Dérives : les Focolari dans l’œil du cyclone

Dérives : les Focolari dans l’œil du cyclone

L’éclairage porté sur la spiritualité de Chiara Lubich, sa fondatrice, interroge sur sa béatification. 

(Cet article a été repris par deux sites de référence que je remercie : il sismografo, site d’audience internationale spécialisée sur l’information vaticane, et lenversdudecor, site spécialisé dans la lutte contre les dérives sectaires, créé par Xavier Léger(*)

Après tant d’autres communautés nouvelles mises en cause à travers la personne de leur fondateur ou de certaines dérives sectaires, voila que le grand mouvement laïc d’origine italienne les Focolari (Œuvre de Marie) se trouve à son tour dans l’œil du cyclone. Outre des faits ponctuels de pédocriminalité qui ont conduit à de récentes démissions au sein du mouvement, c’est la publication du livre de Renata Patti (1) qui jette le trouble. Un trouble à la hauteur de l’enjeu. Les Focolari, présents dans 184 pays à travers le monde, revendiquent deux millions d’adhérents. C’est donc une “puissance“ au sein de l’Eglise catholique qui attend la prochaine béatification de sa fondatrice comme une forme de consécration. Sauf que certains écrits spirituels de Chiara Lubich font gravement problème. 

L’auteure du livre, Renata Patti, a onze ans lorsqu’elle rencontre les Focolari, qui font partie de l’univers familier de son école et de sa paroisse. Les prêtres de son entourage voient dans la spiritualité de ce mouvement de laïcs une voie possible d’éducation à la sainteté. Et les parents de Renata, persuadés qu’il s’agit là d’une activité de type parascolaire ne s’inquiètent guère. Le livre revient sur les quarante ans de vie de l’auteure au sein de ce mouvement, depuis son idéalisme adolescent, sa décision de franchir le pas à dix-huit ans et d’entrer au focolare contre l’avis de ses proches jusqu’à la décision tardive de s’engager dans des vœux perpétuels, à 47 ans… trois ans seulement avant de démissionner et de quitter définitivement le mouvement. Entre temps elle aura connu et supporté, pour « plaire à Dieu », tous les affres de l’abus spirituel et de pouvoir le plus classique. Avec ses épisodes de dépression, de consultation psychiatrique, d’éloignement, de mise en invalidité… 

Tous les ingrédients constitutifs des dérives sectaires

On trouve dans ce récit, tous les ingrédients constitutifs des dérives sectaires telles qu’on les identifie ailleurs, dans d’autres communautés nouvelles qui ont eu leur « heure médiatique » leurs victimes accusatrices et parfois leurs procès canoniques pouvant aller jusqu’à la destitution du fondateur. Absence de discernement vocationnel, rupture avec le milieu familial jugé « incapable de comprendre », journées harassantes privant de tout temps libre, tyrannie domestique, harcèlement et vexations, obéissance totale envers la responsable cumulant les fonctions de supérieure de la communauté, enseignante, organisatrice de la vie quotidienne de chacun, unique confidente et accompagnatrice spirituelle… , référence permanente et exclusive aux écrits de la fondatrice, incitation à donner tous ses biens à la communauté par esprit de pauvreté sans garantie aucune de restitution en cas de départ, censure des lectures et des films projetés, contrôle sur les moindres faits et gestes de chaque membre à travers la rédaction quotidienne, en fin de journée, des « schemetti ». Là, sur un formulaire préformaté, chaque focolare inscrit le détail de sa journée, des temps de travail et de repos, ses lectures, l’objet de ses moindres dépenses, les médicaments pris, les personnes rencontrées et le motif de la rencontre, les lettres reçues qui doivent être transmises. Ces fiches étant remises en fin de semaine, relues par les responsables, synthétisées puis adressées au siège central du mouvement… Une pratique à ce point attentatoire à la dignité et à la liberté des personnes que le Conseil Pontifical pour les laïcs vient officiellement d’en demander la suppression par lettre en date du 3 juin 2020 adressée à sa nouvelle présidente Maria Voce. 

Un concept d’unité qui nie la personnalité de chacun.

Mais la « marque » caractéristique de l’univers décrit par Renata Patti se situe ailleurs. Dans la relation que chaque focolare entretient – jusqu’à sa mort survenue en 2008 – avec la fondatrice appelée affectueusement « Mamma Chiara ». Les Focolare sont incités à lui écrire pour lui faire partager leurs joies ou leurs questionnements. Et Chiara répond, par l’intermédiaire de sa secrétaire, de courtes lettres qui renvoient toujours, d’une manière ou d’une autre, aux fondements de sa spiritualité, aux deux concepts qui structurent la vie du mouvement.

Renata Patti écrit à ce propos  : « J’ai essayé d’adhérer de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces à la spiritualité de Chiara Lubich qui peut être résumée par les concepts de l’unité et de “Jésus abandonné“. (…) Unité malheureusement non vécue en tant que telle c’est-à-dire en tant que “communion“ mais plutôt en tant qu’absorption et annulation de sa propre personnalité au profit de l’autorité, du groupe au sein duquel il faut se fondre à tous les niveaux. (…) Le concept de Jésus abandonné, lui, offre aux responsables un moyen d’obtenir une obéissance passive et une soumission totale. Leur volonté finit par remplacer le souffle de l’Esprit et la conscience individuelle pour ne pouvoir plus s’exprimer librement au point d’être étouffée. »

« Il s’agit bien d’un système… »

Il y a plus grave encore. Dans un écrit de Chiara Lubich en date du 23 novembre 1950 on peut lire : « Chaque âme des Focolari doit être l’expression de moi et rien d’autre. Ma Parole contient toutes celles des Focolarines et des Focolarini. Je les synthétise tous. Lorsque j’apparais ainsi ils doivent donc se laisser générer par moi, communier avec moi. (…) Pour vivre la vie que Dieu leur a donnée, ils doivent se nourrir du Dieu qui vit dans mon âme. (…) Alors je peux tout communiquer et je tire de mon for intérieur, et donc du Dieu en moi, tout ce que je peux. Et la vérité se révèle. J’exige des miens qu’ils soient parfaits comme le Père, qu’ils soient amour en actes et rien d’autre. S’ils sont différents, je les abandonne en leur retirant aussi ce qu’ils croient avoir. Comme Jésus. L’Unité est donc l’Unité et une seule âme doit vivre : la mienne, c’est-à-dire celle de Jésus parmi nous qui est en moi. »

Une pensée qui a nourri le développement et le fonctionnement du mouvement. Renata Patti évoque ses années d’enfance où on lui montrait une photo de la fondatrice en lui disant : « Vous ne faites qu’un avec celle qui parle, perdues tout à fait en elle » ou encore « Qui voit Chiara voit le père. » Et l’auteur de commenter : « Nos supérieurs nous apprenaient à consolider en nous une attitude d’adulation envers Chiara Lubich et envers toute autorité désignée par elle au cœur des structures de l’Œuvre. » Dans la postface de l’ouvrage, le père Pierre Vignon écrit : « Je le répète : il s’agit bien d’un système et non pas d’une expérience personnelle malheureuse à laquelle Renata a été confrontée. C’est bien un système, c’est-à-dire un mouvement entier qui est en cause, puisque les Focolari sont pénétrés de la pensée insoutenable au regard de la tradition chrétienne que leur “sainteté“ est communautaire, c’est-à-dire dans leur pensée, collectiviste. Ils réalisent un “clonage collectif et individuel“. C’est proprement une hérésie. Ces gens-là, couverts par les haut-représentants de l’Eglise catholique, n’en pensent pas moins. Le salut, pour eux, n’est pas dans le Christ que leur porte l’Eglise mais c’est eux qui s’en chargent, dans leur orgueil spirituel de la sauver. »

Les Confessions d’un cardinal

Voilà qui d’évidence interroge ! Dans son livre Confessions d’un cardinal (2) publié en 2007 sous le pontificat de Benoît XVI, Olivier le Gendre met dans la bouche de son cardinal les accusations de “dérives sectaires“ alors formulées contre quatre mouvements principaux : les Focolari, le Chemin Néocatéchuménal, l’Opus Dei et les Légionnaires du Christ. Il lui fait dire : « Quelques-uns de ces mouvements exigent beaucoup de leurs membres : obéissance, disponibilité, exclusivité, contribution financière importante, révérence à l’égard des fondateurs et des responsables. Face à ces exigences, vous pouvez porter deux jugements. Le premier est de vous émerveiller de la générosité de ces chrétiens qui veulent vivre une foi engagée et ne ménagent pas leur peine. Le second est de vous demander si ces exigences ne vont pas trop loin, si elles ne profitent pas exclusivement aux dirigeants, si elles ne sont pas présentées avec trop d’insistance, si elles ne sont pas imposées par des pressions mentales anormales. » Puis, insistant sur la nécessité de ne pas couvrir les accusations portées contre de telles dérives et l’urgence d’investiguer pour avoir une claire vision de la réalité, il révèle avoir, avec d’autres, (les cardinaux Martini et Danneels, des évêques Français et Américains…) alerté le pape et le Secrétaire d’Etat ainsi que le Conseil pontifical pour les laïcs… 

Unis dans un même « santo subito »

Deux décennies plus tôt, le 19 août 1984, le pape Jean-Paul II rendait visite à Chiara Lubich à Rocca di Papa, siège central du mouvement. « Vous êtes une petite Eglise… » Et l’auteure d’interroger : « Mais cette “petite Eglise“ n’est-elle pas une Eglise parallèle ? A l’heure actuelle de la parution de mon témoignage, j’estime que la question vaut d’être posée. » 

Telles sont les pièces du dossier fournies par le livre. (3) On s’en souvient, les obsèques de Jean Paul II le 8 avril 2005 furent marquées par le surgissement, dans la foule, de pancartes portant l’inscription « santo subito » demandant la canonisation immédiate du pape polonais. Une initiative des Focolari qui lui devaient tant. Et qui aujourd’hui, en retour, attendent de son successeur François la béatification de leur fondatrice. Pour que se réalise son rêve : « Un jour l’Eglise se réveillera focolarine. »

Je sais, d’expérience, les accusations que ce genre de livre et de billet qui en fait recension sont susceptibles d’alimenter : volonté d’affaiblir et de salir l’Eglise, d’attenter à la réputation des « communautés nouvelles », à la mémoire d’une femme de grand charisme, Chiara Lubich, voire d’un pape d’exception, Jean-Paul II, dont la sainteté a été reconnue par l’Eglise. Alors que la volonté manifeste de l’auteure est « que la partie saine du mouvement des Focolari se mette à parler et à agir pour que ce qui m’est arrivé ne se reproduise pas. » Donc un livre au service du mouvement lui-même et de l’Eglise, dans la vérité. 

PS. Le hasard a voulu que je publie cette recension au moment même où se tient l’Assemblée générale des Focolari. Or, on retrouve dans la bouche de l’actuelle présidente en fin de mandat, Maria Voce, la même référence à une « sainteté collective » du mouvement qui demeure ambiguë… sauf à se prendre pour l’Eglise. 

  1. Renata Patti, Dieu, les focolari et moi, La libération d’une duperie. Ed. Mols 2020, 224 p. 21,50€ 
  2. Olivier le Gendre, Confessions d’un cardinal, Ed. J.-C. Lattès 2007, 410 p. Il s’agit d’une œuvre de fiction (le cardinal semble être le “condensé“ de plusieurs prélats) mais particulièrement bien informée des réalités vaticanes. Renata Patti cite ce passage du livre. 
  3. En 2017 un premier ouvrage, réalisé sous la direction de Vincent Hanssens psycho-sociologue, Professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, apportait déjà un éclairage pluridisciplinaire sur l’expérience de Renata Patti. De l’emprise à la liberté, Ed. Mols 2017. 318p., 21,5 €

(*) L’article est illustré par une photo du 9 février 2001 où l’on voit Chiara Lubich visiter le Centre d’Etudes Supérieures des Légionnaires du Christ, à Rome, en compagnie du sulfureux Marcial Maciel. Commentaire de Xavier Léger : « Les deux fondateurs voulaient créer des liens entre leurs mouvements respectifs afin de répondre à l’appel de Jean-Paul II, qui souhaitait que les nouvelles communautés dans l’Eglise collaborent ensemble, afin de mieux répondre aux défis de la Nouvelle Evangélisation. XL »

POST SCRIPTUM

Samedi 6 février, le pape François a reçu en audience privée, retransmise par la télévision vaticane, les délégués à l’Assemblée générale des Focolari qui venait de se tenir à Rome les jours précédents. Son discours vaut d’être écouté en entier, jusqu’à la plaisanterie finale sur le quatre choses que Dieu ignore, plus subtile qu’il ne peut y paraître… 

Quelques extraits : à partir de la minute 58’

« Il faut se garder du repliement sur soi-même qui amène à défendre toujours l’institution au détriment des personnes. Qui peut porter aussi à justifier ou couvrir des formes d’abus. Avec beaucoup de souffrances. Nous l’avons vécu. Nous l’avons découvert ces dernières années. L’autoréférencialité empêche de voir erreurs et manques, freine le chemin, met des obstacles pour une vérification ouverte des processus institutionnels et des styles de gouvernement. C’est mieux, au contraire, d’être courageux et d’affronter avec vérité les problèmes. En suivant toujours les indications de l’Eglise qui est mère, mère authentique.  (…)

On ne peut pas vivre sans les crises. Les crises sont une bénédiction. Elles sont importantes, même dans la vie des institutions. Il y a toujours la tentation de transformer la crise en conflit. Chaque crise est un appel à une nouvelle maturité. (…)

Il est de notre devoir, à qui a des charges de gouvernement, de s’engager pour affronter de la meilleure manière, la plus constructive, les crises communautaires et d’organisation. En revanche, les crises spirituelles des personnes, qui touchent l’intimité de la personne et la sphère de la conscience demandent d’être affront&es avec prudence par qui ne remplit pas des charges de gouvernement à tous les niveaux à l’intérieur d’un mouvement. Cela est une bonne règle dans l’Eglise depuis toujours. C’est la sage distinction entre for externe et for interne. Le mélange entre domaine de gouvernement et domaine de la conscience donne lieu à des abus de pouvoir et d’autres abus dont nous avons été témoins, lorsqu’on a enlevé le couvercle de la marmite, avec tous les problèmes. « 

Pas besoin d’être grand exégète de la pensée pontificale ou membre du Sacré collège des cardinaux pour entendre dans les propos du pape l’écho de bien des dérives dénoncées dans le livre récent de Renata Patti mais surtout, dans l’ouvrage collectif antérieur : De l’emprise à la liberté (Ed. Mols) qui donnait la parole à d’autres « victimes » des Focolari ainsi qu’à des spécialistes de ces questions de dérives. Et le pape François leur aurait-il donné une telle importance dans un discours de clôture d’une Assemblée générale du mouvement si leur ampleur était cantonnée aux seules expérience malheureuses de quelques adhérents ?

Quant à la plaisanterie finale, faisons confiance à la subtilité du pape jésuite pour oser quelques lectures au second degré. 

Il y a quatre choses que Dieu lui-même ne peut pas connaître :

  • ce que pensent les jésuites
  • combien d’argent ont les salésiens
  • combien il existe de congrégations de sœurs
  • de quoi sourient les focolari

325 comments

  • « LAISSEZ LES MORTS ENTERRER LEURS MORTS » phrase totalement inconnue au bataillon de beaucoup de participants de ce blog. Certes contrairement à ce que chantait Gréco « les morts ne sont pas tous des braves types » surement pas, mais il est vrai aussi qu’au moins eux si on les calomnie eh bien on ne risque pas grand chose d’une part et d’autre part parfois çà soulage…

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    • Dominique, je vous en prie, dites ce que vous avez à dire (et d’ailleurs vous ne vous en privez pas puisque, malgré la « censure », vous venez de franchir la barre des 1 100 commentaires validés sur ce blog, juste derrière Michel de Guibert) mais arrêtez d’opposer à vous « beaucoup de participants à ce blog » comme s’ils constituaient un collectif chargé (par qui ?) de vous mettre en minorité et avec vous les idées que vous représentez !

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      • rené,à lire votre message les bras m’en tombent… vous me parlez de »censure » est-ce donc moi qui l’ai évoqué,alors que je n’en ai strictement rien dit et Puis que vous le vouliez ou non,peu importe j’ai le sentiment sur votre blog d’ être ultraminoritaire .Ne vous inquiétez pas je ne me sens aucunement victime de je ne sais trop quel complot et si j’ai utilisé le terme de « bataiillon » c’est uniquement pour dire qu’il s’agit de plusieurs personnes quasiment toujours les mêmes d’ailleurs;
        Ttout cela est absurde

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  • Bonsoir à tous,
    j’ai reçu ce Messenger que je pense bien vous partager :

    « Bonjour Renata, je me permets de prendre contact avec vous. Je n’ai pas encore lu votre livre mais j’en ai entendu parler, dans mon réseau AVREF, « l’envers du décor », etc. J’ai aussi donné mon témoignage comme ancienne soeur de St Jean (Le Silence de la Vierge). Je vous écris aujourd’hui car j’ai promis à Alexandra, une ancienne soeur contemplative autrichienne (soeur de St Jean, comme moi) de l’aider dans une démarche universitaire qu’elle est en train de faire. Dans le cadre d’une maitrise en psychologie et counseling, elle a décidé de faire un mémoire sur l’abus spirituel, et a mis au point un questionnaire. J’aide Alexandra en envoyant ce questionnaire au maximum de ex membres de communautés que je connais.
    Je vous mets ci dessous le lien, si jamais vous vouliez bien remplir ce questionnaire pour soutenir sa démarche.
    Pour que vous sachiez, c’est complètement anonyme, et elle n’a aucun moyen de retracer l’identité des gens qui vont le remplir.

    Elle laisse le lien ouvert pendant 3 semaines, après quoi elle le fermera pour procéder au dépouillement des réponses.

    Ca prend une dizaine de minutes pour le remplir, mais si jamais vous souhaitiez y revenir plusieurs fois avant de l’envoyer, n’oubliez pas de prendre note du mot de passe qui va s’afficher au début. Cela vous permettrait de sauvegarder vos réponses et d’y revenir quand vous voudrez.

    Ce questionnaire est disponible en allemand, français et anglais.

    Enfin, si jamais vous connaissez d’autres personnes, membres ou ex membres de communautés ou des personnes qui ont été proches de communautés (style oblats, jeunes en école de vie ou en mission auprès d’une communauté…), n’hésitez pas à leur communiquer ce lien.

    Plus Alexandra aura de réponses, plus son travail sera apprécié comme « scientifique » (elle étudie dans une université de l’Opus Dei, donc vous imaginez qu’elle a intérêt à récolter le maximum de données fiables pour avoir une chance d’être entendue dans son étude…)

    https://www.onlineumfragen.com/login.cfm?umfrage=107444

    Voilà, c’est une simple proposition. Il n’y a aucune pression à le remplir, faites bien comme vous voulez. Merci beaucoup, bien à vous! » (fin du Messenger)

    De mon coté c’est fait !!!

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  • Rene,

    Le postulateur de la cause de canonisation de M. Robin était antérieurement un prêtre de l’Emmanuel. Et M. Robin est censée avoir annoncé ce «  Printemps de l’Eglise «  qu’ont incarne beaucoup de mouvements charismatiques et communautés nouvelles qui se sont référés explicitement à elle: de nombreux fondateurs ayant reçu, d’après leurs dires, son approbation. Il y a donc des liens.

    Ceci n’enlève rien pour autant à sa possible sainteté personnelle qui est une question différente.

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    • Je sais cela mais quel que soit, et depuis longtemps, mon combat contre les dérives sectaires qui desservent l’Eglise dans sa Mission, je répugne à un raisonnement qui consisterait à dire : puisque Marthe Robin est convaincue d’imposture (ce qui reste en débat) les communautés nouvelles qui toutes, plus ou moins,se sont réclamées d’elle, ne sont donc elles-même qu’imposture ! C’est là un raccourci auquel je ne puis souscrire, quelles que soient, encore une fois, mes réserves et mes questionnements.

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      • A René
        Les questions ne sont elles pas aussi, surtout :
        – Quelle cause , quelle conception de l’église la canonisation de M Robin sert elle ?
        – Quelle sensibilité, quelle mouvance , quels mouvements peut elle conforter et légitimer plus encore ?

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        • Bien sûr ,en partant du principe qu’il est clairement établi que les communautés nouvelles sont toutes pourries comment pourrait-on accepter que la fondatrice d’une de ces (effroyables) communautés soit canonisée ? C’est absolument intolérable bien sûr… A toutes fins utiles je précise qu’il ne suffit pas d’avoir les stigmates pour que l’Eglise proclame votre sainteté, loin de là.
          Ce désir absolu de trouver encore et encore de la pourriture dans l’Eglise me parait extrêmement suspect non pas bien sûr que je prenne tous les gens d’Eglise pour des êtres admirables, loin de là.mais si il y a de la pourriture dans l’Eglise, et il y en a, n’y en a-t-il pas ailleurs y compris chez certains redresseurs de tort

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          • A M. Bargiarelli

            Permettez-moi d’exprimer ma pensée, même s’il est très difficile de le faire en bref. Vous pouvez – sans problème – me suspecter de vouloir « descendre », discréditer la fondatrice des Focolari puisque son œuvre fait partie de ces « (effroyables) communautés ». MAIS CELA N’EST PAS VRAI. Dès le début de ma recherche de vérité sur une réalité dont j’ai épousée tout comme si cela descendait du Ciel… quand le premier soupçon est arrivé à mon esprit … je croyais être tombée sur la tête. Alors j’ai essayé de ne pas donner mon opinion MAIS de LAISSER PARLER LES FAITS qui sont INCONTOURNABLES. Et seulement après des personnes compétentes et non complaisantes ont porté l’attention sur mes mémoires et ont lu les écrits de la Fondatrice. Il ne nous appartient pas, ni à vous, ni à moi de juger de la béatification de Chiara Lubich, je peux seulement dire maintenant que pour ma part j’ai fait tout mon possible pour mettre au courant les Excellences et Eminences de la Hiérarchie Romaine des documents qui encore et encore étaient restés cachés à leur yeux. La responsabilité est la leur maintenant. Pour moi le discours sur la béatification est clos.
            Au contraire les victimes, « fruits » de cette « spiritualité », sont encore en souffrance et cela n’est pas peu de chose.
            Pour votre connaissance je vous envite à approfondire le site du Père Dominique Auzenet du Diocèse du Mans PNCDS 72 à la page 1 et 2 sur les Focolari je crois que c’est tout ce que je puisse offrir ici en complément d’information sans crainte de voir travestir mes intentions. PRO VERITATE ADVERSA DILIGERE.
            page 1 :
            http://pncds72.free.fr/319_focolari.php
            page 2 :
            http://pncds72.free.fr/319_2_focolari_patti.php

            Je Vous remercie pour Votre attention.

      • M.Poujol,

        Ce n’était pas à vous que s’adressait mon message. Je me suis trompée de prénom 🙂 ( sans doute l’addiction à votre blog 🙂. ) Mais à Michel de Guibert pour indiquer simplement les liens que l’on pouvait établir entre l’Emmanuel, certaines communautés nouvelles qui se sont réclamées d’elle et M. Robin.
        Et j’avais précisé : «  cela n’enlève rien à sa possible sainteté personnelle « .

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    • Ya -t-il une place entre ceux qui annonçaient le « Printemps de l’Eglise » et ceux qui manifestent plutôt dans leur discours le crépuscule de l’Eglise ?

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      • A Michel,
        Il ne s’agit pas du crépuscule de l’Eglise mais de la date de péremption d’une forme historiquement marquée de son institution .
        L’imposture est d’avoir fait croire , au mepris de l’histoire de l’Eglise et de sa Tradition , que le sort de l’Eglise était dependant de la pérennité d’une forme particulière mais momentanée de son institution .La théorie du déploiement progressif de la doctrine chère a Neumann est déjà discutable quand il s’agit des dogmes mais elle serait inadaptée en ce qui concerne la forme de l’institution ecclesiale .qui est de plus restée figée à une époque ou ele était en phase avec un modèle de société aujourd’hui disparu .

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        • A Guy
          Tant mieux s’il ne s’agit pas pour vous (pour moi non plus) d’un crépuscule,mais je m’interroge quand je lis autant de commentaires plus préoccupés de # institution bashing que de propositions constructives.
          Je ne vois vraiment pas en quoi l’idée de développement progressif du dogme chère au Cardinal Newman serait, selon vous, inadaptée pour réformer l’Eglise.
          Je crois vraiment qu’il nous faut aller vers une ecclésiologie de communion chère au Métropolite Jean Zizioulas.

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  • Michel,

    Ne faut il pas considérer ce bashing à la fois comme l’expression d’une colère envers la surdité des autorités et des fidèles, devant injustices, lâchetés, incohérences etc…et aussi comme la mesure de l’ampleur de la «  crise « actuelle ?

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    • Oui, Marie-Christine, je peux comprendre cette colère, et peut-être même est-ce une sainte colère, mais arrive un moment où il faut passer à autre chose :
      – d’abord pour ne pas mettre tout le monde dans le même sac et le même ressentiment ;
      – ensuite pour avancer vers les réformes nécessaires sans jeter le bébé avec l’eau du bain.

      Reply
      • Michel,

        Je comprends aussi votre position qui parait de bon sens.

        Cependant je crois justement qu’il ne faut pas passer trop vite à autre chose parce que la compréhension des causes de la «  crise «  n’est pas aussi facile que ça et demande réflexions de spécialistes dans de nombreux domaines ; réflexions qui ne font que commencer et qui ne font pas nécessairement consensus ( ce qui est normal ).
        Sans ces réflexions indispensables, on ne peut savoir quelles réformes seraient à mettre en œuvre.

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      • Passer à autre chose Michel, n’est-pas ce qu’ont fait, en silence d’abord, nombre de ceux qui sont partis pour d’autres raisons que de « petit confort ». Ces insupportables qui rappellent aux fidèles et aux clercs qu’il faut bien que quelques uns parlent pour sortir de l’impasse se voient répondre, un peu comme vous faites: « ça va, on a compris; et s’il vous plait, merci de vous taire! ». Mais voilà, ça eu marché, ça marche plus et cà ne remarchera plus jamais comme avant.
        Permettez moi de citer ici une partie d’un texte de 1931, sorti des archives secrètes du Vatican il y a peu et attribué au cardinal Willem Marinus van Rossum (1854-1932) qui fut préfet de « Propaganda Fide » sous Benoît XV et Pie XI.
        Dans ce texte, il rappelle d’abord que les réformes de la Curie sont aussi vieilles que Rome avant de faire le portrait de l’épiscopat en général: « … les évêques, au lieu d’être ces caractères forts dont on a besoin, au lieu d’être des personnalités dynamiques et actives, sont médiocres, tout en étant en pieux et religieux, … Il y en a qui sont apathiques, timides, indolents ou vaniteux ; d’autres sont conformistes, bureaucrates ou introvertis ; beaucoup sont des administrateurs maladroits et ignorants. […] Parfois, c’est la totalité de l’épiscopat d’un pays qui ressemble à une collection d’estropiés ». Puis, c’est au tour des cardinaux : «  »En ce qui concerne les cardinaux, […] la situation est pire, particulièrement dans le cas de ceux qui travaillent à la curie romaine. » et plus loin « le problème est aggravé par la tendance du Saint-Siège à nommer des prélats qui ne sont qu’obéissants et conciliants ».*
        Ce qui était visible au début du XX ème est, avec la généralisation de l’enseignement « le nez de Cyrano au milieu de la figure » pour presque tous. Alors, il faut en parler et refuser les injonctions du genre « passez à autre chose ».

        * htttp://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/135050675af.html?fr=y

        Reply
        • A la sortie de mes livres, il y a eu 4 sortes de réactions chez les clercs avec qui je me suis entretenue :

          – C’est terrible, je le sais, mais je n’ai pas autorité (la hiérarchie).

          – Vous pardonnerez un jour et j’espère que vous continuez à aller à la messe.

          – Vous en avez déjà écrit un, c’est bien. On vous a entendu. Le 2e est de trop, je le dis pour vous.

          – Je n’arrive pas à le lire. Je vais peut-être me mettre à pleurer.

          Textuellement, mais en ramassé.

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          • Bonsoir Anne,
            je vais lire vos livres dès que la tempête des Focolari va un peu se calmer !
            A la sortie de mon livre en aout 2020 la première personne qui a contacté la maison d’édition a été une victime de la « spiritualité » de Chiara Lubich qui avait absorbé toute sa famille … Il y a quelques semaines j’ai reçu ceci de sa part :
            https://devienscequetuespindare.blog/category/histoires-singulieres/ Une famille sous l’emprise des Focolari Ma famille a été très active dans le mouvement des Focolari. Enfin tous les membres de ma famille, sauf moi qui y étais plutôt hostile. Cela m’a valu de me sentir très isolée et marginale, voire jugée parfois, dans ma propre famille. J’en ai beaucoup souffert. Mes parents ont […]
            par Juliette SAPIN
            Et puis d’autres victimes qui attendaient une libération de la parole en « langue française » …
            Puis une personne que j’ai citée et elle l’a mal pris, croyant que je voulais la manipuler dans ses déclarations vis à vis des Focolari…
            Des échos plutôt positifs (vu de mon côté) dans le sens que les personnes qui n’étaient pas au courant ouvraient grand les yeux… MAIS ils me semblait être considérée comme une bête rare jusqu’au moment où j’ai pu présenter tous les événement comme ils s’étaient passés dans l’histoire et donc tout d’abord présenter le livre « De l’emprise à la liberté… ». http://www.editions-mols.eu/publication.php?id_pub=173 où les personnes pouvaient trouver d’autres témoignages (6 pour les Focolari) …
            Et je me devais aussi de citer « L’ARMADA du PAPE » de Gordon Urquhart Ed. Golias – un livre que Olivier Le Gendre m’avait conseillé en 2010 pendant une session qu’il tenait à la Pairelle – Namur.
            https://www.decitre.fr/livres/l-armada-du-pape-9782911453427.html (travail journalistique de qualité sur Focolari, Chemin Néocatécuménale et Comunione e Liberazione)

            Voilà en gros de mon côté !
            Si réaction des Responsables du Mouvement ou Ecclésiastiques ont été faites je ne les connais pas.

          • La réponse de Jean-Pierre Gosset, sortie du contexte,, me fait dire des choses que je ne pense pas.
            Ce personnage, spécialiste de la diffamation, répondait à un précédent commentaire dans lequel je disais très exactement ceci :
            « Oui, Marie-Christine, je peux comprendre cette colère, et peut-être même est-ce une sainte colère, mais arrive un moment où il faut passer à autre chose :
            – d’abord pour ne pas mettre tout le monde dans le même sac et le même ressentiment ;
            – ensuite pour avancer vers les réformes nécessaires sans jeter le bébé avec l’eau du bain. »
            L’expression « passer à autre chose » était sans doute maladroite, mais dans le contexte je n’ai jamais laissé entendre qu’il fallait passer les choses par pertes et profits, mais je disais clairement qu’il fallait aller de l’avant vers des réformes nécessaires constructives sans mettre tout le monde dans le même sac.
            Merci de rectifier.

          • A Michel,

            La réponse de Jean-Pierre Gosset n’était nullement sortie de son contexte car elle apparaissait à l’endroit exact où elle devait apparaître.
            Quant à Marie-Christine et à moi-même, nous désapprouvions d’ailleurs également pareille tentative de vouloir « passer à autre chose », lorsque nous écrivions « je crois justement qu’il ne faut pas passer trop vite à autre chose » (cf. Marie-Christine) et « passer à autre chose » se limiterait à éluder les problèmes » (cf. moi-même).
            (dans le cas précis qui nous occupe, justifier l’expression « passer à autre chose » n’est possible qu’en jouant sur les deux tableaux !).

          • A Michel, « Si l’injure est proférée par une cœur déchiré, elle acquiert une noblesse qui la rend respectable. » (Rémy, la justice et l’opprobre, préface du 2/07/1950), qui, pour rappeler le contexte, fait suite à « Pour avoir osé reconnaître que la résistance à l’ennemi n’avait pas été le propre d’un clan, qui s’en targue, mais qu’elle était le fait de la Nation prise dans son ensemble, j’ai suscité les aboiements furieux de toute une coterie qui s’est vu soudainement menacée dans ses privilèges fondés sur le mensonge de l’exclusivité des titres. » (http://excerpts.numilog.com/books/9782907862509.pdf).

          • A Michel,

            Lorsque vous écrivez « Ce personnage, spécialiste de la diffamation … » en vue de jeter le discrédit sur le personnage en question, pareille tournure :
            – n’est pas conforme à l’esprit de ce blog (a minima)
            – laisse beaucoup à désirer (a maxima).

            Merci de bien vouloir en tenir compte à l’avenir.

          • Désolé si je vous ai choqué, Robert, mais Jean-Pierre et René savent ce à quoi je faisais allusion.
            Cela dit, j’ai eu tort d’enfermer Jean-Pierre dans « ce personnage » et j’en demande pardon à lui et à ceux que j’ai pu choquer.
            Je maintiens que j’ai pu être maladroit et incompris avec la formule « passer à autre chose »; mais il ne s’agissait en aucun cas dans mon esprit de cacher la merde sous le tapis, mais d’aller plutôt vers des propositions constructives.
            Je vous serai reconnaissant de ne pas me prêter à votre tour des intentions que je n’ai pas et de me faire une nouvelle fois un procès d’intention.

        • René,
          permettez moi la traduction italienne puisque c’est aussi important que de le repercuter dans la version italienne si M. Gosset le permet aussi.
          A Vous d’en décider :

          Jean-Pierre Gosset 11 febbraio 2021 a 17 h 30 min

          Andare avanti, Michel, non è quello che hanno fatto molti di coloro che se ne sono andati per motivi diversi dalla « poca comodità », in silenzio all’inizio. A quelle persone insopportabili che ricordano ai fedeli e al clero che alcuni di loro devono parlare per uscire dall’impasse si risponde, un po’ come fate voi: « Va bene, capiamo; e per favore, grazie per aver taciuto! ». Ma funzionava, non funziona più e non funzionerà mai più come prima.
          Permettetemi di citare qui parte di un testo del 1931, estratto recentemente dagli archivi segreti del Vaticano e attribuito al cardinale Willem Marinus van Rossum (1854-1932) che fu prefetto di « Propaganda Fide » sotto Benedetto XV e Pio XI.
          In questo testo, ricorda innanzitutto che le riforme della Curia sono vecchie come Roma, prima di dipingere un ritratto dell’episcopato in generale: « … i vescovi, invece di essere quei caratteri forti che sono necessari, invece di essere personalità dinamiche e attive, sono mediocri, pur essendo pii e religiosi, … Ci sono alcuni che sono apatici, timidi, indolenti o presuntuosi; altri sono conformisti, burocrati o introversi; molti sono amministratori goffi e ignoranti. A volte l’intero episcopato di un paese assomiglia a una collezione di storpi. Poi è il turno dei cardinali: « Per quanto riguarda i cardinali, […] la situazione è peggiore, soprattutto nel caso di coloro che lavorano nella curia romana.  » e inoltre « il problema è aggravato dalla tendenza della Santa Sede a nominare prelati che sono solo obbedienti e concilianti ».*
          Ciò che era visibile all’inizio del XX secolo è, con la generalizzazione dell’insegnamento « il naso di Cyrano al centro della figura » per quasi tutti. Quindi, dobbiamo parlarne e rifiutare ingiunzioni come « andare avanti ».

          * htttp://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/135050675af.html?en=y

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          • Bonjour Renata,

            Merci pour votre témoignage et pour votre courage. Je ne doute pas que vous allez traverser cette « tempête », vous avez dû ressentir une grande libération en parlant de ce que vous avez vécu et vous en libérez d’autres que vous.

            En ce qui concerne la famille, c’est toujours compliqué. Faire partie d’une communauté « à problèmes » touche e rarement un seul individu. Dans votre cas, c’est une famille entière qui est engagée dans un mouvement et il est presque impossible de faire entendre une voix dissonnante sans se trouver immédiatement en marge ou même rejetée. Cela a été le cas de certains enfants dont les parents s’étaîent engagés aux « Béatitudes » et qui, dès leur jeune âge, étaient obligés de partager la vie communautaire. A ce sujet, on peut regarder le film « les éblouis » de Sarah Succo, ou encore lire « le silence et la honte » de Solweig Ely, agressée sexuellement comme quelques dizaines d’autres enfants, à 9 ans, par le chantre des Béatitudes, et que ses propres parents ont accusée et mise à l’écart.
            Ce sont heureusement des cas extrêmes.

            Personnellement, les fraternités où j’ai vécu ne recevaient que des adultes célibataires. Mais l’impact au niveau familial n’en a pas moins été très important. Ma mère, décédée depuis, ne s’est jamais remise de mon entrée à « Jérusalem »et j’ai, à ma sortie, eu tant de difficultés et mis tant d’années à me remettre que je ne vois plus ma famille. J’ai été trés longtemps comme « hors la vie » , dans un isolement extrême, c’est un séisme, un effondrement qui s’est produit.

            Je vous souhaite beaucoup de courage pour ce combat qui n’est pas simple. Vous comme moi, je crois, ne désirons aucunement « faire du mal à l’Eglise », mais comprendre et faire comprendre comment toutes ces dérives ont été posibles, afin que cela ne se reproduise plus. C’est un travail collectif, concernant à mon sens l’ensemble des catholiques.

  • A Renata Patti
    Merci d’avoir donné le témoignage de Juliette Sapin on ne peut bien comprendre que par des exemples concrets . Toute religion peut être la pire et la meilleure des choses . Et encore respect à Juliette Sapin pour avoir eu le courage de témoigner car il existe toujours de tel cas d’emprise extrême

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    • Merci à Renata d’avoir témoigné, ce qui m’a permis de mieux prendre conscience de l’influence que le mouvement des Focolari avait exercé sur ma famille, mes parents, mon éducation. Cela m’a permis de comprendre certaines choses et d’en parler, c’est une libération.
      Merci aussi à Anne Mardon, dont je n’ai pas encore lu les livres, et à tous ceux qui ont eu des expériences douloureuses au sein de mouvements sectaires et en témoignent.

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  • Comme le dit Renata Patti et comme elle le fait également dans son livre avec de nombreux exemples concrets, nous devons laisser les faits parler d’eux-mêmes – et les faits émergent à tout moment.
    Par exemple, voici un nouveau « décret » des dirigeants des Focolari sur les « visions » de Chiara Lubich :

    Selon les différentes « réponses » des dirigeants des Focolari au discours du pape François du 6 février, il semble qu’ils n’aient rien compris aux questions très graves auxquelles il faisait référence. Par exemple, le document final de l’Assemblée générale du mouvement, qui se voulait une réponse à ses paroles, contenait le mot « charisme » ou « charisme d’unité » 15 fois en 9 pages. Plutôt que de répondre à ce qu’il a dit sur l’autoréférence ou que « le charisme n’est pas une statue dans un musée » (et ailleurs – aux membres de Communion et Libération – il a même dit, « le centre n’est pas le charisme, le centre est un – c’est Jésus, Jésus-Christ »), il semble qu’ils soient incapables de comprendre – ou même de relever un défi. Encore plus étrange est l’interview que le co-président focolarino, Jesus Moran, a donnée au magazine italien des dehoniens, Settimana News (20 février 2021). http://www.settimananews.it/ministeri-carismi/focolari-dopo-assemblea-generale/
    À une question portant sur « certaines questions critiques concernant les expériences mystiques [de Chiara Lubich] – en particulier les expériences originelles de la fin des années 1940 » (ce qu’on appelle le « Paradis de 1949 ») Moran répond, sans la moindre prudence : « Il faut dire que Chiara a toujours pensé et nous a transmis… que cette expérience mystique est constitutive de la mentalité de toute personne qui veut être un ferment d’unité aujourd’hui dans l’Église et dans la société – c’est-à-dire de ceux qui font leur le charisme du mouvement. Il ne s’agit donc pas d’une expérience mystique privée et particulière de Chiara.”

    Bien que je ne sois pas théologien, je suis tout à fait autorisé, je pense, à affirmer que l’expérience de Chiara est sans le moindre doute ce que l’Église catholique définit comme une « révélation privée ». Selon l’Exhortation Apostolique de Benoît XVI du 30 septembre 2010, à la suite du Synode sur la Parole de Dieu, il est nécessaire que l’Église « aide les fidèles à distinguer la parole de Dieu des révélations privées, dont la tâche n’est pas de « compléter » la révélation définitive du Christ… la valeur des révélations privées est essentiellement différente de la seule révélation publique.” Ce document indique clairement que « l’utilisation [de la révélation privée] n’est pas obligatoire ». Il me semble que Moran dit tout autre chose sur les révélations du « Paradis de 1949 » – que « ce n’est pas…privé » ! Comme ça on court le risque de créer une nouvelle église. Cela me semble être un exemple frappant du « gnosticisme contemporain » dont le pape François a parlé à maintes reprises, mais surtout dans le document Guadete et Esultate de 2018.

    Dans mon livre, Les armées du Pape (Ponte alle Grazie, 1996), une enquête sur une partie du mouvement des Focolari (j’étais membre interne de 1967 à 1976), il y avait un chapitre entier où j’exposais le gnosticisme (en utilisant le même terme) dans trois mouvements d’église – en particulier les Focolari et le « Paradis de 1949 ». J’en dis plus à ce sujet dans mon blog (en anglais mais il y a un gadget pour traduire)

    popesarmada25.blogspot.com

    notamment dans un article intitulé « Le culte de Chiara »

    https://popesarmada25.blogspot.com/2021/01/the-cult-of-chiara.html

    Traduitw.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    Reply
    • Cher Gordon, ce que tu exprimes est tout à fait juste. L’Unité c’est Dieu. La mort par amour du Christ sur la croix nous ramène à l’Unité. L’Unité divine dépasse nos conceptions. Elle se déploie dans une variété infinie, car elle ne se répète jamais, et elle ramène tout à l’Unité sans aucune uniformité. Il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père.

      Madame Lubich ne peut donc pas s’identifier à l’Unité divine et prétendre qu’elle est la seule à pouvoir y conduire. C’est se mettre à la place du Saint-Esprit. Quand Jésus Moran (nouveau président élu des Focolari), emporté par son amour filial (et surtout enfantin et infantile) pour la Mamma Lubich (on pardonne aux méditerranéens l’amour exagéré de leur maman), dit que celui qui veut vivre l’Unité doit nécessairement être focolari, il blasphème, tout comme sa maman. Jésus seul pouvait dire en vérité ce qui a été pris par le grand prêtre pour le blasphème qui lui a valu la mort. Cette fausse pommade focolarine avec lesquels les écoliers de Madame Lubich se sont laissé infantiliser est insupportable. En bonne maîtresse d’école, avec ses sept couleurs, elle les a tous dominés, y compris les cardinaux et les évêques dont la vocation reposait plus sur celle de leur maman que sur un appel du Christ.

      Il est donc logique, après le détournement du testament du Christ et la captation de son héritage au sujet de l’Unité, qu’elle s’en soit pris à la Vierge Marie en s’auto-proclamant sa « Vicaire ». Il y a un vicaire du Christ, c’est le pape ; mais il n’y a pas de vicaire de Marie, et Madame Lubich est une faussaire en l’ayant prétendu, et ceux qui la suivent doivent s’interdire de réfléchir pour le croire. La Vierge Marie, notre Mère selon l’ordre de la Grâce, est toute transparence, nous disons dans notre langage à nous Immaculée, afin de ne rien prendre au Christ Jésus et de ne pas lui faire écran. Si elle est la Mère de l’Eglise, c’est précisément parce qu’elle a volontairement refusé d’être la « Mamma di tutti », au sens italien et possessif du terme. Ses inspirations d’après la communion où elle voulait communier avec Igino Giordani et surtout lui avec elle, qui ont donné le Paradiso 49, sont des élans romantiques et pieux des amours platoniques (je l’espère) de jeunesse de la Lubich. Devenue vieille, elle a voulu refiler à tous les popi ses expériences de jeunesse en se prenant pour Thérèse d’Avila qui aurait rencontré Jean de la Croix. Mais tout cela est bidon ! ce sont des cris de chats dans les Dolomites !

      Chiara Lubich serait sainte si elle avait su se faire transparence pour aider les chrétiens à découvrir le mystère de l’Unité divine. A l’évidence, elle n’a pas su et pas pu oublier de faire la maîtresse d’école et ce qui est extraordinaire, c’est qu’elle a réussi à infantiliser tant d’hommes et de femmes avec ce sous-catéchisme préscolaire. Comme l’a si bien chanté Charles Aznavour, « Elle va mourir, la Mamma » et tous les zenfants réunis autour du lit vont finir par trouver que ses prétendus écrits mystiques n’étaient que des cahiers de coloriage pour enfants. Si quelqu’un trouve que je blasphème en parlant ainsi, il (ou elle) me donnera raison. On peut envoyer des pomodori pourris sur un écran qui prétend faire passer tous les fils de Dieu par ce qui est projeté dessus. Sauf que Dieu a prévu des gens pour renverser les écrans entre ses enfants et Lui. Question finale : est-on iconoclaste si on envoie une tomate pourrie sur une fausse icône ? Petits garçons et petites filles de Chiara, il va falloir que vous fassiez l’unité avec le cancre que je suis si vous voulez appliquer la doctrine de la maîtresse ! Quant à moi, elle ne m’attrapera pas, ni dans le temps, ni dans l’éternité. Enlève ton masque, Chiara, on t’a reconnue Silvia !

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      • Père Vignon,
        Je trouve dans vos paroles la justesse d’une béatitude qui m’a profondément marquée lors de ma visite au Mont des Béatitudes en Terre Sainte : « Heureux les affamés et les assoiffés de justice, car ils seront rassasiés ». Vos explications me donnent des réponses à de nombreuses questions qui restaient encore à résoudre et SATISFAISENT ma faim et ma soif de Vérité et de Justice ». J’essaie de traduire le plus fidèlement possible en italien votre intervention courageuse et constructive afin que beaucoup d’autres qui ne connaissent pas le français puissent lire.
        Il est magnifique de trouver des prêtres qui sont comme les apôtres après la Pentecôte: libres de vivre avec saint Paul : « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ». (2 Corinthiens 3:17).
        Grand MERCI pour votre témoignage PRO VERITATE ADVERSA DILIGERE.

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      • traduzione in italiano del Post di Père Pierre Vignon, rivista dall’Autore:

        Caro Gordon, quello che dici è assolutamente giusto. L’Unità è Dio. La morte per amore di Cristo sulla croce ci riporta all’Unità. L’Unità divina supera le nostre concezioni. Si dispiega in una varietà infinita, perché non si ripete mai, e riconduce tutto all’Unità senza alcuna uniformità. Ci sono molte dimore nella casa del Padre.

        La Signora Lubich non può quindi identificarsi all’ Unità divina e pretendere di essere l’unica che può condurre ad essa. È mettersi al posto dello Spirito Santo. Quando Jesus Moran (appena rieletto co-presidente dei Focolari), trasportato dal suo amore filiale (e soprattutto infantile e immaturo) per la Mamma Lubich (ai mediterranei si perdona l’amore esagerato per la loro mamma), dice che chi vuole vivere l’Unità deve necessariamente essere del focolare, bestemmia, proprio come la sua mamma. Solo Gesù poteva dire in verità ciò che fu preso dal sommo sacerdote per la bestemmia che gli valse la morte. Questo falso unguento focolarino con cui gli scolari della Signora Lubich si sono lasciati infantilizzare è insopportabile. Da buona maestra di scuola, con i suoi sette colori, li ha dominati tutti, compresi i cardinali e i vescovi la cui vocazione poggiava più su quella della loro mamma che su una chiamata di Cristo.

        È logico, quindi, che dopo l’appropriazione indebita del testamento di Cristo e la confisca della sua eredità a proposito dell’Unità, che lei se la prende con la Vergine Maria autoproclamandosi sua « Vicaria ». C’è un vicario di Cristo, è il Papa; ma non c’è una vicaria di Maria, e la Signora Lubich è una falsaria per averlo preteso, e coloro che la seguono devono smettere di pensare di crederlo. La Vergine Maria, nostra Madre secondo l’ordine della Grazia, è tutta trasparenza, noi la diciamo Immacolata, al fine di non togliere nulla a Cristo Gesù e di non fargli da schermo. Se Ella è la Madre della Chiesa, è precisamente perché ha volontariamente rifiutato di essere la « Mamma di tutti », nel senso italiano e possessivo del termine. Le sue ispirazioni [di Lubich] derivanti dalla comunione in cui volle comunicare con Igino Giordani e soprattutto lui con lei, che hanno generato il Paradiso 49, sono impulsi romantici e pii degli amori giovanili platonici (spero) della Lubich.
        Diventata vecchia, volle tramandare a tutti i popi le sue esperienze di gioventù, prendendosi per Teresa d’Avila che avrebbe incontrato Giovanni della Croce. Ma è tutto fasullo! Sono le grida dei gatti delle Dolomiti!

        Chiara Lubich sarebbe santa se avesse saputo farsi trasparenza per aiutare i cristiani a scoprire il mistero dell’Unità divina. È evidente che non ha saputo e non ha potuto dimenticare di fare la maestra di scuola e ciò che è straordinario è che è riuscita a infantilizzare così tanti uomini e donne con questo sotto-catechismo pre-scolastico. Come cantava così bene Charles Aznavour, « Sta per morire, la Mamma » e tutti i figli riuniti intorno al letto finiranno per scoprire che i suoi cosiddetti scritti mistici non erano altro che quaderni da colorare per bambini. Nel caso in cui qualcuno ritenga che io bestemmi parlando così, lui (o lei) mi darà ragione. Si possono lanciare pomodori marci su uno schermo che pretende di far passare tutti i figli di Dio attraverso ciò che vi si proietta. Se non fosse che Dio ha previsto delle persone per capovolgere gli schermi tra i suoi figli e Lui. Domanda finale: saremmo iconoclasti se lanciassimo un pomodoro marcio su una falsa icona? Bambini e bambine di Chiara, bisognerà che facciate l’unità con lo scemo che sono io, se volete applicare la dottrina della maestra! Quanto a me, non mi catturerà, né nel tempo né nell’eternità.
        Giù la maschera, Chiara, ti abbiamo riconosciuta, Silvia!

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    • Merci Gordon,
      j’airais voulu publier le discours du Pape François pour que tous puissent lire ses propos, mai la version française n’est pas encore en ligne.

      Il y a ceci qui rends très bien la perception du Média Catholique KTO :
      https://www.youtube.com/watch?v=woSoFq0Tkyw&ab_channel=KTOTV
      Ainsi les lecteurs de René Poujoil pourront se faire une idée personnelle.

      Merci pour ton apport à la comprehension de ce discours qui pour moi est tout en programme de conversion RADICALE pour les Focolari.

      Ton article paru dans LA CROIX INTERNATIONAL a été bien percu aussi au Canada.

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    • traduzione in italiano del Post di Gordon Urquhart (riletta dall’autore)

      Come dice Renata Patti, e come lo scrive anche nel suo libro con molti esempi concreti, noi dobbiamo lasciar che i fatti parlino da soli – e i fatti emergono in continuazione.
      Per esempio, ecco un nuovo « decreto » dei dirigenti dei Focolari sulle « visioni » di Chiara Lubich:
      Secondo le diverse « risposte » dei dirigenti dei Focolari al discorso di Papa Francesco del 6 febbraio, sembra che non abbiano capito nulla delle questioni molto gravi a cui si riferiva. Ad esempio, il documento finale dell’Assemblea Generale del movimento, che voleva essere una risposta alle sue parole, conteneva la parola « carisma » o « carisma dell’unità » 15 volte in 9 pagine. Invece di rispondere a ciò che ha detto sull’autoreferenzialità o che « il carisma non è una statua in un museo » (e altrove – ai membri di Comunione e Liberazione – ha persino detto, « il centro non è il carisma, il centro è uno – è Gesù, Gesù Cristo »), sembra che siano incapaci di capire – o anche solo di raccogliere una sfida. Ancora più strana è l’intervista che il co-presidente focolarino, Jesús Moran, ha rilasciato alla rivista italiana dei dehoniani, Settimana News (20 febbraio 2021). http://www.settimananews.it/ministeri-carismi/focolari-dopo-assemblea-generale/
      A una domanda su « alcune questioni critiche circa le esperienze mistiche [di Chiara Lubich] – soprattutto quelle originali della fine degli anni ’40 » (il cosiddetto « Paradiso del 1949 ») Moran risponde, senza la minima riserva: « Bisogna dire che Chiara ha sempre pensato e ci ha trasmesso … che questa esperienza mistica è costitutiva della mentalità di ogni persona che vuole essere un lievito di unità oggi nella Chiesa e nella società – cioè di coloro che fanno proprio il carisma del movimento… Non è quindi un’esperienza mistica privata e particolare di Chiara… ».
      Anche se non sono un teologo, credo di avere il diritto di affermare che l’esperienza di Chiara è senza il minimo dubbio ciò che la Chiesa cattolica definisce essere una  » rivelazione privata « . Secondo l’esortazione apostolica di Benedetto XVI del 30 settembre 2010, a seguito del Sinodo sulla Parola di Dio, è necessario che la Chiesa « aiuti i fedeli a distinguere la parola di Dio dalle rivelazioni private, il cui compito non è quello di ‘completare’ la rivelazione definitiva di Cristo… il valore delle rivelazioni private è essenzialmente diverso da quello della sola rivelazione pubblica ». Tale documento precisa chiaramente che « l’uso [della rivelazione privata] non è obbligatorio ». Mi sembra che Moran dica tutt’altro riguardo alle rivelazioni del « Paradiso del 1949 » – che « non è… privato »! E così corriamo il rischio di creare una nuova chiesa. Questo mi sembra un esempio lampante dello « gnosticismo contemporaneo » di cui Papa Francesco ha parlato in più occasioni, ma soprattutto nel documento Guadete ed Exultate del 2018.
      Nel mio libro, « L’armada du Pape » (Ponte alle Grazie, 1996), un’indagine su parte del movimento dei Focolari (sono stato membro interno dal 1967 al 1976), c’era un intero capitolo in cui esponevo lo gnosticismo (usando lo stesso termine) in tre movimenti ecclesiali – in particolare i Focolari e il « Paradiso del 1949 ». Dico di più su questo nel mio blog (in inglese ma c’è un gadget per tradurre)

      popesarmada25.blogspot.com

      in un articolo intitolato « Il culto di Chiara »…

      https://popesarmada25.blogspot.com/2021/01/the-cult-of-chiara.html

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  • A ma très modeste place, et peut être parce que je ne dispose que de peu d’informations, je ne comprends pas :

    – comment on peut substituer à sa mère réelle une autre mère nécessairement fantasmee et idolâtrée car la mère réelle a nécessairement défauts et faiblesses : ce qui n’empêche pas de l’aimer et même de lui pardonner certains griefs quand on est devenu adulte. La mère réelle meurt. La mère fantasmee et idolâtrée survit à travers son culte collectif. La mère réelle s’efface. La mère fantasmee est au contraire omniprésente.
    -comment il peut être demandé dans ce processus d’idolatrie d’abandonner tout esprit critique et d’opérer cette sorte de régression infantile et de rêve de «  fusion » avec la «  mère ».
    -comment on peut assimiler un mouvement religieux à une famille naturelle: la famille naturelle ayant nécessairement manques et failles, la famille religieuse étant censée n’en avoir aucun. La encore, le fantasme de «  fusion «  et la régression infantile sont à l’œuvre.
    -comment on peut faire passer des « révélations privées « transcrites dans des écrits mystiques qui, si j’ai bien compris, n’ont pas été encore sérieusement étudiés par théologiens et spécialistes de la mystique féminine, pour une spiritualité bonne pour tous et même un chemin necessaire et supérieur de sanctification. Comme s’il n’y en avait pas d’autres.
    – comment on peut accepter que, pour faire intégrer cette spiritualité particulière dans l’esprit du plus grand nombre, il soit bien entendu nécessaire d’opérer le contrôle absolu de leurs actes et de leurs pensées; quitte à empiéter sur le for interne.
    – comment on peut se faire passer pour l’interprète nouvelle et unique de certaines paroles du Christ et la «  vicaire de Marie «  sans que personne ne sursaute face à ses prétentions inouïes et même absurdes.
    Si on se réfère à Thérèse d’Avila, cette dernière justement a eu très peur de se tromper, a cherché la confirmation de ses «  intuitions «  ou «  révélations «  auprès des théologiens et mystiques de son époque. Elle ne s’est pas située dans le registre de l’auto promotion et ne manquait ni d’humour ni de perspicacité.
    -comment on ne s’interroge même pas sur le vocabulaire employé: «  l’Ideal » et le « paradis «  etc..et autres termes codes, comme si le « Royaume était, à la limite, de ce monde «, et , bien entendu, dans le mouvement des Focolari.
    -comment on peut parler de «  sainteté collective «: ce qui exige nécessairement la perte de son individualité au profit du groupe la encore fantasme et idéalisé.
    – comment l’Eglise semble avoir perdu toute raison et tout bon sens en donnant son aval à ce genre de spiritualité très séduisante au premier abord puisque jouant sur des ressorts profonds inconscients ,donc non critique de ses propres présupposés, mais mortifère à la longue ainsi qu’à cette conception bien problématique de la « sainteté ».

    L’Eglise ne dispose donc pas de théologiens sérieux et indépendants capables d’opérer les discernements nécessaires, avec prudence et recul, à moins que le nombre de recrutements, la fidélité sans failles au pape et au Magistère, l’emportent sur toute autre considération.
    De plus, l’Eglise, qui se veut «  experte en humanité «  n’a t elle rien appris des découvertes en psychologie de l’humain et en dynamique des groupes.

    Tout ceci est très étonnant.

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