémitisme en France est résiduel, on peut même dire que c’est un détail. » Soufflante d’autant plus ignoble qu’elle était calculée, contrairement à la sortie de Le Pen père.

          Le malheur de LFI, c’est d’être dirigée par un caractériel qui prêche le retour à l’humain par la conflictualité et la non violence avec agressivité. Comme il est le chef incontestable de son parti, tous ses lieutenants l’imitent, François Ruffin dans les mauvais jours, les Corbière qui se sont fait une virginité d’avoir été désavoués par le chef et bien sûr, en tout premier lieu, Manuel Bompard et Mathilde Panot.

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  • Question de tactique
    -Peut on être social démocrate sans pour autant s’allier avec LFI ?
    Les principaux partis de gauche ont répondu non pour ce scrutin dans le seul objectif de conserver leur poids relatif dans la prochaine assemblée et les financements publics qui vont avec .
    – Cette alliance tiendra t elle au dela du 7 juillet ? On peut en douter vu que ses composantes ne sont d’accord sur rien et qu’il n’a pas été possible de fabriquer un programme réaliste dans le cours délai laissé entre la dissolution et les élections.
    – Cette alliance constitue t elle un contrefeu efficace contre le RN ? On verra le lendemain du premier tour en fonction de consignes de désistement. Mais si le choix se réduit au RN et à LFI , les sociaux démocrates devront choisir entre la peste et le choléra et peuvent très bien voter blanc .
    Peut on être un citoyen conscient et responsable et abandonner toute approche éthique de ce scrutin ? Je réponds non et ne voterai jamais ni pour le RN ni pour LFI via une alliance fondée sur le reniement des valeurs de la République .
    Choisir le déshonneur pour avoir la paix reste toujours le meilleur moyen de se deshonorer et de rater son objectif .
    Les catholiques de gauche préférant incanter des principes abstraits font la même analyse que les autonomistes bretons en 1940 : Les ennemis de mes ennemis sont mes amis .
    Une analyse politiquement erronée et moralement insoutenable .

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    • Vous vous trrépéteze beaucoup cher Guy. Ce qui est votre droit.
      Ce long lamento aurait plus de poids si Emmanuel Macron n’avait pas attendu ces élections européennes pour découvrir qu’il y aurait peut-être intérêt pour lui et pour la démocratie de chercher alliance auprès de ceux qui furent initialement son parti.
      Je ne le redirai jamais assez, Emmanuel Macron n’a remporté l’élection présidentielle qu’avec l’adhésion d’un quart du corps électoral (il faut en effet défalquer des voix qu’il a engrangé au second tour les 40% qui n’étaient ni d’adhésion à sa personne ni de soutien à son programme mais d’opposition à Marine le Pen). C’est alors qu’il eût fallu descendre des Champs Elyséens et proposer un contrat d’union.
      Les cathos de gauche, à supposer que l’expression ait encore un sens, ne sont pour rien dans la détestation des Français pour le chef de l’Etat.

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      • A René .
        Je ne suis pas responsable de la dissolution!
        Ma position est une position politique et éthique dans le contexte d’aujourd’hui .
        La position de quelqu’un qui deposera un bulletin dans l’urne demain et le 7 juillet . Rien de plus .

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      • Où l’on a vu par cette dissolution ce dont les gens raisonnables refusaient de convenir: Macron a une personnalité autodestructrice qui, comme tous les autodestructeurs, est destructrice par contiguïté. Les autodestructeurs croient ne détruire qu’eux-mêmes, il n’en va jamais ainsi. A la suite de je ne sais quel trauma d’enfance (les gens bien informés le savent, mais moi, je n’en sais rien), Macron vit pour se détruire et vit malgré lui pour détruire. Ça commence à se sussurrer jusque dans son entourage, un article du « Monde » en a parlé mardi dernier.

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    • Je crois qu’il n’y a pas d’étiquette « Front Populaire » à ces élections, mais l’étiquette d’un des partis qui la compose. Dans ma circonscription, c’est l’union de la gauche, donc mon choix est simple, je n’ai pas à voter LFI.

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      • Non, Jean Claude, l’étiquette est clairement « Nouveau Front Populaire » pour les candidats de gauche qui l’ont accepté (sauf quelques rares candidats de gauche qui ont courageusement refusé l’alliance avec LFI, comme Jérôme Guedj dans la 6ème circonscription de l’Essonne).

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    • A Guy,
      Expliquez pourquoi aux catholiques comme vous le faites pour LFI. Mais je crains qu’un certain nombre d’entre eux donnent la priorité à la préference nationale et à l' »ordre ».

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      • A Anne
        Je ne donne de leçons à personne .
        1)J’explique juste les critères qui déterminent mon propre vote comme citoyen et notamment ce qui exclut par principe un vote pour un quelconque parti .
        2) De olus je vote comme citoyen et non comme membre d’une quelconque communauté. religieuse ou philosophique , même si bien sûr mes croyances et references influent sur ma vision de la politique. .
        La politique n’est pas la transcription immédiate d’un idéal dans la réalité. Je trouve inepte des affirmations comme : « en politique je choisis l’Evangile . »
        La politique c’est l’art de prendre en compte la réalité pour essayer de la transformer . Elle procede toujours d’un compromis avec le réel, avec les gens tels qu’ils sont .
        Le succès du RN s’explique parce qu’il pose les questions que se posent les gens et que les autres partis n’ont pas voulu voir . Mais comme le disait L Fabius il apporte de mauvaises réponses..
        C’est pourquoi dire « à cause de l’Evangile je dis non au RN  » est une explication hors sol et vide de sens qui relève de la posture moralisante de maîtres à penser autoproclamés . Le rôle de la politique c’est d’abord d’entendre les angoisses générées par l’immigration non intégrée , la violence ,l’insécurité , les fins de mois difficiles , … et d’y apporter des réponses concrètes en respectant nos valeurs fondamentales .
        Elles seront imparfaites , partielles , difficile à élaborer et à mettre en œuvre, mais de croire que l’on.oeut y arriver et de tout faire pour cela .
        Dans la vie locale on le fait tous les jours .

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          • L’immigration, à qui la faute? Aux pays riches aux valeurs occidentales qui ont pollué la planète à tout va pendant 60 ans. Celà a provoqué un afflux incontrôlé de gens qui essaient de trouver refuge dans un pays au climat plus clément et on les rejette à la mer. Mais, chut ça ne se dit pas!

          • A René .Que voulez vous je n’ai pas une approche religieuse de la politique .40 ans passés à élaborer, décliner et mettre en oeuvre des politiques publiques m’ont vacciné contre cette illusion.

          • Religion-Politique, Religion-Culture, deux couples qui interrogent!
            OK Guy sur le vœu que religion et politique soient distincts et même séparés. Sauf qu’à religion » je préfère « spiritualité » ou « humanisme » en sorte que distinguer ou séparer devient sans objet. Il est plaidable que l’essence d’une religion est politique puisque, dès qu’elle sait qu’elle détient un pouvoir une religion s’efforce de façonner et conserver une culture. Certains États et religions assument totalement la fusion, comme actuellement Israël, I’Iran… avec les conséquences qu’on sait! Depuis 250 ans, la France et d’autres démocraties ont mis en cause cette conception. La France l’a fait radicalement, d’autres louvoient comme les USA.

          • Vous aviez raison, ne pas commenter est peut-ètte le plus sage car, pour répondre à votre remarque au sujet de mes réactions, je trouve que finalement je n’ai pas été assez « dure ».
            Depuis hier soir, avec le RN aux portes, j’ai juste envie de pleurer.

        • A Guy,
          C’est respectable.
          Personnellement, je ferai tout pour que le RN ne passe pas car je ne m’y retrouve sur aucun plan, pour ne pas dire pire.
          Et je m’en voudrais trop, en m’abstenant, de lui avoir ouvert un boulevard.
          Mais il s’agit de ma conscience. Je ne fais pas cela au nom de l’Evangile, à qui on le sait on peut faire dire tout et n’importe quoi et n’ai surtout besoin d’aucun maître à penser.

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          • René Poujol comprend, il comprend que les cathos d’extrême-droite n’en peuvent plus de cette immigration! La faute à qui? À eux! Jean Raspail, un intellectuel d’extrême-droite avait écrit un roman « le camp des saints  » décrivant exactement ce qui se passe aujourd’hui. Une horde d’immigrés, pacifiques néanmoins, va envahir nos côtes par la Côte d’Azur, ils sont pauvres, dénués de tout, ils n’ont rien. C’est triste, bien sûr, mais ce n’est pas des gens comme nous, avec nos valeurs, nous n’avons aucun point commun avec ces gens-là! Prenons les moyens pour nous prémunir contre ces gens d’une autre race, qui n’est pas la nôtre. Et les milieux d’extrême-droite de l’époque, il y a 50 ans en faisait un livre de référence. L’extrême-droite, c’est le racisme, c’est dans leur ADN, c’est la classification des hommes selon la race, c’est le nationalisme pour préserver la race pure, à la Le Pen, qui déjà, a été bien atteinte. Avec la droitisation des consciences, les cathos d’extrême-droite ne se rendent pas compte qu’ils sont dans une impasse totaleet que ça va faire flop. L’Histoire ne peut pas s’écrire sur les fondements de l’injustice, mais de la fraternité entre TOUS les hommes.

  • Merci René pour le courage qu’il vous a fallu pour écrire ce long billet.
    En tant qu’enseignant dans le secondaire (dans le Public), je peux hélas témoigner de ces prises de parole désinhibées ouvertement xénophobes, chez des collégiens, particulièrement ces deux dernières semaines, dans un collège de zone semi-rurale (prises de parole ayant donné lieu à rapports et sanctions). C’est si triste, si désolant, et cela témoigne de ce qui se passe dans les chaumières de France. Prions que le résultat des urnes dans 8 jours ne libère pas encore davantage ces vomissement nauséabonds. Ce sera le cas si l’extrême-droite prend en mains la gouvernance de la France.
    Etant donné la qualité de l’argumentaire développé dans votre article mais aussi dans de nombreux commentaires, je n’ajouterai rien,… sauf à encourager tous ceux qui se réclament de Christ à lire et relire les évangiles pour se convaincre que l’amour du prochain est la vertu cardinale de l’évangile en action ! Et si certains sont tentés par des acceptions de personnes concernant le dit amour du prochain, la parabole du Bon Samaritain – quand on connaît le contexte local de l’époque – est un exemple parlant !
    Merci encore 🙂
    Christophe

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  • L’extrémisme d’Emmanuel Macron a sans doute aussi joué un rôle.
    Son parti a clairement pris parti pour la forme la plus extrême possible de loi en faveur de l’euthanasie et sans les financements nécessaires pour que tous ceux qui ont besoin de soins palliatifs puissent y accéder.

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    • « forme le plus extrême possible » est très exagéré! Un mois d’Ehpad 4 k€, un mois de soins palliatifs 7,50 à 12 k€. Bien des enfants, parfois des petits enfants sont appelés à la rescousse pour payer… durée moyenne d’un séjour en ehpad 40 mois ( 160k€). Rares sont les personnes et familles qui peuvent faire face et puis on meure de moins en moins chez soi à cause de la complexité des soins ( https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/mourir-chez-soi/).

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      • Euh, Jean-Pierre, j’ai peur de mal vous comprendre… Voulez-vous dire que l’euthanasie serait la réponse au coût économique exorbitant des séjours en Ehpad ou en soins palliatifs ?

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        • Nous en avons déjà parlé et libre à toi de nommer « euthanasie »des formes d’assistance à la fin de vie conforme au vœu de la personne concernée.

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          • Je serais une personne malade porteuse d’un mal incurable avec un échéance proche : deux choses: pas d’acharnement thérapeutique, mais une préparation avec le Seigneur par la grâce du Sacrement des malades. On en parlé pas assez du Sacrement des malades, il est très puissant pour préparer la Rencontre!

          • Allons M Gosset,vous ne savez donc pas qu’il e st bien fa cile de convaincre quelqu’un dans cette situation qu’il est tout simplement en trop et qu’il est un poids parfaitement inutile

        • J’y reviens, Michel et les autres (sauf Dominique qui semble inapte à comprendre), parce que terriblement concerné par le coup ce poing dans ma figure qu’est le mot euthanasie brandit comme tu le fais, en vertu de stupides « grands principes ». Je ne suis pas violent, je me retiens!
          Je viens de visionner avec mon épouse « tu ne tueras pas » (téléfilm de Lesli Gwinner et St Le Bihan), nous avons pleuré ensemble pour la famille d’un de nos enfants et leurs deux jeunes adultes autistes « Sanofi-Dépakine » dont un sévère, et moi pour les 6 mois d’agonie de mon père, nous avons pleuré sur les regards qu’il est arrivé à mon épouse et moi d’échanger et dont le sens était d’une grande clarté sans qu’il soit besoin d’un mot. Marre des stupidités morales, marre d’une Institution pis qu’inutile, dangereuse dont les chantres parlent la gueule enfarinée de compassion.
          Merci à René, qu »il publie ou non ce cri, pour son ouverture, même s’il m’arrive d’en ‘abuser.

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          • En vous remerciant, bien sûr sur la haute idée que vous vous faites de ma personne… je dois donc vous précisiez encore et encore que je comprends parfaitement que quelqu’un dans une telle situation souhaite en finir le plus rapidement possible,et moi-même si par malheur je me retrouve dans cette situation je ne sais vraiment pas ce que je ferai assurément. Cependant il me semble que le principe du respect de la vie est une règle universelle et que c’est grâce à cette régle que la médecine a fait tous ses progrès,et moi-même je sais bien qu’il est heureux que je fasse un infarctus il y a 20 ans plutôt qu’il y a 30 ans et lorsque je visitais des pensionnaires d’une maison de retraite sourds ,aveugles et avec plein de difficultés pour ‘exprimer quand ils y arrivaient encore je me demandais pourquoi ils étaient encore là bien sûr car quel intéret pouvaient-ils encore trouver à cette existence si diminuée

        • Énigme Julien?! Hélas, pas pour moi… (je vais être un peu long, désolé):
          – qui ait travaillé en équipe avec d’autres de mon parti sur le Plan Régional Santé avant le Covid, qui ait lu pour ce travail des rapports de chambres régionales des comptes et compris pourquoi tant de « curiosités » et de « contorsions « de gestion auxquelles doivent se résoudre des directions d’hôpitaux pour tenter de tenir les deux bouts;
          – qui sait que petits Ehpad publics et associatifs peinent à rester vers 3000 €/mois et plus grave à trouver des personnes compétentes pour veiller sur et accompagner la diversité des vieillissements (aveugle, sourd, alzheimer, souffrance permanente, handicaps physiques, accros de télé, acariâtre, pipelette, régime alimentaire, liste de médicaments, pathologie à surveiller…). Les aides publiques, considérables dans nos pays, ne peuvent suffir. Pour les responsables politique nationaux et locaux l’équation est du même type que celle avec laquelle rusent depuis des siècles les autorités de la Justice sur les peines d’emprisonnement et les conditions de détention: faute de solution il n’y a que des échappatoires… Voilà pourquoi l’idée généreuse de soins palliatifs accessibles à tous ceux en ayant besoin est une escroquerie lamentable!
          – Combien de retraités mettent en priorité la précaution plutôt que la consommation (la société y pourvoira!)? Çà, c’est pour ceux qui peuvent choisir un tant soi peu quand pour 10% de la population, survivre est un tel que mourir est une consolation pour certains.
          Voilà pourquoi ceux qui brandissent le mot « euthanasie », au nom de la religion, me font hurler.
          Nota: j’ai travaillé jeune, l’été, pour une maison de retraite ouverte vers 1930 et démolie en 1998. Plus tard j’ai géré pour ma fratrie et mes cousins (propriétaires indivis) l’entretien de cette maison mise en gérance auparavant puis géré avec un cousin la vente dans des conditions dignes d’un roman balzacien.
          Mon épouse a travaillé plusieurs années dans un Cantou (centre de vie de personnes Alzheimer.
          Mon père a été viré de l’hôpital, renvoyé à ma maman, car guérit d’une bronchite, mais avec une maladie nosocomiale et le corps couvert d’escarres. Son agonie a duré 6 mois.
          La politique fera toujours mauvais ménage avec « les grands principes » (Guy Béart)… ce dont pour ma part, je me réjouis.

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  • Merci René pour ce texte, et tout particulièrement ce passage :
    « Si notre démocratie est en crise, peut-être est-ce aussi par incapacité collective à nous écouter[…]. Aucun “débat apaisé“ […] ne peut naître du mépris et de l’humiliation »

    Voila une parole aussi sage que rare !

    Je suis tombé ce matin sur un parfait contre exemple dans « Temoignage Chrétien » (https://www.temoignagechretien.fr/on-na-pas-encore-essaye/)
    Extraits choisis :
    – des hordes de crétins
    – un parti de bras cassés
    – collabos prorusses
    – Jordan Bardella […] nom de téléréalité
    – affole minettes et puceaux décérébrés
    – Vous n’aimez pas les élites, essayez donc les imbéciles
    – Bardella […] une coquille vide n’ayant pas fait d’études, ni lu beaucoup de livres
    – voyous ineptes
    Et de conclure :
    – Ce qui permet cette ascension […] C’est aussi la corruption passive d’une société malade

    Je serais tenté de dire à l’auteur que ce qui nourrit le RN, c’est aussi les anathèmes, le mépris que lui et ses semblables déversent sur toute une partie de la population. Droits dans leur bottes, du haut de leur supériorité morale, eux qui ont « lu des livres », citent Ionesco et Maupassant, ne voient aucun problème à insulter ceux qu’ils accusent par ailleurs de détenir le monopole de la haine. Peut-être sont ils même persuadés qu’a force d’insultes il pourront faire rentrer la « horde de crétins » dans le droit chemin.

    Bref, dépasser la colère, sortir du mépris, se débarrasser de la volonté d’humilier l’autre, voilà ce qui pourrait nous sortir de l’ornière. Je ne suis pas sur qu’on en prenne le chemin – y compris chez les Chrétiens.

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    • Bien vu, Emmanuel.
      Ce texte de Bernard Fauconnier plein de morgue et de mépris est tout sauf un « témoignage chrétien »…
      L’essentiel, comme le dit justement René citant le message de la CEF, sera pour les chrétiens dès le 8 juillet malgré le chaos de servir l’apaisement et la paix civile.
      Je cite :
      « Demain, le 8 juillet, quels qu’auront été nos choix électoraux, nous tous Français, nous aurons encore et toujours à respecter nos concitoyens qui auront d’autres opinions que les nôtres et à œuvrer ensemble à la continuité et à l’amélioration de notre vie sociale commune. Nous aurons encore à vouloir que notre pays honore ses engagements et serve la paix et la justice dans le monde. Nous aurons toujours à nous garder de la violence, à veiller à ne pas diffuser la colère et la haine, à ne pas nous résigner à l’injustice mais à lutter pour la justice par les moyens de la vérité et de la fraternité. Demain, chacun devra toujours s’inquiéter de ceux qui vont moins bien que lui. Nous, catholiques, nous le ferons en puisant dans la grâce de Dieu et dans notre foi en son salut, pour surmonter peurs, colères, angoisses et pour être des « artisans de paix » et des acteurs de l’amitié sociale. Nous pourrons nous appuyer sur la communion qu’est notre Église. »

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  • La bipolarisation se recréé aux extrêmes .C’est le résultat de la politique macroniste , déconnectée de la vie concrète des français -.c’est le résultat du déguisement du RN en parti présentable auquel une partie de la droite s’est ralliée en pietinant les valeurs de la République.
    C’est le résultat de l’OPA réussie de LFI sur
    toute la gauche .
    LFI et le RN ont le même intérêt : faire croire qu’on a le choix qu’entre eux deux .
    Ça doit plaire à tous ceux qui ont une approche religieuse et irrationnelle du politique .
    Entre le grand soir et le grand marché non regulé faites votre choix !

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    • Je suis en total désaccord avec ce commentaire.
      Il n’y a pas, à ce stade, d’OPA réussie de LFI sur toute la gauche. Si, avec d’autres, j’ai signé des ,appels pour faire barrage au seul RN c’est parce que lui seul représentait une menace, pas LFI bien incapable de remporter ce scrutin et de s’imposer.
      Je n’accepte pas que vous revendiquiez une sorte de monopole de la rationalité politique. Comme si en cette matière il existait une vérité de nature quasi scientifique dont vous seriez l’unique détenteur et interprète.
      Je n’accepte pas davantage que vous vous fassiez juge de l’éthique de chacun, nourrie entre autres de ses convictions religieuses, transformée par vous en approche religieuse du politique.
      Et je ne suis pas sûr de valider de futurs commentaires transformant ce blog en lieu d’affrontement.

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      • Non rené ,effectivement il n’y a pas à ce jour réellement d’Opa sur la gauche de la part de LFI mais on s’en approche dangereusement et tout le monde le sait bien sûr et la gauche non mélenchoniste ,pour moi s(est déshonorée en passant un accord purement à visée électorale avec ce triste sire

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      • A René.
        1)Je ne me fais juge de rien ni de personne, ne revendique aucun monopole de quoi que ce soit je donne juste mon analyse que nul n’est obligé de partager .
        2) Je ne juge pas non olus de l’ethiqur de qui que ce soit. Je dis juste que ne pas accepter qu’il y a forcément des médiation entre l’idéal évangélique et nos choix politique relève d’un deni de réalité quant à ce qu’est la chose publique .
        Quand j’entends par exemple que l’on ne peut pas voter RN à cause de l’Evangile je pense qu’il manque plusieurs chaînons à la réflexion. On ne peut pas voter RN parce que les valeurs de ce parti sont contraire aux valeurs de la République et particulierement à celle de fraternité . Car dans le champ politique , avant d’être chrétien et catholique , je suis citoyen. Mon refus du RN n’est pas un refus communautariste mais un refus républicain.
        Si tenir ce discours vous semble inadmissible , censurez le , si c’est votre bon plaisir, c’est
        votre blog .
        J’applique ce raisonnement pour ma part aussi à LFI .
        Rien de plus , rien de moins .
        .

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  • Comme il semble difficile aux Français de faire preuve d’empathie, de se mettre à la place de l’autre.
    De celui qui ne pense pas comme moi. De celui qui n’a pas les mêmes repères, le même vécu.
    Si l’on veut construire la paix (et je pense qu’elle est toujours à construire, et jamais acquise), ne faut-il pas commencer par faire preuve de compassion, apprendre à écouter l’autre : justement celui qui vote RN, ou qui vote LFI, parce qu’il souffre. Souffre d’être délaissé, de travailler mais de ne pas pouvoir faire vivre sa famille, de voir son pays s’appauvrir et financer l’aide sociale la plus généreuse du Monde par… de la dette.
    Je n’ai pas de recette miracle, et je ne donnerai pas de conseils de vote : oui chacun est libre en conscience de voter pour qui il veut. Mais interrogeons nos conscience et sachons voir et comprendre que beaucoup de français en ont assez d’aller dans le mur, mais qui sont confrontés à des problèmes différents. Et évitons de juger pour celui qui vote pour un « extrémiste » : nous-même, que connaissons-nous de la vie tous ces gens qui ont voté à gauche pendant 30 ans et qui maintenant votent RN ? Et des juifs qui en font autant ? Croyez-moi, ils sont plus nombreux que les médias ne le disent (et pourtant il y en a un certain nombre qui ont défilé contre Jean-Marie et 2002, et qui soutiennent Jordan aujourd’hui… Eh oui ! J’en connais…)
    Combien d’autres, cabossés par des inégalités criantes de revenus, par de la discrimination parce qu’ils ne sont pas du sérail, parce qu’il ne vivent pas dans le bon quartier, parce qu’ils n’ont pas la bonne religion, parce qu’ils n’ont pas le bon nom, pas le bon physique, pas le bon je ne sais quoi, et ce toute leur vie, croient trouver de bonne foi dans tous les néo-marxismes LA solution à leurs problèmes ? Et j’en connais aussi…
    La faillite des partis modérés de droite, de gauche et du centre, et le sentiment de se voir dicter des lois par une Commission Européenne qui ne rend de comptes à personne, peuvent effectivement conduire aux extrêmes. Entre autres causes.
    Pourtant,comme beaucoup de Français, je ne crois pas que la solution viendra d’idéologies empoisonnées par le rejet de l’autre et par le marxisme, qui sont deux poisons pour la société (effets sur celle-ci : recherche d’une catégorie de personne comme « boucs émissaires », fin de la paix sociale, haine et incitation à la haine, programmes économiques complètement hors-sol…), mais qu’il y a grand besoin aujourd’hui de rétablir un vrai contrat social : des droits et de devoirs, une vraie sécurité juridique, l’arrêt de la démagogie, et une obligation de participation civique (ce qui suppose un service national – pas obligatoirement militaire d’ailleurs, mais possible dans les services de secours, les hôpitaux, par exemple, pour objecteurs de conscience notamment – pour tout le monde, d’un an minimum, condition du droit de vote).
    (Et au niveau de l’UE : cesser de la penser avant tout comme un immense marché, alors que la concurrence déloyale y fait rage !)
    Pourtant, quel que soit le choix de vote de mes amis qui glisseront un bulletin LFI ou RN dans l’urne, ils ne cesseront pas d’être mes amis, et jamais je ne les prendrait de haut.

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    • Le problème, c’est l’esprit du monde, qui règne en maître. De dire que ces gens essaient de trouver un échappatoire à leurs malheurs, c’est bien, il faut les comprendre.
      Mais est-ce que la résolution de leurs problèmes passe par des remèdes de charlatans? Évidemment, non. Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice et le tout le reste vous sera donné par surcroît! Évidemment, on pense tout de suite, ça ne remplit pas nos assiettes, mais n’oublions pas la prière de demande. Nous pouvons construire un monde plus juste à condition de s’appuyer sur des fondations saines, celles basées sur le Soleil de Justice, Jésus. Relisons les textes de l’Évangile et essayons de nous en imprégner..

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    • « …et jamais je ne les prendrai de haut » et vous aurez bien raison, mais alors je crains fort que cela devienne un sujet tabou avec les inconvénients que cela produit inévitablement (affaire Dreyfus par exemple)
      Quant à la position, ô combien héroïque, de nos Evêques… j’aurais bien préféré qu’ils adoptent celle de nos frères protestants lesquels, eux, n’ont pas eu peur d’appeler un chat un chat, quitte à heurter certains, car chez eux aussi on peut être protestant et voter cependant RN.

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      • C’est bien dit. Le problème pour moi, c’est que c’est une monstrueuse fuite en avant, on appelle pas un chat un chat on est en train de « fabriquer » une fausse paix qui repose sur du sable et les dégâts à terme peuvent être considérables. Donc, je ne suis que très partiellement d’accord avec René Poujol, car tous ceux qui auront voté extrême-droite auront à terme, mais quel terme, le sentiment d’avoir été bernés. Mais, un peuple est tellement docile quand on le caresse dans le sens du poil et qu’on flatte ses plus bas instincts de nationalisme,que ça peut durer, pour le plus grand malheur de la France, assez défigurée comme ça!

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        • « Vous écrivez (si le barrage anti RN l’emporte) : « tous ceux qui auront voté extrême-droite auront à terme, mais quel terme, le sentiment d’avoir été bernés. »
          Je ne vois pas pourquoi.Soit le gouvernement et les forces politiques « autres » prennent enfin la mesure du désarroi des « poetites gens » et ap^portent les réponses qu’ils attendent, et alors ils ont satisfaction; soit on repart comme avant (hypothèse hélas la plus probable) et ils se rattrapent à la présidentielle de 2027 si elle n’est pas avancée… !

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      • Marine Le Pen n’a plus rien à voir avec son père. D’ailleurs pour se refaire une virginité démocratique, elle est déjà allée faire allégeance à Poutine, à Trump, tous des très grands démocrates, avouons-le!

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    • Peut-on être naïf alors que nous sommes peut-être à la veille d’un de ces moments où la compassion doit, absolument, être remisée au rang d’accessoire? Lisant ces temps-ci de Stefan Zweig « Ivresse de la métamorphose » (rédigé en grande partie en 1930-31) j’ai rouvert sa correspondance avec Romain Rolland, pour saisir son état d’esprit d’alors et trouvé la longue et pesante phrase suivante (lettre de Zweig du 2 février 1931,depuis Antibes).

      « Ici on sent un peu la crise. Mais vous ne devinez pas jusqu’à quel degré l’Allemagne et l’Autriche sont en ce moment insupportables. Si les peuples entiers vivent dans le mensonge artificiel, s’ils se construisent des « Weltenschauungen » (idéologies), sans y croire eux-mêmes et sans avoir, comme les Italiens, l’excuse que cette croyance leur a été octroyée -si un peuple entier falsifie par désespoir et par ressentiment toutes les valeurs de la vie et professe une foi de force et de brutalité, s’il engage des armées pour prouver sa « Wehrhaftigkeit » (puissance)- tout en sachant que sans artillerie et sans gaz ses troupes ne sont que des enfants qui jouent au soldat- si cela se propage dans les écoles, si le mensonge devient une habitude intellectuelle, il est vraiment dur de regarder sans pouvoir rien changer. Thomas Mann a essayé de faire face à ce triomphe du « Ungeist » (esprit malfaisant)- on l’a ridiculisé. »
      L’appel à la raison de Thomas Mann, publié le 18 octobre 1930 (après la percée du parti nazi de sept 1930), a été ridiculisé par le vote du peuple allemand qui a donné une majorité absolue à ce parti en mars 1933.

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  • Lundi matin le résultat s’imposera à tous, et chacun devra effectivement faire preuve de sang-froid et de responsabilité, et respecter le verdict des urnes. Nous n’en sommes pas encore là, l’heure est encore au débat, débattre étant (littéralement) le meilleur moyen de ne pas se battre. Le moment étant particulièrement grave, j’argumenterai ici contre ceux qui, d’Edouard Philippe et Bruno Lemaire à plusieurs contributeurs de ce blog, sans oublier, hélas, nos évêques, mettent bien légèrement un signe égal entre le RN et LFI.
    A l’heure où Vladimir Poutine, qui a juré notre perte, se frotte ouvertement les mains d’une possible victoire du RN dimanche prochain, ce ni-ni n’est pas sérieux. Les références marxistes d’une partie de la gauche (PCF et LFI particulièrement) peuvent poser problème à certains, mais nous ne sommes plus au temps où le PCF, beaucoup plus influent qu’aujourd’hui, prenait ses ordres à l’Est. Les obligés de Moscou, à commencer par Marine le Pen elle-même, sont presque tous au RN, et le nationalisme des dirigeant russes (qui n’a plus grand-chose à voir avec le marxisme) est l’un des plus grands dangers qui nous menacent aujourd’hui.
    Tout a été dit sur l’incompatibilité du projet de société proposé par le RN avec le message de Jésus, je n’y reviendrai donc pas. Merci René, merci aussi Anne, Christophe, Jean-Claude et Dominique B.(pardon à celles et ceux que j’aurais oubliés) pour votre position sans équivoque.

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    • « le nationalisme des dirigeant russes […] est l’un des plus grands dangers qui nous menacent aujourd’hui »

      Cela m’intéresserait de comprendre en profondeur comment naissent les peurs, la peur qui semble être votre ne me semblant pas partagée par une majorité de Français. M. Poutine n’est certainement pas un ange, mais j’ai bien du mal à l’imaginer réver d’un nouvel empire de Brest à Vladivostock…

      « Tout a été dit sur l’incompatibilité du projet de société proposé par le RN avec le message de Jésus »
      J’ai lu cette phrase à de multiples reprises, et je n’ai toujours pas compris ce qu’il y avait de frontalement incompatible.

      Ou alors dans un sens théologique, toute construction temporelle étant par nature incompatible avec la Jérusalem céleste.

      Il me semble que chaque parti politique se choisit des « prochains » (les femmes, les queers, les immigrés, les agriculteurs, les riches, les pauvres, les musulmans, les ouvriers, les analphabètes…) qu’il entend défendre et se définit des ennemis (les femmes, les queers, les immigrés, les agriculteurs, les riches, les pauvres, les musulmans, les ouvriers, les analphabètes…) qu’il entends combattre. Il se fait ensuite élire, suivant son talent à flatter les uns et à rendre les autres inamicaux aux yeux de tous. M. Macron s’est montré redoutable à ce petit jeu.

      Bref, que l’on considère qu’il y a des causes plus justes à défendre que d’autres, pourquoi pas. De la a décerner un label « Jésus Christ » à tel ou tel parti, il y a un pas que je ne franchirait pas.

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      • « … des dirigeants russes », voilà la faute d’orthographe corrigée. Pour le reste, vous sous-estimez gravement le pouvoir de nuisance de leurs fermes à trolls sur les réseaux sociaux et dans le débat public en général depuis au moins une dizaine d’années si ce n’est pas plus. En France et ailleurs, à commencer par les Etats-Unis. Je n’ai aucune honte à avouer ma peur parfaitement fondée face à cette menace qui, ne vous en déplaise, est réelle. Votre commentaire sur la médiocrité politicienne est convenu et ne doit pas faire perdre de vue que la démocratie, malgré ses à-côtés moins reluisants, est un bien précieux.

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    • Désolée Dominque, mais ce n’est pas du tout clair du côté de LFI.C’est par contre très clair du côté RN ( triste avantage).

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      • D’accord Anne, pas entièrement dénué de fondement. Rappelons toutefois que LFI a tout de même clairement condamné l’invasion de l’Ukraine dès le premier jour, même si leurs positions avant le 24 février 2022 n’étaient pas toujours bien claires. Mais la fascination pro-russe n’a pas non plus épargné la droite classique (rappelons-nous F. Fillon !) ni le PCF même récemment. Sans même parler de Macron dont la position a souvent varié. Mais seul le RN s’est mis en position d’obligé du Kremlin après son prêt contracté auprès d’une banque russe.

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        • Lors des élections, les politiques veulent montrer leur meilleur visage. À part quelques exceptions tout n’est que postures et impostures!

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  • L incompatibilité des idées du RN en ce qui concerne la xénophobie et l ‘immigration et l’enseignement du Christ ne vous saute pas aux yeux, vous me surprenez beaucoup
    Quant à l’attribution du label « jésus Christ « à tel ou tel parti je ne vois vraiment pas qui pourrait se porter candidat en la matière et ce depuis la disparition, à vrai dire heureuse en un certain sens de la Démocratie Chrétienne laquelle ,au moins en Italie, s’est révélée aussi corrompue que les autres

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    • Précisez ce que vous entendez par « xénophobie » : que je sache, le RN n’a pas appelé a construire des camps pour y assassiner les immigrés.

      Jésus à parlé de l’accueil des étrangers (Mt 25.35 uniquement il me semble) – un étranger n’étant pas nécessairement un migrant. Il n’a l’inverse pas hésité à qualifier la syro-phénicienne de « petit chien » (Mc 7, 24-30).

      L’ancien testament pour sa part oscille entre la protection de l’immigré (Ex 22.21) et un rejet brutal « Si tu introduis chez toi l’étranger, il y jettera le trouble et te rendra étranger aux gens de ta maison » (Ben Sira, 11.34)

      Il me semble que Jésus vivait a une époque ou les communautés (Samaritains, Saducéens, etc…) étaient séparées. S’il s’adressait à tous, je ne me souvient pas qu’il les ait appelés à abolir leurs frontières. C’est Saint Paul qui appelle ensuite à abolir les frontières : « Il n’y a plus ni grec ni juifs… » dans le Christ – pas sur le plan de la citoyenneté (pour s’en convaincre : « il n’y a plus ni homme ni femme » n’est pas non plus un appel à devenir non-binaires).

      On s’entend : je vois bien ce que vous voulez dire, j’ai chanté de ma première communion à ma confirmation « Laisserons-nous à notre table Un peu de place à l’étranger ». Je veux simplement dire que les écritures possèdent une réelle plasticité, elles sont la pour nous guider plutôt que nous contraindre.

      A l’inverse, on pourrait dire beaucoup du mépris d’une partie de la classe politique pour les pauvres : on se souvient des sans dents de M. Hollande, de « ceux qui ne sont rien » ou encore de « Jojo avec un gilet jaune » de M. Macron), sujet sur lequel Jésus est bien plus explicite que sur l’immigration…

      Bref, éclairer un vote à la lumière des évangiles :Oui ! Décider que tel ou tel parti est « interdit par le sacré », c’est a mon avis instrumentaliser la parole de Dieu.

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      • Il faut bien savoir, que grâce à l’échelle sociale, les gens peuvent s’accomplir, et plus ils montent dans l’échelle, plus les gens leur paraissent étranges, voire étrangers. C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a trop d’étrangers en France. Et dire que les classes populaires sont sur la même longueur d’onde que ces gens-là, alors qu’ils sont pris de très haut par le RN et les beaucoup d’autres! Très triste, la société où l’individualisme est roi!

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  • Le moins qu’on puisse dire est que cette « victoire » du RN n’est pas une surprise. Simplement on l’attendait/redoutait dans trois ans, aux présidentielles. Or, depuis 30 ans, sont traités de « fascistes » et « racistes » ses électeurs et depuis 30 le FN/ RN grimpe, grimpe, grimpe. Le voici maintenant « aux portes du pouvoir » par la grâce du suffrage et l’effondrement de la droite ( dont on s’aperçoit qu’elle était finalement son seul barrage efficace)
    Imaginons la « gôche » ( à qui j’en veux énormément) cesser ses anathèmes inféconds et aveugles : est-elle capable d’une pensée en dehors de ses mantras pavloviens ? Le « RN » , d’après les infographies du Monde, c’est des millions d’ouvriers et d’employés, des jeunes aussi, non-bacheliers et ne vivant pas dans les grands centres urbains.
    Ces grandes villes ont : des médecins, des transports, des guichets de banques, des pharmacies, des écoles, des théâtres, des brasseries, des librairies, des centres d’impôts, des commissariats, des messes en semaine et le dimanche, des postes, des centres commerciaux, des plombiers, des réparateurs informatiques, des laboratoires médicaux, des cinémas, des garages, des pressings, des universités, des kiosques à journaux, des gares routières, des piscines, des cafés tous les dix mètres et plein d’autres choses encore.
    Mais si chacune d’elles est loin, inaccessible, difficultueuse; que le salaire, la retraite, l’allocation est maigre; que tout est compliqué, et que tout se rate ? Alors j’aurais cette réaction : si je n’ai rien, et bien lui non plus, il n’aura rien. Car avec l’abandon vient aussi la noirceur inavouable de la jalousie de biens imaginés. Qui lui ? le pauvre pas blanc. Et puis « j’essaie » et si ça te plait pas, et bah tant mieux, et je t’emmerde. Et de toute façon, « j’essaie » mais pas sûr que ça marche non plus, alors, alors-on-verrra-bien mas tout le monde sera dans la merde, comme moi.
    Ce serait tellement plus simple le « fascisme », le « racisme » à gogo. « Là où il y l’homme, il y a l’hommerie » disait saint François de Sales, et c’est beaucoup plus compliqué, très très compliqué pour tout le monde, plus encore pour la ‘gôche » qui se pique du bonheur universel sans regarder en face les détresses d’aujourd’hui.
    Mais le pire est que l’ hommerie est dangereuse, tout comme les partis FN et LFI, tout comme ceux, aussi, qui n’iront pas voter pour la République.

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    • Raison de plus pour distinguer le RN de ses électeurs qui, de fait, sont souvent de braves gens humiliés par le mépris dont ils sont les victimes; C’est pourquoi, de fait, nul ne fera l’é économie d’une réflexion en profondeur sur le pourquoi de leur vote. Non pour satisfaire notre curiosité mais pour enfin prendre en compte leurs aspirations qui, souvent – pas toujours – n’ont rien de contraire à nos valeurs communes. Simplement il eût fallu s’en soucier plus tôt.

      Les gilets jaunes ont été un signal d’alarme. Je viens de relire les quatre billets de ce blog que j’ai consacré au mouvement, fin 20128 début 2019.Je laisse chacun juge de leur actualité…

      Gilets jaunes… alerte orange !
      http://www.renepoujol.fr/gilets-jaunes-alerte-orange/

      Rendre son visage à la France
      http://www.renepoujol.fr/rendre-son-visage-a-la-france/

      Gilets jaunes : ceux qui parient sur le chaos
      http://www.renepoujol.fr/gilets-jaunes-ceux-qui-parient…/

      Noyer « la foule haineuse » dans le débat ?
      http://www.renepoujol.fr/noyer-la-foule-haineuse-dans-le…/

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      • Tt à fait. Le petit monde rural et ce qui reste du monde ouvrier (industrie et artisan, ont été humiliés par les mesures d’E. Philippe, plus que celles du Président (Marianne 17/01/2020):  » L’Elysée lui laisse déjà peu de marge de manœuvre. Mais, sur les quelques dossiers laissés à son initiative, le Premier ministre cumule les erreurs  : psychodrame des retraites, boucherie de l’assurance chômage, flop des 80 km/h…  » . e même Challenge du 17/12/19 sous titrait  » Le gouvernement n’avance pas seulement tardivement et maladroitement sa réforme. En cherchant à plaire à la droite,il met en danger son projet… et son Premier ministre. »

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  • Je lis, ici et là, que les désistements seraient une injure faite à la démocratie. Une offense au citoyen ! Or chacun sait qu’au second tour, en cas de triangulaire, le candidat placé en troisième position n’a strictement aucune chance de l’emporter. Quel peut être alors le tort causé à l’électeur qui a vu disparaître le candidat qui avait sa préférence et aurait d’ailleurs très bien pu ne même pas accéder au second tour ? Etre privé du simple confort de n’avoir pas à se réinterroger ? Devoir, en effet, dans certains cas, trancher entre ce qui lui apparaît comme un mal et, possiblement, un moindre mal ou un mal équivalent ? Et alors ! Cela ne fait-il pas partie des choix quotidiens de toute vie ?
    Le vieux principe « au premier tour on choisit, au second on élimine » garde toute sa sagesse. Si un citoyen souhaite, en conscience, éliminer les deux finalistes – même si l’on peut plaider que l’un (le RN) représente une menace immédiate contrairement à l’autre (LFI) incapable d’accéder seule au pouvoir – en quoi sa liberté est-elle violée puisqu’il a la possibilité de s’abstenir ou de voter blanc ?
    Quelle logique mathématique et citoyenne peut-il y avoir à prétendre que le peuple serait privé de sa victoire si le parti arrivé en tête au premier tour avec 33% des suffrages n’accédait pas au pouvoir à l’issue du second, au bénéfice des 67% qui lui étaient hostiles ?
    A chaque jour suffit sa peine ! Nous verrons bien, dimanche soir, quelle Assemblée sortira des urnes. Il sera temps alors de se poser les vraies questions, notamment sur les raisons qui ont conduit à cette adhésion massive au RN et les politiques à imaginer et mettre en œuvre pour répondre à l’attente profonde des citoyens. Pour l’heure que chacun agisse et vote, ou pas, en conscience, responsabilité et liberté.

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    • Je crois que la question n’est pas de savoir de quoi le désistement du troisième candidat prive un électeur, mais comment respecter la forme du scrutin qu’on lui propose. Idéalement, les élections législatives devraient se faire sur le modèle de l’élection présidentielle, avec seulement deux candidats retenus au second tour, ou plus dangereusement sur le modèle britannique où l’élection n’est qu’à un seul tour et où celui qui est en tête est immédiatement élu député.

      Le respect de la forme du scrutin entraîne le respect de l’électeur, comme le respect de la forme démocratique voudrait qu’on ne détourne pas la délibération de la conscience de chaque citoyen par des barrages, des intimidations, des prises de position syndicales ou associatives menaçant indirectement de bloquer la société si leur adversaire était élu, ou avec des boules puantes journalistiques qui créent de fausses polémiques ou exhument des scandales qu’ils retenaient depuis longtemps pour être seuls à en connaître jusqu’au temps fixé pour les faire découvrir en créant un électrochoc à quelques jours d’une élection. De telles méthodes journalistiques confinent à la manipulation et me semblent susciter un opprobre justifié.

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      • Bien d’accord avec René. Le recours au mot « injure » n’a rien d’innocent. Les textes qui encadrent le droit de se présenter et la manière dont sont financés les partis existent et sont méconnus de la plupart des électeurs (un parlementaire rapporte 37 000 €, une voix 1,61 €). Heureusement, pour se présenter, vouloir ne suffit pas!
        Sur « attente profonde des citoyens », je suis circonspect. Le peuple juif n’est pas le seul à avoir rejeté celui qu’il avait loué une semaine avant.
        Quant à l’idéal évoqué par Julien mieux vaut qu’il soit à peu près cohérent avec l’armature de la constitution: c’est aux partis de désigner ses candidats et de gérer l’alchimie des consciences (de ses membres et du groupe) ainsi que ses finances, et donc de nouer des alliances avec d’autres partis, de savoir se retirer (il existe des partis animés par une conscience collective et pas que par des projets de carrière individuels voire clanique).
        J’ai lu ensuite ce qu’exprime Emmanuel que je trouve d’une extraordinaire légèreté. Je m’interroge, Emmanuel: quel est votre âge? quel est votre non (la plupart ici n’y sont pas sous pseudos)..

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        • « Emmanuel: quel est votre âge? quel est votre non »
          Je ne suis pas sur que mon âge présente un quelconque intérêt Je consent toutefois à vous donner un indice : je suis un Emmanuel, quelque part entre Chain et Macron. Donc probablement parmi les cadets des commentateurs.

          Mon « non » est le « non » aux jugements qui me semblent trop hâtifs ou faciles (j’imagine que ce n’était pas la question).

          Mon nom pour le coup ne me semble présenter aucun intérêt, il est par ailleurs suffisamment commun pour que j’ai quelques homonymes professionnellement plus connus que moi. Je m’en voudrait qu’ils puissent se trouver suspectés de légèreté du fait de mes commentaires. René le connait et ne m’a jamais demandé de le révéler, c’est très bien comme ça.

          Pour compléter le portrait et assouvir un peu votre curiosité (ou l’exciter… je ne sais) : je ne possède ni blog ni engagement paroissial, ni compte X ou facebook ni responsabilité publique d’aucune sorte, ni diplôme de lettres, de philosophie, d’éloquence ou de politique.

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          • Merci pour cette porte entre ouverte. Nous savons bien qu’Il est délicat d’échanger avec un inconnu sur des questions qui concernent la conscience, la spiritualité.

    • La soif du pouvoir! Mais, une fois qu’ils y sont, confrontés à la réalité, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Par contre, le RN, c’est bonnet brun et brun bonnet! Attention!

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    • Ce raisonnement se tiendrait s’il était de coutume en France de se désister lorsqu’on arrive 3eme, ce qui n’est pas le cas.

      Le jeu des désistements sur cette élection précise me semble au contraire assez typique des agissements – parfaitement légaux – qui permettent d’évincer ceux que l’on juge indignes de siéger à la table.

      On aurait beau jeu de s’indigner que 33% des voix permettent d’obtenir le pouvoir, alors qu’en 2017, LREM n’a recueilli que 28% des voix au premier tour et obtenu la majorité absolue, en 2022 avec seulement 25%, une majorité suffisante pour gouverner à coup de 49.3.

      Ce qu’il faut bien se dire, c’est qu’a chaque fois que l’on insulte ou méprise un électeur RN, a chaque fois que l’on tripatouille une élection pour amenuiser son vote, a chaque « bon mot » contre lui, on renforce sa détermination et on l’aide à convaincre un électeur de plus de passer au RN. Un genre d’hydre de Lerne en quelque sorte.

      Comme vous le dites très justement, il serait temps de se poser les vraies questions qui conduisent à la montée du RN. C’est une phrase que j’ai entendu de très nombreuses fois, ils serait temps de s’y mettre vraiment.

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      • Je vous entends bien mais pour un parti comme le RN dont les idées ont le vent en poupe au niveau national, le défi est d’être capable d’assurer le service après vente en trouvant des candidats crédibles sur l’ensemble du territoire. On est loin du compte.

        Pour la troisième circonscription de l’Aveyron où j’ai des attaches, le candidat LR-RN arrivé en tête le 30 juin est la caricature du parachuté. Aucune attache locale, il réside en Suisse où, dit-il, il entend bien rester, concédant qu’il viendra dans sa circonscription deux ou trois jours, deux fois par mois. Par quels moyens de transports depuis la Suisse ? J’aimerais le savoir. Et à l’Assemblée nationale ? Mystère ! Est-ce respectueux des citoyens qui l’éliraient ?

        Je respecte le choix des électeurs mais m’interroge quand même sur leurs critères de discernement. Pourquoi pas une forme de dégagisme. Encore faudrait-il vérifier le matériel (humain) de remplacement ! Ici, dans le pays, on dit que les champignons qui poussent trop vite ne se conservent pas !

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        • J’imagine un vote « affectif » : voter pour une équipe dont on pense – a tort ou a raison – qu’elle se soucis de nous, quand bien même ce n’est pas clair à discerner dans le programme. Il faut bien dire que M. Bardella est très fort pour donner le sentiment qu’il écoute ses électeurs et leurs problèmes.

          Probablement le même ressort qui fait voter beaucoup de musulmans pour M. Mélenchon (a 62% si je ne me trompe).

          A l’inverse des partis de gouvernement qui semblent ne se soucier que d’une partie des Français (grosso modo : les urbains + les minorités). Ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la base de ceux qui se sentent écoutés se réduit comme peau de chagrin et n’est plus suffisante pour assurer une victoire électorale (je pense que l’aspect démographique joue aussi).

          Petite digression catholique : c’est a mon avis un problème similaire dans l’Eglise. J’ai assisté il y a deux semaines à de très grosses inondations dans une petite ville, pas de morts, mais de nombreux sinistrés, une belle entraide entre les habitants.

          L’évangile du dimanche suivant présentait les apôtres dans leur barque qui prend l’eau. J’y voyais l’occasion en or pour le curé de cette ville de faire le parallèle ! Au lieu de cela nous avons eu un gloubi boulga hors sol sur l’importance de la prière (c’est bien connu : les problèmes n’arrivent qu’a ceux qui ne prient pas assez), et des prières pour que chacun « passe sur l’autre rive » (je n’ai toujours pas compris).

          Lorsque les disciples voient l’eau monter et disent à Jésus : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien », Jésus ne leur dit pas « tas de mécréants, ce n’est que de l’eau », il ne les accuse pas non plus d’avoir « un sentiment de perdition ». Il commence D’ABORD par prendre en compte leur problème, puis ENSUITE seulement, il leur parle de leur manque de foi.

          Que l’Eglise et les politiques commencent d’abord par écouter ceux qui leur ont tourné le dos, ensuite ils pourront leur parler.

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          • Très juste, Emmanuel, ce que vous dites du « vote affectif » et du sentiment qu’un électeur veut avoir d’être aimé, qu’il ait ou non vérifié « le matériel de remplacement » comme le conseille René, au risque d’être floué à nouveau au lieu d’être remis à flot, pour faire écho à l’Evangile que vous citez de la tempête apaisée, où Jésus, devant la barque qui prend l’eau, ne fait pas ce que vos citoyens communaux ont fait: il dort comme ses prêtres appellent à prier parce qu’il serait normal que Jésus dorme, petite provocation au passage pour être un poil à gratter de l’Évangile. Pourquoi Jésus dort-Il et, dans un premier temps, aime-t-il mieux à parler de passer sur l’autre rive que d’aider ceux qui coulent à y passer : « Seigneur, nous enfonçons, cela ne te fait rien? », se révoltent ses disciples devant ce maître qui dort sur son coussin.

            Votre idée du « vote affectif » me permet d’interjeter une considération qui m’est venue à propos du mot « populisme » auquel je me suis fait alors que je ne le supportais pas. Je ne le supportais pas et je n’aurais pas dû m’y faire. Je ne le suportais pas, car la démocratie étant le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, le populisme devrait être l’essence de la démocratie. Les partis dits « populistes » ont quelque chose de populacier. Alors on a trouvé normal d’inférer que le peuple est nécessairement vulgaire en employant ce terme, au lieu d’employer un mot qui existait pour désigner ce qu’on entend par le « populisme », à savoir la démagogie.

            Il faudrait inventer un mot pour exprimer la dérive despartis qui caressent les bas instincts du peuple et flatent ses passions tristes pour s’emparer de son « vote affectif ». Cette réduction ad vulgus du peuple nécessairement grossier et bas devrait s’appeler le plébéianisme. A coup sûr, aussi bien le RN que LFI sont des partis plébéiens et des partis plébéianistes, bien loin d’être des partis litéralement populistes , c’est-à-dire respectueux du peuple. Les partis plébéiens ou plébéianistes (« plébéien » est peut-être plus simple et va plus droit au but), ne sont pas insoupçonnables de ne pas être des partis démocratiques.

          • Pour ma part lorsque je vote je ne pose pas la question de savoir si celui qui se présent et de ceux ce souciera de moi et de ceux qui auront la même opinion que moi
            Ce qui m’intéresse c’est de savoir si il aura ou non le sens de l’intéret general

          • Et l’intérêt général doit, selon moi, dépasser l’intérêt national, surtout quand il devient nationaliste. Par exemple, le dérèglement climatique.

    • « … Le peuple serait privé de sa victoire… »t qui mettez vous donc dans le peuple et hors du peuple je vous prie?

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      • Le mot est peut-être mal choisi mais chacun comprend ce que je veux dire.
        Marine le Pen considère que le 30 juin les Français, confirmant leur vote des européennes, se sont prononcés majoritairement en faveur du RN et donc que les écarter du pouvoir serait une manière de priver « le peuple souverain » de sa victoire et trahir sa volonté.
        Je me suis expliqué sur les raisons pour lesquelles ce raisonnement me semble faux.

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  • Pour moi, je le redis puisque tout le monde s’est beaucoup répété :
    – Rien à voir entre le RN et LFI, même si des personnalités LFI peuvent rebuter certains.
    – les choses ne se jouent pas entre le RN et LFI mais entre le RN et tous les autres (gauche, centre, et ceux de droite qui n’ont pas fait allégeance au RN).
    – s’abstenir ou voter blanc, c’est donner une voix au RN.

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  • Élections législatives : que devons-nous faire ? Message de mon évêque

    Que dois-je faire ? Que devons-nous faire au moment où les 30 juin et 7 juillet prochains chacun d’entre nous, citoyens électeurs de notre pays, sommes appelés à faire un choix ?

    Beaucoup sont troublés, inquiets devant l’inattendu de ces élections. Je le suis moi-même.

    Comment y voir clair ? Quel discernement opérer pour les chrétiens catholiques que nous sommes ? Permettez-moi, frères et sœurs dans la foi, de vous partager quelques conseils.

    Au milieu des programmes, des slogans, des promesses, des invectives et des phrases assassines, nous ne sommes pas dispensés, personnellement ou à plusieurs, de mettre en œuvre nos capacités de compréhension, d’intelligence, de réflexion. Pour faire preuve de sagesse.

    S’il nous faut prendre en compte les inquiétudes et les peurs qui nous habitent, les peurs personnelles ou collectives sont mauvaises conseillères car en focalisant sur tel ou tel point elles réduisent notre regard, notre perception de l’ensemble du service du bien commun, des défis sociaux et écologiques.
    Nous avons tous des intérêts particuliers que nous voulons voir respectés, protégés ou développés, mais une société ne se construit pas uniquement par la juxtaposition des intérêts des personnes, des groupes ou d’une majorité. Construire une société demande aussi d’être attentifs à ce qui est bon pour nous tous et en priorité pour les plus petits, les exclus, les fragiles, les plus pauvres.

    Sur le chemin de nos vies personnelles et communautaires, des paroles et des gestes de Jésus, le Seigneur de nos vies, nous ont marqués : Le lavement des pieds (Jean 13) les Béatitudes (Matthieu 5), l’hymne à l’amour (1 Co 13), la parabole du bon Samaritain (Luc 10,25) ou encore « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 31-46) … Ces paroles et ces gestes retentissent aujourd’hui encore et nous parlent régulièrement lors des messes dominicales, lors des célébrations de mariage, de baptême ou de funérailles. Pourquoi ne pas revenir et les méditer à nouveau, seul ou en équipe, s’ils sont une lampe sur la route de nos vies ?

    Prenons le temps de prier pour notre pays ; prier pour tous les hommes que Dieu aime dans nos quartiers, villes et villages ; prier pour ceux qui s’engagent pour servir le bien commun ; prier pour demander d’entrer dans les sentiments du Christ (Ph 2) et pour demander la sagesse à la manière du roi Salomon (1 R 3, 9-12) : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »

    Et enfin, en conscience, se déterminer.

    Fraternellement

    + Michel Pansard
    Évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes

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    • trèe belle déclaration incontestablement mais là encore à l’image de ses frères dans l’Episcopat je regrette qu’il n’aille pas plus loin ar faire appel à notre conscience c’est très bien,sauf que notre conscience est loin d’être infaillible et il me semble que le Christ n’ a jamais dit à quelqu’un: »fais donc ce que te dit ta conscience et tout ira bien » Il ne l’a dit ni au jeune homme riche ni à la Samaritaine et pas une fois il ne l’a dit

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      • Dominique, le Christ n’a jamais donné non plus de consignes de vote (tout au plus, il a recommandé de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »).
        Certes notre conscience n’est pas infaillible (et notre vote non plus), mais je persiste à croire au primat de la conscience.
        Citons encore une fois le saint Cardinal John Henry Newman :
        « La conscience est une loi de notre esprit, mais qui dépasse notre esprit, qui nous fait des injonctions, qui signifie responsabilité et devoir, crainte et espérance … Elle est la messagère de Celui qui, dans le monde de la nature comme dans celui de la grâce, nous parle à travers le voile, nous instruit et nous gouverne. La conscience est le premier de tous les vicaires du Christ.’ (Newman, lettre au Duc de Norfolk).

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        • Ne parle-t-on pas beaucoup pour ne rien dire. C’est bien beau toutes ces paroles de sagesse. On parle de bien commun, et patati et patata.
          Il y a d’un côté les savants et les sachants et de l’autre la masse des ignorants. On vit un moment de bascule dit-on, sauf que la bascule a été faite depuis longtemps et qu’on arrive à une bascule encore plus grave. Inutile d’employer des mots ronflants. On vit dans une société de plus en plus matérialiste et individualiste, point. Il y a les mots et la réalité. Les mots : œuvrons pour le Bien Commun. La réalité : il y a de plus en plus de gens qui font la queue dans les associations caritatives. Comment expliquez-vous ça? Et on parle de programme politique en associant le Christ. Vraiment du grand n’importe quoi!

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        • Michel,les nazis avaient ils donc une conscience??? je pose la question au sujet des nazis mais dette interrogation est valable pour tant d’autres…
          Que voulez vous, la conscience étant si facile à endormir,je ne peux lui faire confiance qu’avec beaucoup de réticence

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          • Mais oui, Dominique, les nazis avaient une conscience. une conscience endormie, vous le dites vous-même, mais une conscience tout de même. La question n’est pas de ne pas faire confiance à sa conscience, mais de savoir ce qui trompe sa vigilance et comment elle en vient à s’assoupir, sans l’ombre d’un remords ou d’une culpabilité, culpabilité qui, comme la honte, a pour l’âme la même fonction que la douleur a pour le corps: ce sont des avertisseurs.

      • Holà, Dominique, il semble que sur ce blog, on aime ne pas être d’accord avec vous, mais là, je me fais fort de diverger de votre laconisme accoutumé.

        À l’appui de votre affirmation assez totalement gratuite: « il me semble que le Christ n’ a jamais dit à quelqu’un:”fais donc ce que te dit ta conscience et tout ira bien” Il ne l’a dit ni au jeune homme riche ni à la Samaritaine et pas une fois il ne l’a dit »,
        vous prenez précisément les deux contre-exemples qui la contredisent.

        -Il n’a pas enjoint au jeune homme riche de lui obéir, ne l’a pas fait escorter de notaires qu’il aurait chargés de la vente de tous ses biens, à laquelle le jeune usus-fruitier idéaliste ne consentait pas le moins du monde, car il était du monde. Il l’a laissé s’en aller tout triste et a été triste à son tour qu’il abandonne la quête du salut pour retrouver ses biens sans sauter dans l’inconnu et « se libérer du connu ». Ses apôtres lui ont demandé dans une contagion de tristesse: « Qui donc peut être sauvé si c’est au prix de vendre tous ses biens? » « Pour les hommes, c’est impossible, a dit Jésus, mais pas pour Dieu. » Le jeune homme riche s’est arrêté à la moitié du chemin, mais cet arrêt n’a pas signifié son échec. Le reste de son parcours est non bâti, mais écrit sur le sable par Celui qui n’a pas voulu lapider la femme adultère et n’a pas condamné ce dilapidateur.

        Quant à la Samaritaine, Jésus ne lui fait la morale à aucun moment. Il veut s’abreuver à la source de cette cruche. Il lui rappelle tous ses errements, non pour lui demander de se repentir, mais par souci de sincérité. La Samaritaine va dire à ses coreligionaires: « Venez écouter ce phénomène qui positivement me consterne, un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. » Elle ne leur dit pas qu’il lui a reproché quoi que ce soit. Jésus la séduit parce qu’il l’a placée face à sa conscience, non pour lui reprocher d’avoir mal agi, mais pour la mettre en situation. Comme je l’ai dit précédemment, nous n’avons qu’une âme, mais elle est indéfiniment déstabilisée, en permanence instable et constamment impermanente, il faut toujours la remettre en situation. Le christianisme est un situationnisme.

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        • Julien, je n’ai jamais dit que le Christ avait fait une leçon de morale à la Samaritaine il est bien au -dessus de çà bien sûr,mais je ne suis pas convaincu que celle-ci n’a pas eu quelques difficultés que ce Juif ,ennemi donc des Samaritains, lui rappellent tout ce qu’elle a fait.
          De même bien sûr, le Christ n’a pas ordonné au jeune homme riche de vendre tout ce qu’il avait.Bien évidemment il a laissé libre le jeune homme riche de le faire ou pas. Quant à l’avenir de ce jeune homme pour moi il n’est écrit nulle part, pas même sur le sable.
          De même lors de la Passion il n’a évidemment pas fait de reproche au Bon Larron lequel n’était sûrement pas un »petit saint » a propos de cette « parabole » je vous invite à chercher sur internet un commentaire remarquable écrit par les Dominicains de Toulouse,commentaire avec lequel je suis pleinement d’accord bien sûr

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        • Il faut en revenir aux valeurs cardinales de la spiritualité qui construisent l’Église de France : le travail, la famille et la patrie! Ste Jehanne priez pour nous!

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          • Oui, c’était une blague et je retire ce que j’ai dit. Je suis tellement déçu par tous ces cathos d’extrême-droite, que des fois, je dis des bêtises. Les évêques auraient pu dire : « votez tout, sauf le RN », mais non. Dont acte. Excusez-moi pour cette blague

        • En espérant que cette réponse sera publiée… vous me faites remarquer que le Christ ne l’ a pas enjoint de lui obéir. Il s’est contenté de répondre à sa question
          .De toute façon il ne me semble pas que le Christ avait pour habitude de forcer les gens car il nous laisse toujours notre liberté.IL nous appelle et nous laisse la liberté de lui obéir ou pas.

          Michel pour moi faire confiance à notre conscience est un excellent chose à condition encore et dans la mesure du possible de s’assurer que ce que vous dit la conscience soit en accord avec l’Esprit Saint,ce qui assurément n’est pas un problème ô combien léger

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    • Votre évêque se demande: « Que faire? », comme s’il était un disciple de Jean-Baptiste ou de Lénine.

      Il y a quelques jours, Philippe HOurcade, prêtre de Bétharam, écrivait sur sa page Facebook dans un texte de son « Dicophoto » consacré à Jésus:  » La conscience moderne, ouverte aux problématiques les plus fondamentales, aimerait que le message de Jésus en épouse toutes les aspirations. Or lorsqu’on lit les Evangiles, rien n’est repris de la critique sociale et politique dont les prophètes s’étaient fait les hérauts. Pas de grands discours non plus sur le sens et la dignité du travail, sur l’évolution du monde, sur les causes profondes de la pauvreté… comme si Jésus, pour nous parler, avait sciemment évité les sujets qui fâchent. » Car Jésus est « le maître de notre façon de vivre, l’ami de notre coeur et le Seigneur de ce monde. »

      https://www.facebook.com/FILO52a

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    • Sauf, Michel, et Michel Pansart, que rien n’est moins inattendu que cette « victoire ». C’est d’ailleurs pour anticiper celle aux présidentielles que Macron a décidé de cette fameuse dissolution.
      Que vient faire ici la prière ? Dieu va t-il souffler à l’oreille sa tête d’affiche préférée ? Evidemment non. Alors pourquoi attendre de « Dieu » ce que la raison et l’analyse, l’information de la -vraie- presse, une connaissance de l’histoire suffisent amplement à éclairer ?
      Si les fidèles se sentent perdus, qu’ils lisent et se renseignent. Ce serait une excellente prière.
      On peut prier pour que le « bon » choix s’opère, c’est à dire que les citoyens soient des citoyens. Quant aux croyants ils sont depuis longtemps avertis que le « royaume de Dieu n’est pas de ce monde ».
      Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes…surtout quand il brûle, le torchon.

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      • Anne, vous avez une curieuse conception de la prière…
        Bien sûr il ne s’agit pas de demander à Dieu de nous souffler à l’oreille la bonne réponse (et encore moins, j’ajourerai, de la lui dicter !), mais, pour ce qui nous concerne, d’invoquer l’Esprit Saint pour qu’il éclaire notre conscience (ce qui passe effectivement par la recherche de la bonne information).
        Par ailleurs, la prière pour ceux qui nous gouvernent, c’est ce que nous faisons tous les dimanches dans la prière universelle.

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        • Comme son nom l’indique, la prière universelle n’est pas une prière nationaliste, ce qu’aimeraient bien les cathos tradi-integristes de droite-extreme-droite!

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        • Michel, je trouve grave qu’à l’heure des fake-news et de l’influence majeure de Tik Tok ( ou Jordan Bardella cartonne) un responsable religieux, qui peut avoir une certaine influence, se contente de ce genre de recommandations.

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          • Anne, lisez en entier, il y a bien d’autres choses appelant au discernement que l’appel à la prière…
            Mais pour ma part je n’attends pas des évêques des consignes de vote.
            Du reste, elles ne seraient pas forcément suivies (il est tout de même curieux de vous voir maintenant appeler au cléricalisme !)

          • Et que voulez vous donc qu’il fasse,car nous inviter à nous renseigner sérieusement me parait bien tardif aujourd ‘hui En revanche il me semble que nos SS les Evêques auraient pu le faire sans difficultés quand il était encore temps

            Michel,excusez moi d’avoir ainsi répondu à votre place

        • La prière universelle confisquée le 15 aout 2013 aux baptisés par André Vingt-Trois au service de la Politique désastreuse de l’Institution en France, ne s’en est pas remise. C’est d’ailleurs ces années là que L’institution a cassé le thermomètre mis en place au sortir de la guerre (série longue IFOP 1952 à 2010) qui avait amplement démontré, contrairement aux affirmation de la presse en générale, et de la presse catholique plus encore, l’absence de résultats religieux -à défaut d’être spirituels, de la Politique menés par L’institution dirigée par Jean-Paul 2 (chute des messalisants de 20 à 6% entre 1972 et 1987). Les « messalisants » Institution IFOP d’alors, déclarant se rendre à la messe chaque semaine, sont ensuite tombés à 3%confirmant, ainsiq eu bien d’autres « indicateurs » que la « crise » était profonde et durable. C’est aussi cette année là qu’un jeune très proche de l’Emmanuel, François-Xavier Bellamy, proche aussi du clan Le Pen a fait ses « premières armes ». Voir par exemple https://www.mediapart.fr/journal/france/150319/les-frequentations-d-extreme-droite-de-francois-xavier-bellamy (accès libre) étant entendu que je sais les choix idéologiques de Germaine Lemétayer -LDH de Paray-Le-Monial- comme sa droiture intellectuelle.

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  • Entretien avec le frère Jacques-Benoît Rauscher

    Q/ Existe-t-il des repères dans la Bible pour nous aider à faire des choix politiques ?

    R/ Oui. Le premier principe fondamental est celui-ci : dans les Évangiles, le Christ laisse toujours à ses interlocuteurs une part de responsabilité dans les choix qu’ils font. Si on ne comprend pas ce principe, on risque de faire des versets des Évangiles des éléments d’un programme politique, ce qu’ils ne sont pas. La grande particularité du Christ est justement qu’il se départit de cette logique-là. L’autre grand principe est le respect de la dignité de l’autre. Notamment du plus petit. C’est le message central de l’Évangile et de la Bible dans son intégralité.

    https://www.lavie.fr/actualite/societe/jacques-benoit-rauscher-la-legitime-pluralite-politique-chez-les-catholiques-doit-etre-une-invitation-a-debattre-95257.php

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    • A Michel
      Tout a fait d’accord avec toi ; il est toujours dangereux d’instrumentaliser l’évangile . De plus on le fait toujours dans le sens qui nous arrange ; ce qui n’est pas déontologiquement très correct .
      Il faut combattre ceux dont le programme politique menace notre contrat social par des arguments politiques.
      Que l’on diverge sur les modalités d’organisation de notre vie commune est une chose normale mais on doit combattre les propositions qui entrent en contradiction avec nos valeurs fondamentales : proposer de réguler l’immigration est entendable , stigmatiser les étrangers parce qu’ils sont étrangers ne l’est pas ; défendre ses idées est légitime , refuser les règles du débat démocratique ne l’est pas etc….

      J’ai été très choqué par la campagne du journal TC qui mélange allègrement la morale et la politique , qui se légitime en présupposant être par définition dans le camp du bien, et dont le logiciel d’analyse politique est resté bloqué aux années 80 du siècle dernier .
      Et puis des arguments du style » je dis non au RN car je suis pour le bonheur  » me laissent sans voix .

      Nous vivons dans une république laïque , nos convictions philosophiques ou religieuses inspirent nos choix , mais l’expression de ceux ci relève du seul champ du combat politique et du débat démocratique .

      Invoquer l’Evangile, le sens de l’histoire , ou la doxa marxiste pour se situer au dessus des débats et prétendre incarner le camp du bien , c’est de l’obscurantisme .

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      • A Guy
        Je bois du petit lait en te lisant !
        Certes, aucune des forces politiques en présence ne me satisfait complètement, loin de là même, et même s’il y a ici ou là des personnalités qui ont le souci du bien commun, mais prétendre incarner le « camp du bien » est proprement insupportable.
        Ce que j’attends à 20h c’est que tous, sans renoncer à leurs idées, aient le souci de servir l’apaisement et la paix civile.

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        • La paix civile est basée sur la dédiabolisation et la « pasteurisation » des idées et des pensées du RN. C’est une fausse paix! Pour moi, ce n’est que reculer pour mieux sauter…….en 2027

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          • Fausse paix ? Continuez comme cela, avec des débordements dès ce soir, et vous l’aurez effectivement en 2027…

          • Où avez-vous vu des débordements ce soir? Et s’il y en avait, ça viendrait de qui? Je préfère mille fois le Rassemblement populaire au Rassemblement National, que les choses soient dites, vous avez compris?

        • A Michel
          Mon expérience comme conseiller puis maintenant comme membre d’assemblées délibérantes au niveau régional et local m’a fait découvrir deux choses :
          – que face aux problèmes concrets (financement de politiques publiques de formations professionnelles , d’investissement collectifs , … ) tous les élus toutes tendances confondues avaient le souci de rechercher l’intérêt commun et le meilleur compromis possible entre toutes les contraintes dans l’appréhension le traitement des dossiers .. . En commission , il n’était pas vraiment possible de distinguer les étiquettes politiques . En session pépinière par contre chacun reprenait sa posture sans cependant renier le travail et les consensus effectué en amont
          – que personne n’arrivait avec une solution toute faite en proclamant qu’elle était la meilleure .

          A titre d’exemple , au conseil économique social et environnemental ou je siège , toutes les sensibilités ont tenu à prendre position avant les élections . Et tous les discours sans exceptions de la CGT au Medef en passant par les écolos ont été nuancés , exprimant leur attachement au débat démocratique à la légitimité de l’expression d’opinions différentes et parfois opposées .

          Au plan local , c’est à dire à l’échelle ou l’on a conscience d’appartenir à une communauté de destin , la démocratie fonctionne très bien en France . Au niveau national c’est moins vrai encore qu’il faudrait le nuancer , mais surtout cela est entièrement dissimulé sous le masque des postures partisanes complaisamment relayées par une presse ( les chaine d’info en continu ) qui ne prend aucune distance avec les apparences .

          La démocratie est fragile par principe . Elle est sans cesse menacée par toutes sortes de forces centrifuges . Mais elle fonctionne ; c’est ma conviction fondée sur mon expérience .

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          • A Guy
            Malheureusement, dans cette chambre ingouvernable, je vois davantage de postures partisanes que de recherche du bien commun….

          • Des postures -publiques mais pas que- sont de sortie, habitées par 2027. Il y aussi des manœuvres d’intimidation de grands chefs (tenant les cordons de la bourse) envers ceux tentés par la liberté, les ambitions (présidence de groupe, de commission…). Laissons les nouveaux élus travailler, la mixture décanter, des groupes se constituer avec chacun son programme politique plus ou moins inspiré par ceux proposés au 2de tour, déjà modifiés par rapport à ceux du 1er. Ces nouveaux programmes, qui engagent les élus, vont tenir compte du résultat du 2d tour et du sens que chacun lui aura donné.

          • Poutine à dit : pas d’amélioration à attendre dans les relations entre la France et la Russie après le résultat de ces élections. Il faudra attendre mai 2027, pour que les relations s’améliorent quand Marine Le Pen accédera à la Présidence. Et après, une ère de grande paix à la mode Poutine! Et dire qu’il y en a qui comprennent pas!

          • à Jean-Claude
            Apprenez à lire sans préjugé !
            Vous devriez plutôt vous remettre en question !
            Quand je disais : « Malheureusement, dans cette chambre ingouvernable, je vois davantage de postures partisanes que de recherche du bien commun…. » je visais les députés de tous les partis à quelques exceptions près qui sont l’honneur du Parlement.

          • Désolé de vous le dire, mais vous dites n’importe quoi! Et qui représente le Bien Commun selon vous! Toute le droite, à commencer par les L.R. n’est pas digne de gouverner parce que complètement incompétente! Vous avez compris?

          • Jean-Claude, vous avez une manière très manichéenne de voir les choses !
            Personne ne « représente » le Bien Commun (encore moins en y mettant des majuscules !), ce que j’espère c’est que tous, de droite ou de gauche, puissent le rechercher avec humilité et honnêteté.
            Libre à vous de penser que je dis n’importe quoi…

          • Je suis d’accord avec vous.Je savais que l’arrivée du RN au pouvoir ne serait pas pour cette fois. Si nous ne voulons pas qu’il arrive au pouvoir, il faut se .rassembler et faire cause commune. La gauche n’est pas la panacée, je suis d’accord, mais pour ceux dont la fin du mois se termine au 10 c’est une espérance. Je crains qu’elle soit déçue. Mais quel est le moindre mal?

  • Analyse intéressante de François Huguenin (Maillot)

    Législatives : “Le résultat de quarante ans d’incurie politique”
    L’historien des idées François Huguenin, auteur du « Pari chrétien », livre son analyse du premier tour des élections législatives. Pour lui, la France paie le prix de quarante ans d’abandons de la part des partis de gouvernement.

    https://fr.aleteia.org/2024/07/03/legislatives-le-resultat-de-quarante-ans-dincurie-politique/

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      • Si ce n’est pas la pensée unique, c’est au moins une uniformisation et une « pasteurisation » de la pensée. Surtout pas de vagues! Jusqu’où pourra-t-on aller à ce petit train-train là?

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    • Il n’y a pas qu’en France que le peuple estime que son destin est passé des mains des politiques à celles de ceux qui possèdent le capital et le gère de manière internationale. Il n’y a pas qu’en France que les mêmes causes produisent des effets similaires d’autant plus que, vu d’chez soi (UE pour quelques uns, France pour beaucoup, leur département natal pour les sédentaires) les potentats des masses asiatiques (et russes) semblent avoir moins perdu la main.
      Il y eut la 1ère mondialisation de 1975 à 1990, celle des échanges de biens, amplifiée et surtout accélérée « depuis 10 ans »* par les échanges de données (électronique, numérisation, robots, IA). Peuples et élites ainsi que générations portent des regards différents, d’où d’inévitables psychodrames et fractures en tous sens. Notre « psychodrame » actuel n’est qu’un parmi d’autres mais il nous fascine et nous aveugle.
      * Depuis 10 ans vient du constat d’une enseignante du ministère de l’agriculture qui a été proviseure de lycée pour adultes. Pour elle, la génération d’agriculteurs « en activité » est dépassée par cette accélération alors que leur jeunes comprennent. Ces jeunes souhaitent être agriculteurs, mais surtout loin de l’exploitation des parents qu’ils ne peuvent pas comprendre: le conflit de génération est profond.

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        • Je ne comprends pas, « Jean-Claude sans nom », de quelle colère vous parlez ou quelle colère m’est attribuée. Quant à la « voix de la Sagesse », est-ce un rire ironique ou de l’ésotérisme? Si je tentais d’être dans ce qui me semble être votre approche, je me demanderais, par exemple, si la compassion peut, ou ne peut pas, être comparée à une colère qui n’ose même pas se penser?

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          • Je parlais de la colère d’un électeur du Front National. Peut-être, justement faites-vous partie des tradi-integristes de droite-extreme-droite, qui votent Front National et qui doivent être très déçus ce soir!

  • Interview hautement éclairante de Cyhnthia Fleury dans La Croix événement. Elle fait appel à la notion de ressentiement et, bien sûr, aussi à celle de rivalité mimétique. Il est bien clair que la notion d’égalité, essentielle à la vie démocratique, engendre des ressentiements inévitabbles car les inégailités seront toujours patentes et les revenus inégalitaires, et qu’elles auront toujours des bonnes raisons à invoquer, car il est possible de remédier à certaines inégalités, mais impossible d’établir une complète égalité. Ce n’est pas pour Cynthia les inégalités qui sont causes de la situation que nous vivons, mais le ressentiement par rapport à ces inégalités existantes. La solution n’est donc pas à trouver dans la suppression des inégalités seulement, mais, tout au plus, dans un premier temps, l’amenuisement de certaines inégalités, mais , bien plus, dans un deuxième temps, l’action hors du courant du ressentiement, qui, en tant que tel et à long terme, n’est d’aucun secours concret et productif. Le ressentiement mène à la fracture et à l’inimitié insurmontable. C’est de lui qu’il faut se détourner dans des actions coopératives établissant envers et contre tout un état d’esprit différent. C’est ce que dit aussi Cynthia Fleury. C’est en agissant frarternellement par des coopértions où l’autre n’est plus un adversaire mais un frère traité comme tel. On ne peut remédier au ressentiment qu’en ne lui donnant plus de grain à moudre, et c’est la fraternité en acte qui l’exsude, en expulse la morsure et le vide de son venin bien au-dela des affrontements partisans. On ne juge plus l’autre à partir de ce qu’il vote mais à partir de ce qu’il est : sa capacité de coopérer, d’agir fraternellement. On passe de la revendication d’égalité à son complèmentaire, la fraternité, en investissant plus sur elle que sur la seule égalité, qui, prise monolithiquement, devient un gouffre sans fond, sans satisfaction possible. IL faut rééquiliber le principe d’égalité par celui de la fraternité, et alors, la référence évangélique devient pleinement opératoire. Faut-il recourur à l’Evangile pour pouvoir bien voter ? Bien sûr, la peite voie de la fraternité s’y fait entendre et incite à refuser celle du ressentiment. Toute la Bible de l’AT au NT en indique le chemin, lui qui agit sans bruit ni fureur. Il faut sortir de la fureur altière du ressentieent par le bas de la fraternité, me semble-t-il. D’autant qu’elle n’est pas absente, bien au cntraire, puisque toute entreprise réussie est fondée sur la fraternité en acte. Et il n’en manque pas. C’est donc elle la gagnante qui crée l’unité et rasseemble.

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  • Bien sûr on tombe à bras raccourcis sur Macron et si celui-ci avait ignoré superbement les résultats des élections européennes qu’en aurait-il été???

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    • Macron a surtout superbement ignoré les questions de fond posées par les Gilets Jaunes ainsi que par la nature de ce mouvement. Il n’ a pas été le seul, certes. Mais à partir de là, la machine infernale ne pouvait plus que s’emballer.

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  • Michel, si vous saviez à quel point je me moque des consignes de vote et ce n’est pas du tout en application de ces consignes que je m’exprime et rien d’autre à l’exception cependant de ce que je comprends du second commandement bien sûr.

    N’en déplaise à l’un de nous je comprends ô combien que l’on puisse dans des cas extrêmes de vouloir « aider » quelqu’un à mourir sur sa demande à condition encore que l’on s’assure réellement que cette demande soit faite en connaissance de cause t donc parfaitement librement exprimée ce qui est si difficile à faire et lorsque je vois qu’en Belgique un adolescent a le droit de demander cette « aide » je suis horrifié.
    Quant à » mourir dans la dignité » pour moi la dignité ne se situe pas à l’aspect physique de la personne même si cet aspect physique est absolument insupportable à voir mais dans le fait que cette personne est un homme ou une femme bien sûr et pas un animal
    Pour moi un mourant a en premier lieu besoin d’une présence pour l’accompagner et je suis également horrifiée par toutes ces personnes qui meurent totalement seules à l’hôpital ou dans les EPHAD

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  • Dans l’Inde de Modi, La prix Nobel d’Economie Esther Duflo mène des actions d’éducation et d’enseignement auprès des enfants et mères très pauvres. Ces espaces de coopération parviennent, très progessivement – et donc humblement- à extraire des noires passions.
    phttps://www.college-de-france.fr/fr/chaire/esther-duflo-savoirs-contre-pauvrete-annual-chair

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