Message aux lecteurs de mon blog…

Message aux lecteurs de mon blog…

Après la pause de l’été, me voici au rendez-vous pour de nouveaux échanges avec mes lecteurs.

En dix ans d’existence de ce blog, j’aurai levé le pied, durant l’été, à deux reprises. En 2013, sous le choc de la violence des affrontements qui avaient marqué le débat sur la loi Taubira, dont j’étais sorti KO. J’avais alors officiellement pris congé pour une période indéterminée. Et cette année, sans aucun préavis, jugeant la pause nécessaire pour faire le point sur l’utilité de ce blog, persuadé que le monde pouvait continuer à tourner – et mes lecteurs à vivre – même si je n’étais pas là pour commenter les soubresauts de l’actualité. Fin de la trêve. J’entends être au rendez-vous de quelques événements à venir, de quelques débats récurrents qui ne manqueront pas de reprendre vigueur au cours des prochains mois : l’encyclique attendue du pape François sur la fraternité, la manière dont notre pays va faire face à l’après confinement, le contexte de la rentrée dans l’Eglise de France, à la veille de l’Assemblée plénière des évêques.

Quelques sujets « rentrés » sur lesquels j’aurai l’occasion de revenir.

Oh, ne pensez pas que je sois resté totalement indifférent à divers événements qui ont marqué le trimestre écoulé. Il a pu m’arriver, ici ou là, d’en faire un bref commentaire sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Mais jamais en utilisant la « grille d’écriture » que j’utilise sur ce blog, qui est moins d’exprimer un point de vue que de faire partager des éléments de réflexion. Sans chercher à être exhaustif, je me souviens avoir été tenté de commenter le discours de clôture de Mgr de Moulins-Beaufort, à l’issue de l’assemblée plénière de Printemps des évêques de France, tant le terme « discours de clôture » me semblait correspondre au contenu. De même ai-je senti une démangeaison persistante au vote d’un amendement parlementaire, en marge de la loi sur la révision de des lois de bioéthique, autorisant l’avortement sans limite de date en cas de « détresse psycho-sociale ». 

Je me serais bien exprimé aussi, une nouvelle fois, sur l’inquiétude des évêques devant le timide retour des fidèles aux messes dominicales, après la période de confinement. (1) J’aurais aimé parler du livre de Loïc de Kermel « En finir avec le cléricalisme » (Seuil) que je confesse ne pas avoir encore lu même s’il est en bonne position dans ma pile d’ouvrages en attente ; j’aurais aimé creuser le drame du suicide de prêtres ; m’interroger devant vous sur l’injonction vaticane faite à des fidèles de se faire rebaptiser en cas de non respect, à leur égard, de la formule « je te baptise… » pour une, plus communautaire : « nous te baptisons… » ; j’aurais volontiers poussé un nouveau coup de g…. ou simplement, remis en ligne un billet précédent, en entendant notre nouveau Premier ministre inviter les papys et mamies à ne plus s’occuper de leurs petits-enfants à la rentrée, pour se protéger de la Covid19 ; enfin j’aurais pu dire ma compassion pour Alain Cocq, écrivant au Président de la République, pour plaider une « exception d’euthanasie » tout en argumentant, une fois encore, mon hostilité à toute légalisation en la matière. Mais sur tous ces sujets qui, n’en doutons pas, redeviendront d’actualité, j’ai préféré, momentanément, m’abstenir. 

L’actualité d’une Eglise en crise…

A la veille de l’été, j’avais jeté un regard rétrospectif sur les 29 billets publiés sur ce blog, de septembre 2019 à juin 2020, pour en comparer l’audience, en fonction des thèmes abordés. Les dix premiers du palmarès (voir illustration) sont des billets qui, tous, illustrent et commentent l’actualité d’une Eglise en crise. On me dira que c’est le « fond de commerce » de mon blog, qui a nourri mon livre paru l’automne dernier, ce qui n’est pas faux, avec quelque nuance ! Mais regarder la queue de peloton ou les moins bien classés n’est pas non plus sans intérêt. Outre les cinq volets consacrés à des « pensées »  extraites d’œuvres littéraires, durant la période de confinement, on y trouve deux billets sur l’épidémie dont un sur les personnes âgées « dont tout le monde se fout ». Egalement mal classés les hommages rendus, à leur décès,  au cardinal Etchegaray et à Jean Delumeau, Le « posiitif » ne fait pas recette ! Quoi qu’en pensent les bonnes âmes qui me pressent d’ouvrir aussi mon blog aux « signes d’espérance » qui se font jour dans notre Eglise. Et que je ne nie ni ne méprise, mais qui ne sont pas ma priorité. Dans « l’entre deux » : le Synode sur l’Amazonie, le livre d’Amélie Nothomb sur Jésus, et celui sur Jean-Paul II l’ombre du saint, des billets relatifs à la PMA ou à la menace de schisme dans l’Eglise… Et sans réelle surprise le dernier billet en date consacré au cinquième anniversaire de l’encyclique Laudato si’. Il est probable que l’écriture de ce blog, au cours des prochains mois, répondra aux mêmes priorités. 

Seconde vague de réactions à mon livre et reprogrammation de conférences

L’une des bonnes surprises de l’été fût, pour moi, de voir arriver une seconde vague de réactions à la publication de mon livre Catholique en liberté. Une vague plus discrète puisque ne provenant pas de journalistes – donc non publiques – mais à travers des messages privés de lecteurs et lectrices. Parmi eux, un théologien de renom, recteur émérite d’une importante université catholique qui m’écrit : « votre lecture du présent de l’Eglise catholique rejoint la mienne ». La plupart avaient acheté l’ouvrage, à parution, sans trouver le temps de le lire. La période des vacances leur avait permis de s’y plonger enfin. Leur adhésion est à la mesure des premières réactions de l’automne dernier : enthousiaste et reconnaissante. Autre signe encourageant : la plupart des conférences prévues, autour du livre, au printemps dernier puis supprimées pour cause de pandémie, ont été reprogrammées pour la rentrée, à la demande des groupes de chrétiens ou des libraires qui en avaient pris l’initiative. (2) Sans doute publierai-je le texte de ces conférences, en fin d’année, sur ce blog. 

Voilà ce que je souhaitais partager avec chacun, chacune de vous, les 558 « abonnés » de ce blog qui recevez régulièrement notification par courriel de toute nouvelle parution. Et sans doute relayer aussi sur les réseaux sociaux pour informer les lecteurs qui accèdent à mon blog par ce biais. N’hésitez pas à intervenir en  commentaire, même si les paramètres du blog prévoient de ne plus les enregistrer au bout d’un certain délai pour éviter des échanges interminables qui n’apportent plus grand chose au débat. Heureux donc de vous retrouver. A très vite !

  1. Je me serais même exprimé, volontiers, sur l’antenne de Radio Notre-Dame, où j’étais invité, le 17 juillet, à échanger sur ce thème avec l’abbé Amar du Padreblog, si ce dernier n’était intervenu auprès de la station pour m’écarter du débat. 
  2. Pour l’heure, je serai à Tulle le 26 septembre, à l’initiative du groupe Baptisés corréziens BaPe 19 ; à Saint-Nazaire, le 29 septembre à l’invitation des Amis du Parvis ; à Lyon le 3 novembre, à l’espace Saint-Ignace ; à Toulouse le 9 décembre pour une intervention à deux voix avec Véronique Margron, invités par des catholiques toulousains de l’association « L’appel des 7 pour faire du 9 ». D’autres rencontres demandent encore à être précisées comme à Nîmes, à la librairie Siloé… et à Rome.

70 comments

  • C’est toujours avec intérêt que je lirai vos prochains posts et dissertations , les thèmes ne manquent pas , je pense à la formule du exact du baptême et des conséquences de formulations quelque peu différentes, au suicide de prêtres cet été ….. .
    Mais je ne sais pas si j’oserai encore commenter car mon dernier commentaire sur Laudato si a reçu une réponse assez brutale et dure de votre part.au point que je n’ai pas poursuivi.

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    • Je conserve en mémoire votre commentaire. Il consistait à considérer que la priorité était à la préservation des emplois, de tous les emplois, quels qu’ils soient (construction des paquebots de Saint-Nazaine, compagnies aériennes…) même dans des secteurs économiques directement en cause dans le dérèglement climatique, le défi écologique étant finalement renvoyé à une préoccupation d’idéalistes hors sol. Assumer collectivement la transition écologique, c’est-à-dire solidairement la prise en compte des emploi qui, à terme, vont sans doute disparaître, là me semble être la seule voie raisonnable. Sauf à considérer que le discours écologique est purement idéologique et qu’il n’y a aucunement péril en la demeure. Si c’est votre sentiment alors, de fait, je ne vois pas sur quoi peut porter notre échange.

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  • Pour avoir lu ce Week-end le livre de Loic de Kerimel, je confirme qu’il s’agit d’un ouvrage passionnant qui pose sérieusement et répond de manière argumentée, sans aucun esprit polémique, les questions de fond sur les causes structurelles des abus dans l’église . Il soulève les questions de nos conceptions de l’ecclesiologie au vu de l’histoire de l’Eglise .Ce livre constitue un socle solide pour ouvrir une réflexion sur les aggiornamento souhaitables et possibles pour que notre Eglise évolue dans sa vision d’elle même et de son organisation et conforte sa fidélité à l’Evangile ..
    Je suis impatient de lire votre analyse de ce livre auquel je souhaite une grande fécondité qui rejouira Loic qui a rejoint son éternité

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    • Personnellement j’ai fini « le » Pedotti sur JPII, suis entrain de lire le Jésus de Marguerat et ai sous le coude celui de Kérimel. Voilà de quoi alimenter un blog en perspective !
      A te lire 🙂
      Amicalement.

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      • A Philippe Trois excellents livres lus cet été pour entrecouper la lecture des s passionnantes œuvres complètes de G Duby et souffler entre deux séjours d’enfants et petits enfants . Assurement un bel été et un bon entraînement pour être au niveau sur le blog de René 😀
        .

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  • Et la place des femmes dans l’Eglise catholique alors ? Pas un mot, pas une seule pensée…
    Circulez, y-a rien à dire…
    Le cléricalisme aura encore de beaux jours devant lui tant que les hommes ne défendront pas leurs sœurs, leur moitié et l’Esprit Saint qui dit-on est féminin…
    LOL

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    • J’ai consacré un billet de ce blog à l’initiative d’Anne Soupa. https://www.renepoujol.fr/anne-soupa-provocation-appel-au-debat-ou-constat-de-rupture/ Mais vous avez raison de noter que j’aurais pu, parmi les événements de l’été, souligner la candidature de sept autres femmes à des postes traditionnellement réservés aux hommes et la « réponse » du Nonce apostolique à Paris qui entend recevoir, individuellement, quatre d’entre elles (mais pas Anne Soupa). Quoi qu’il en soit, je prépare un billet sur « l’état de l’union » à la veille de l’ouvertre de la prochaine Assemblée plénière où cette question, et le mutisme de la Cef, seront bien présentes.

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    • En effet, Bobine, je m’étonne avec vous du peu – voire de l’absence – d’attention portée ici à la cause des femmes dans l’Eglise.
      Contrairement au collectif Toutes Apôtres (voir ci-dessous), quels sont ceux qui osent penser – encore aujourd’hui, au XXIème siècle – que la cause des femmes dans l’Eglise n’est qu’une option ?

      Au sein de l’Église française, des femmes aspirent à l’égalité des sexes. Avec le collectif Toutes Apôtres, sept candidates postulent à des places réservées aux hommes dans la hiérarchie cléricale. Passées par Strasbourg, deux d’entre elles témoignent de leur engagement : « l’Eglise est le dernier bastion de misogynie de notre société » (Manuel Avenel, Rue89, 12/8/2020, voir ci-dessous)
      https://www.rue89strasbourg.com/ces-femmes-qui-sollicitent-les-places-des-hommes-dans-leglise-catholique-188444

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      • Coucou le revoilà ! Parler « d’absence d’attention portée ICI à la cause des femmes dans l’Eglise », parce que je n’ai pas évoqué le sujet dans un billet où j’annonce la reprise de ce blog tient de l’obsession et de la pure mauvaise foi. Et je ne suis pas plus décidé qu’il y a trois mois de me laisser impressionner et dicter ce que je dois écrire !

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    • «Je ne pouvais pas changer d’avis sur ces sujets parce que [les vues de l’Eglise] sont tellement déconnectées de l’époque dans laquelle nous vivons et en particulier de la question de l’égalité des femmes, qui est une pierre d’achoppement majeure pour l’Eglise. [Père Flannery]» (paroissiens-progressiste.over-blog.com, 23/9/2020, voir ci-dessous)
      http://paroissiens-progressiste.over-blog.com/2020/09/le-cardinal-ladaria-ferrer-justifie-la-censure-visant-le-pere-flannery.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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    • « Un des grands théologiens catholiques modernes Karl Rahner a dit que l’Eglise était entrée dans sa troisième ère.
      La première fut celle où les apôtres …
      La seconde ère commença à la destruction de Jérusalem et de son Temple…
      Rahner a vu la chrétienté entrer dans sa troisième ère lorsque Vatican II s’ouvrit aux grandes révélations religieuses actuelles des cultures non occidentales, hindoue, chinoise et japonaise. Le shintoïsme peut aider les chrétiens à parvenir à une relation intime avec le Dieu de la Bible, non seulement comme « Verbe masculin » (Dabar, Logos) mais aussi « Esprit féminin » (Ruah, Pneuma). » (Paul Glynn, Le sourire de Satoko – L’ange des chiffonniers, Médiaspaul, 2011, p.102)

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  • C’est en mesurant, à peu près, ce que doit vous coûter parfois de tenir sur la durée cet « exercice », que je vous remercie profondément, y compris avec des zèbres comme je suis, auquel la vie a appris qu’être rugueux, trop souvent, est hélas nécessaire.
    Lectures d’été: achever la relecture de l’invention de la loi naturelle d’Elizabeth Dufourcq, en particulier la partie finale sur les variations au fil des ans de la pensée de Thomas d’Aquin et poursuivre le dialogue très contemporain « Une certaine inquiétude » entre François Bégaudeau et Sean Rose.
    Sujets qui pourraient intégrer votre liste déjà copieuse:
    – Les tensions entre d’une part la conférence des évêques d’Allemagne et le synode Allemand et de l’autre le Vatican, en lien avec l’intervention « recadrage » du Pape sur le discernement.
    – Prise de parole du Pt du COMECE (La Croix 4 septembre).

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    • Merci Jean-Pierre. J’ai reçu l’ouvrage d’Elizabeth Dufourcq que je n’ai pas eu encore le temps de lire (je suis sur celui de loïc de Kérimel). Mais j’avais aimé son précédent livre sur le sujet que j’avais trouvé très pertinent.

      Je m’interroge sur l’exégèse à faire de la note de François concernant le Synode sur l’Amazonie. On peut « entendre » qu’il a personnellement trouvé le discernement des pères synodaux insuffisant pour reprendre à son compte, dans son exhortation apostolique, la proposition d’ordonner prêtre des diacres permanents. Mais on peut aussi souligner – et ce n’est pas contradictoire – qu’en renvoyant aux conclusions du synode il invite les pasteurs de l’Eglise d’Amazonie à poursuivre ce « discernement » sur un horizon qui n’est pas fermé ! Autant dire que j’attends avec impatience le texte préparatoire au synode à venir sur la collégialité et la synodalité, qui sont au cour du projet pastoral de François.

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      • Le sujet des synodes -Amazonie et Allemagne- sont liés, comme aussi la situation des institutions catholiques de l’ UE ( France et Allemagne, etc.), c’est du moins une manière de comprendre l’intervention du Pt de la COMECE. Notre regard souvent focalisé sur l’institution et l’Eglise de France est un peu étroit je trouve quand celui sur le monde qui prévaut naturellement à Rome est un peu trop large. La bonne focale est en lien avec votre idée de « un concile par continent » tant l’unité nécessite l’acceptation de différences.

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  • A bientôt le plaisir de vous lire .
    Dans le Val de Marne, nous sommes en attente d’un nouvel évêque. Michel Santier a démissionné pour raison de santé . Nous le regrettons vivement. Quel dynamisme il a insufflé à notre diocèse.

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  • Content de vous retrouver René (et tous les autres).

    J’avoue être particulièrement curieux de lire des avis sur cette « injonction de rebaptême » et ses conséquences pratiques (en cherchant la petite bête, on pourrait imaginer que des couples souhaitant se séparer invoquent que l’un des deux aurait été « faussement baptisé », et qu’ils ne sont donc en réalité pas mariés du tout).

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  • Ainsi un abbé de cour a la possibilité de vous empêcher de vous exprimer sur Radio Notre Dame alors que cette station vous avait invité .Cela en dit long sur la déontologie en vigueur à Radio Notre Dame qui est a l’information catholique ce que le journal « Je suis partout  » était a l’information générale : la courroie de transmission de l’ideologie du pouvoir en.place .
    Je l’avais déjà constaté avec une interview de Ph Barbarin entre ses deux procès. au cours delaquelle la « journaliste  » dépassait toutes les limites de la complaisance et de la flagornerie .

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    • La direction m’a affirmé avoir semoncé l’abbé… a posteriori; mais il y a bien dans la station quelqu’un qui a pris la responsabilité de se plier à ses exigences !

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      • Semoncer l’abbe après lui avoir donné gain de cause , plus hypocrite tu meurs .
        Au-delà de ce cas particulier , il y a quand même un véritable problème avec la culture du débat chez les cathos . Les media catholiques en sont d’autant plus affectés qu’ils dependent financièrement ou ideologiquement du magistère .

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    • Guy, quoi que l’on pense de Radio Notre Dame, votre comparaison avec « Je suis partout » est indigne, et même carrément obscène, et pourrait vous valoir un procès en diffamation.

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      • Et je dirais même plus,car faut être sérieux, devant le tribunal de la très sainte inquisition. Bon, OK avec vous, on peut trouver que c’est exagéré, même si, réflexion faite, c’est pas si con. Provoquer et regretter de n’être pas le seul, seuls les mous n’y ont pas succombé un jour ou l’autre, et même cela porte parfois plus de fruits que des patenôtre.J’en profite pour adresser mon salut scout au diacre et membre d’honneur des scouts et guides de France qu’est Ph Giron (dernier chef de troupe de la 1ère Joinville-Le-Pont 1967, chef de groupe scouts et guide de l’agglo d’Elbeuf années 80, totem grive fantasque).

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      • Cher Michel ,
        En matiere de deontologie journalistique et de capacité à relayer sans distanciation ni discernement le discours du pouvoir en place ; ce qui est la teneur exclusive de mon propos , la comparaison n’est pas dépourvue de pertinence .
        Nul hormis un esprit ignorant ou malveillant ne peut mettre sur le même plan le contenu du message politique de Vichy et celui , actuel, du magistère de l »Eglise . Par contre l’attitude d’une presse aux ordres procède toujours des mêmes réflexes.
        En cette rentrée, puis je vous suggérer d’affiner et de mieux ajuster vos arguments pour donner plus de densité à votre précieuse attention critique à l’égard de mes posts . Vous m’avez habitué à mieux .😀

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  • « Si nous résolvons les problèmes de la foi par seule voie d’autorité, nous posséderons certes la vérité mais dans une tête vide ! » (St Thomas d’Aquin)

    Georges Kielman disait ce matin sur France Culture (invité des matins – G.K. le ténor irrévérencieux) que l’on pouvait critiquer une religion mais non de se moquer, d’insulter, de diffamer ceux qui la pratiquent…; Sous l’ancien régime, à l’époque des monarchies, et peut-être même pendant l’État de Vichy, on n’avait pas le droit de blasphémer, c’est à dire de s’en prendre à la religion elle-même, qui, à l’époque, était d’ailleurs pratiquement la religion d’État, c’est à dire, la religion catholique;
    Or la religion, aux yeux de beaucoup, c’est une croyance, mais c’est une opinion, et à partir du moment où vous estimez, en république que toutes les opinions, dès lors qu’elles n’atteignent pas injustement les personnes, peuvent être proférer, toutes les critiques sont permises, y compris venant de la laïcité… ». (Actuellement le délit de blasphème n’existe plus en France).

    Lors d’un exposé sur France culture, une personne, sans doute au fait des évènements de la Shoah, expliquait que le devoir de mémoire reposait sur la parole de ceux qui avaient vécu l’horreur…mais, ils s’éteignent petit à petit, cependant, leurs témoignages ne peuvent trouver l’écoute qui leur est due que dans la mesure où l’auditeur avait lui aussi préalablement acquis quelques notions sur les évènements relatés. Faute de quoi ces paroles n’entrainent non seulement qu’indifférence ou polémique stérile, mais aussi, une grande détresse agrémentée d’une immense déception et d’un rejet pur et simple…
    On dit que l’amour est don ; Je crois, à la lecture des Évangiles, que l’Amour est « Effacement ».
    Jean 16:7 Cependant je vous ai dit la vérité : c’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai.

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  • Sans doute dans certains cas l’amour est effacement et c’est notamment le cas lorsqu’on est parents et que l’on voit ses enfants prendre un chemin qui nous parait mauvais pour eux e je pense aussi au jeune homme riche que Jésus laisse partir mais il ne me semble pas possible d’en faire une règle absolue car le christ était loin de l’appliquer dans bien d’autres cas me semble-t-il
    Merci cependant pour la profondeur habituelle de vos réflexions

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    • Chiche, dans quel passage?

      (mat 19;21-22) Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne–le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis–moi ! »
      22 A cette parole, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
      c’est vrai, ce jeune ne répond pas à la proposition de Jésus et fait le choix de « s’en aller ». Et Jésus S’efface…

      Dans le Carnet de notes de Bernard Meha, je relève des extraits d’une conférence du père F.Varillon:
      « L’acte créateur est l’acte par lequel Dieu se retire »
      N’allons pas imaginer l’acte créateur de Dieu comme une volonté d’avoir des satellites, surtout pas !

      L’acte créateur est l’acte par lequel Dieu se retire, s’efface pour laisser surgir des libertés qui ne sont pas lui.
      (François Varillon, extraits de ses conférences cf « Joie de croire, joie de vivre », p. 158)-ref Google

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      • premier passage qui me vient à l’esprit lorsque Jésus est souffleté par un soldat t qu’il lui répond »…Si j’ai bien parlé pourquoi me soufflettes-tu? »
        je pourrais aussi m’appuyer sr le dialogue entre lui et Ponce Pilate,dialogue dans lequel on ne peur pas dire qu’il ne fait que se retirer alors qu’il commence d’abord par affirmer sa royauté
        Quant aux citations que vous faites du Pére Varillon (que je ne connais pratiquement que de nom…) elles me paraissent beaucoup trop succinctes pour pouvoir en parler
        Néanmoins Dieu nous ayant créés par amour et donc libres ne cherchent évidemment pas à faire de nous des satellites ou plutôt si mais des satellites volontaires et libres devenant volontairement « esclaves de l’amour » comme disait Thérèse

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        • Ah, Varillon, Quoist….c’est toute mon enfance. Je vous accorde que ce ne sont pas des auteurs récents.

          Jean 18:21 Pourquoi est–ce moi que tu interroges ? Ce que j’ai dit, demande–le à ceux qui m’ont écouté : ils savent bien ce que j’ai dit. »
          22 A ces mots, un des gardes qui se trouvait là gifla Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au Grand Prêtre ? »
          23 Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, montres-en quoi ; si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes–tu ? »

          Jean 18:37 Pilate lui dit alors : « Tu es donc roi ? » Jésus lui répondit : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Tob)

          La raisonnance de la Parole chez chacun d’entre nous est diverses et variée. Pour ma part, il me semble que le Christ s’efface pour mettre en valeur son interlocuteur.
          En particulier, dans Jean 18:37, le Christ laisse à Pilate l’affirmation d’une royauté. En fait, Il met Pilate devant ses responsabilités, des choix, singulièrement complexes, compte-tenu de la situation politique de l’époque.

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          • Jean au chapitre 18 , 36
            37 fait dire aussi à Jésus « non ma royauté n’est pas de ce monde, si elle l’était j’aurais eu des gardes qui m’auraient protégé… » Pour moi le Christ n’a nullement nié sa royauté, nullement et d’ailleurs dans un autre passage le Christ dit à ses disciples « vous m’appelez « Seigneur » et vous avez raison car réellement je le suis… »(citation de mémoire) Bien sûr comme le dit Paul « il s’est anéanti » mais n’a pas opposé que le silence ni devant Anne ni devant Pilate et ne nous a jamais appelé à n’opposer que le silence face à nos adversaires mais à compter sur l’Esprit Saint quant à la teneur de nos réponses

            Jean fait dire également au Christ « ma royauté n’est pas de ce monde. Si elle l’était ?

        • Il me semble qu’il faut tenir les deux bouts, l’effacement du Christ, la kénose du Fils de Dieu par son incarnation même, en même temps que l’affirmation de sa royauté par lui-même, comme le révèle avec force le Livre de l’Apocalypse (Ap. 4-5)

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          • Ah, la double Nature du Christ a fait, fait, et fera encore couler beaucoup d’encre…
            Sur un simple plan de réflexion, j’ai beaucoup de mal à imaginer que l’Amour de Notre Père soit très différent de l’amour de Sa ressemblance…
            Un couple normal vit constamment des périodes d’effacement et/ou d’opposition. C’est un peu comme lors d’une descente de ski où les deux skis se rapprochent et s’éloignent, afin de maintenir un équilibre parfait chez le skieur ; faute de quoi, c’est l’éclatement et la chute du skieur.
            Qu’y-a-t-il derrière l’expression : «Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort »…
            Longtemps, j’ai compris cette expression à la lettre, jusqu’au jour où j’ai pris conscience que nous n’étions pas obligé de mourir physiquement pour aimer, mais qu’il était, par contre nécessaire de mourir à soi-même…de se désapproprier, comme aime à le répéter Maurice Zundel…de s’effacer, de laisser suffisamment d’espace en soi, pour que l’autre puisse y vivre confortablement. C’est tout un programme !

  • Le silence de la presse catholique française sur l’expulsion d’une fratrie de seniors, dont deux handicapés à 80% et plus, pour impayés de loyers du logement parisien des beaux quartiers qu’ils occupaient depuis 60 ans pose le même genre de question que celle de l’éviction de René Poujol par radio ND. Dans un cas, le gestionnaire de l’immeuble, Sodiprex, agit pour le propriétaire, le Vatican. Dans l’autre, la radio agit sur demande de PH Grosjean, fondateur de Padreblog. Bien sûr, il n’y a pas de commune mesure à l’indignation que suscite, chez une personne « normale », ces faits, et ceci d’autant plus que Sodiprex loge souvent des personnalités proches du pouvoir (ministre, fille adultérine d’un Président, …) et que, en prime, l’État acquitte auprès de Sodiprex les impayés, mais pas tous comme on le voit une nouvelle fois.
    L’art déployé par l’institution pour ignorer le dicton « faites ce que je dit, pas ce que je fait », ou pour que sa main droite ignore ce que fait sa gauche, conduit à mettre ses paroles ses rites au caniveau.
    Rude sujet!

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    • Me concernant il ne s’agit pas de l’abbé Grosjean mais de l’abbé Amar. Pour le reste, sans vouloir défendre la pesse catholique, peut-être ont-ils tout simplement pris le temps de vérifier l’information car il ne suffit pas de lire telle ou telle accusation dans un journal pour qu’elle soit attestée.

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        • Si cela est vrai c’est énorme diabolique l’inverse à 100 % de l’Evangile .
          J’ ai lu tous les extraits de presse que vous proposez je me demande si il n’y a pas quelque chose qui nous échappe c’est tellement l’inverse de ce que l’ Eglise enseigne , encore ce matin dans le sermon . Que deviennent ces gens dans leur chambre de l’appart hotel comment font ils pour les repas et leur déménagement où sont leur meubles, les objets auxquels il tenaient ?
          Si on obtient la certitude de ces faits alors il faut convoquer une manifestation devant la nonciature faire du bruit afin que le Pape François soit au courant , lui écrire avec copie à l’archevêque .de Paris . Avec un peu de bonne volonté il y avait certainement une autre solution qu’une expulsion sèche .
          Le Vatican posséderait 500 appartements à Paris , à vérifier
          Mais alors combien à Londres ,Madrid Bruxelles New York ……

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          • La question de fond est l’entente entre État s qui offre au Vatican un avantage fiscal considérable (division par 10 de la valeur des « 500 logements ») avec l’assurance que les loyers sont payés par la France. En contrepartie, la France dispose de logements luxueux dans les beaux quartiers, avec un loyers dérisoire, pour ses « hauts cadres » et résoudre des problèmes particuliers.
            Dans le cas de cette famille, c’est comme si l’État français ne souhaitant plus payer le loyer -peut-être parce qu’il en a besoin pour « quelqu’un »- activait le « bras du Vatican » qu’est la Sopridex. Cela deviendrait sordide si, comme le prétend l’avocat de cette famille, tout est fait pour l’empêcher de trouver autre chose.
            Les affaires, type Sopridex (même chose dans d’autres grandes capitales) avaient été éventées au moins par Gianluigi Nuzi; le Pape et le C9 sont au courant, pas dans le détail, mais ils ne seraient pas obéis, c’est ce qu’on est prié de croire (la méthode « on savait pas » a marché un temps à propos des scandales sexuels, de Pie XII à Benoit XVI). Voir par exemple:
            https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-angle-eco/video-l-angle-eco-vatileaks_1281071.html
            https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/livre-met-cause-gestion-desastreuse-finances-Vatican-2019-10-22-1201055897

          • La Croix consacre un article approfondi à cette affaire en date du 21 septembre. Voici la conclusion du papier et le lien (article réservé aux abonnés).

            « Selon une ordonnance du tribunal administratif, datée du 25 août 2020, la préfecture de police de Paris devait s’engager à trouver un « logement d’urgence de longue durée » à la famille en situation de vulnérabilité, à compter du 1er septembre. L’avocat des locataires endettés, Baptiste de Monval, explique cependant à La Croix qu’elle n’a pas honoré cet engagement, puisque la famille se trouve actuellement au Samu social. Il précise que la Mairie de Paris ne donne pas non plus de nouvelles à Pascale N.

            De leur côté, la préfecture d’Ile-de-France et la Mairie de Paris affirment avoir classé le dossier en situation prioritaire, et objectent que les anciens locataires du Saint-Siège se sont vus proposer différentes solutions de logement social sur plusieurs années, successivement refusées.

            La seconde controverse est celle qui se joue depuis 2016 entre le Vatican et les locataires expulsés. Contactée par La Croix, la nonciature apostolique à Paris renvoie la responsabilité de la demande d’expulsion à sa société immobilière Sopridex, qui ne souhaite pas faire de commentaire. « C’est une société gérée à 100 % par le Vatican, rétorque Baptiste de Monval. Le Vatican se défausse donc, un peu comme si l’État renvoyait la faute à la SNCF. »

            https://www.la-croix.com/Religion/Pourquoi-locataires-parisiens-Vatican-sont-finalement-ete-expulses-2020-09-23-1201115609

          • Sur le volet personnel (expulsion d’une famille) c’est tardif et traité « à décharge » car la Sopridex rattachée directement au Vatican * a entravé les démarches de relogement: « la Sopridex s’est opposée à une mesure décidée par la Commission de surendettement: la vente d’un bien immobilier d’une valeur de 76 000 euros » (Le Figaro du 10/09/2019. A noter aussi la prolongation de mars à juillet 2020 de la trêve des expulsions pour pandémie qui peut faire craindre aux gestionnaires de parc locatif que la date usuelle du 1er novembre (2020) soit avancée au 1er octobre.
            Quant au volet systémique abordé le 21/09,La Croix comme vous l’ignorez: rien sur l’entente entre le Vatican, qui divise par dix la valeur de son patrimoine parisien au détriment du contribuable français, et notre État, qui dispose de logements à coût cassé dans les beaux quartiers et qui, de plus, garanti au Vatican (Sopridex) les impayés, y compris ceux de cette famille. J’aimerais apprendre qu’il a été mis fin à cet arrangement « maffieux » (j’ai aimé comment François a recadré la pratique populaire maffieuse liée aux processions dans quelques provinces italiennes).
            Cet article de la Croix est dans la « ligne » comme votre hâte à le faire savoir . N’aurions nous donc pas la même conception de la liberté et des devoirs d’une presse catholique?
            * L’APSA est représentée au CA de la Sopridex au moins par M Dalla Sega Franco.

          • « Cet article de la Croix est dans la « ligne » comme votre hâte à le faire savoir « … Les bras m’en tombent ! Parce que vous trouvez que le dernier paragraphe de l’article est à la gloire du Vatican ? Libre à vous de faire un feuilleton de cette affaire, ailleurs, si ça vous permet de passer vos nerfs. Pour ce qui me concerne, en tant que modérateur de ce blog, je vous informe que je m’en tiendrai là, l’essentiel ayant été dit et que je ne publierai plus rien sur ce sujet.

  • Merci René de ce lien avec cet article du journal La Croix, je suis abonné à ce journal mais ce passage m’avait échappé . En effet le nonce a bien lu le récit de la Passion de Notre Seigneur « et il l’envoya d’Hérode à Pilate  » et l’archevêque de Paris il dit la même chose  » Je m’en lave les mains  »
    Si je compte bien ces gens ont donc payé le loyer pendant +/- 50 ans ( en prenant 1965 pour point de départ) soit 600 mois . Dans la presse on indique un loyer actuel de 3500 € , En faisant une extrapolation que le loyer moyen sur cette période était de moitié ils ont payé plus d’un million d’euro, pas mal n’est-ce pas ….et à cause des circonstances de la vie il ne savait plus payer. Cela me fait penser à la parabole du roi qui convoque son débiteur, lui remet sa dette importante et l’autre en sortant de chez le roi se précipite sur un de ses débiteurs….
    Je connais ce problème j’ai eu un locataire un peu simple d’esprit qui suite à un accident sur le chemin du travail perd son emploi et donc moi mon loyer ,je me suis débrouillé afin que les services sociaux prennent en charge son loyer il a fallu deux ans de très nombreux courriers mais j’y suis arrivé et je n’ai pas transformé ce malheureux locataire en SDF ….et je m’endors tranquillement le soir …. ce que vous faites au plus petit des Miens c’est à Moi que vous le faites en bien et en mal .
    Le Pape François est-il au courant ,l’archevêque de Paris l’a-t-il mis au courant ????

    =

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  • Il est plus tard que nous pensons, si du moins nous ne limitons pas notre regard à notre intériorité personnelle et à ce que le clergé et la tradition nous invitent à voir. Quand nous utilisons le mot « Eglise » de quoi parlons-nous?
    Évoquant la ville éternelle et les Pays-Bas le 21/09/2020, Sandro Magister fait deux citations qui invitent à changer d’yeux *.
    Sur Rome: « À Rome, on ne se marie plus » (Corriere della Sera » le 10 décembre 2019). En dix ans le nombre de mariages est passé de 9500 à 6600, soit à peine 2 pour mille résidents, beaucoup moins que dans le reste de l’Italie où ils sont également en diminution. Et ce n’est pas tout. Les mariages religieux qui il y a une dizaine d’années étaient plus nombreux que les mariages civils, ne représentent plus aujourd’hui que 39% du total.
    A propos des Pays-bas, du théologien Tomás Halik en 2007: « … peut-on vraiment mesurer la foi en ne comptant que le nombre de ceux qui se reconnaissent comme membres de l’Église, […] et considérer automatiquement tous les autres comme athées ? Et tous les Zachée de l’Évangile, où les mettons-nous ? » Puis il cite les présidents Tomás Masaryk et Václav Havel, ouverts à la dimension transcendante de la vie « dans un langage très différent du langage traditionnel de l’Église ».

    * https://www.diakonos.be/settimo-cielo/fin-du-christianisme-un-cardinal-analyse-le-cas-des-pays-bas/

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    • Pardonnez-moi mais tout ça est d’une grande banalité ! Que le mariage religieux soit en perte de vitesse accélérée par rapport aux mariages civils eux-même en recul… oui ! Certes, et alors ? Ce n’est qu’un signe, parmi d’autres, d’un recul général de la pratique religieuse et sacramentelle !
      Quant la phrase de Tomàs Halik, qui nous a offert il y a quelques mois, en plein confinement quelques textes tout à fait remarquables de profondeur, elle ne là que reprendre ce que Vatican II, a reconnu, dans ses déclaratoions conciliaires.
      Si bien que j’ai du mal à comprendre ce que vous voulez démonter ! Dire qu’il est plus tard qu’on pense tout en affirmant qu’il faut apprendre à regarder autrement pourrait passer pour un oxymore. Car c’est mettre le projecteur sur des personnes qui ne vont plus à l’église recevoir un sacrement tout en expliquant qu’elles en sont peut-être toujours membre. Encore une fois : ce n’est pas faux, mais on sait ça depuis des lustres !

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      • Il est plus tard qu’on ne pense ou il est plus tôt qu’on ne voit ?
        Cf. « le christianisme n’existe pas encore » (P. Dominique Collin) ou « le christianisme ne fait que commencer » (P. Alexandre Men) cités plus haut…

        J’ai comme vous apprécié les textes remarquables lors du confinement du P. Tomás Halik (ainsi que ceux non moins remarquables du frère François Cassingena-Trévedy).

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          • Dire de l’effondrement en cours, « c’est une banalité » c’est adopter la devise « courage fuyons ».
            Le Christianisme existe et a toujours existé. Il est inhérent à l’espèce humaine depuis qu’elle a pris conscience d’elle même. Il n’est pas une religion au sens traditionnel qui est matérialiste et aliénante -temples, prêtres et prêtresses, rites, pouvoirs, œuvres-. Le Christianisme n’est pas une religion, ce que les clercs et leurs soutiens ne peuvent accepter même si beaucoup sont de bonne foi.
            René, Michel, ce serait quoi, ce christianisme qui n’a pas existé et qui va venir?
            Ce que je veux dire, René, est que l’essence du christianisme n’a rien à voir avec les cultes, les sacrements, le clergé. Que toujours des humains de bonnes volonté ont voué leur existence à faire au mieux ou au moins mal selon l’époque le lieu les parents qui leur ont été donnés, sans se soucier des honneurs, du respect que certains exigent, des fanfreluches et des hochets qui accompagnent les pouvoirs.

          • Non, vous confondez christianisme et ici, sorte d’exigence morale et spirituelle plus que sentiment religieux puisque vous en contestez les codes. Il n’y a pas de christianisme en dehors de l’existence historique du Christ… Le christianisme n’est pas inhérent à l’espèce humaine même si npis ^puvons penser qu’il récapitule en quelque sorte des aspirations qui, elles, datent de toujours. Dire que le christianisme n’existe pas « encore » c’est, rejoignant vos propres analyses, souligner qu’en tant que « religion de la sortie de la religion » pour reprendre la riche formule de Marcel Gauchet, il est encore trop marqué par les vieilles structures héritées du judaïsme (livre récent de Loïc de Kérimel) et pas assez porté par la « nouveauté » du message évangélique. Voilà en tout cas, ma manière (rapide) de voir les choses.

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