Législatives : ni surpris, ni déçu… inquiet !

Législatives : ni surpris, ni déçu… inquiet !

Emmanuel Macron restera dans l’Histoire, avec une certaine grandeur, s’il est capable de s’oublier et d’incarner réellement le pays. 

(Cet article a été repris dans Golias Hebdo du 23 juin et dans la lettre Notre pain quotidien du 25 juin. Merci à Christian Terras et Jean-Pierre Roche)

Les urnes ont donc rendu leur verdict. Le Président de la République réélu le 24 avril avec 58,55% des voix subit un double échec : non seulement son parti la République en marche n’obtient pas, contrairement à 2017, une majorité absolue de 289 sièges, mais même avec ses « alliés » du Modem et d’Horizons il ne dispose à l’Assemblée nationale que de 245 sièges. Ce qui l’oblige à une forme de cohabitation « interne » à la droite, à défaut d’une cohabitation plus radicale qui eût conduit à Matignon le représentant d’une opposition devenue majoritaire. Du jamais vu martèlent depuis dimanche 19 juin tous les commentateurs. Et pourtant je ne suis, personnellement, ni surpris, ni déçu… simplement mais profondément inquiet ! 

Ni surpris…

Trois chiffres pour une même réalité. Le 19 avril Emmanuel Macron a été reélu, sans bavure, avec 58,55% des suffrages exprimés. Ce qui représente en réalité 38,50 % des électeurs inscrits. Mais si l’on tient compte du fait que deux sur cinq de ceux qui ont voté pour lui (proportion confirmée par tous les analystes) l’on fait pour barrer la route à Marine le Pen, cela signifie que 23,1% seulement des Français ont exprimé à cette occasion leur soutien réel à sa personne et à son programme. Cela ne lui enlève rien de sa légitimité présidentielle mais explique largement le désir de rééquilibrage exprimé par les citoyens lors des législatives.

Dans l’entre deux tours de la Présidentielle, très exactement le 12 avril, je m’étais risqué sur ce blog à écrire qu’il fallait « Imposer la cohabitation au vainqueur, quel qu’il soit… » puisqu’à l’époque on ne savait pas encore qui d’Emmanuel Macron ou de Marine le Pen allait l’emporter. Je me suis vu objecter, parfois avec quelque violence dans le propos, que j’étais à côté de la plaque. L’un affirmant : « Les électeurs ne se déjugeront pas entre la présidentielle et les législatives (…) Je suis prêt à prendre les paris (…) La logique de cette République, qui est un système présidentiel, est de donner une majorité à un président élu. » Un autre ajoutant pour faire bonne mesure à l’adresse de ceux qui auraient pu partager mon point de vue : « Bref, si vous n’avez pas compris le sens des institutions, apprenez au moins celui de l’histoire. Il est très dangereux, socialement et politiquement, d’entretenir l’espoir chimérique d’une cohabitation. » Les deux sont des amis et le resteront. Mais ils se sont trompés ! 

Pouvait-on imaginer que les Français acceptent sans broncher la perspective d’un Président réélu dans les conditions que l’on vient de rappeler, disposant à l’Assemblée nationale d’une majorité absolue ce qui signifiait en clair qu’il étaient « condamnés » à ne pouvoir d’aucune manière ni infléchir ni sanctionner l’action du gouvernement pendant cinq ans, jusqu’à la Présidentielle de 2027 ? Impensable ! Je ne suis donc pas surpris…

… ni déçu… 

Pourquoi faudrait-il, dès l’abord, se lamenter que la Constitution de 1958 qui, on le sait, vise à donner à l’exécutif les moyens de son action permette aussi, en la circonstance – et cela constitue une forme de surprise – d’avoir un Parlement à l’image du pays ? Car le miracle est ici que, sans même réformer les institutions, cette élection législative ait introduit de fait la part de proportionnelle que beaucoup appelaient de leurs vœux. On ne pouvait pas durablement accorder huit députés au Rassemblement National dont la présidente avait obtenu 42% des suffrages à la présidentielle. Les citoyens ont tranché : il en aura 89 ! 

Lundi 20 juin, le quotidien la Croix titrait sur « La France éclatée ». Une réalité ! Mais encore une fois ce n’est pas l’élection qui a fait éclater la France. Elle s’est contentée de mettre en plein jour ce qui est depuis des années la réalité de notre vie politique.

Il n’y a là rien qui soit contraire à nos institutions. Elles prévoient que le Président de la République a rang de chef d’Etat et dispose de prérogatives propres. Les législatives ne remettent pas en cause cet acquis pour Emmanuel Macron. Mais l’article 20 de la Constitution stipule également que : « Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. (…) Il est responsable devant le Parlement. » C’est donc désormais sur la base de cette représentation nationale que le chef de l’Etat doit confirmer ou changer de Premier ministre et valider la composition d’un gouvernement qui aura pour priorité de mettre en œuvre le projet qu’il soumettra au Parlement et non, à strictement parler, celui du candidat Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Ce qui ne signifie évidemment pas qu’il soit « hors jeu » et qu’il n’ait pas reçu une forme d’assentiment démocratique. Cela n’aurait pas de sens. Simplement nous voilà revenus à la réalité de notre système politique qui est parlementaire là où nous semblions nous être résignés à sa dérive présidentielle. Je ne suis donc pas déçu…

… mais profondément inquiet ! 

La première question qui va se présenter au pays est bien sa capacité à être gouverné, sans risque de blocage excessif, dans un contexte international particulièrement tendu et menaçant qui exige vigilance, détermination, projet d’avenir, capacité à dépasser les divergences et à s’unir lorsque l’essentiel est en jeu. De ce point de vue on ne sait trop qui, du titulaire de la « transition écologique » ou de celui des « relations avec le Parlement » va être la tête de pont du nouveau gouvernement. Car en l’absence probable de toute coalition de gouvernement entre la majorité présidentielle (245 sièges) et le Parti Républicain (61 sièges) qui, à ce stade, n’en veut pas, pas plus qu’aucune autre formation politique, il va falloir gouverner, au coup par coup, sur des « majorités d’idées » ponctuelles en fonction des projets de réformes envisagées. Ce qui ne sera pas simple et risque de faire perdre un temps précieux même si le débat démocratique y trouve son compte.

Ma seconde inquiétude est qu’une représentation nationale plus conforme à la réalité du pays n’exclut pas pour autant – même si on peut imaginer qu’elle la fait reculer – la tentation de vouloir obtenir ou soutenir dans la rue ce que l’on ne pourrait assez facilement faire voter à l’Assemblée. Et dans un pays où un citoyen sur deux n’a pas jugé bon de se rendre aux urnes (70% des 18-34 ans) le risque reste élevé, si ces « silencieux » (quoi qu’on puisse penser de leur abstention) ne ne se sentent pas écoutés, qu’ils tentent de se faire entendre ailleurs qu’au Parlement, et d’autant plus facilement que le pouvoir leur semblera fragile. 

Enfin, comme je le faisais déjà au lendemain des élections de 2017 en me projetant sur la présidentielle de 2022, je m’interroge sur la recomposition politique qui va accompagner ce quinquennat. Même si, constitutionnellement, Emmanuel Macron ne peut envisager un troisième mandat, peut-on imaginer que la force politique centrale qu’il incarne soit suffisamment justifiée dans le pays pour se succéder à elle-même à travers la personne d’un nouveau leader politique issu de ses rangs ? Et si alternance il doit avoir, avec quelle force politique se fera-t-elle ? Une alternative de droite où le RN ( passé de 8 à 89 députés) pèse déjà d’un poids extrême ? Une alternative de gauche où la France insoumise (passée de 13 à 61 élus) est à ce jour à même de faire prévaloir son leadership ? Bref avec des « extrêmes » même si on peut imaginer que ce n’est pas là spontanément, le désir d’une majorité de Français ?

La France est un pays étrange, capables de toutes les audaces, de tous les coups de sang. Comment transformer ses folies et ses rêves en sagesse ? Contrairement à d’autres, partisans d’un exécutif fort quelle que soit son assise réelle, je vois dans le résultat de ces législatives une forme de pari démocratique. Un pari risqué, fragile si le souci du Bien commun disparaît derrière les surenchères idéologiques et la prétention de chacun à faire prévaloir SA vérité. Le véritable défi d’Emmanuel se situe là. Nul doute qu’il désire rester dans l’Histoire avec une image qui soit à la hauteur de l’idée qu’il se fait de lui-même. et qui n’est pas médiocre ! Il y restera, avec une certaine grandeur, s’il est capable de s’oublier et d’incarner réellement le pays. 

26 comments

  • Vous avez souhaité que le PR n’ait pas une majorité confortable, vous l’avez eu ; pourquoi seriez-vous inquiet ? Je comprends mal. Souhaitons qu’il reste suffisamment de « sages » à gauche comme à droite pour que des lois indispensables puissent être votées (transition écologique) et pour que la construction européenne ne devienne pas un lointain souvenir

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    • J’aurais souhaité que le PR n’ait pas une majorité confortable ? Le risque ne m’a pas semblé tel que je me sois cru obligé d’exprimer un tel souhait ! Ne prenez pas votre déception comme étant l’aboutissement de mon désir ! Que ce parti soit aujourd’hui dans l’épure où il se trouve ne suffit donc pas à faire disparaître les inquiétudes que je formule par ailleurs.

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  • Je partage en grande partie l’analyse développée par René dans ce billet :

    1) En effet les institutions de la V° République si elles tendent à limiter l’instabilité politique ne transforment pas pour autant le parlement en chambre d’enregistrement . Que le résultat de ces élections puissent rendre au parlement son véritable rôle est une bonne chose . Quand bien même cette situation est moins confortable pour le gouvernement .

    2) Le fait que tant le RN que LFI soient présent au parlement de manière significative est une bonne chose pour la démocratie représentative et délégitime de fait à l’avance les mouvements de rue qui pourront bien sûr se produire . A ce titre l’élection d’une femme de chambre en la personne de madame Kéké comme député de Paris est un signe fort que la démocratie représentative n’est pas un « piège à cons ».

    Même si le mode de scrutin de l’assemblée nationale ne favorise pas une représentation proportionnelle de l’opinion des électeurs , le résultat de ces élections permet quand même de refléter un peu mieux la diversité des opinions et donc conforte la démocratie représentative .

    Ce qui est une bonne nouvelle pour la vie démocratique .En démocratie , le débat , la confrontation et le rapport de force établi par un vote des mandataires légitimes c’est le fonctionnement normal .

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  • Les français ont sifflé la fin de la récré en passant à la proportionnelle sans autorisation alors que Sarkozy en 2007 puis Macron avaient promis une dose de proportionnelle… sans le faire! Avant d’être inquiet, je patiente un mois car il est probable qu’une partie des élus des rassemblements hétéroclite (Nupes et LR) poursuivent la ligne de liberté annoncée par certains avant même le 1er tour. Les nuits à venir vont porter conseil.
    Les bonne nouvelles : 1/ la claque envoyée EZ et ses fans, 2/ la continuation de la Bérézina au sein de LR qui ne tient que grâce à sa majorité au Sénat, 3/ l’invitation pressante à la macronie de pratiquer l’humilité.
    La pire nouvelle: le taux d’abstention des jeunes et des urbains. Faudra-t-il ne déclarer élu que des députés élus dans des circonscription ou les gens votent?

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  • Pour ma part, je redoute l’irresponsabilité d’une partie des députés élus dans leur façon de vivre leur fonction.
    Désolée, mais le spectacle donné par la représentation nationale lors de ses débats est celui de l’invective et du combat contre l’adversaire.
    Comment peut-on croire en sa volonté d’agir pour « le bien commun » ?…
    On met la pression sur le président pour qu’il « change », tout en refusant d’ailleurs de le croire lorsqu’il dit qu’il a conscience de ses erreurs.
    Mais comment mettre la pression sur les députés pour que, eux aussi, ils changent ?
    Et aussi sur la presse qui, à de rares exceptions près, se focalise sur les gesticulations et les « petites phrases » sorties de leur contexte ?
    Et sur les citoyens pour qu’ils prennent conscience des contraintes de la vie en société, lesquelles ne se contournent pas en claquant des doigts ?
    Dernière chose : la réalité géopolitique est celle d’une 3e guerre mondiale.
    Est-il réaliste de faire croire que tout peut continuer comme avant ?…

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    • A Marie Françoise,
      Le travail parlementaire sérieux se fait en commission .Il ne faut pas se fier au théâtre qu’est la session plénière ou tout est le plus souvent déjà joué .Les parlementaires font un bien meilleur travail que ne peut le laisser penser la diffusion des débats a la télévision.
      Pour avoir été entendu en commission tant l’assemblée nationale qu’au parlement européen, je parle d’expérience .

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    • Je confirme ce qu’indique Guy Legrand pour avoir travaillé avec des députés sur des sujets environnement et avoir vu comment cela se passe sur un « scandale » de santé publique. Il est instructif aussi de voir comment la mission d’information du Sénat a travaillé en 2019 sur les agressions sexuelles commises sur mineur, ou comment la commission des lois a entendu et questionné le Pt de la Ciase JM Sauvé le 20/10/2021. Toutes tendances politiques confondues, ce fut de haute tenue dans les deux cas. Comme vous cependant je regrette le côté spectacle de foire des séances publiques et le rôle médiocre de médias qui ne sont pas innocents sur la désaffection des urnes. C’est d’ailleurs du fait de ces petites expériences, que je suis moins inquiet que René… et d’ailleurs, la bourse n’a pas moufté, pour l’instant.

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      • Je suis bien d’accord avec vous que, dans leur très grande majorité, les élus travaillent, et travaillent bien.
        Mais comment se fait-il que l’image qu’ils en donnent aux citoyens lambdas, lesquels ne sont pas toujours à même de se rendre compte de ce en quoi consiste leur travail, soit celle de « guignols » qui passent leur temps à se dire des vacheries ?
        Quand votre principale source d’information. sur la vie politique française est la télé ou le parcours des pages web d’entrée des principaux quotidiens, on ne voit rien passer…

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  • Bien vu, René : on a souhaité la proportionnelle, on a un résultat d’election comparable à ce qu’aurait pu donner ce type de mode de scrutin. Depuis 40 ans, les Français ont essayé la gauche, puis la droite, et ainsi de suite. Voyant l’absence de résultats, ils congédient les partis de gouvernement et constituent une majorité avec le centre-droit et le centre gauche. Nouvel échec : les extrêmes montent et on renvoie tout le monde dos à dos, sans majorité.
    Notons que l’article 49-3 avait eté conçu (sur le conseil de Guy Mollet !) pour gouverner sans majorité stable. Nicolas Sarkozy peut se mordre les doigts d’avoir supprimé cette disposition, sauf pour le budget. Aux partis, maintenant , de prendre leurs responsabilités. Il y a autant à perdre pour les uns et les autres.

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  • Peut-être aussi le résultat de ces élections législatives aboutira-t-il à moins confondre la fonction présidentielle avec celle du gouvernement ?

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  • Je partage très largement l’analyse de Renè Poujol. Deux éléments sont à prendre en compte qui soutiennent l’espoir d’un fonctionnement parlementaire mieux à même de représenter la diversité de notre pays : réduit, le groupe des 245 alliés de LREM sera contraint à la cohérence ; l’expérience du précédent quinquennat a montré que sur des enjeux importants ( Loi Pact) par exemple de vraies négociations avaient eu lieu entre les groupes . Il faut seulement souhaiter que le ou la PM ait la capacité de se comporter en chef de la majorité pour mener à bien les négociations nécessaires ( cela implique un retrait du chef de l’Etat) et que le programme quinquennal soit ajusté dans le sens de la justice sociale et non celui du LR . Peut être est-ce cela que veut dire René Poujol lorsqu’il espère du Chef de l’Etat qu’il rentre ou reste dans l’histoire .

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  • Je suis ahuri par les commentaires des commentateurs politique qui nous prédisent une catastrophe. Les français ont envoyé un message clair. Ils souhaitent la proportionnelle et ils l’ont imposé contre les partis qui tous disaient la souhaiter sans jamais la mettre en place alors qu’une loi ordinaire suffit. Ce résultat est une très bonne nouvelle donc pour la démocratie parlementaire n’en déplaise à ces politologues qui se complaisent dans l’affrontement stérile. Mon inquiétude est l’abstention des jeunes. Celle ci doit nous faire réfléchir. Comment les réintégrer dans la vie politique? Ce chantier doit être prioritaire.

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  • Pour continuer dans la même veine que celle de mes précédentes interventions, l’édito de Jérôme Chapuis de La Croix de mardi 21 juin, intitulé « Avant la zizanie » dit autrement mieux que moi la même chose :
    « …Notre classe politique est biberonnée à la castagne, au coup d’éclat et à la radicalité […]
    Pour éviter la crise de régime, tout le monde à intérêt – et nos députés les premiers – à suivre une formation accélérée aux bonnes pratiques du parlementarisme, en allant regarder ce qui se fait chez la plupart de nos voisins européens. Règle n° 1 : le compromis n’est pas nécessairement compromission avec le camp adverse ou trahison de ses électeurs. Il est même honorable s’il permet de faire un pas vers l’intérêt général. Règle n° 2 : en politique, on a rarement raison tout seul, a fortiori dans la période qui s’ouvre devant nous. »

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  • Ce qui est rassurant réside dans cette sorte de révolution citoyenne qui vient de se dérouler. Il est possible d’élire le chef de l’État, par exemple pour éviter que Le Pen soit élue, tout en lui refusant l’accès à tous les pouvoirs comme cela s’est vérifié sous Sarkozy, Hollande et Jupiter-Macron.
    Pour la démocratie, un grand pas vient d’être franchi. Il est possible que les français puissent agir dans l’intérêt du peuple au-delà des envies des partis, et, ici, du seul président.
    Dès à présent, Macron va devoir changer de »logiciel », à défaut de changer en profondeur. Il lui va falloir travailler »en équipe », et son secrétaire général, un certain Kholer, de sinistre mémoire,, de faire uniquement son job. Tout d’abord, en négociant avec le MoDem et Horizons. Puis les autres partis. Se mettre au diapason des réels besoins de la population. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’arrivée de notre nouvelle députée, Rachel Kéké, femme de ménage. Trois autres issus de la classe populaire ont également été élus quoique au RN. Souhaitons que ces derniers ne rentrent pas dans le rang de ce parti car l’enjeu est de taille pour toute cette classe populaire restée sur le quai sans jamais être écoutée.
    Restent les enjeux auxquels les nouveaux élus vont être confrontés : la transition énergétique et l’éducation nationale. À la transition énergétique je rattache ce qui est lié au pouvoir d’achat. À cela, je rattache la culture comme moyen essentiel du vivre-ensemble, de ce qui fait sens et peuple.

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    • Jean-Philippe, nous nous connaissons de par nos échanges sur Facebook où vous êtes, comme moi, très présent.
      C’est votre première contribution sur ce blog. Et je salue votre arrivée parmi nous. Je pressens qu’ici ou là la tonalité de votre propos pourra surprendre. J’invite chacun à accepter cet élargissement du champ de notre dialogue dont je puis témoigner – parce que vous mêmes l’évoquez en ces termes – qu’il est pour nous une chance, aujourd’hui, en Eglise.

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    • « La Révolution Citoyenne.. » dites-vous avec taux de participation « franc et massif » comme aurait dit l’autre. Vraiment ?

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    • A Jean Philippe
      Oui on peut legitimement se réjouir de cette « révolution citoyenne « qui passe par les urnes et respecte les règles de la démocratie représentative. Si cela pouvait redonner l’envie de voter à ceux qui disent » à quoi bon,  » ,la composition diversifiee de cette assemblée n’aura pas été inutile .
      La démocratie représentative est sans doute un mauvais système disait Churchill, mais tous les autres sont pires Et particulièrement la loi de la rue

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  • La situation parlementaire permettra peut-être de sortir de la dictature de la majorité pour retrouver le vrai sens de la démocratie, à savoir la recherche de l’intérêt général ou mieux du bien commun.
    Il faudra pour cela un gouvernement pratiquant l’humilité et une opposition constructive pratiquant le dialogue.

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    • Le mot dictature est trop sérieux pour être galvaudé. Sur humilité et esprit constructif on est bien d’accord. Mais gare au pire: l’incohérence économique (sans confiance la dette serait insupportable, l’énergie et la politique européenne et internationale (respect des traités).

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      • Oui, d’accord, Jean-Pierre, vous avez raison, le mot « dictature » est certainement excessif ici, mais je voulais faire choc pour dire qu’il ne suffit pas d’avoir une majorité absolue pour être démocratique.
        Je vous rejoins pour le reste.

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  • Il y a quand même, à mon avis, deux très grands motifs d’inquiétude:
    1 ) l’abstention des jeunes générations.
    2 ) le nombre inédit de députés du RN.

    À Michel,

    Je suis très pessimiste sur la possibilité réelle de trouver les deux conditions que vous jugez indispensables au fonctionnement démocratique dans la situation actuelle à savoir «  l’humilité «  du gouvernement et «  l’attitude constructive de l’opposition », d’autant plus que cette opposition est composée de partis très différents et d’extrêmes qui n’ont pas l’habitude de pratiquer un quelconque dialogue.Je ne vois que des rapports de force et des contraintes dans les alliances possibles; non de la bonne volonté.

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    • Oui, Marie-Christine, et j’ajouterai à vos motifs d’inquiétude le nombre inédit de députés de la FI.

      Pour le reste, je ne suis pas nécessairement plus optimiste que vous, je ne faisais que souligner les conditions d’un bon fonctionnement démocratique.
      Certes je n’imagine pas que les partis extrêmes cherchent le dialogue, et certes il y a des rapports de force entre la majorité et les autres partis non extrémistes, mais s’il peut y avoir quelque dialogue ce serait avec ces derniers.

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  • Pour avoir travaillé dans un Conseil Régional dans lequel il y avait 6 conseillers FN et quatre écolos , une majorité de droite et une forte minorité ps je peux dire que dans les commissions tout le monde travaillait avec tout le monde de manière très constructive et qu’il était difficile sur des dossiers très concrets de reconnaître l’appartenance partisane de chacun .Ensuite en assemblée plénière chacun reprenait sa posture partisane , quitte à voter contre ou à s’abstenir sur un texte à la rédaction duquel il avait grandement contribué . Difficile vie politique .

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  • Bonjour René,
    Excuse-moi de participer si peu aux échanges sur ton Blog, mais je ne me sens plus capable de ces débats bien sûr intéressants, mais sans fin… de refaire le monde, ou l’Église, et surtout par messages électroniques.

    Juste quelques mots, qui débordent.. question, « méditation »

    Est-ce pour cela cette campagne à minima ? cette absence de front républicain ? cette discrétion, voire cette quasi invisibilité d’un gouvernement au travail entre les élections présidentielles et législatives ?
    C’est l’intention qui porte du fruit
    Chercher une humilité, une petitesse, pour rassembler, être facteur d’unité
    Accepter de recevoir une soi-disant gifle de la part de l’opinion, pour que l’assemblée nationale soit représentative de la diversité nationale… permettre, d’accueillir et rassembler tous les électeurs, dans leur diversité. Que leur mal-être, leur colère, ou leur rancœur les ai amené à être frontiste ou insoumis.
    Et pouvoir chercher à aller vers une (ré)union nationale..
    Oui nous faire avancer, marcher, ensemble
    Et ce suppléant au cœur de l’Aveyron, qui vient du To go
    Oui allons, marchons

    Merci Monsieur Macron

    et Gloire à Dieu

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  • Intéressant cet article
    Peut-être que notre Première ministre est la personne de la situation, ou peut-être est elle une borne sur ce chemin de construction et d’union ; Et ce gouvernement un précurseur…
    Que Ton Cœur Seigneur éclaire et inspire notre président

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