Rapport Sauvé, suite : le Vatican dans la ligne de mire des victimes.

Rapport Sauvé, suite : le Vatican dans la ligne de mire des victimes.

Les évêques ont pris des décisions qui les engagent. Mais ils n’ont pas toutes les clés. 

(La rédaction de Golias Hebdo a décidé de reprendre et publier cet article dans son numéro du 18 novembre. J’en remercie vivement son directeur, Christian Terras.)

Les évêques de France réunis pour leur Assemblée plénière d’automne ont fait connaître le 8 novembre leurs décisions suite aux quarante-cinq recommandations du rapport Sauvé rendu public un mois plus tôt. Un mois durant lequel les initiatives et les pressions ont été nombreuses, bien que souvent dispersées, pour que la réponse des évêques soit à la hauteur du scandale dont l’ampleur a surpris et terrassé le monde catholique. Certains demandant la démission collective des évêques, d’autres plaidant pour la convocation d’un concile – ou d’un synode – national, ou annonçant la tenue prochaine d’une « convention des baptisés et baptisées ». Les évêques de France ont donc rendu leur copie. Nombre de mesures annoncées répondent aux demandes de la Ciase comme à celle des associations de victimes. Certaines représentent un virage à cent-quatre-ving-degrés par rapport aux intentions initiales de l’épiscopat français. Pour autant, il n’est pas certain qu’elles suffisent à rétablir la confiance. Parce que un certain flou demeure encore sur les modalités de leur mise en œuvre et que, parmi les préconisations de la Ciase qui semblent recueillir un fort soutien dans l’opinion, tout ne dépend pas des évêques mais, pour une part du Vatican vers lequel certains semblent bien décidées à se tourner. 

Les catholiques massivement acquis au rapport Sauvé

Durant ce mois d’octobre où l’onde de choc du rapport Sauvé n’a cessé de se propager, deux sondages sont venus illustrer et quantifier le profond désir de changement des catholiques de France. Avec quelques chiffres spectaculaires. Dans un sondage Ifop pour la Croix (1) 85% des personnes interrogées disent tout à la fois leur tristesse et leur colère. Pour l’avenir, elles expriment massivement le souhait que l’Eglise demande pardon aux victimes (91%) et leur verse des indemnités (80%) ; que plus de responsabilités soient confiées aux femmes et que le magistère modifie son discours sur la sexualité (90%), mais aussi que le pouvoir dans l’Eglise soit mieux réparti (85%). Un autre sondage réalisé pour Témoignage Chrétien par Odoxa donne, de son côté : 90% de personnes favorables à la tenue d’une nouveau Concile (Vatican III), 85% à la fin de l’obligation du célibat sacerdotal et 80% à l’ordination de femmes. Faut-il prendre ces chiffres pour argent comptant ? Sans doute pas car on trouve dans le même temps une frange non négligeable de catholiques, souvent jeunes, qui se disent non directement concernés, dubitatifs quant aux conclusions du rapport Sauvé et irrités de tout le tapage entourant sa publication. Le clivage demeurant fort, sur certaines questions, entre catholiques, en fonction de la pratique des uns et des autres. Pourtant, commente Gautier Jardon de l’Ifop, : « D’habitude les sondés choisissent plutôt les réponses intermédiaires. Ici, on voit que les catholiques ont un positionnement tranché. » Et il n’est pas neutre, en effet, d’entendre 66% d’entre eux dire combien leur confiance a été et reste ébranlée. 

Ce sont là des chiffres que les évêques avaient sans doute bien présents à l’esprit, au cours de l’Assemblée plénière qui s’est tenue du 2 au 8 novembre. Pour beaucoup, ils venaient confirmer les nombreux messages et témoignages reçus ces dernières semaines de la part des fidèles mais aussi, souvent, de leur propre clergé.

A Lourdes, le « retournement » des évêques

Journalistes et observateurs présents à Lourdes tout au long de cette semaine ont témoigné du « retournement » opéré au sein de l’épiscopat sous l’effet conjugué du rapport Sauvé, des réactions suscitées dans l’opinion publique catholique mais également des échanges en vérité qu’ils ont pu avoir entre eux et de la force du témoignage des cinq victimes qui avaient accepté de s’exprimer devant leur assemblée. « Révolution intérieure », « changement de mentalité inédit » commentait la Croix au lendemain de l’annonce des décisions : « les évêques de France, écrit Céline Hoyeau, semblent avoir décidé d’assumer jusqu’au bout, sans réserve et quoi qu’il en coûte, leur responsabilité institutionnelle dans ces drames en s’engageant dans un ambitieux programme de réparation et de réforme de leur gouvernance. »

Plusieurs des résolutions votées représentent de fait un changement de cap radical avec les positions antérieures de l’épiscopat. Dès le vendredi 5 novembre, dans un communiqué, les évêques disaient reconnaître la responsabilité institutionnelle de l’Eglise dans les violences subies par les victimes, la dimension systémique de ces violences et la nécessité d’une juste réparation des torts subis, comme préalable à une demande de pardon aux victimes. Lundi 8 novembre, Eric de Moulins Beaufort entouré des deux vice-présidents de la Cef annonçait que le fonds d’indemnisation des victimes ne serait pas abondé, comme souhaité précédemment, par un appel à la solidarité des fidèles mais par la vente de biens immobiliers et mobiliers de la Conférence des évêques de France et des diocèses avec recours possible à un emprunt. 

Parmi les résolutions : la demande d’une « visite apostolique’ adressée au pape François

Parmi les mesures arrêtées figurent également : la création d’une Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (INIRR), présidée par Mme Marie Derain de Vaucresson (2) qui sera chargée d’instruire les dossiers de demande d’indemnisation et d’en fixer le montant et l’institution d’un tribunal pénal canonique national permettant de délocaliser les procès ecclésiastiques intentés aux agresseurs. Deux mesures fortes qui déssaisissent les évêques de prérogatives propres qui faisaient débat. Autre décision : neuf groupes de travail, présidés par un laïc, composés de laïcs, diacres, prêtres, religieux, religieuses et évêques – avec la participation de victimes – seront chargés de préparer la mise en œuvre de certaines recommandations formulées dans le rapport de la Ciase, avec un échéancier précis, sous l’autorité d’un coordinateur.

D’autres résolutions visent l’élargissement à des clercs et laïcs des conseils et commissions de la Cef, la participation d’au moins une femme au conseil de chaque séminaire, la vérification systématique des antécédents judiciaires de tout agent pastoral, la signature dans chaque diocèse d’un protocole d’accord avec les autorités judiciaires, le lancement d’un audit externe des cellules diocésaines d’écoute. Conscients que certaines « réformes » préconisées dans le rapport Sauvé portent sur des points de doctrine qui échappent à leur compétence, les évêques décident qu’il en soit fait un inventaire exhaustif qui sera transmis à Rome.

Enfin, les évêques demandent publiquement « au pape, de qui ils tiennent leur mission, d’envoyer une équipe de visiteurs afin d’évaluer cette mission en ce qui concerne la protection des mineurs et de donner, si nécessaire, les suites qui s’imposent à l’issue de leur visite. » Voilà pour l’essentiel, chacun pouvant se reporter au texte sur le site de la Cef. Mais ce panorama devra être complété, d’ici à deux semaines, par les décisions que prendront de leur côté les supérieurs et supérieures majeurs de congrégations religieuses réunis au sein de la Corref que préside sœur Véronique Margron.

Le temps du pardon n’est pas encore venu…

A Lourdes, l’annonce de ces décisions s’est accompagnée, samedi, de deux démarches symboliques de mémoire et de supplication dont la dignité et la gravité ont été largement saluées. Même si certains continuent d’en contester la sincérité ou l’opportunité. Devant la photo symbolisant l’enfant victime, qui préfigurera désormais, à Lourdes, le futur centre mémoriel dont les évêques ont déjà acté la création, les deux présidents de la Cef et de la Corref se sont exprimés avec émotion : « Petits garçons, petites filles qui pleurez, il est trop tard pour essuyer vos larmes, il ne l’est pas pour que nous nous souvenions de vous » (Mgr Eric de Moulins Beaufort). « Que cet intense visage de l’enfance humiliée nous hante jusqu’à ce qu’il rencontre la justice et la vérité. » (Sœur Véronique Margron) Les évêques ont momentanément renoncé à toute démarche solennelle de demande de pardon, comme l’ont souhaité des victimes elles-mêmes « Le temps du pardon n’est pas encore venu tant que la réparation n’est pas engagée .» (Brigitte Navail)

Un  certain nombre de questions restent posées 

Est-ce à dire pour autant qu’une page est définitivement tournée ? Que la confiance serait ainsi restaurée dans l’Eglise redevenue une « maison sûre » ? Non ! On ne referme pas une blessure aussi profonde par la magie de la parole et de décisions, certes importantes, mais dont certaines auraient pu et du être prises depuis longtemps déjà et dont on attend la mise en œuvre concrète. Samedi, sur le parvis de la Basilique du Rosaire, le Président de la Cef s’est adressé à Dieu en ces termes : « Relève les personnes qui souffrent, nous t’en supplions à genoux. Donne nous de les écouter et de faire ce qu’elles nous demandent. » L’intention, l’engagement sont là mais le processus sera long et sans doute difficile.

Un certain nombre de questions restent posées, momentanément sans réponse. Si « ce que demandent » les victimes, recoupe les recommandations de la Commission Sauvé, alors se pose la question du suivi de leur mise en œuvre. Or, les évêques n’ont pas retenu le principe d’un « comité de suivi » indépendant, jugé sans doute trop contraignant, lui préférant la mise en place de groupes de travail internes. Quelle sera leur composition et leur degré d’autonomie ? La volonté affichée de jouer la carte de la synodalité et du sensus fidei dépassera-t-elle la tentation de se replier sur les seuls catholiques de sensibilités ecclésiales « compatibles » avec la ligne consensuelle habituelle de l’épiscopat ? 

Agressions pédocriminelles et abus de conscience et de pouvoir sont indissociables

Mais au-delà des agressions sexuelles, le scandale qui frappe l’Eglise catholique se nourrit plus largement de dérives en tout genre, au sein de nombreuses communautés. Dans son discours de clôture Mgr Eric de Moulins Beaufort y fait d’ailleurs explicitement référence lorsqu’il déclare : « À côté des faits dévoilés une fois la parole libérée, – et l’association qui a trouvé et pris ce nom a rendu, de ce point de vue-là, un grand service -, qui ont conduit à décider de la création de la CIASE, nous avons encore, ces dernières années, découvert la réalité d’abus de pouvoir et de faits d’emprise dans des diocèses, des communautés dites « nouvelles » ou dans des instituts religieux. Nous sommes donc obligés de constater que notre Église est un lieu de crimes graves, d’atteintes redoutables à la vie et à l’intégrité d’enfants et d’adultes. » Ici le Président de la Cef ne parle pas au passé mais bien au présent. Sur ce terrain des « dérives » le rapport de la Ciase a pu sembler moins explicite et les décisions des évêques moins contraignantes. (3) Ce qui conduit certains lanceurs d’alerte, tels Yves Hamant, à souhaiter sur cette question la création d’une commission indépendante spécifique.

Des responsabilités individuelles d’évêques restent engagées

Et c’est bien au carrefour de la réalité des agressions sexuelles sur enfants ou adultes et des abus de pouvoir ou de conscience que se profile une autre interrogation. Si la reconnaissance de la responsabilité institutionnelle de l’Eglise représente un réel progrès, doit-elle pour autant effacer les responsabilités individuelles dans un passé récent qui ne peuvent bénéficier d’aucune prescription juridique ou morale. A Lourdes, la Croix rapporte ce propos d’un participant invité à s’exprimer devant l’Assemblée plénière : « J’ai clairement dit que je ne comprenais pas que certains évêques n’aient pas remis leur charge au lendemain du rapport Sauvé ». Sur son fil Facebook, le théologien Philippe Lefebvre, lanceur d’alerte de la première heure, écrit ceci : « Ce qui s’est passé hier était le début, encore timide, d’une confession publique qui devrait amener bien des responsables de l’Eglise à vivre désormais dans le silence et la cendre, voire à se démettre. J’ai revu quelques visages de ces 15 évêques que j’ai avertis des agissements de tel ou tel prédateur (qu’ils connaissaient parfaitement) pendant 15 ans sans recevoir AUCUNE REPONSE de leur part, jamais… » Les autorités de la Cef comme le Nonce apostolique le savent parfaitement.

Sans doute la demande de démission collective des évêques de France promue par un collectif était-elle excessive, même si ses initiateurs avançaient qu’il appartiendrait au pape François, comme ce fut le cas pour le Chili, de reconduire une majorité d’entre eux dans leurs fonctions. Mais la question reste posée pour tel ou tel. Faudra-t-il attendre que ce soient les fidèles qui, publiquement, demandent leur démission ? 

« Rome l’unique objet de mon ressentiment » (Pierre Corneille) 

Enfin, il apparaît à chacun que si le pape François a confirmé à maintes reprises le principe de la « tolérance zéro » instaurée par ses prédécesseurs et a mis ouvertement en cause le « cléricalisme » comme source première de ces dérives et agressions en tout genre, c’est bien Rome qui détient, pour une part, les réponses à nombre de recommandations de la commission Sauvé. Notamment pour tout ce qui concerne les réformes des procédures pénales canoniques, les sanctions concernant les évêques ou supérieurs majeurs défaillants, la morale sexuelle prônée par le magistère catholique, le sacerdoce ministériel, la distinction entre pouvoir d’ordre et pouvoir de gouvernement. C’est peu dire que les associations de victimes ont mal reçu le message adressé par le pape à l’Assemblée des évêques de Lourdes lorsqu’il écrit : « Alors que vous traversez la tempête provoquée par la honte et le drame des abus commis dans l’Église sur des mineurs, je vous encourage à porter votre fardeau avec foi et espérance, et je le porte avec vous. » Comme si la vraie tempête n’était pas d’abord celle qu’on traversé les 330 000 victimes évoquées par la Ciase. Et si l’urgence n’était pas à des réformes qui ne sauraient se limiter à ce que peuvent décider les seuls épiscopats nationaux. 

Aujourd’hui, forts du retentissement international du rapport Sauvé – et des mesures sans précédent adoptées par les évêques de France – qui pourraient bien faire tâche d’huile au-delà de nos frontières, et conscients du blocage institutionnel dans lequel se trouvent les évêques, certaines associations entendent interpeller directement le pape François, convaincues que le vrai blocage se situe au niveau du pouvoir central de l’Eglise catholique. Sur son compte Facebook, François Devaux co-fondateur et ancien président de la Parole libérée écrit ceci en date du 9 novembre : « Si le 1er évêque de Rome reconnaissait la responsabilité institutionnelle de l’Eglise comme l’ont fait les évêques français (ce dont il est parfaitement conscient et pour lequel il n’apporte aucune réponse efficace), il obligerait dans le même temps toutes les conférences épiscopales du monde entier à engager le processus de reconnaissance et de réparation que sont en train d’engager les évêques » (français).

Le Vatican invité à payer sa part de l’indemnisation des victimes

Co-fondateur de l’Association Parler et Revivre, Olivier Savignac, est plus explicite encore. Pour lui, en faisant obligation aux évêques d’informer prioritairement la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) de tous les cas d’agression sexuelle, avant même que de saisir les instances judiciaires de leur pays, le Vatican s’est mis en première ligne et partage de ce fait la responsabilité des épiscopats. Il rappelle ce passage de la lettre circulaire du cardinal Levada préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi en date du 3 mai 2011 : « Si l’accusation est jugée crédible (par un évêque), le cas doit être déféré à la CDF. Après l’avoir examiné, la CDF indiquera à l’évêque ou au Supérieur majeur les pas ultérieurs à accomplir. » (4) S’il y a eu défaillance des évêques, estime Olivier Savignac, le Vatican peut donc être considéré comme co-responsable de leur manquement et, à ce titre, se trouver engagé sinon pénalement du moins au plan civil. « Il serait donc logique qu’il contribue pour une part à l’indemnisation de certaines victimes. » (5)

En ces affaires, on a franchi un pas irréversible

La visite à Rome, le 9 décembre prochain, du Président Jean-Marc Sauvé et de l’ensemble des membres de la Ciase, en présence des principaux responsables de la Cef et de la Corref, pourrait être l’occasion de sensibiliser le pape François au fait qu’en ces affaires on a franchi un pas irréversible, que c’est l’Eglise universelle qui se trouve désormais au pied du mur. Et que le Vatican ne pourra sans doute pas différer éternellement, sans risque majeur, des réformes, fussent-elles doctrinales, ratifiées d’une certaine manière par le « sensus fidei ». Dans un commentaire du rapport Sauvé publié le 11 octobre dernier sur son fil Facebook, le moine bénédictin François Cassingena-Trévedy qui s’est fait connaître de nombreux catholiques français à la faveur du confinement écrit ceci : « Ce qui se trouve mis à mal en nous aujourd’hui n’est pas la crédibilité de l’Évangile, mais le lien entre l’Évangile et l’institution qui affirme en être le véhicule. » C’est là le message porté désormais par un certain nombre de fidèles qui entendent bien « aider » leurs évêques à aller au bout de la démarche engagée… quoi qu’il en coûte. 

  1. Publié dans la Croix du 28 octobre
  2. Marie Derain de Vaucresson est juriste, cadre du ministère de la justice, ancienne Défenseure des enfants adjointe au défenseur des droits, ancien membre du Conseil d’administration des Scouts et guides de France. 
  3. L’indemnisation prévue dans le cadre de l’INIRR par exemple ne concerne que les abus sexuels sur mineurs.
  4. On se souvient que c’est l’argument qu’avait utilisé le cardinal Barbarin pour sa défense. Il avait suivi les consignes envoyées par Rome.
  5. Entretien téléphonique du 9 novembre. 

281 comments

  • ROBERT « donner cette charge au premier venu »?Fichtre c’est bien la première fois que j’entends dire que l’Eglise agit ainsi…

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    • Dominique,

      Lorsque – en réponse à Guy Legrand, vous écrivez que « ce sont des hommes comme toi et moi », j’en conclus que mise à part leur charge sacrée, vous estimez que les prêtres ne sont pas différents du commun des mortels.

      Or pour pouvoir s’acquitter convenablement de leur charge sacrée, il est nécessaire, à mon avis, qu’ils soient différents et je dirais même plus, qu’ils soient très différents du commun des mortels.
      A ce propos, permettez-moi de citer une nouvelle fois Anne Mardon : « « Se faire eunuque pour le Royaume n’est pas donné à tout le monde … [nécessite] de grandes dispositions naturelles »

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      • Parfaitement d’accord et c’est bien pour çà que l’Eglise impose un important temps de réflexion à ceux qui se présenencipiter pour leur donner le sacrement de l’ordre

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        • Dominique,

          Au sens où vous l’entendez, votre « position médiane » s’identifie à une « stratégie du double jeu ».
          En voici un exemple concret :

          Vous avez toujours proclamé que mise à part leur charge sacrée, les prêtres ne sont pas différents du commun des mortels, et c’est en répétant le leitmotiv selon lequel « les prêtres sont comme toi et moi » que vous contredisiez une nouvelle fois Guy Legrand dans la réponse que vous lui avez faite le 27 novembre.

          Par post du 28 novembre, je vous ai répondu qu’au contraire – à mon avis – pour s’acquitter de leur charge sacrée, les prêtres doivent être très différents du commun des mortels.

          Par votre post du 1er décembre, vous avez renoncé – tacitement – au leitmotiv qui a toujours été le vôtre et vous vous êtes déclaré « parfaitement d’accord » avec la réponse que je vous avais faite – comme si de rien n’était.

          Si je comprends bien, votre « position médiane » s’identifie à la « stratégie » qui consiste à proclamer un avis tant qu’il n’a pas été clairement contredit, et lorsqu’il l’a été, à changer tacitement d’avis et à vous déclarer ensuite « parfaitement d’accord » avec l’avis contradictoire.

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  • Jean-Marc Sauvé dit dans « La Croix » (Propos recueillis par Céline Hoyeau) à propos du document de l’Académie catholique, dont on apprend qu’il était lui-même membre de cette Académie : « Dans cette affaire, il y a une première victime, l’Église qui est frontalement attaquée, alors qu’elle a pris des décisions courageuses en créant la Ciase, en lui laissant une complète liberté, puis en prenant des décisions sans précédent en novembre. La deuxième victime, ce sont les personnes qui ont subi des agressions sexuelles, qui sont niées, méprisées et prises en otage en dépit de quelques précautions oratoires. La troisième victime, c’est le service de la vérité et, ultimement, c’est l’Académie catholique elle-même qui est confrontée à une vague de démissions sans précédent et qui fait tout pour devenir un groupuscule. »
    C’est d’autant plus incompréhensible que parmi les huit signataires [Jean-Robert Armogathe, directeur de la revue de théologie Communio, Philippe Capelle-Dumont, professeur de philosophie à la faculté de théologie de Strasbourg, l’avocat Jean-Luc Chartier, l’historien Jean-Dominique Durand, la juriste Yvonne Flour, le philosophe Pierre Manent, Hugues Portelli, doyen de la faculté de sciences sociales et économique de l’Institut catholique de Paris, et Emmanuel Tawil, maître de conférences à Paris-II], il y a des personnes de qualité comme le dit lui-même Jean-Marc Sauvé.

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    • Michel , permettez-moi d’avoir bien du mal à croire que tous ces personnages de haute valeur intellectuelle fassent « tout pour devenir un groupuscule » comme le prétend Jean Marc Sauvé
      . Ce dernier n’aurait-il pas quelques difficultés à admettre que l’on puisse trouver quelque défauts à son travail et cela en dépit du sérieux de ce dernier?

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      • Ces personnages de « haute valeur intellectuelle » sont dans l’idéologie. J’ai lu les 15 pages du texte. Ils osent ce à quoi les évêques et les supérieurs et supérieures majeurs ont renoncé, à raison : défendre l’institution bec et ongles contre les victimes. Ils déploient une argumentation juridique qui ne tardera pas à se retourner contre eux, façon boomerang, et c’est l’Eglise qui en fera les frais. Plus papistes que le pae !

        Oui, ils risquent fort de se retrouver en groupuscule si les démissions de protestation se multiplient au sein de l’Académie.

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      • Dominique, Jean-Marc Sauvé dit dans le même article de « La Croix » :
        https://www.la-croix.com/Religion/Jean-Marc-Sauve-rien-document-lAcademie-catholique-remet-cause-lanalyse-Ciase-2021-11-27-1201187318
        « La critique de notre rapport est bien sûr légitime. Je l’ai écrit dès son avant-propos. Mais dans ce cas, j’éprouve des sentiments de tristesse, et même d’affliction, car je suis moi-même membre de cette Académie. Les règles du procès équitable et la simple confraternité auraient pu justifier des échanges préalables, si ce n’est un débat contradictoire. Rien de ce qui s’est passé n’a été élégant, ni loyal, même si je respecte infiniment tel des signataires. »
        Et il poursuit :
        « Il y a le rapport de l’Académie et le message de transmission de ce rapport aux autorités de l’Église. Le rapport n’est pas spécialement aimable, mais son message de transmission, qui reste secret, est un tissu d’attaques venimeuses assorties d’une injonction à l’Église de ne rien faire « aussi bien en termes de réparation morale et indemnitaire qu’en termes de modification des comportements ou des règles si la vérité objective n’est pas établie ».
        Cette injonction est particulièrement inconvenante au regard des décisions déjà prises par l’Église et de la modestie de l’argumentation de ces membres de l’Académie catholique. C’est aussi une insulte aux victimes. Les signataires de ce texte ont procédé conformément au pire d’une certaine culture catholique, c’est-à-dire secrètement, sans débat contradictoire et en faisant d’abord de la dénonciation aux autorités. Je le dis d’autant plus volontiers qu’Hugues Portelli m’avait invité mi-septembre à rendre compte du rapport de la Ciase devant les membres de l’Académie le 14 octobre, invitation qu’il a finalement reportée sine die, et sans réelle explication, peu de temps après que j’ai répondu positivement. »

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        • René, cette déclaration mérite d’être connu e mais n’étant plus abonné à La Croix depuis les années qui ont suivi le départ à la retraite de Bruno Frappat je ne pouvais en avoir connaissance

          C ependant je constate que JM Sauvé reproche aux signataires de ne pas s’ être manifesté d’abord aux auteurs de ce rapport et en cela je ne peux lui donner tort si ce n’est que lui-même traine à son tour les intéressés en affirmant en, plus que cette déclaration contient une injonction à l’Eglise de ne rien faire,ce qui est absolument faux

          Spectacle lamentable comme souvent,hélas!

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          • Dominique,

            Commentaire incompréhensible si l’on lit bien l’article.
            Voulez vous dire en effet que Jean Marc Sauvé ment ?
            Parce que comment savez vous donc que Jean Marc Sauvé « dit faux » puisque « cette injonction aux autorités de l’Eglise de ne rien faire » ( il faut comprendre bien evidemment : de ne pas suivre les recommandations de la CIASE ! ) se trouve en fait precisement, non dans ce rapport critique devenu public mais dans un message
            accompagnant ce rapport critique: message, quant à lui, demeuré secret ?
            Pour savoir donc que Jean Marc Sauvé ment ? il faudrait que vous ayez eu personnellement connaissance de ce message secret.
            De toute façon, la conclusion du rapport critique est bien celle- la; ne pas indemniser les victimes, ne rien changer dans la gouvernance etc…donc s’opposer à ce que la CEF et la CORREF ont pourtant décidé.
            D’où la d’émission d’Eric de Moulins Beaufort et de V. Margron, entre autres, de l’Academie catholique ainsi que La Défense , dans «  La Croix «  du rapport de la CIASE par ce meme Eric de Moulins Beaufort.

      • Dominique,

        Commenter sans se renseigner un minimum est un exercice extrêmement risqué. Car le commentaire risque alors fort de tomber à plat.
        Le rapport Sauve n’est pas en effet critiqué par ces auteurs de «  haute valeur intellectuelle « sur quelques points. Ce qui serait compréhensible et admissible car nul n’est parfait.
        Non ! Pour les auteurs de ce document critique, il est tout entier erroné de À à Z donc bon à jeter à la poubelle.
        Ce document est par conséquent extrêmement offensant pour tout le monde ( la CEF, la Corref, la commission Sauve, les personnes qui luttent contre agressions et abus depuis des années ) et surtout les victimes dont il n’est tenu aucun compte.

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        • Votre argumentation prouve une chose c’est qu’apparemment vous n’avez pas lu le texte que l’on trouve aisément sur un blog que vous connaissez un peu me semble-t-il « le forum catholique »…

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    • Michel,

      Je ne pense pas au contraire que cela soit incompréhensible.
      Tant que l’on reste concentré sur son système d’idées, sans faire un pas de côté pour justement s’en decentrer, le mal fait aux personnes par les agressions sexuelles ou autres abus spirituels ainsi que la recherche de ses causes spécifiques en Eglise, n’apparaît pas.
      En écoutant d’abord les victimes, en se mettant en quelque sorte au ras de l’humanité, en plongeant dans ces horreurs inaperçues et jusqu’à présent invisibles, la commission Sauve a opere, avec humilité, ce pas de côté et ce décentrement. Elle a donc fait preuve de cette humilité dont de «  grands esprits « sont parfois incapables car ils se situent uniquement au niveau de la logique des idées.
      La lettre peut tuer l’Esprit.

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  • EMB semble avoir été contraint de démissionner … de cette académie après avoir commandité ce travail bâclé des « 8 »… et sans doute aussi après l’article détaillé et précis de Marianne du 14 octobre « Abus sexuels dans l’Église : « Moulins-Beaufort fait partie du problème et doit démissionner » (de ses charges).
    Terrible ce constater qu’il suffit de chercher pour trouver de tels crimes contre les évangiles et toujours les mêmes méthodes mafieuses pour masquer le linge sale.

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    • C’est quoi ce délire ? D’où tenez vous que c’est Eric de Moulins Beaufort qui aurait « commandité » le rapport de l’Académie catholique ? Il a fort logiquement démissionné de cette académie, comme d’autres, pour la simple raison que ce brûlot prend l’exact contre-pied de ce qu’on décidé la Cef et la Corref. Et quant à dire qu’EMF « fait partie du problème et doit démissionner », il y a là, de mon point de vue, une connerie stratégique sans égale. Si l’on a des reproches à lui faire, qu’on les lui fasse, des comptes à lui réclamer qu’on les lui réclame. Pour le reste, j’aimerais savoir par qui le remplacer au sein de la Cef qui serait « plus audacieux » sur ce dossier ? A moins que l’objectif soit simplement de mettre à bas l’institution lors d’un grand soir libérateur ! C’est à vomir !

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      • S’il y a une chose que personne ne peut se permettre, en ces moments critiques, c’est la démission d’EMB et heureusement il n’en est pas question, que je sache.
        Tout ce que je souhaite, c’est que leurs nerfs, à ces quelques acteurs-clés (JM Sauvé, EMB, V Margron…) tiennent le coup et qu’ils gardent courage.

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      • A René et Jean Pierre
        Les problèmes de gouvernance de l’église sont trop sérieux pour être réduits à des questions de personne .
        Suite à la publication du rapport de la Ciase , il eût été digne et responsable que les évêques présentent collectivement leur démission au pape . Ils ne l’ont pas fait . Dont acte . Que d’autres demandent aux évêques de démissionner n’a de mon point de vue pas beaucoup de sens . Le sens de la responsabilité morale ne se décrète ni ne se sollicite .

        EMB a été régulièrement élu par ses pairs il est légitime dans l’exercice de sa fonction et ce n’est pas sa personne qui est en cause . Lui ou un autre , cela ne changera strictement rien au fait que dans un contexte difficile les évêques ont fait collectivement un choix qui fragilise plus encore leur unité de façade , mais qui est celui :
        – de reconnaitre la validité du rapport de la Ciase
        – d’admettre que l’indemnisation des victimes doit être la réparation d’un dommage et de créer une commission indépendante pour mettre en oeuvre ces réparations .
        – de reconnaitre formellement les causes structurelles de la pédocriminalité dans l’église .

        Aujourd’hui la question qui se pose est de voir si concrètement , dans la marge de manoeuvre qui est la leur ( et qui est très étroite ) les évêques vont modifier la gouvernance de l’église pour tenir compte de cette reconnaissance des causes systémiques et des préconisations de la Ciase . Est il possible de rééquilibrer les pouvoirs dans l’église parce que seul le pouvoir limite le pouvoir comme le sait la société civile depuis trois cents ans ? Toute une ecclésiologie fondée sur la sacralisation du prêtre et l’organisation hiérarchique de l’église fondée sur le statut clérical s’y oppose comme l’a rappelé aussi malheureusement que justement EMB à Lourdes en demandant pardon pour les erreurs et manquements dans l’exercice par les évêques  » des pouvoirs sacrés reçus du Christ qui leur sont conférés « .

        Le texte de ces huit académiciens catholiques vient limiter plus encore la marge de manoeuvre des évêques et compliquer leur tâche de garant de l’unité des catholiques .

        Voilà me semble t il les paramètres de l’équation dans laquelle la personne de EMB ou de son éventuel remplaçant est un paramètre négligeable .

        N B : ceux qui ont dénoncé la vie privée de M Aupetit en croyant ainsi pouvoir régler des problèmes de gouvernance du diocèse de Paris ont commis une erreur et une faute .
        Une erreur car ils confortent ainsi l’idée que tout est une question de personne
        Une faute morale car ce genre de procédé est indigne .

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        • Je suis en désaccord avec vous sur deux points. Je ne vois pas en quoi une démission collective au lendemain de la publication du rapport Sauvé aurait changé quoi que ce soit. Vous le dites vous-même, la question ne concerne pas les personnes mais les fonctions qu’ils incarnent. Changer un évêque par un autre évêque ou les voir, pour une majorité d’entre eux, confirmés dans leurs fonctions ne présente donc pas l’once d’une solution. En revanche que des évêques convaincus d’avoir manqué à leur mission puissent démissionner, cmme le suggère mon billet, cela reste d’actualité.

          Le second point est que contrairement à vous je pense que le texte des huit académiciens sert en réalité l’épiscopat en le faisant apparaître comme responsable et courageux au yeux de l’opinion, même s’il le fragilise auprès d’une frange catholique traditionaliste . Je m’en expliquerai dans un prochain billet.

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          • Oui , la démission collective des évêques n’aurait rien changé sur le fond des choses , mais elle aurait été un acte symbolique de reconnaissance d’une responsabilité collective dans le défaut de surveillance , qui est quand même la fonction principale des évêques. C’eût été honorable et conforme à la déontologie de la gouvernance dans toutes les institutions .
            Je crains contrairement à vous , vu la sociologie des catholiques pratiquants qu’une grande partie d’entre eux soient d’accord avec le texte des huit signataires de l’académie catholique .Le reflexe légitimiste refuse la notion de causes systémiques et préfère attribuer les dysfonctionnements à des errements individuels .

          • Je pense quant à moi que, si bien entendu il y a un problème de fond au niveau de la gouvernance, EMB agit actuellement au moins mal dans le cadre extrêmement limité qui est le sien. Et qu’il y a donc tout de même aussi une question de personne : imaginons ce qui se produirait si l’un des évêques ultra-conservateurs, comme ceux qui sont proches de la Nef qui a publié en entier la lettre de l’Académie catholique, présidait la CEF ? Même si le président n’a pas autorité sur les évêques, la CEF ne défendrait plus publiquement le rapport Sauvé.
            EMB, il faut au moins lui reconnaître cela, dit publiquement que les conclusions de la Ciase sont de toute façon pertinentes puisqu’elles ont été élaborées à partir de la rencontre avec les victimes, ces victimes dont se moquent éperdument les détracteurs du rapport.
            Le fait aussi qu’EMB reste uni dans ses décisions à JM Sauvé et à V Margron, puliquement
            toujours, est forcément décisif. D’autres ne l’auraient pas fait ou auraient traîné les pieds.

            Maintenant, que cela n’entraîne pas de changement radical dans l’Eglise, c’est assez probable, mais je rappelle tout de même que la question actuelle est celle de la prise en compte des victimes, de la reconnaissance de la responsabilité ecclésiale et de la réparation. Le reste ne me semble pas à l’ordre du jour.
            Je peux me tromper évidemment dans mon essai d’analyse, mais ce dernier point au moins est à rappeler sans cesse car on le perd bien vite de vue au profit de querelles internes dont les victimes n’ont absolument rien à faire.

      • EMB est on ne peut plus clairement un des commanditaires selon le dernier paragraphe de l »article de Ch Henning du 25/11/2021: « Une étude sévère que les auteurs ont adressée au pape François ainsi qu’à l’un des commanditaires du rapport, à savoir Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et… par ailleurs membre de l’Académie catholique ».
        Le contexte de l’appel à la démission d’EMB est explicité par les témoignages (d’un père, de son fils et d’EMB) contenus dans l’article publié par Marianne ce 14 octobre https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/abus-sexuels-a-leglise-moulins-beaufort-fait-partie-du-probleme-et-doit-demissionner.
        Bien sur que « par qui le remplacer? » ou « qui pourrait accepter de la remplacer? » serait une bonne question s’il venait à démissionner.

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        • Désolé mais vous faites dire à Christophe Henning ce qu’il ne dit pas. Eric de Moulins Beaufort n’est pas présenté comme commanditaire du texte de l’Académie mais comme commenditaire du RAPPORT (c’est écrit en toutes lettres) de la Ciase. Même s’il a été, de fait, après coup, destinataire du texte en tant que membre de l’Académie tout comme Véronique Margron et Jean Marc Sauvé…

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          • En effet il y a « Rapport » et « Document » et donc pas de raison d’incriminer EMB. Il n’en est pas moins extravagant que 8 membres de cette « académie » produisent [de leur propre initiative?] et à cette date justement un « document » si pauvre puis le diffuse ainsi… et surtout qu’il en soit fait tant de cas à Rome au point que le pape reporte…

  • Et Jean Robert Armogathe: prêtre et intellectuel eminent, signataire du document critique, écrit une tribune dans «  La Croix ».

    A noter que son ton en est beaucoup moins virulent que le document initial et il y a moins d’attaques contre l’incompétence et l’orientation idéologique présumées des membres de la CIASE. Il prend aussi la précaution d’introduire par une allusion «  charitable » assez obligée, il faut le dire, aux victimes.
    Quand on s’adresse au lecteur lambda, la modération, du moins dans le ton, s’impose sans doute ?

    Sur le fond: un seul point; il est fait, reprend- t- il, allusion au mal fait aux enfants dans «  Le catéchisme de l’Eglise catholique « par quelques expressions exactes. Il n’empêche que toutes les infractions au 6eme commandement sur l’interdît de l’adultère ( de la masturbation au viol en passant par la contraception ) sont bien mises sur le meme plan. Ce qui a conduit justement le pape à changer le code de droit canonique, comme à lever le secret ecclésiastique dans certains cas.
    Pas très correct de le passer sous silence et d’ignorer le combat en ce sens pour contribuer, par ces modifications, à se prémunir davantage de la pedicriminalite et à mieux rendre justice aux victimes.
    Donc, à en croire les auteurs de ce document, le pape n’avait meme pas à le faire.

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  • Merci Anne de remettre le problème des victimes au centre ainsi que les décisions en leur faveur, préconisées par la CIASE et entérinées par la CEF et par la CORREF.

    La démission d’EMB n’est donc, de toute façons, plus le problème desormais, si tant est qu’on sache lire de façon exacte les références données par les uns ou les autres : ce qui éviterait des interprétations erronées.

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